| ◊ B 43 artistes référencés | |
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Né le 9 novembre 1882, Bach (de son vrai nom Charles-Joseph Pasquier) fait
partie des comiques troupiers du même genre que Polin. Il se produit sur
scène, portant un uniforme avec un air jovial mais niais. Il crée "Avec
Bidasse" en 1913, puis "Quand Madelon" en 1914. Cette chanson ne connaîtra
tout d'abord que peu de succès. Mais, ayant obtenu l'autorisation de chanter
sur le front lors de la première guerre mondiale, Bach décide de la chanter
à nouveau. Et là c'est un succès incontestable ! Par la suite, il se produit
sur scène, principalement aux Folies-Bergère, et y interprète aussi bien des
chansons que des sketches. Bach ne s'arrête pas là puisqu'il joue plusieurs
rôles au cinéma dans des films tels que "Le plus beau du régiment (1932)",
"Dans la marine (1931)" et "J'arrose mes galons (1936)". Il décède le 23
novembre 1953. |
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BACHELET PIERRE |
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Né à Roubaix le 25 mai 1944, Pierre Bachelet débute sa carrière par un
chef-d'oeuvre musical: la chanson générique du film érotique "Emmanuelle".
Attiré par la télévision et surtout le cinéma, il est sur le point de
réaliser son premier long-métrage mais un grave accident de la circulation
l'immobilise de longs mois. Bachelet se remet alors à la musique et compose
un nouveau succès intitulé "Les Corons": "Au nord, c'étaient les corons;
La terre c'était le charbon; Le ciel c'était l'horizon; Les hommes des
mineurs de fond". Il continue à composer et à interpréter un nombre
important de chansons qui sont pour la plupart de grands succès. On pense
notamment à "Elle est d'ailleurs (1980)", "Marionnettiste (1985)" et "L'an
2001 (1986)". En 1990, il chante en duo avec la navigatrice Florence Arthaud
en interprétant "Flo". Atteint d'une grave maladie, Pierre Bachelet s'en va
vers des horizons plus lointains le 15 février 2005. |
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BAKER JOSEPHINE |
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Née dans l'état américain du Missouri (à Saint-Louis) le 3 juin 1906,
Joséphine Baker débute sa carrière dans des revues noires à Broadway. Très
rapidement, elle chante et danse comme une vraie professionnelle. Elle
débarque en France en 1925 et continue à se produire dans des revues dites
"nègres". Cela fait scandale puisque Joséphine porte des tenues très
dénudées. Mais la petite Américaine va cependant très vite enthousiasmer un
public de plus en plus acquis à sa cause. Aux Folies-Bergère en 1927, elle
fascine les spectateurs en portant sa célèbre ceinture de bananes. Puis en
1930, elle reçoit un véritable triomphe en interprétant "J'ai deux amours".
Elle incarne la nouvelle tendance de la mode parisienne puisque de
nombreuses femmes souhaitent lui ressembler. On se passe la peau au brou de
noix. Tombée amoureuse de la capitale française, Joséphine Baker interprète
un nombre considérable de chansons en rapport avec Paris: "Sous les ponts de
Paris", "Ca c'est Paris", "La romance de Paris", "Fleur de Paris". A partir
de 1940, et durant toute la période de l'Occupation, les artistes juifs et
noirs sont interdits de scène. Joséphine s'en va momentanément se réfugier
au Portugal, puis au Maroc. Au terme de la seconde guerre mondiale, elle
revient en France où elle achète un château dans le Périgord. Généreuse,
elle adopte des enfants de tous pays. Mais cette débauche d'énergie
financière finit par la ruiner. Agée de 69 ans, elle remonte pour une
dernière fois sur scène en 1975 à Bobino, dans un spectacle retraçant sa
carrière. Victime d'un malaise, elle décède le 12 avril 1975. |
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BALAVOINE DANIEL |
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Né le 5 février 1952, Daniel Balavoine quitte le lycée après mai 68 pour
jouer avec un groupe du Sud-Ouest. En 1971, il arrive à Paris pour tenter
une carrière musicale mais le succès le fuit. Son premier album en 1975
s'apparente à un flop. Le second en 1977, intitulé "Les aventures de Simon
et Gunther" - concept autour du mur de Berlin -, ne reçoit un écho que très
moyen. Sa carrière ne débute finalement que grâce à la chanson "Le chanteur
(1979)" qui connaît un succès conséquent. Puis tout s'enchaîne très
rapidement puisque Balavoine se fait connaître d'un plus large public en
occupant un premier rôle dans la comédie musicale "Starmania" de Luc
Plamondon. Auteur et interprète de plusieurs de ses chansons, Balavoine
rencontre par la suite un franc succès avec des chansons telles que "L'Aziza",
"Mon fils ma bataille", "Lucie". Adulé des foules et en pleine gloire,
Daniel Balavoine disparaît subitement le 14 janvier 1986 dans un accident
d'hélicoptère lors du Paris-Dakar, à la frontière entre le Mali et le
Burkina. Injuste pour un homme voulant mener à bien une opération
humanitaire en installant des pompes à eau solaires dans des régions arides. |
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BARBARA |
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Surnommée à la fois "la chanteuse de minuit" (heure à laquelle elle entre en
scène) ou "la dame en noir" (en regard à ses habits et à son piano noirs),
Barbara est née à Paris le 9 juin 1930. Elle débute sa carrière dans le
cabaret parisien de "l'Ecluse" où elle y interprète, entre 1958 et 1964, des
chansons de Georges Brassens, Jacques Brel et Mayol. Son premier disque sort
en 1960 où l'on y retrouve des titres de Georges Brassens. Ce disque
rencontre un véritable succès et Barbara reçoit alors le Grand Prix du
Disque. A partir de 1964, Barbara enregistre ses propres chansons telles que
"Nantes", "Göttingen", "Au bois de Saint-Amand". Elle ne tarde pas non plus
à monter sur scène, comme en 1965 à Bobino, où elle dédie à son public la
chanson "Ma plus belle histoire d'amour": "Du plus loin qu'il m'en
souvienne; Si depuis, j'ai dit "je t'aime"; Ma plus belle histoire d'amour,
c'est vous". Son plus grand succès reste néanmoins "L'aigle noir
(1970)", chanson souvent citée comme la plus appréciée des Français. A ce
propos, Barbara reste très humble: "Je ne suis pas une grande dame de la
chanson. Je ne suis pas une héroïne. Je suis une femme qui chante". Agée
de 67 ans, Barbara meurt le 25 novembre 1997, à la suite de problèmes
respiratoires. Ce jour-là une grande dame de la chanson française s'en est
allée, tel l'aigle noir qui s'est envolé. |
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BARBEAU GERARD |
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Né à Montréal en 1936, Gérard Barbeau est initié très jeune à la chanson
grâce à sa belle-mère qui lui apprend un répertoire de refrains très variés.
