Copyright © 2007 by "Your Name"   •   All Rights reserved   •   E-Mail: yourname@yourdomain.com
ANNIVERSAIRES
MESSAGES & CHAT

Agrandir le chat .
    Association Chanteurs.org     -     Case postale 45     -     CH-1000 Lausanne 12                                                                                         © 2006-2010
• BACH
Né le 9 novembre 1882, Bach (de son vrai nom Charles-Joseph Pasquier) fait partie des comiques troupiers du même genre que Polin. Il se produit sur scène, portant un uniforme avec un air jovial mais niais. Il crée "Avec Bidasse" en 1913, puis "Quand Madelon" en 1914. Cette chanson ne connaîtra tout d'abord que peu de succès. Mais, ayant obtenu l'autorisation de chanter sur le front lors de la Grande Guerre, Bach décide de la chanter à nouveau. Et là c'est un succès incontestable. Par la suite, il se produit sur scène, principalement aux Folies-Bergère, et y interprète aussi bien des chansons que des sketches. Bach ne s'arrête pas là puisqu'il joue plusieurs rôles au cinéma dans des films tels que "Le plus beau du régiment (1932)", "Dans la marine (1931)" et "J'arrose mes galons (1936)". Il décède le 23 novembre 1953.

• BACHELET PIERRE
Né à Roubaix le 25 mai 1944, Pierre Bachelet débute sa carrière par un chef-d'oeuvre musical : la chanson générique du film érotique "Emmanuelle". Attiré par la télévision et surtout le cinéma, il est sur le point de réaliser son premier long-métrage mais un grave accident de la circulation l'immobilise de longs mois. Bachelet se remet alors à la musique et compose un nouveau succès intitulé "Les Corons" : « Au nord, c'étaient les Corons; La terre c'était le charbon; Le ciel c'était l'horizon; Les hommes des mineurs de fond ». Il continue à composer et à interpréter un nombre important de chansons qui sont pour la plupart de grands succès. On pense notamment à "Elle est d'ailleurs (1980)", "Marionnettiste (1985)" et "L'an 2001 (1986)". En 1990, il chante en duo avec la navigatrice Florence Arthaud en interprétant "Flo". Atteint d'une grave maladie, Pierre Bachelet s'en va vers des horizons plus lointains le 15 février 2005.

• BAKER JOSEPHINE
Née dans l'état américain du Missouri (à Saint-Louis) le 3 juin 1906, Joséphine Baker débute sa carrière dans des revues noires à Broadway. Très rapidement, elle chante et danse comme une vraie professionnelle. Elle débarque en France en 1925 et continue à se produire dans des revues dites "nègres". Cela fait scandale puisque Joséphine porte des tenues très dénudées. Mais la petite Américaine va cependant très vite enthousiasmer un public de plus en plus acquis à sa cause. Aux Folies-Bergère en 1927, elle fascine les spectateurs en portant sa célèbre ceinture de bananes. Puis en 1930, elle reçoit un véritable triomphe en interprétant "J'ai deux amours". Elle incarne la nouvelle tendance de la mode parisienne puisque de nombreuses femmes souhaitent lui ressembler. On se passe la peau au brou de noix. Tombée amoureuse de la capitale française, Joséphine Baker interprète un nombre considérable de chansons en rapport avec Paris : "Sous les ponts de Paris", "Ca c'est Paris", "La romance de Paris", "Fleur de Paris". A partir de 1940, et durant toute la période de l'Occupation, les artistes juifs et noirs sont interdits de scène. Joséphine s'en va momentanément se réfugier au Portugal, puis au Maroc. Au terme de la seconde guerre mondiale, elle revient en France où elle achète un château dans le Périgord. Généreuse, elle adopte des enfants de tous pays. Mais cette débauche d'énergie financière finit par la ruiner. Agée de 69 ans, elle remonte pour une dernière fois sur scène en 1975 à Bobino, dans un spectacle retraçant sa carrière. Victime d'un malaise, elle décède le 12 avril 1975.

• BALAVOINE DANIEL
Né le 5 février 1952, Daniel Balavoine quitte le lycée après Mai 68 pour jouer dans un groupe du Sud-Ouest. En 1971, il arrive à Paris pour tenter une carrière musicale mais le succès le fuit. Son premier album en 1975 s'apparente à un flop. Le second en 1977, intitulé "Les aventures de Simon et Gunther" - concept autour du mur de Berlin -, ne reçoit qu’un écho très moyen. Sa carrière débute finalement grâce à la chanson "Le chanteur (1979)" qui connaît un succès conséquent. Puis tout s'enchaîne très rapidement puisque Balavoine se fait connaître d'un plus large public en occupant un premier rôle dans la comédie musicale "Starmania" de Luc Plamondon. Auteur et interprète de plusieurs de ses chansons, Balavoine rencontre par la suite un franc succès avec des chansons telles que "L'Aziza", "Mon fils ma bataille", "Lucie". Adulé des foules et en pleine gloire, Daniel Balavoine disparaît subitement le 14 janvier 1986 dans un accident d'hélicoptère lors du Paris-Dakar, à la frontière entre le Mali et le Burkina. Injuste pour un homme voulant mener à bien une opération humanitaire en installant des pompes à eau solaires dans des régions arides…

• BARBARA
Surnommée à la fois "La chanteuse de minuit" (heure à laquelle elle entre en scène) ou "La dame en noir" (en regard à ses habits et à son piano noirs), Barbara est née à Paris le 9 juin 1930. Elle débute sa carrière dans le cabaret parisien l'Ecluse où elle y interprète, entre 1958 et 1964, des chansons de Georges Brassens, Jacques Brel et Mayol. Son premier disque sort en 1960 où l'on y retrouve des titres de Georges Brassens. Ce disque rencontre un véritable succès et Barbara reçoit alors le Grand prix du disque. A partir de 1964, Barbara enregistre ses propres chansons, telles que "Nantes", "Göttingen", "Au bois de Saint-Amand". Elle ne tarde pas non plus à monter sur scène, comme en 1965 à Bobino, où elle dédie à son public la chanson "Ma plus belle histoire d'amour" : « Du plus loin qu'il m'en souvienne; Si depuis, j'ai dit "je t'aime"; Ma plus belle histoire d'amour, c'est vous ». Son plus grand succès reste néanmoins "L'aigle noir (1970)", chanson souvent citée comme la plus appréciée des Français. A ce propos, Barbara reste très humble : « Je ne suis pas une grande dame de la chanson. Je ne suis pas une héroïne. Je suis une femme qui chante ». Agée de 67 ans, Barbara meurt le 25 novembre 1997, à la suite de problèmes respiratoires. Ce jour-là une grande dame de la chanson française s'en est allée, à l'image de l'aigle noir qui s'est envolé.