Doté d'une voix de soprano, Gérard Barbeau chante dans les églises, avant de
passer sur les ondes de la radio québécoise CKVL où il anime sa propre
émission intitulée "Une voix d'enfant". Tout juste adolescent, il triomphe
devant 3500 personnes à l'auditorium de Verdun-Québec, puis chante sur les
ondes de Radio-Vatican. Citons parmi ses plus grands succès: "Ivresse
d'oiseaux", "Le ver luisant", "Echo suisse", "Rossignol". Après avoir donné
encore quelques concerts en France, Gérard Barbeau se retire pour se
consacrer à ses études afin de devenir prêtre. Malheureusement, le
Québécois, miné par la maladie, meurt le 16 septembre 1960 à l'âge précoce
de 24 ans. |
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BARTOK RIA |
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Ria Bartok (de son vrai nom Marie-Louise Pleiss) est née le 28 janvier 1943
à Einbeck, en Allemagne. Fille d'un chanteur d'opéra, elle connaît son
premier succès à l'âge de 20 ans avec le titre: "Parce que j'ai revu
François". Faisant partie de la vague Yé-yé des années 60, Ria Bartok
rencontre de la peine à se faire connaître d'un large public. Des chanteurs
de sa génération tels que Johnny Hallyday, Sylvie Vartan ou encore Richard
Anthony lui font passablement d'ombre. Elle connaît toutefois son plus grand
succès avec la chanson "Et quelque chose me dit". Alors qu'elle n'a que 23
ans, Ria Bartok décède subitement en 1966 dans un incendie. Sa carrière est
inachevée. |
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BASHUNG ALAIN |
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Né le 1er décembre 1947, Alain Bashung découvre la musique à l'âge de cinq
ans et joue de l'harmonica. En 1959, il débarque à Paris, tout en observant
les grands artistes de la chanson française et en écoutant les stars du rock
américain que sont Gene Vincent, Buddy Holly et Elvis Presley. Subjugué par
l'environnement musical, il crée un groupe avec des copains surnommé "Les
Dunces". Par la suite, Alain Bashung parvient à enregistrer ses premiers 45
tours alors qu'il n'a pas encore 20 ans: "Pourquoi rêvez-vous des Etats-Unis",
"Les romantiques". Malheureusement le succès le fuit. Ce n'est finalement
qu'en 1980 qu'il connaît une belle renommée avec le titre "Gaby, oh Gaby".
Une année plus tard, il rencontre à nouveau le succès avec "Vertige de
l'amour". D'autres chansons voient le jour, dont "Te revoir", "Milliards de
nuits dans le frigo", "Station service", "C'est la faute à Dylan", et
surtout "Osez Joséphine" en 1991 qui contient quelques reprises de
classiques rock américains. En 1994, il triomphe à nouveau avec la chanson
"Ma petite entreprise". Parallèlement, Alain Bashung se produit au cinéma et
joue dans 16 films entre 1981 et 2007. Sa longue et fructueuse carrière lui
permet d'être promu Chevalier de la Légion d'honneur en 2009 et de
remporter, quelques jours avant sa disparition, trois trophées lors des
Victoires de la musique. Atteint d'un cancer des poumons, ce grand rocker de
la chanson française nous quitte le 14 mars 2009 à Paris. |
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BAUGE ANDRE |
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Né le 6 janvier 1893 à Toulouse, André Baugé débute sa carrière en 1912 en
tant que chanteur d'opéra. Sa voix de baryton-martin est fort appréciée. Son
premier rôle dans "Figaro" du Barbier de Séville de Rossini démontre qu'il
possède un brio exceptionnel. André Baugé poursuit son oeuvre dans le
registre des opérettes et triomphe dans de nombreuses salles dont celles de
la "Gaîté lyrique", de la "Porte Saint-Martin", de "Mogador" et bien sûr du
"Châtelet". Les succès sont légions: "Nina Rosa", "Plaisir d'amour", "La
rose rouge", pour n'en citer que quelques-uns. Parallèlement, André Baugé
joue plusieurs rôles au cinéma comme dans les films "La route est belle
(1929)", "La ronde des heures (1930)", "La fille de Madame Angot (1935)". Ce
célèbre chanteur à la voix inoubliable nous quitte à Paris le 25 mai 1966. |
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BECAUD GILBERT |
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Gilbert Becaud (de son vrai nom François Silly) est né le 24 octobre 1927 à
Toulon. Il étudie le piano au conservatoire de Nice où il devient très
rapidement un pianiste virtuose. Entre 1950 et 1952, il est accompagnateur
de Jacques Pills. Une année plus tard, il enregistre son premier disque avec
les titres "Mes mains" et "Les croix". En 1954, il monte pour la première
fois sur scène, à l'Olympia, avant le spectacle de Lucienne Delyle. Le
succès est immédiat. Avec sa cravate à pois et sa débauche d'énergie
incroyable, on le surnomme "Monsieur 100'000 volts". Il compose, interprète
et enregistre un nombre considérable de chansons. Il suffit de citer parmi
les plus connues "Nathalie", "L'important c'est la rose", "Et maintenant",
"Je t'appartiens", "Les marchés de Provence", "Quand il est mort le poète".
Sa carrière ne s'arrête pas uniquement à la France puisque Gilbert Becaud
triomphe également à Londres, Moscou et New York. En 1999, il sait qu'il est
atteint d'un cancer et crée une chanson pleine de sens intitulée "Faut faire
avec": "On peut pourtant défier le temps en regardant la mort en face;
Puis sans un cri payer le prix des cigarettes; Faut faire avec..." Et
justement il a vu la mort en face le 18 décembre 2001, emporté par la
faucheuse... |
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BEL CANTO |
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Groupe fondé en 1962 à Québec, Les Bel Canto sont composés de cinq membres
(Dany Bolduc, Claude Falardeau, André Fortin, René Letarte, Pierre Paquet).
En pleine vague yé-yé, ils parviennent à mélanger les textes d'artistes de
renom, comme Vigneault, aux sonorités d'un orchestre de danse. Habillés de
costumes de velours rouge, de jabots de dentelles, coiffés de longues
chevelures ondulées, Les Bel Canto se produisent dans de nombreux cabarets
et enregistrent leur premier grand succès en 1965 avec le titre "Découragé".
Attirés par la vague déferlante des Beatles, ils interprètent en français
plusieurs chansons du groupe britannique, dont "J'en suis fou (Love me do)".
Par la suite, les Bel Canto remettent au goût du jour des oeuvres d'artistes
renommés, comme "Madeleine" de Jacques Brel, "Et pourtant" de Charles
Aznavour", "Je te cherche" de Jean-Pierre Ferland. A partir de 1967, le
groupe chante exclusivement son propre répertoire, comme les titres "Mon
petit doigt", "Un nouveau chapeau" et "Une croix sur mon nom". Après s'être
produits sur de nombreux parterres européens et au Japon, les Bels Canto
mettent un terme à leur collaboration en 1971. |
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BERANGER FRANCOIS |
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Fils d'un militant syndicaliste, François Béranger est né le 28 août 1937
dans le Loiret. Il incarne très rapidement une sorte de révolte d'une bonne
partie de la génération nourrie de mai 68. Fasciné par Félix Leclerc, il
interprète à la guitare les chansons du Québécois. Après avoir vécu 19 mois
la guerre d'Algérie, il revient en France et compose plusieurs chansons
comportant des textes provocateurs, dérangeants les esprits républicains:
"Tango de l'ennui", "L'alternative", "Ca doit être bien". Malheureusement,
les médias ne s'intéressent pas souvent à lui, ce qui n'empêche pas un
important public de plébisciter ses chansons. En 1997, il sort un nouvel
album intitulé simplement "François Béranger" et redonne plusieurs concerts.
Las, il est atteint d'un cancer et meurt le 14 octobre 2003 quasiment dans
l'anonymat. L'incorrigible libertaire n'est plus là pour revendiquer ces
petites choses néfastes de la vie que beaucoup de gens n'osent pas dire mais
pensent tout bas... |
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BERARD ADOLPHE |
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Né à Carpentras en 1870, Adolphe Berard a beau être petit, boiteux et
inélégant. Cela ne l'empêche pas de posséder une voix puissante qui va vite
faire des ravages. Il débute sa carrière à Paris, à la Gaîté-Montparnasse,
puis chante dès 1899 à l'Eldorado. On connaît de lui des chansons telles que
"Loup de Mer (1910)", "Le train fatal (1916), "J'ai vendu mon âme au diable
(1922)". Adolphe Berard est sans conteste un chanteur incontournable du
début du 20e siècle. Il meurt à Paris en 1946. |
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BERGER MICHEL |
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Michel Berger (de son vrai nom Michel Hamburger) est né à Paris le 28
novembre 1947. Fils d'une pianiste classique et d'un célèbre professeur
d'urologie, il goûte très rapidement à l'environnement musical. A 16 ans, il
sort déjà son premier titre: "Tu n'y crois pas", puis se décide d'écrire des
chansons pour les autres, comme en 1973 pour Françoise Hardy "Message
personnel". En 1974, il rencontre France Gall qui devient sa femme l'année
suivante. Il lui compose plusieurs chansons dont "Ca balance pas mal à Paris
(1977)", "Viens je t'emmène (1978), "Il jouait du piano debout (1981)",
"Elle elle l'a (1987)". En 1979, il compose la musique de l'opéra musical "Starmania"
qui rencontre un véritable triomphe ! Par la suite, il continue à composer
mais également à interpréter ses propres chansons, comme "La groupie du
pianiste". En pleine gloire et alors qu'il n'est âgé que de 45 ans, Michel
Berger est terrassé par une crise cardiaque à Ramatuelle (Var) le 2 août
1992 lors d'une partie de tennis. Il laisse derrière lui un large éventail
de chefs-d'oeuvre qui resteront certainement très longtemps gravés dans les
mémoires collectives. |
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BERRY GUY |
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Né à Lille en 1904, Guy Berry (de son vrai nom Gustave Courtier) reste sans
doute célèbre pour sa chanson "La révolte des joujoux (1936)". Fort d'une
voix timbrée et nuancée, il chante également d'autres chansons qui ne
connaissent toutefois pas un grand succès: "Les rêves sont des bulles de
savon" ou "Bonne nuit maman". Il se tourne alors vers le nouveau style de
musique des années 40: le swing. A l'instar de Johnny Hess, il compose
plusieurs chansons de ce genre révolutionnaire: "Etes-vous swing ?",