• BARBEAU GERARD
Né à Montréal en 1936, Gérard Barbeau est initié très jeune à la chanson grâce à sa belle-mère qui lui apprend un répertoire de refrains très variés. Doté d'une voix de soprano, Gérard Barbeau chante dans les églises, avant de passer sur les ondes de la radio québécoise CKVL où il anime sa propre émission intitulée "Une voix d'enfant". Tout juste adolescent, il triomphe devant plus de trois mille personnes à l'auditorium de Verdun-Québec, puis chante sur les ondes de Radio-Vatican. Parmi ses plus grands succès, mentionnons "Ivresse d'oiseaux", "Le ver luisant", "Echo suisse", "Rossignol". Après avoir donné encore quelques concerts en France, Gérard Barbeau se retire pour se consacrer à ses études afin de devenir prêtre. Malheureusement, le Québécois, miné par la maladie, meurt le 16 septembre 1960 à l'âge précoce de 24 ans.

• BARELLI MINOUCHE
Née le 13 décembre 1947 à Paris, Minouche Barelli n’est autre que la fille de Lucienne Delyle. Tout comme sa mère devenue mondialement célèbre grâce à la chanson "Mon amant de Saint-Jean", elle fréquente les scènes artistiques et participe en 1967 à l’Eurovision de la chanson en interprétant le titre "Boum badaboum", écrit par Serge Gainsbourg, et qui se classe à la 5e place du concours. Plusieurs autres titres voient le jour, dont "Si j’ai rêvé", "On s’aimera papy" et "Cette chanson-là nous ressemble". Par la suite, Minouche Barelli anime plusieurs émissions à la télévision et sur Radio Montmartre. Au début des années 90, elle décide de prendre la nationalité monégasque. C’est dans la Principauté qu’elle nous quitte le 20 février 2004.

• BARNEY LUC
Né le 25 juillet 1916 à Roubaix, Luc Barney (de son vrai nom Albert Van Hecke) exerce le métier de ferronnier, tout en s'intéressant à la chanson et au cinéma. Dès la fin de la guerre et au terme de ses obligations militaires, il monte sur plusieurs scènes parisiennes et y interprète à merveille des chansons gaies et rythmées de son répertoire : "J'ai dû boire un peu trop", "Joli cœur", "Un titi de Paris", "Il me reste encore mon cœur". Le contact avec le public est parfait grâce à son extraordinaire présence physique et à la magie exercée par son timbre de voix venue du Nord. Parallèlement à ses propres créations, Luc Barney remet au goût du jour d'innombrables succès de la chanson française, allant du café concert de Mayol aux plus beaux airs d'opérettes, comme l'indémodable "Auberge du Cheval Blanc", en passant par des titres historiques de la Grande Guerre. Ce nordiste pure souche nous quitte le 9 novembre 1991.

• BARTOK RIA
Ria Bartok (de son vrai nom Marie-Louise Pleiss) est née le 28 janvier 1943 à Einbeck, en Allemagne. Fille d'un chanteur d'opéra, elle connaît son premier succès à l'âge de 20 ans avec le titre "Parce que j'ai revu François". Faisant partie de la vague yé-yé des années 60, Ria Bartok rencontre de la peine à se faire connaître d'un large public. Des chanteurs de sa génération tels que Johnny Hallyday, Sylvie Vartan ou encore Richard Anthony lui font passablement d'ombre. Elle connaît toutefois son plus grand succès avec la chanson "Et quelque chose me dit". Alors qu'elle n'a que 23 ans, Ria Bartok décède subitement le 2 mars 1970 dans un incendie.

• BASHUNG ALAIN
Né le 1er décembre 1947, Alain Bashung découvre la musique à l'âge de cinq ans et joue de l'harmonica. En 1959, il débarque à Paris, tout en observant les grands artistes de la chanson française et en écoutant les stars du rock américain que sont Gene Vincent, Buddy Holly et Elvis Presley. Subjugué par l'environnement musical, il crée un groupe avec des copains surnommé "Les Dunces". Par la suite, Alain Bashung parvient à enregistrer ses premiers 45 tours alors qu'il n'a pas encore 20 ans, comme "Pourquoi rêvez-vous des Etats-Unis" et "Les romantiques". Malheureusement le succès le fuit. Ce n'est finalement qu'en 1980 qu'il connaît une belle renommée avec le titre "Gaby, oh Gaby". Une année plus tard, il rencontre à nouveau le succès avec "Vertige de l'amour". D'autres chansons voient le jour, dont "Te revoir", "Milliards de nuits dans le frigo", "Station service", "C'est la faute à Dylan", et surtout "Osez Joséphine" en 1991 qui contient quelques reprises de classiques rock américains. En 1994, il triomphe à nouveau avec la chanson "Ma petite entreprise". Parallèlement, Alain Bashung se produit au cinéma et joue dans seize films entre 1981 et 2007. Sa longue et fructueuse carrière lui permet d'être promu Chevalier de la Légion d'honneur en 2009 et de remporter, quelques jours avant sa disparition, trois trophées lors des Victoires de la musique. Atteint d'un cancer des poumons, ce grand rocker de la chanson française nous quitte le 14 mars 2009 à Paris.

• BAUGE ANDRE
Né le 6 janvier 1893 à Toulouse, André Baugé débute sa carrière en 1912 en tant que chanteur d'opéra. Sa voix de baryton-martin est fort appréciée. Son premier rôle dans "Figaro" du Barbier de Séville de Rossini démontre qu'il possède un brio exceptionnel. André Baugé poursuit son oeuvre dans le registre des opérettes et triomphe dans de nombreuses salles, dont celles de la Gaîté Lyrique, de la Porte Saint-Martin, de Mogador et du Châtelet. Les succès sont légion : "Nina Rosa", "Plaisir d'amour", "La rose rouge", pour n'en citer que quelques-uns. Parallèlement, André Baugé joue plusieurs rôles intéressants au cinéma comme dans les films "La route est belle (1929)", "La ronde des heures (1930)", "La fille de Madame Angot (1935)". Ce célèbre chanteur à la voix inoubliable nous quitte à Paris le 25 mai 1966.

• BAUJOUD MARTINE
Née le 13 février 1943 à Menton, Martine Baujoud (de son vrai nom Martine Braujou) débarque à Paris à la fin de son lycée et rencontre Johnny Stark, l’imprésario de Mireille Mathieu. En 1967, elle enregistre son premier disque comportant le titre "He m’man". Par la suite, d’autres chansons voient le jour, dont "Mr Charlie Chaplin", "Ouvre ton coeur", "Un homme qui me plaît" et "Dans l’ombre". De nombreux interprètes comme Jacques Brel, Michel Fugain et Pierre Delanoë lui écrivent des chansons qu’elle interprète à merveille. Après s’être tue à la fin des années 70, Martine Baujoud réapparaît à la fin des années 80 dans l’émission "La chance aux chansons" de Pascal Sevran. Malheureusement ce come-back est de courte durée puisqu’elle nous quitte prématurément en 1990.