"Dansez", "Musique, musique, musique". Désabusé de ne pas pouvoir
enthousiasmer un public plus nombreux, il décide de mettre un terme à sa
carrière au début des années 50. Il meurt à Nice en 1982, presque oublié. |
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BERTOLA JEAN |
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Né le 5 juin 1922 en Haute-Savoie, à quelques kilomètres seulement de
Genève, Jean Bertola débute sa carrière sur les ondes d’une radio de Lyon en
chantant les textes envoyés par les auditeurs. A la fin des année 50, et sur
les conseils de Francis Lopez, il enregistre quelques disques comportant par
exemple les titres suivants: "Seize tonnes", "Vivre avec toi", "Main dans la
main (1957)", "Les grands capitaines", "La chanson des rues (1958)". A la
fin de sa vie et à la suite de la disparition de son ami Georges Brassens en
1981, Jean Bertola décide d’interpréter les derniers textes de Brassens qui
sont restés sans lendemain. Après avoir composé plusieurs mélodies en
rapport avec ceux-ci, il produit deux CD avec des titres tels que "Si
seulement elle était jolie", "Quand les cons sont braves", "Méchante avec de
jolis seins", "La maîtresse d’école". Jean Bertola nous quitte en septembre
1989. |
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BERTRAND ANDRE |
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Né en 1932 à Joliette (Québec), André Bertrand débute une carrière de
chanteur à Montréal, au café Moulin-Rouge, en 1955. Demi-frère de Yoland
Guérard, lui aussi célèbre chanteur québécois, il interprète un extrait
d’opéra à l’émission de télévision "Music-Hall" à la SRC en 1956. André
Bertrand enregistre ensuite plusieurs succès, dont "Hello le soleil brille",
"Toi qui pars", "Jalousie". C’est surtout dans les chansons à boire qu’il se
fait le plus connaître. En 1961, il remporte d’ailleurs le trophée du
meilleur disque folklorique avec le titre "Vive le bon vin". Au début des
années 80, et grâce à plusieurs subventions, André Bertrand chante dans de
nombreuses résidences pour personnes âgées afin de faire revivre une partie
de la chanson rétro québécoise. Ce chanteur à la voix basse s’éteint le 18
décembre 1996. |
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BERVAL ANTONIN |
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Antonin Berval (de son vrai nom Antonin Pasteur) est né le 12 septembre 1891
à Avignon. Il débute sa carrière en tant que chanteur dans le Midi, au
sortir de la première guerre mondiale. Puis, découvert par le compositeur
Maurice Yvain, il joue à Paris le rôle principal de l'opérette "Pas sur la
bouche". Son physique lui permet par la suite de décrocher plusieurs rôles
au cinéma et de jouer tour à tour le truand, l'inspecteur de police et
encore d'autres personnages, en compagnie de Fernand Sardou, Fréhel et Jean
Gabin. Il décède à Nice le 14 octobre 1966 après avoir davantage connu le
cinéma que la chanson. |
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BEZU ANDRE |
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Né le 24 juillet 1943 à Tourcoing, André Bézu débute sa carrière en tant
qu’acteur de théâtre en jouant Shakespeare et Marivaux. Au cours des années
70, il devient attaché de presse dans le cinéma, principalement de Louis de
Funès et des Charlots. En 1980, André Bézu va connaître une tournure dans sa
carrière en participant à l’émission "La classe", crée par Guy Lux et
dirigée par Fabrice. Talentueux pour ses démonstrations comiques, Bézu se
lance dans la chanson en interprétant justement des chansons loufoques et
enivrantes: "A la queuleuleu", "La chenille", "Et viva Espana". Après avoir
fait tant chanter la France, André Bézu meurt subitement le 7 février 2007.
Et dire que même lors de son enterrement, on a dansé à la queuleuleu… |
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BIZET MARIE |
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Marie Bizet est née le 26 avril 1905 à Paris. Elle se met très vite à
chanter et rencontre Fernandel, avec lequel elle chante l'opérette "Ignace"
en 1935 à Marseille. De retour à Paris, elle interprète sa plus célèbre
chanson: "L'hôtel des trois canards", puis quelque temps plus tard: "J'y
va-t'y, j'y va-t'y pas". Les années n'atténuant pas sa prodigieuse vitalité,
elle s'offre même un récital au théâtre Saint-Martin à plus de 75 ans. Marie
Bizet nous quitte le 10 juillet 1998. |
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BLANC GERARD |
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Né le 8 décembre 1947, Gérard Blanc est dès son plus jeune âgé immergé dans
la musique grâce à ses parents qui écoutent de nombreux disques. Au début
des années 60, il s'intéresse aux artistes américains renommés tels que Ray
Charles ou Little Richard et essaie de reproduire ce qu'il entend sur une
guitare électrique. Rapidement, Gérard Blanc forme avec des copains un
groupe surnommé "Les Windings". En 1968, le groupe passe trois mois à Dakar
sur la demande pressante de l'imprésario Robert Izmir. Dans la capitale
sénégalaise, Gérard et ses acolytes composent leurs premières chansons, puis
signent leur premier contrat chez Vogue sous le nom de "Balthazar". En 1970,
Gérard Blanc rejoint le groupe "Martin Circus" qui va faire des malheurs. Le
célèbre titre "Je m'éclate au Sénégal" fait exploser les hit-parades.
D'autres chansons suivent, comme "Ma-ry-lène" en 1975 qui rencontre
également un succès considérable. A partir du début des années 80, Gérard
Blanc entame une carrière solo et compose des tubes, tels que "Une autre
histoire" et "Du soleil dans la nuit". Alors que l'on ne s'y attendait pas,
ce doué de la guitare nous quitte subitement le 24 janvier 2009, à la suite
d'une hémorragie brutale. |
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BLANCHE FRANCIS |
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Né le 21 juillet 1921, Francis Blanche est sans conteste un artiste
autodidacte. Avec plus de 400 (!) chansons à son répertoire, il fait partie
des créateurs les plus prolifiques de la chanson francophone. Il débute sa
carrière en 1943 au théâtre Pigalle, date à laquelle il écrit "Débit de
l'eau, débit de lait" pour un certain Charles Trenet. Maniant la plume aussi
bien que la parole, il écrit des chansons pour les Compagnons de la Chanson,
les Frères Jacques, Annie Cordy et Gloria Lasso, entre autres. Outre la
création de chansons, Francis Blanche est également un conteur et un homme
de radio qui a fait rire la France toute entière avec son éternel compagnon
Pierre Dac. On se souvient encore des canulars signés "Furax". Francis
Blanche est décédé le 6 juillet 1974 à l'âge de 53 seulement. Ce qui n'a,
cette fois-ci, fait rire personne ! |
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BLANCHET JACQUES |
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Né le 11 avril 1931, Jacques Blanchet étudie l'écriture musicale et
l'interprétation, avant d'écrire ses premières chansons au début des années
50. Grâce à l'avènement de la télévision, il participe à de nombreux
concours et remporte en 1954 le premier prix des "Benjamins de la chanson"
avec le titre "Tes lèvres ne m'ont pas attendu". L'année suivante, il
fréquente à Paris le Petit conservatoire de la chanson de Mireille et fait
ainsi quelques apparitions à la télévision française et belge. Il chante
également au "Lapin agile" et "Chez Patachou". En 1957, Jacques Blanchet
remporte un nouveau prix au Concours de la chanson canadienne grâce au titre
"Le ciel se marie avec la mer". D'autres chansons voient le jour, dont "Les
fous de bassan", "Tête heureuse", "Jeunes amours", "La peau noire". Après
avoir également chanté en Union soviétique, ce passionné de jazz nous quitte
le 9 mai 1981, miné par le cancer. |
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BOCCARA FRIDA |
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Née le 29 octobre 1940 à Casablanca au Maroc, Frida Boccara suit des cours
de chant classique, avant de fréquenter le Petit Conservatoire de la Chanson
de Mireille. En 1962, elle rencontre un grand succès avec sa chanson "Cent
mille chansons". Cela va complètement lancer sa carrière et Frida décide
alors de tenter sa chance hors de France. En 1967, elle remporte le Festival
de Sofia en Bulgarie. L'apogée de sa carrière arrive en 1969 lorsqu'elle
gagne l'Eurovision de la Chanson avec son tube "Un jour, un enfant". Malgré
ses succès et une voix extraordinaire de clarté, le public lui rend de moins
en moins hommage. Frida Boccara décède presque dans l'anonymat le 1er août
1996 d'une infection pulmonaire. La chansons française a perdu une voix
inoubliable. |
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BODART JEFF |
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Né le 30 septembre 1964 à Charleroi (Belgique), Jeff Bodart (de son vrai nom
Jean-François Bodart) a dès son plus jeune âge la musique dans la peau. Il a
tout juste six ans lorsqu’il interprète un tube des Poppys dans la cour de
récréation de son école. Quelques années plus tard, Jeff Bodart découvre les
Rolling Stones et les nouveaux groupes français de rock. Il sait maintenant
qu’il fera lui aussi une carrière dans la chanson. En 1980, le punk fait
rage et Jeff décide alors de monter un premier groupe, sans basse, composé
de deux guitares et d’une batterie. Son nom: "Les Spasmes". Cinq ans plus
tard, Jeff Bodart se fait plus largement connaître grâce à son nouveau
groupe surnommé "Les Gangsters d’amour". Quelques disques voient le jour,
dont "SOS Barracuda" et "Coûte que coûte". Au début des années 90, le Belge
décide d’entamer une carrière solo et enregistre alors de nombreux succès:
"Du vélo sans les mains", "La vie d’artiste", "Une histoire universelle",
"Tu m’aimeras quand je ne t’aimerai plus", "Et parfois c’est comme ça". Jeff
Bodart compose également des musiques pour le cinéma comme pour le film
"Petite misère" avec Marie Trintignant. Cet artiste belge, à la casquette
toujours vissée sur la tête, nous quitte le 20 mai 2008, victime un mois
plus tôt d’un accident vasculaire cérébral l’ayant plongé dans le coma. |
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BONHEUR COLETTE |
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Née le 20 septembre 1927 à Montréal, Colette Bonheur (de son vrai nom
Colette Chailler) débute sa carrière à l’émission intitulée "Le fantôme au
clavier de CKVL", animée par le chanteur et animateur Jacques Normand. Entre
radio et télévision, les apparitions de Colette Bonheur sont très
nombreuses. A la radio, elle anime "Le quart d’heure de la chanson" sur
Radio-Canada en 1948. Sur le petit écran, elle en fait de même en présentant
les émissions "Mes jeunes années", "Feuille au vent" et "Porte ouverte".