• BECAUD GILBERT
Gilbert Bécaud (de son vrai nom François Silly) est né le 24 octobre 1927 à Toulon. Il étudie le piano au conservatoire de Nice où il devient très rapidement un pianiste virtuose. Entre 1950 et 1952, il est accompagnateur de Jacques Pills. Une année plus tard, il enregistre son premier disque avec les titres "Mes mains" et "Les croix". En 1954, il monte pour la première fois sur scène, à l'Olympia, avant le spectacle de Lucienne Delyle. Le succès est immédiat. Avec sa cravate à pois et sa débauche d'énergie incroyable, on le surnomme alors "Monsieur 100'000 volts". Il compose, interprète et enregistre un nombre considérable de chansons. Il suffit de citer parmi les plus célèbres "Nathalie", "L'important c'est la rose", "Et maintenant", "Je t'appartiens", "Les marchés de Provence", "Quand il est mort le poète". Sa carrière ne s'arrête pas uniquement à la France puisque Gilbert Bécaud triomphe également à Londres, Moscou et New York. En 1999, il sait qu'il est atteint d'un cancer et crée une chanson pleine de sens intitulée "Faut faire avec" : « On peut pourtant défier le temps en regardant la mort en face; Puis sans un cri payer le prix des cigarettes; Faut faire avec... » Et justement il a vu la mort en face le 18 décembre 2001, emporté par la faucheuse...

• BEL CANTO
Groupe fondé en 1962 à Québec, les Bel Canto sont composés de cinq membres (Dany Bolduc, Claude Falardeau, André Fortin, René Letarte, Pierre Paquet). En pleine vague yé-yé, ils parviennent à mélanger les textes d'artistes de renom, comme Vigneault, aux sonorités d'un orchestre de danse. Habillés de costumes de velours rouge, de jabots de dentelles, coiffés de longues chevelures ondulées, les Bel Canto se produisent dans de nombreux cabarets et enregistrent leur premier grand succès en 1965 avec le titre "Découragé". Attirés par la vague déferlante des Beatles, ils interprètent en français plusieurs chansons du groupe britannique, dont "J'en suis fou (Love me do)". Par la suite, les Bel Canto remettent au goût du jour des oeuvres d'artistes renommés, comme "Madeleine" de Jacques Brel, "Et pourtant" de Charles Aznavour", "Je te cherche" de Jean-Pierre Ferland. A partir de 1967, le groupe chante exclusivement son propre répertoire, comme les titres "Mon petit doigt", "Un nouveau chapeau" et "Une croix sur mon nom". Après s'être produits sur de nombreux parterres européens et au Japon, les Bels Canto mettent un terme à leur collaboration en 1971.

• BERANGER FRANCOIS
Fils d'un militant syndicaliste, François Béranger est né le 28 août 1937 dans le Loiret. Il incarne très rapidement une sorte de révolte d'une bonne partie de la génération nourrie de Mai 68. Fasciné par Félix Leclerc, il interprète à la guitare les chansons du Québécois. Après avoir vécu 19 mois la guerre d'Algérie, il revient en France et compose plusieurs chansons comportant des textes provocateurs, dérangeants les esprits républicains, comme "Tango de l'ennui", "L'alternative", "Ca doit être bien". Malheureusement, les médias ne s'intéressent pas souvent à lui; ce qui n'empêche pas un important public de plébisciter ses chansons. En 1997, il sort un nouvel album intitulé simplement "François Béranger" et redonne plusieurs concerts. Las, il est atteint d'un cancer et meurt le 14 octobre 2003 quasiment dans l'anonymat. L'incorrigible libertaire n'est plus là pour revendiquer ces petites choses néfastes de la vie que beaucoup de gens n'osent pas dire mais pensent tout bas...

• BERARD ADOLPHE
Né à Carpentras en 1870, Adolphe Bérard a beau être petit, boiteux et inélégant. Cela ne l'empêche pas de posséder une voix puissante qui va vite faire des ravages. Il débute sa carrière à Paris, à la Gaîté-Montparnasse, puis chante dès 1899 à l'Eldorado. On connaît de lui des chansons telles que "Loup de Mer (1910)", "Le train fatal (1916), "J'ai vendu mon âme au diable (1922)". Adolphe Bérard est sans conteste un chanteur incontournable du début du 20e siècle. Il meurt à Paris en 1946.

• BERGER MICHEL
Michel Berger (de son vrai nom Michel Hamburger) est né à Paris le 28 novembre 1947. Fils d'une pianiste classique et d'un célèbre professeur d'urologie, il goûte très rapidement à l'environnement musical. A 16 ans, il sort déjà son premier titre intitulé "Tu n'y crois pas", puis se décide d'écrire des chansons pour les autres, comme en 1973 pour Françoise Hardy "Message personnel". En 1974, il rencontre France Gall qui devient sa femme l'année suivante. Il lui compose plusieurs chansons incontournables, dont "Ca balance pas mal à Paris (1977)", "Viens je t'emmène (1978), "Il jouait du piano debout (1981)", "Elle elle l'a (1987)". En 1979, il crée la musique de l'opéra musical "Starmania" qui rencontre un véritable triomphe. Par la suite, il continue à composer mais également à interpréter ses propres chansons, comme "La groupie du pianiste". En pleine gloire et alors qu'il n'est âgé que de 45 ans, Michel Berger est terrassé par une crise cardiaque à Ramatuelle (département du Var) le 2 août 1992 lors d'une partie de tennis. Il laisse derrière lui un large éventail de chefs-d'oeuvre qui resteront certainement très longtemps gravés dans les mémoires collectives.

• BERRY GUY
Né à Lille le 1er juillet 1907, Guy Berry (de son vrai nom Gustave Courtier) reste sans doute célèbre pour sa chanson "La révolte des joujoux (1936)". Fort d'une voix timbrée et nuancée, il chante également d'autres chansons qui ne connaissent toutefois pas un grand succès, comme "Les rêves sont des bulles de savon" et "Bonne nuit maman". Il se tourne alors vers le nouveau style de musique des années 40, le swing. A l'instar de Johnny Hess, il compose plusieurs chansons de ce genre révolutionnaire, dont "Etes-vous swing", "Dansez", "Musique, musique, musique". Désabusé de ne pas pouvoir enthousiasmer un public plus nombreux, il décide de mettre un terme à sa carrière au début des années 50. Il meurt à Nice le 15 mars 1982, presque oublié.