Parallèlement, Colette Bonheur interprète de nombreuses chansons, parfois à
succès comme "Violettes des champs" qui lui vaut le Prix radio au Concours
de la chanson canadienne en 1957. Quatre ans plus tard, elle épouse le
saxophoniste Gerry Robinson et s’installe avec lui aux Bahamas. Son décès
survenu le 15 octobre 1966 reste toujours inexpliqué… |
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BORDAS MARCELLE |
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Née en 1897, Marcelle Bordas travaille en tant que modiste dans la
confection de chapeaux. Elle rencontre madame Rasimi, femme d'un célèbre
imprésario, qui lui propose de chanter dans des cabarets: les Folies-Bergère,
l'Alhambra, l'A.B.C. Grâce à sa voix de baryton (rare pour une femme),
Marcelle reprend d'anciennes chansons telles que "La femme à barbe". Elle
crée et enregistre en 1941 sans doute son plus grand succès: "Ah, que la
France est belle". Au final, son répertoire est principalement constitué de
chansons d'étudiants et de marins. Marcelle Bordas nous quitte en 1968. |
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BOTREL THEODORE |
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Fils de forgeron, né le 14 septembre 1868, Théodore Botrel arrive à Paris à
l'âge de 12 ans après avoir passé son enfance en Bretagne. Il débute sa
carrière au cabaret "Le chat noir" et voit sa renommée amplifier avec le
temps grâce à sa chanson très populaire "La Paimpolaise" interprétée par
Mayol: "J'aime Paimpol et sa falaise, son église et son grand pardon.
J'aime surtout la Paimpolaise qui m'attend au pays breton". Se
présentant justement en costume breton, il obtient de nombreuses éloges avec
plusieurs de ses chansons: "La Franchette", "Le mouchoir de Cholet", "Le
petit Grégoire". Théodore Botrel chante également pour les soldats au front
lors de la première guerre mondiale; ce qui lui vaut la décoration de la
Croix de guerre et ce qui constitue le couronnement de sa carrière de
chanteur patriotique. Il décède à Port-Blanc en 1925 et reste aujourd'hui
encore apprécié des mélomanes de la chanson francophone. Tout comme Aristide
Bruant, son contemporain. |
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BOULE NOIRE (Georges Thurston) |
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Né à Bedford le 29 décembre 1951, Georges Thurston (surnommé plus
communément Boule Noire) est abandonné par ses parents et grandit dans un
foyer d’accueil. Passionné de musique R & B, il fait partie en 1965 d’un
groupe surnommé "Les Zinconnus". Trois ans plus tard, Georges Thurston
enregistre en solo ses premiers 45 tours qui ne connaissent que peu de
succès. Il parvient néanmoins à devenir pianiste et guitariste de plusieurs
chanteurs renommés, tels que Robert Charlebois, Claude Dubois et Nanette
Workman. En 1975, il tente à nouveau de se mettre à son propre compte et
prend comme nom d’artiste "Boule Noire" en raison de sa coupe de cheveux
afro. C’est enfin la consécration en 1979 grâce à sa chanson "Aimer d’amour"
qui se vend à plus de 100'000 exemplaires. D’autres albums suivent dont
"Primitif", "Le tour des îles", "Résolution", "Soul pleureur". Atteint d’un
cancer incurable, Boule Noire produit un dernier album en 2006 intitulé - et
ce n’est pas un hasard ! - "Last call… dernier appel". Son cancer colorectal
aura finalement raison de lui le 18 juin 2007 à Montréal. |
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BOULIANE LEVIS |
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Né à Disraëli en 1932, Lévis Bouliane apprend dès son plus jeune âge le
violon, instrument avec lequel il connaîtra le succès tout au long de sa
carrière. A 17 ans, il forme avec des amis un groupe musical surnommé les "Five
Blue Stars" et parcoure les villes et villages de plusieurs régions du
Québec. Cette collaboration dure jusqu'en 1965, année où Lévis Bouliane
tombe amoureux d'un nouveau style musical, le bluegrass, musique typique de
la région américaine des Appalaches où le banjo occupe un rôle très
important. Il enregistre alors de nombreux succès, dont "Plus loin toujours
plus loin" et "Le chemin du prisonnier". Ses passages à la télévision et à
la radio se succèdent et Lévis Bouliane voit sa renommée amplifier. En 1977,
il connaît le triomphe avec le titre "A ma fenêtre". Après être encore
devenu producteur de ses propres disques, Lévis Bouliane nous quitte le 28
juin 1992, âgé seulement de 60 ans. |
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BOURVIL |
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André Raimbourg (surnommé Bourvil) est né à Prétot-Vicquemare en
Seine-Maritime le 27 juillet 1917. Il passe son enfance en Normandie où il
devient apprenti boulanger. En 1940, il débarque à Paris et prend des cours
de trompette au conservatoire. Quelque temps plus tard, il débute dans un
cabaret de Pigalle et y interprète des chansons de Fernandel. Petit à petit,
et grâce peut-être à son personnage naïf, il commence à être reconnu d'un
public exigeant en chantant ses propres textes. En 1946, il décroche son
premier succès avec "Les crayons". Rebelote en 1949 avec "La tactique du
gendarme" et "A bicyclette". Il ne s'arrête pas en si bon chemin puisque
"Salade de fruits" en 1959 fait exploser les ventes de disques.