• BERTHIAUME RAYMOND
Né le 9 mai 1931 à Montréal, Raymond Berthiaume débute sa carrière artistique en intégrant le groupe des Trois Bars en 1952, en tant que chanteur et saxophoniste. Sept ans plus tard, à la suite de la dissolution des Trois Bars, il rejoint les Al Baculis Singers, un groupe de choristes professionnels. Par la suite, Raymond Berthiaume fonde une maison de production portant son nom et réalise des enregistrements commerciaux pour la radio et la télévision. Parallèlement, il interprète de nombreuses chansons, dont "Prends la vie du bon côté", "Quand l’amour arrive", "Les fruits de la vie" et surtout "N’oublie jamais", titre qui demeure sans conteste sont plus grand succès. En 1968, le Québécois remporte le trophée du meilleur chanteur populaire au Festival du disque grâce au titre "Un monde avec toi". Cet interprète, compositeur et producteur nous quitte le 23 juin 2009 des suites d'une longue maladie.

• BERTOLA JEAN
Né le 5 juin 1922 en Haute-Savoie, à quelques kilomètres seulement de Genève, Jean Bertola débute sa carrière sur les ondes d’une radio de Lyon en chantant les textes envoyés par les auditeurs. A la fin des années 50, et sur les conseils de Francis Lopez, il enregistre quelques disques, dont "Seize tonnes", "Vivre avec toi", "Main dans la main (1957)", "Les grands capitaines", "La chanson des rues (1958)". A la fin de sa vie et à la suite de la disparition de son ami Georges Brassens en 1981, Jean Bertola décide d’interpréter les derniers textes de Brassens qui sont restés sans lendemain. Après avoir composé plusieurs mélodies en rapport avec ceux-ci, il produit deux CD avec des titres tels que "Si seulement elle était jolie", "Quand les cons sont braves", "Méchante avec de jolis seins", "La maîtresse d’école". Jean Bertola nous quitte en septembre 1989.

• BERTRAND ANDRE
Né en 1932 à Joliette (Québec), André Bertrand débute une carrière de chanteur à Montréal, au café Moulin-Rouge, en 1955. Demi-frère de Yoland Guérard, lui aussi célèbre chanteur québécois, il interprète un extrait d’opéra à l’émission de télévision "Music-Hall" à la SRC en 1956. André Bertrand enregistre ensuite plusieurs succès, dont "Hello le soleil brille", "Toi qui pars", "Jalousie". C’est surtout dans les chansons à boire qu’il se fait le plus connaître. En 1961, il remporte d’ailleurs le trophée du meilleur disque folklorique avec le titre "Vive le bon vin". Au début des années 80, et grâce à plusieurs subventions, André Bertrand chante dans de nombreuses résidences pour personnes âgées afin de faire revivre une partie de la chanson rétro québécoise. Ce chanteur à la voix basse s’éteint le 18 décembre 1996.

• BERVAL ANTONIN
Antonin Berval (de son vrai nom Antonin Pasteur) est né le 12 septembre 1891 à Avignon. Il débute sa carrière en tant que chanteur dans le Midi, au sortir de la première guerre mondiale. Puis, découvert par le compositeur Maurice Yvain, il joue à Paris le rôle principal de l'opérette "Pas sur la bouche". Son physique lui permet par la suite de décrocher plusieurs rôles au cinéma et de jouer tour à tour le truand, l'inspecteur de police et encore d'autres personnages, en compagnie de Fernand Sardou, Fréhel et Jean Gabin. Il décède à Nice le 14 octobre 1966, après avoir davantage connu le cinéma que la chanson.

• BEZU ANDRE
Né le 24 juillet 1943 à Tourcoing, André Bézu débute sa carrière en tant qu’acteur de théâtre en jouant Shakespeare et Marivaux. Au cours des années 70, il devient attaché de presse dans le cinéma, principalement de Louis de Funès et des Charlots. En 1980, André Bézu va connaître une tournure dans sa carrière en participant à l’émission "La classe", créée par Guy Lux et dirigée par Fabrice. Talentueux pour ses démonstrations comiques, Bézu se lance dans la chanson en interprétant justement des chansons loufoques et enivrantes, comme "A la queuleuleu", "La chenille", "Et viva Espana". Après avoir fait tant chanter la France, André Bézu meurt subitement le 7 février 2007. Et dire que même lors de son enterrement, on a dansé à la queuleuleu…

• BIZET MARIE
Marie Bizet est née le 26 avril 1905 à Paris. Elle se met très vite à chanter et rencontre Fernandel, avec lequel elle chante l'opérette "Ignace" en 1935 à Marseille. De retour à Paris, elle interprète sa plus célèbre chanson intitulée "L'hôtel des trois canards", puis quelque temps plus tard "J'y va-t'y, j'y va-t'y pas". Les années n'atténuant pas sa prodigieuse vitalité, elle s'offre même un récital au théâtre Saint-Martin à plus de 75 ans. Marie Bizet nous quitte le 10 juillet 1998.

• BLAIN ESTELLA
Née le 30 mars 1930 à Paris, Estella Blain (de son vrai nom Micheline Estellat) débute sa carrière artistique dès 1953 au cinéma. Elle joue dans "Les fruits sauvages" de Hervé Bromberger, puis dans "La bonne tisane" aux côtés de Bernard Blier et Madeleine Robinson. Dans le courant des années 60, Estella Blain enregistre plusieurs 45 tours, dont "Je n'aime que toi", "Il ne faut pas", "Je sais que tout est perdu", "Hurlevent" et "Un amour". Sa carrière d'actrice se fait de moins en moins pressante dans le courant des années 70. Déçue de ne jamais avoir été plus largement reconnue à l'image par exemple d'un certain Jean-Paul Belmondo, elle se retire alors de la scène publique. Dépressive, accusant de nombreux revers sentimentaux, Estella Blain, que l'on considérait comme "l'une des plus jolies starlettes des années 50", se suicide avec une arme à feu sur la plage de Port-Vendres le 1er janvier 1982.

• BLANC GERARD
Né le 8 décembre 1947, Gérard Blanc est dès son plus jeune âgé plongé dans la musique grâce à ses parents qui écoutent de nombreux disques. Au début des années 60, il s'intéresse aux artistes américains renommés, tels que Ray Charles et Little Richard, et essaie de reproduire ce qu'il entend sur une guitare électrique. Rapidement, Gérard Blanc forme avec des copains un groupe surnommé "Les Windings". En 1968, le groupe passe trois mois à Dakar sur la demande pressante de l'imprésario Robert Izmir. Dans la capitale sénégalaise, Gérard et ses acolytes composent leurs premières chansons, puis signent leur premier contrat chez Vogue sous le nom de "Balthazar". En 1970, Gérard Blanc rejoint le groupe "Martin Circus" qui va faire des malheurs. Le célèbre titre "Je m'éclate au Sénégal" fait exploser les hit-parades. D'autres chansons suivent, comme "Ma-ry-lène" en 1975 qui rencontre également un succès considérable. A partir du début des années 80, Gérard Blanc entame une carrière solo et compose des tubes, tels que "Une autre histoire" et "Du soleil dans la nuit". Alors que l'on ne s'y attendait pas, ce doué de la guitare nous quitte subitement le 24 janvier 2009, à la suite d'une hémorragie brutale.

• BLANCHARD CLAUDE
Né le 19 mai 1932 à Joliette au Québec, Claude Blanchard n'est pas encore adulte lorsqu'il donne des spectacles de variétés avec sa soeur Claudette et participe aux tournées de la troupe de Jean Grimaldi. Au début des années 50, il forme un duo avec Armande Béland proposant un mélange de chansons et de comédies burlesques. Par la suite, Claude Blanchard se produit souvent à la télévision, comme dans "La famille Plouffe" et "Le petit monde du Père Gédéon", et également au cinéma dans les films "Fantastica" et "Jésus de Montréal". Au milieu des années 70, il crée le personnage de Nestor et enregistre plusieurs chansons, telles que "C'est-y assez fort" et "Chu d'bonne humeur". Il s'éteint le 20 août 2006. Ses sketches et chansons resteront longtemps gravés dans la mémoire des Québécois.
• BLANCHE FRANCIS
Né le 21 juillet 1921, Francis Blanche est sans conteste un artiste autodidacte. Avec plus de 400 chansons (!) à son répertoire, il fait partie des créateurs les plus prolifiques de la chanson francophone. Il débute sa carrière en 1943 au théâtre Pigalle, année durant laquelle il écrit "Débit de l'eau, débit de lait" pour un certain Charles Trenet. Maniant la plume aussi bien que la parole, il écrit des chansons pour les Compagnons de la chanson, les Frères Jacques, Annie Cordy et Gloria Lasso, entre autres. Outre la création de chansons, Francis Blanche est également un conteur et un homme de radio qui a fait rire la France toute entière avec son éternel compagnon Pierre Dac. On se souvient encore des canulars signés "Furax". Francis Blanche est décédé le 6 juillet 1974 à l'âge de 53 ans seulement. Ce qui n'a, cette fois-ci, fait rire personne…

• BLANCHET JACQUES
Né le 11 avril 1931, Jacques Blanchet étudie l'écriture musicale et l'interprétation, avant d'écrire ses premières chansons au début des années 50. Grâce à l'avènement de la télévision, il participe à de nombreux concours et remporte en 1954 le premier prix des Benjamins de la chanson avec le titre "Tes lèvres ne m'ont pas attendu". L'année suivante, il fréquente à Paris le Petit conservatoire de la chanson de Mireille et fait ainsi quelques apparitions à la télévision française et belge. Il chante également au Lapin agile et Chez Patachou. En 1957, Jacques Blanchet remporte un nouveau prix au Concours de la chanson canadienne grâce au titre "Le ciel se marie avec la mer". D'autres chansons voient le jour, dont "Les fous de bassan", "Tête heureuse", "Jeunes amours", "La peau noire". Après avoir également chanté en Union soviétique, ce passionné de jazz nous quitte
le 9 mai 1981, miné par le cancer.

• BOCCARA FRIDA
Née le 29 octobre 1940 à Casablanca au Maroc, Frida Boccara suit des cours de chant classique, avant de fréquenter le Petit conservatoire de la chanson de Mireille. En 1962, elle rencontre un grand succès avec sa chanson "Cent mille chansons". Cela va complètement lancer sa carrière et Frida décide alors de tenter sa chance hors de France. En 1967, elle remporte le Festival de Sofia en Bulgarie. L'apogée de sa carrière arrive en 1969 lorsqu'elle gagne l'Eurovision de la chanson avec le tube "Un jour, un enfant". Malgré ses succès et une voix extraordinaire de clarté, le public lui rend de moins en moins hommage. Frida Boccara décède presque dans l'anonymat le 1er août 1996 d'une infection pulmonaire. La chanson française a perdu une voix inoubliable.

• BODART JEFF
Né le 30 septembre 1964 à Charleroi (Belgique), Jeff Bodart (de son vrai nom Jean-François Bodart) a dès son plus jeune âge la musique dans la peau. Il a tout juste six ans lorsqu’il interprète un tube des Poppys dans la cour de récréation de son école. Quelques années plus tard, Jeff Bodart découvre les Rolling Stones et les nouveaux groupes français de rock. Il sait maintenant qu’il fera lui aussi une carrière dans la chanson. En 1980, le punk fait rage et Jeff décide alors de monter un premier groupe, sans basse, composé de deux guitares et d’une batterie. Son nom : "Les Spasmes". Cinq ans plus tard, Jeff Bodart se fait plus largement connaître grâce à son nouveau groupe surnommé "Les Gangsters d’amour". Quelques disques voient le jour, dont "SOS Barracuda" et "Coûte que coûte". Au début des années 90, le Belge décide d’entamer une carrière solo et enregistre alors de nombreux succès, comme "Du vélo sans les mains", "La vie d’artiste", "Une histoire universelle", "Tu m’aimeras quand je ne t’aimerai plus", "Et parfois c’est comme ça". Jeff Bodart compose également des musiques pour le cinéma comme pour le film "Petite misère" avec Marie Trintignant. Cet artiste belge, à la casquette toujours vissée sur la tête, nous quitte le 20 mai 2008, victime un mois plus tôt d’un accident vasculaire cérébral l’ayant plongé dans le coma.