Parallèlement, Bourvil se destine au cinéma et joue des rôles de personnage
comique, voire ignare; l'une ses plus grandes apparitions étant sans doute
dans le film "La grande vadrouille", en compagnie de Louis de Funès. A la
pleine fleur de l'âge (53 ans), Bourvil décède le 23 septembre 1970, à la
suite d'une maladie de la moelle osseuse. |
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BOYER LUCIEN |
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Né le 20 janvier 1876 à Léognan en Gironde, Lucien Boyer débute sa carrière
au Quat'z-Arts en 1896, dans un registre contestataire. En 1918, au sortir
de la guerre, il demande à Borel-Clerc de composer avec lui "La Madelon de
la victoire". Chanson qui lui vaut la Légion d'Honneur pour sa contribution
au moral des soldats. Lucien Boyer n'est cependant pas uniquement un
interprète. Bien au contraire. Il écrit des pièces de théâtre, des revues,
des opérettes et plus de 2'000 chansons (!). Les plus connues restent sans
conteste "Tu verras Montmartre (1922)", "La trompette en bois (1924)", "Mon
Paris (1925)" et "Ca c'est Paris (1927)". |
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BOYER LUCIENNE |
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Née le 18 août 1901, Lucienne Boyer exerce tout d'abord le métier de
modiste, avant de débuter une carrière d'interprète en participant à des
revues. Elle rencontre soudainement un succès incontestable en 1930 avec sa
chanson "Parlez-moi d'amour". Reconnue du public grâce à sa voix sensuelle
et à sa façon de syllaber les mots, elle monte sur scène à Bobino, à
l'Olympia, puis sur d'autres parterres parisiens, avant d'épouser un certain
Jacques Pills. En 1976, on la voit encore se produire à l'Olympia aux côtés
de sa fille, Jacqueline Boyer. Mais il s'agit là de l'un de ses derniers
tours de chant puisqu'elle s'éteint le 6 décembre 1983. |
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BRANT MIKE |
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Fils d'un fonctionnaire israélien, né le 1er février 1947 à Nicosie
(Chypre), Mike Brant se lance dans la chanson au milieu des années 60. Il
débarque en France en 1969 sur les conseils avisés de Sylvie Vartan et de
Carlos. Il subjugue très rapidement la France en interprétant sa toute
première chanson en 1970: "Laisse-moi t'aimer". Ce disque fait un tabac et
se vend à plus d'un million d'exemplaires ! Sa puissante voix de crooner et
sa sensualité ne laissent personne indifférent. Mike Brant continue à
séduire un public de plus en plus acquis à sa cause en interprétant: "Rien
qu'une larme", "Qui saura", "C'est ma prière". En pleine gloire, adulé par
des milliers de fans, mais terriblement dépressif, il décide de mettre fin à
ses jours en se jetant du cinquième étage d'un immeuble parisien. Mike
disparaît ainsi le 25 avril 1975, emportant avec lui tous ses maux. |
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BRASSENS GEORGES |
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Né à Sète le 22 octobre 1921, fils d'une mère napolitaine, Georges Brassens
est très vite fasciné par ses idoles que sont Charles Trenet, Vincent Scotto
et Ray Ventura. En 1943, il est envoyé en Allemagne au STO (Service du
Travail Obligatoire). Mais cela va à l'encontre de ses idées et il profite
d'un week-end de libre pour déserter et se réfugier à Paris, au fond de
l'Impasse Florimont, chez son amie Jeanne. A partir de ce moment-là, Georges
écrit des poèmes. Patachou, qui possède un cabaret, le pousse alors à
interpréter ses propres textes sur scène. Pas habitué et quelque peu timide,
Georges accepte. Le public est ébloui par sa verve littéraire. Pour la
première fois dans l'histoire de la chanson francophone, un homme ose dire
tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Plusieurs de ses chansons
sont censurées. On pense notamment au "Gorille", chanson décriant la peine
de mort encore en vigueur en France en 1954. Il est vrai que son
anticonformisme, son esprit de révolte ne laisse personne indifférent. Il y
a ceux qui aiment Brassens et ceux qui le détestent. Georges Brassens écrit
près de 200 chansons. Les plus célèbres sont "Les copains d'abord", "La cane
de Jeanne", "Chanson pour l'Auvergnat", "Mourir pour des idées". Il monte
une dernière fois sur scène en 1976 à Bobino, avant de se retirer. Atteint
d'un cancer et d'une infection rénale récurrente, Georges Brassens s'éteint
le 29 octobre 1981. Il repose au cimetière du Py à Sète. Lui qui craignait
la mort comme la peste a été emporté à l'âge de 60 ans par la faucheuse...
Peut-être que Tonton Georges nous observe depuis son pin parasol. |
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BREL JACQUES |
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Né à Bruxelles dans une famille d'industriels le 8 avril 1929, Jacques Brel
prend vite goût à la chanson. Jacques Canetti, responsable artistique, le
repère et lui propose de chanter dans son cabaret des Trois-Baudets, à
Paris. Les débuts sont difficiles, le public le boude. Mais en 1956, grâce à
sa chanson "Quand on n'a que l'amour", il commence enfin à se faire
connaître. Deux ans plus tard, il monte sur scène à l'Olympia et interprète
"Ne me quitte pas". En 1961, il se retrouve à nouveau à l'Olympia et chante
"Les Bourgeois", "Les biches", "Madeleine", entre autres. Le public est
subjugué par cet homme qui arrive à faire passer des messages à travers ses
chansons. Mais pour y arriver, Jacques Brel se rend malade. On le voit suer,
même vomir avant de rentrer en scène. Il ne veut pas décevoir son public. Au
début des années 70, il se lance dans le cinéma et joue dans plusieurs films
comme dans "L'emmerdeur". Las, il est atteint d'un cancer et meurt à
l'hôpital Avicenne de Bobigny, le 9 octobre 1978. Il repose aux Marquises, à
côté du peintre Paul Gauguin. Et dire qu'en 1968, il avait écrit à Dieu dans
la chanson "J'arrive": "J'arrive j'arrive. Mais qu'est-ce que j'aurais
bien aimé encore une fois traîner mes os jusqu'au soleil, jusqu'à l'été,
jusqu'à demain, jusqu'au printemps". |
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BRETONNIERE JEAN |
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Né à Tours le 22 octobre 1924, Jean Bretonnière débute sa carrière au cours
de la deuxième guerre mondiale en interprétant des chansons comiques qui
avaient fait tant rire plusieurs années auparavant. N'ayant pourtant
quasiment pris aucune leçon de chant, il décide de passer au répertoire de
l'opérette. En 1952, il débute dans l'opérette "Feu d'artifice", aux côtés
de Suzy Delair, entre autres. Deux ans plus tard, et en tant que bon
comédien et chanteur, il est tête d'affiche à la Gaîté-Lyrique et chante
dans "Pampanilla". Jean ne s'arrête pas là et s'en va sur les chemins de
Province pour des tours de chant interminables. Son répertoire est vaste:
"La veuve joyeuse", "Trois valses", "Rose-Marie". En 1968, Jean Bretonnière
se tourne vers le théâtre et joue plusieurs rôles plus ou moins importants,
comme dans "Jupiter" et "La facture". Le 13 mars 2001, il tire sa révérence
à Romainville, après une carrière bien remplie. |
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BRIDGE BILLY |
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Né le 17 décembre 1945 à Cherbourg, Billy Bridge (de son vrai nom Jean-Marc
Bridge) est remarqué par un certain Kurt Mohr qui travaille pour les disques
Odéon. En 1962, âgé alors que de 17 ans, il enregistre son premier 45 tours
intitulé "Surboum". Nous sommes en pleine vague rock’n’roll et Billy Bridge
va s’inspirer de la mouvance américaine pour importer en France le madison.