• BONHEUR COLETTE
Née le 20 septembre 1927 à Montréal, Colette Bonheur (de son vrai nom Colette Chailler) débute sa carrière à l’émission intitulée "Le fantôme au clavier de CKVL", animée par le chanteur et animateur Jacques Normand. Entre radio et télévision, les apparitions de Colette Bonheur sont très nombreuses. A la radio, elle anime "Le quart d’heure de la chanson" sur Radio-Canada en 1948. Sur le petit écran, elle en fait de même en présentant les émissions "Mes jeunes années", "Feuille au vent" et "Porte ouverte". Parallèlement, Colette Bonheur interprète de nombreuses chansons, parfois à succès comme "Violettes des champs" qui lui vaut le prix radio au Concours de la chanson canadienne en 1957. Quatre ans plus tard, elle épouse le saxophoniste Gerry Robinson et s’installe avec lui aux Bahamas. Son décès survenu le 15 octobre 1966 reste toujours inexpliqué…

• BONNARDOT GUY
Né le 2 novembre 1951 à Paris, Guy Bonnardot rencontre Claude François avec lequel il signe un contrat pour écrire des chansons, notamment pour Ringo. En 1972, Cloclo lui propose d'enregistrer son premier tube intitulé "Petit papillon". Cette même année, Guy Bonnardot rencontre le producteur Alain-Philippe Malagnac qui devient également son compagnon quelque temps. Après avoir acheté "L'auberge de la Moutière" à Montfort l'Amaury en 1975 - célèbre établissement ayant eu comme hôtes Picasso, Jean Marais et Jean Cocteau entre autres -, Guy Bonnardot poursuit son métier de chanteur tout en voyageant à travers le monde. Durant les années 70-80, il interprète de nombreuses chansons, comme "Juste un signe", "La fin du monde", "Mon amour ennemi" et "On a tous envie d'être un héros". A partir de 1985, le Parisien s'adonne à la peinture et expose ses oeuvres avec succès en 1989. Las, il est atteint du Sida et en meurt le 20 mars 1990. Sa carrière est inachevée…

• BORDAS MARCELLE
Née en 1897, Marcelle Bordas travaille en tant que modiste dans la confection de chapeaux. Elle rencontre madame Rasimi, femme d'un célèbre imprésario, qui lui propose de chanter dans le cabaret des Folies-Bergère, de l'Alhambra et de l'A.B.C. Grâce à sa voix de baryton (rare pour une femme), Marcelle Bordas reprend d'anciennes chansons, dont "La femme à barbe". Elle crée et enregistre en 1941 sans doute son plus grand succès intitulé "Ah, que la France est belle". Au final, son répertoire est principalement constitué de chansons d'étudiants et de marins. Marcelle Bordas nous quitte en 1968.

• BOTREL THEODORE
Fils de forgeron, né le 14 septembre 1868, Théodore Botrel arrive à Paris à l'âge de 12 ans après avoir passé son enfance en Bretagne. Il débute sa carrière au cabaret le Chat noir et voit sa renommée amplifier avec le temps grâce à sa chanson très populaire surnommée "La Paimpolaise", interprétée par la vedette du début du 20e siècle, Félix Mayol : « J'aime Paimpol et sa falaise, son église et son grand pardon. J'aime surtout la Paimpolaise qui m'attend au pays breton ». Se présentant en costume breton, il obtient de nombreux éloges avec plusieurs de ses chansons, dont "La Franchette", "Le mouchoir de Cholet", "Le petit Grégoire". Théodore Botrel chante également pour les soldats au front lors de la première guerre mondiale; ce qui lui vaut la décoration de la Croix de guerre et ce qui constitue le couronnement de sa carrière de chanteur patriotique. Il décède à Port-Blanc en 1925 mais reste aujourd'hui encore apprécié des mélomanes de la chanson francophone. Tout comme Aristide Bruant, son contemporain.

• BOULE NOIRE (Georges Thurston)
Né à Bedford le 29 décembre 1951, Boule Noire (de son vrai nom Georges Thurston) est abandonné par ses parents et grandit dans un foyer d’accueil. Passionné de musique R&B, il fait partie en 1965 d’un groupe surnommé "Les Zinconnus". Trois ans plus tard, Georges Thurston enregistre en solo ses premiers 45 tours qui ne connaissent que peu de succès. Il parvient néanmoins à devenir pianiste et guitariste de plusieurs chanteurs renommés, tels que Robert Charlebois, Claude Dubois et Nanette Workman. En 1975, il tente à nouveau de se mettre à son propre compte et prend comme nom d’artiste "Boule Noire" en raison de sa coupe de cheveux afro. C’est enfin la consécration en 1979 grâce à sa chanson "Aimer d’amour" qui se vend à plus de cent mille exemplaires. D’autres albums suivent, dont "Primitif", "Le tour des îles", "Résolution", "Soul pleureur". Atteint d’un cancer incurable, Boule Noire produit un dernier album en 2006 intitulé - et ce n’est pas un hasard - "Last call… dernier appel". Son cancer colorectal aura finalement raison de lui le 18 juin 2007 à Montréal.

• BOULET GERRY
Né le 1er mars 1946 à Saint Jean sur Richelieu au Québec, Gerry Boulet (de son vrai nom Gérald Boulet) s’intéresse très jeune à la musique puisqu’il fait partie de fanfares et apprend à jouer de la trompette. A l’âge de 16 ans, il rejoint un orchestre de danse, les "Double Tones", et se produit dans des soirées de noces. A partir de 1964, cet orchestre change de nom pour devenir les "Gants Blancs", puis "Offenbach". Gerry Boulet en devient le chanteur principal. Sa voix écorchée est un véritable repère pour le rock québécois. Au début des années 80, Gerry entame une carrière solo et enregistre un premier album intitulé "Presque 40 ans de blues". D’autres disques voient le jour, dont "Rendez-vous doux" en 1988 qui rencontre un large succès. Une année plus tard, le Québécois remporte le Félix de l’album et du spectacle rock. Malheureusement, Gerry Boulet meurt d’un cancer du colon le 18 juillet 1990. Admiré par la planète rock, il reçoit, à titre posthume, le Félix hommage pour sa chanson intitulée "Un beau grand bateau".

• BOULIANE LEVIS
Né à Disraëli en 1932, Lévis Bouliane apprend dès son plus jeune âge le violon, instrument avec lequel il connaîtra le succès tout au long de sa carrière. A 17 ans, il forme avec des amis un groupe musical surnommé "Les Five Blue Stars" et parcoure les villes et villages de plusieurs régions du Québec. Cette collaboration dure jusqu'en 1965, année durant laquelle Lévis Bouliane tombe amoureux du bluegrass, nouveau style musical typique de la région américaine des Appalaches, dans lequel le banjo occupe un rôle très important. Il enregistre alors de nombreux succès, dont "Plus loin toujours plus loin" et "Le chemin du prisonnier". Ses passages à la télévision et à la radio se succèdent et Lévis Bouliane voit sa renommée amplifier. En 1977, il connaît le triomphe avec le titre "A ma fenêtre". Après être devenu producteur de ses propres disques, Lévis Bouliane nous quitte le 28 juin 1992, à l'âge de 60 ans.

• BOURVIL
André Raimbourg (surnommé Bourvil) est né à Prétot-Vicquemare en Seine-Maritime le 27 juillet 1917. Il passe son enfance en Normandie où il devient apprenti boulanger. En 1940, il débarque à Paris et prend des cours de trompette au conservatoire. Quelque temps plus tard, il débute dans un cabaret de Pigalle et y interprète des chansons de Fernandel. Petit à petit, et grâce peut-être à son personnage naïf, il commence à être reconnu d'un public exigeant en chantant ses propres textes. En 1946, il décroche son premier succès avec "Les crayons". Rebelote en 1949 avec "La tactique du gendarme" et "A bicyclette". Il ne s'arrête pas en si bon chemin puisque "Salade de fruits" en 1959 fait exploser les ventes de disques. Parallèlement, Bourvil se destine au cinéma et joue des rôles de personnages comiques, voire ignares; l'une ses plus grandes apparitions étant sans doute dans le film "La grande vadrouille", en compagnie de Louis de Funès. A la pleine fleur de l'âge (53 ans), Bourvil décède le 23 septembre 1970, à la suite d'une maladie de la moelle osseuse.

• BOYER LUCIEN
Né le 20 janvier 1876 à Léognan en Gironde, Lucien Boyer débute sa carrière aux Quat'z-Arts en 1896, dans un registre contestataire. En 1918, au sortir de la guerre, il demande à Borel-Clerc de composer avec lui "La Madelon de la victoire"; chanson qui lui vaut la Légion d'honneur pour sa contribution au moral des soldats. Lucien Boyer n'est cependant pas uniquement un interprète. Il écrit de nombreuses pièces de théâtre, des revues, des opérettes et plus de deux mille chansons (!); les plus célèbres restent sans conteste "Tu verras Montmartre (1922)", "La trompette en bois", "Mon Paris (1925)" et "Ca c'est Paris".

• BOYER LUCIENNE
Née le 18 août 1901, Lucienne Boyer exerce tout d'abord le métier de modiste, avant de débuter une carrière d'interprète en participant à des revues. Elle rencontre soudainement un succès incontestable en 1930 avec sa chanson "Parlez-moi d'amour". Reconnue du public grâce à sa voix sensuelle et à sa façon de syllaber les mots, elle monte sur scène à Bobino, à l'Olympia, puis sur d'autres parterres parisiens, avant d'épouser un certain Jacques Pills. En 1976, on la voit encore se produire à l'Olympia aux côtés de sa fille, Jacqueline Boyer. Mais il s'agit là de l'un de ses derniers tours de chant puisqu'elle nous quitte à Paris
le 6 décembre 1983.

• BRANT MIKE
Fils d'un fonctionnaire israélien, né le 1er février 1947 à Nicosie (Chypre), Mike Brant se lance dans la chanson au milieu des années 60. Il débarque en France en 1969 sur les conseils avisés de Sylvie Vartan et de Carlos. Il subjugue très rapidement la France en interprétant sa toute première chanson en 1970 intitulée "Laisse-moi t'aimer". Ce disque fait un tabac et se vend à plus d'un million d'exemplaires. Sa puissante voix de crooner et sa sensualité ne laissent personne indifférent. Mike Brant continue à séduire un public de plus en plus acquis à sa cause en interprétant des titres tels que "Rien qu'une larme", "Qui saura", "C'est ma prière", "L'oiseau noir et l'oiseau blanc". En pleine gloire, adulé par des milliers de fans, mais terriblement dépressif, il décide de mettre fin à ses jours en se jetant du cinquième étage d'un immeuble parisien. Il disparaît ainsi brutalement le 25 avril 1975, emportant avec lui tous ses maux.

• BRASSENS GEORGES
Né à Sète le 22 octobre 1921, fils d'une mère napolitaine, Georges Brassens est très vite fasciné par ses idoles que sont Charles Trenet, Vincent Scotto et Ray Ventura. En 1943, il est envoyé en Allemagne au STO (Service du Travail Obligatoire). Mais cela va à l'encontre de ses idées et il profite d'un week-end de libre pour déserter et se réfugier à Paris, au fond de l'Impasse Florimont, chez son amie Jeanne. A partir de ce moment-là, Georges écrit des poèmes. Patachou, qui possède un cabaret, le pousse alors à interpréter ses propres textes sur scène. Pas habitué et quelque peu timide, Georges accepte néanmoins. Le public est ébloui par sa verve littéraire. Pour la première fois dans l'histoire de la chanson francophone, un homme ose dire tout haut ce que tout le monde pense tout bas. Plusieurs de ses chansons sont censurées. On pense notamment au "Gorille", chanson décriant la peine de mort encore en vigueur en France en 1954. Il est vrai que son anticonformisme, son esprit de révolte ne laisse personne indifférent. Il y a ceux qui aiment Brassens et ceux qui le détestent. Georges Brassens écrit près de 200 chansons. Les plus célèbres sont "Les copains d'abord", "La cane de Jeanne", "Les amoureux des bancs publics", "Mourir pour des idées". Il monte une dernière fois sur scène en 1976 à Bobino, avant de se retirer. Atteint d'un cancer et d'une infection rénale récurrente, Georges Brassens meurt à Saint-Gély-du-Fesc le 29 octobre 1981. Il repose au cimetière du Py à Sète. Lui qui craignait la mort comme la peste a été emporté à l'âge de 60 ans par la faucheuse. Peut-être que Tonton Georges nous observe depuis son pin parasol…

• BREL JACQUES
Né à Bruxelles dans une famille d'industriels le 8 avril 1929, Jacques Brel prend vite goût à la chanson. Jacques Canetti, responsable artistique, le repère et lui propose de chanter dans son cabaret des Trois-Baudets, à Paris. Les débuts sont difficiles, le public le boude. Mais en 1956, grâce à sa chanson "Quand on n'a que l'amour", il commence enfin à se faire connaître. Deux ans plus tard, il monte sur scène à l'Olympia et interprète "Ne me quitte pas". En 1961, il se retrouve à nouveau à l'Olympia et chante "Les Bourgeois", "Les biches", "Madeleine", entre autres. Le public est subjugué par cet homme qui arrive à faire passer des messages à travers ses chansons. Mais pour y arriver, Jacques Brel se rend malade. On le voit suer, même vomir avant de rentrer en scène. Il ne veut pas décevoir son public. Au début des années 70, il se lance dans le cinéma et joue dans plusieurs films comme dans "L'emmerdeur". Las, il est atteint d'un cancer et meurt à l'hôpital Avicenne de Bobigny, le 9 octobre 1978. Il repose aux Marquises, à côté du peintre Paul Gauguin. Et dire qu'en 1968, il avait interpellé Dieu dans la chanson "J'arrive" : « J'arrive, j'arrive. Mais qu'est-ce que j'aurais bien aimé encore une fois traîner mes os jusqu'au soleil, jusqu'à l'été, jusqu'à demain, jusqu'au printemps ».