Il forme avec plusieurs autres musiciens un groupe surnommé "Les Mustangs"
et enregistre de nombreux succès: "Ne dis plus rien", "Madison flirt",
"Viens twister avec moi", "Donne-moi cette nuit". Après un long passage à
vide, Billy Bridge relance sa carrière en 1971 en prenant pour pseudonyme
"Black swan", autrement dit cygne noir. Il rencontre un triomphe avec la
chanson "Echoes and rainbows" qui se vend à plus d’un million d’exemplaires.
Par la suite, il retrace sa vie en reprenant les tubes de sa jeunesse,
jusqu’à sa mort survenue le 21 novembre 1994. |
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BRUANT ARISTIDE |
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BRUNELLE PAUL |
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Né le 10 juin 1923 à Granby au Québec, Paul Brunelle chante dès son plus
jeune âge avec les "Petits Chanteurs" de sa ville natale. En 1939, il forme
un groupe avec lequel il se produit dans les banquets, mariages et autres
réceptions, en interprétant des chansons françaises et américaines. Après
avoir remporté deux concours de chanteur amateur en 1943 et 1944, il
enregistre ses premiers 45 tours intitulés "Femmes, que vous êtes jolies" et
"Mon enfant, je te pardonne". Le succès est immédiat et Paul Brunelle grave
de nouveaux titres, dont "Sur ce rocher blanc", "Par une nuit d'étoiles" et
"Au loin là-bas dans ma prairie". Ses chansons sur des airs de western le
classe parmi le maître de ce style, tout comme ses contemporains que sont
Marcel Martel et Willie Lamothe. Après avoir encore animé plusieurs
émissions à la radio (Paul Brunelle et ses Troubadours) et à la télévision
(Le ranch à Willie), il est contraint de mettre un terme à sa carrière au
début des années 80. Atteint d'un cancer de la gorge, il nous quitte le 24
novembre 1994. |
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BUFFET EUGENIE |
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Née en 1866 en Algérie, Eugénie Buffet devient chanteuse de café concert en
1890. Elle est très vite appréciée car elle possède sur elle un style
naturel, retraçant la vie difficile qu'elle a déjà vécue. Elle se présente
sur les scènes, dans les cabarets et dans la rue comme une sorte de reine
populaire, au coeur débordant de sympathie, de bonté et de simplicité
dévouée. A ce propos, on la voit chanter au profit des blessés, des soldats
et des malades. Eugénie Buffet interprète souvent des chansons d'Aristide
Bruant et de Théodore Botrel. Son plus grand succès reste toutefois la
célèbre "Sérénade du pavé (1892)". Elle meurt à Paris en 1934. |
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BURTON ANDRE |
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Né en 1947 à Nivelles en Belgique, et issu d'une maman originaire de Crimée
et d'un père Belge, André Burton débute sa carrière à l'âge de 15 ans dans
deux orchestres de rhythm'n'blues surnommés "Les Rock'n'Twist" et "Les
Archontes". En 1968, il crée la comédie musicale rock "Futopie" et remporte
trois ans plus tard le prix de l'originalité du Festival de Spa avec le
groupe "Les Comanches". Par la suite, André Burton réalise plusieurs tours
de chant théâtralisés, comme "Vois je voyage " en 1984 et "Chanson de geste
d'un samouraï fou" en 1990. Parallèlement, le Belge écrit des chansons pour
plusieurs artistes, dont Plastic Bertrand et Nicole Croisille. Parmi ses
plus célèbres tubes, citons: "Café civilisé", "Visiblement tu n'es plus là",
"Pas le temps de ramasser les blessés", "Dans le joli bois", "Le grand
balayeur". Atteint d'un cancer, André Burton nous quitte le 26 septembre
1995. |
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BUSCH EVA |
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Née à Berlin le 22 mai 1909, Eva Busch (de son vrai nom Eva Zimmermann)
apprend le piano, le violon et la danse classique. Au début des années 30,
elle enregistre ses premiers disques mais quitte rapidement l'Allemagne pour
se rendre aux Pays-Bas à la suite de l'arrivée d'Hitler au pouvoir en 1933.
Après un passage aux Etats-Unis, Eva s'installe à Paris et enregistre de
nouveaux disques 78 tours. En 1940, elle chante sans doute sa plus célèbre
chanson: "Bel ami". Fin 1944, elle interprète des chansons pour les civils
et les militaires allemands. Par la suite, elle revient en France et
continue sa carrière d'interprète. Eva Busch s'éteint le 20 juillet 2001 à
Münich. |
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