• BRETONNIERE JEAN
Né à Tours le 22 octobre 1924, Jean Bretonnière débute sa carrière au cours de la deuxième guerre mondiale en interprétant des chansons comiques qui avaient fait tant rire plusieurs années auparavant. N'ayant pourtant quasiment pris aucune leçon de chant, il décide de passer au répertoire de l'opérette. En 1952, il débute dans l'opérette "Feu d'artifice", aux côtés de Suzy Delair. Deux ans plus tard, et en tant que bon comédien et chanteur, il est tête d'affiche à la Gaîté Lyrique et chante dans "Pampanilla". Jean ne s'arrête pas là et s'en va sur les chemins de Province pour des tours de chant interminables. Son répertoire est vaste : "La veuve joyeuse", "Trois valses", "Rose-Marie". En 1968, Jean Bretonnière se tourne vers le théâtre et joue plusieurs rôles plus ou moins importants, comme dans "Jupiter" et "La facture". Le 13 mars 2001, il tire sa révérence à Romainville, après une carrière bien remplie.

• BRIDGE BILLY
Né le 17 décembre 1945 à Cherbourg, Billy Bridge (de son vrai nom Jean-Marc Bridge) est remarqué par un certain Kurt Mohr qui travaille pour la maison de disques Odéon. En 1962, âgé alors que de 17 ans, il enregistre son premier 45 tours intitulé "Surboum". Nous sommes en pleine vague rock’n’roll et Billy Bridge va s’inspirer de la mouvance américaine pour importer en France le madison. Il forme avec plusieurs autres musiciens un groupe surnommé "Les Mustangs" et enregistre de nombreux succès, dont "Ne dis plus rien", "Madison flirt", "Viens twister avec moi", "Donne-moi cette nuit". Après un long passage à vide, Billy Bridge relance sa carrière en 1971 en prenant pour pseudonyme "Black swan", autrement dit, cygne noir. Il rencontre un triomphe avec la chanson "Echoes and rainbows" qui se vend à plus d’un million d’exemplaires. Par la suite, il retrace sa vie en reprenant les tubes de sa jeunesse, jusqu’à sa mort survenue le 21 novembre 1994.

• BRUANT ARISTIDE
Né le 6 mai 1851, Aristide Bruant peut-être considéré comme le "Père spirituel" de la chanson francophone puisqu'il est l'un des tout premiers artistes de sa génération à nous avoir laissé des traces sonores. Issu d'une famille bourgeoise, il se retrouve embrigadé comme soldat lors de la guerre de... 1870. Il débarque ensuite à Paris où il débute sa carrière dans le cabaret les Ambassadeurs, puis au Chat noir où il crée la célèbre chanson du "Chat noir" : « Je cherche fortune autour du Chat noir. Au clair de la lune, à Montmartre le soir… ». En 1885, il rachète la salle du Mirliton et se pave d'un manteau noir, d'un chapeau noir et d'une écharpe rouge. Le peintre Toulouse Lautrec lui fait un autoportrait (que l'on peut admirer encore fréquemment de nos jours sur des affiches). Ses chansons mêlent le parler populaire et l'argot et visent à décrire les dures réalités du début du 20e siècle, comme dans "A la Bastille", "Ah les salauds", "Nini peau de chien". Aristide Bruant s'éteint le 23 février 1925.

• BRUNELLE PAUL
Né le 10 juin 1923 à Granby au Québec, Paul Brunelle chante dès son plus jeune âge avec les "Petits chanteurs" de sa ville natale. En 1939, il forme un groupe avec lequel il se produit dans les banquets, mariages et autres réceptions, en interprétant des chansons françaises et américaines. Après avoir remporté deux concours de chanteur amateur en 1943 et 1944, il enregistre ses premiers 45 tours intitulés "Femmes, que vous êtes jolies" et "Mon enfant, je te pardonne". Le succès est immédiat et Paul Brunelle grave de nouveaux titres, dont "Sur ce rocher blanc", "Par une nuit d'étoiles" et "Au loin là-bas dans ma prairie". Ses chansons sur des airs de western le classe parmi le maître de ce style, tout comme ses contemporains que sont Marcel Martel et Willie Lamothe. Après avoir encore animé plusieurs émissions à la radio "Paul Brunelle et ses Troubadours" et à la télévision "Le ranch à Willie", il est contraint de mettre un terme à sa carrière au début des années 80. Atteint d'un cancer de la gorge, il nous quitte
le 24 novembre 1994.

• BUFFET EUGENIE
Née en 1866 en Algérie, Eugénie Buffet devient chanteuse de café-concert en 1890. Elle est très vite appréciée car elle possède sur elle un style naturel, retraçant la vie difficile qu'elle a déjà vécue. Elle se présente sur les scènes, dans les cabarets et dans la rue comme une sorte de reine populaire, au coeur débordant de sympathie, de bonté et de simplicité dévouée. A ce propos, on la voit chanter au profit des blessés, des soldats et des malades. Eugénie Buffet interprète souvent des chansons d'Aristide Bruant et de Théodore Botrel. Son plus grand succès reste toutefois la célèbre "Sérénade du pavé (1892)". Elle meurt à Paris en 1934.

• BURTON ANDRE
Né en 1947 à Nivelles en Belgique, et issu d'une maman originaire de Crimée et d'un père Belge, André Burton débute sa carrière à l'âge de 15 ans dans deux orchestres de rhythm'n'blues surnommés "Les Rock'n'Twist" et "Les Archontes". En 1968, il crée la comédie musicale rock "Futopie" et remporte trois ans plus tard le prix de l'originalité du Festival de Spa avec le groupe des "Comanches". Par la suite, André Burton réalise plusieurs tours de chant théâtralisés, comme "Vois je voyage " en 1984 et "Chanson de geste d'un samouraï fou" en 1990. Parallèlement, le Belge écrit des chansons pour plusieurs artistes, dont Plastic Bertrand et Nicole Croisille. Parmi ses plus célèbres tubes, mentionnons "Café civilisé", "Visiblement tu n'es plus là", "Pas le temps de ramasser les blessés", "Dans le joli bois", "Le grand balayeur". Atteint d'un cancer, André Burton nous quitte le 26 septembre 1995.

• BUSCH EVA
Née à Berlin le 22 mai 1909, Eva Busch (de son vrai nom Eva Zimmermann) apprend le piano, le violon et la danse classique. Au début des années 30, elle enregistre ses premiers disques mais quitte rapidement l'Allemagne pour se rendre aux Pays-Bas à la suite de l'arrivée d'Hitler au pouvoir en 1933. Après un passage aux Etats-Unis, Eva s'installe à Paris et enregistre de nouveaux disques 78 tours. En 1940, elle chante sans doute sa plus célèbre chanson intitulée "Bel ami". A la fin de l'année 44, elle interprète des chansons pour les civils et les militaires allemands. Par la suite, elle revient en France et continue sa carrière d'interprète. Eva Busch s'éteint le 20 juillet 2001 à Münich.