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ANNIVERSAIRES
MESSAGES & CHAT
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• C. JERÔME
Né dans le 12e arrondissement de Paris le 21 décembre 1946, C. Jérôme (de son vrai nom Claude Dhotel) crée un groupe de rock à l'âge de 16 ans. En 1967, il prend comme pseudo "C. Jérôme" et enregistre son premier 45 tours intitulé "Les fiancés" qui ne remporte pas le succès escompté. Mais avec son second disque "Le petit chaperon rouge est mort", il devient le chouchou de la célèbre émission "Salut les copains". Le premier de ses grands succès est "Quand la mer se retire", enregistré en 1969. Le Parisien ne s'arrête pas là et enregistre en 1970 un tube qui se vend à plus d'un million d'exemplaires : "Kiss me". Cette chanson se retrouve en tête des hit-parades dans de nombreux pays européens. Bien que C. Jérôme ne se prenne jamais au sérieux, il voit d'autres tubes rencontrer un franc succès, comme "Himalaya", "La petite fille 73", "C'est moi", "Et tu danses avec lui". En 1997, il est opéré d'urgence d'une tumeur. Cette dernière l'emporte finalement le 14 mars 2000. En 30 ans de carrière, C. Jérôme a vendu plus de... 26 millions de disques !
• CADILLAC RITA
Née à Paris le 18 mai 1936, Rita Cadillac (de son vrai nom Nicole Yasterbelsky) possède un physique de rêve. Et c'est justement grâce à cet aspect sulfureux qu'elle parvient à conquérir la scène artistique. Pin-up blonde très déshabillée, elle débute sa carrière au Crazy Horse en tant que danseuse, puis enregistre plusieurs disques dès la fin des années 50, dont "Ne comptez pas sur moi", "Arriverderci", "Jamais je n'oublierai", "Chaque fois qu'on aime". Parallèlement à la chanson, Rita Cadillac joue également plusieurs rôles au cinéma comme dans les films "Soirs de Paris (1954)", "Porte océane (1958)" et "La prostitution (1962)". Elle nous quitte le 4 avril 1995 à Deauville, dans le Calvados.
• CAIRE REDA
A l'instar de son nom, Reda Caire est né au Caire, le 14 février 1905. Il s'installe avec sa famille au début des années 20 à Marseille. Très vite, il se lie d'amitié avec Gaston Gabaroche qui lui compose plusieurs chansons, parmi lesquelles "Un soir à la Havane", "Ma banlieue", "Les beaux dimanches de printemps". Il devient rapidement la coqueluche des Marseillais qui se rendent massivement au théâtre ou dans les cabarets pour le voir à l'oeuvre. Les Parisiens ne sont pas en reste non plus puisqu'ils remplissent les salles de Bobino et de l'Européen pour assister au spectacle de ce gentleman de la l'opérette et de la chanson française. Fort de son succès, Reda Caire enregistre quelque cent cinquante 78 tours, dont plusieurs chefs-d'oeuvre, parmi lesquels "Fermons nos rideaux", "Si tu reviens", "Vous êtes si jolie". En 1957, il ouvre une école de chant avant de monter une dernière fois sur scène en 1962. Il s'éteint le 9 septembre 1963.
• CAPRI AGNES
Née le 15 avril 1915, Agnès Capri (de son vrai nom Sophie Rose Friedmann) est issue d'une famille juive ayant fui la Révolution russe. Attirée par le monde artistique, elle prend à la fois des cours de chant et d'art dramatique à l'âge de 16 ans. Agnès Capri est très vite imprégnée d'idées révolutionnaires et interprète plusieurs chansons sur ce thème-là. Elle fait même scandale en interprétant un poème de Jacques Prévert comportant des paroles pour le moins troublantes : « Notre Père qui êtes aux cieux, restez-y ». En 1938, elle ouvre son propre lieu révolutionnaire où se rencontrent des artistes aussi variés que militants, tels que Jacques Prévert, Joseph Kosma et Eric Satie. Durant la seconde guerre mondiale, Agnès Capri est contrainte de fermer boutique et quitte la France pour l'Algérie où elle se produit sur plusieurs scènes. Ses chansons sont fort appréciées : "La Grande Opéra", "Laisse parler Jacob", "Je te veux". Après la guerre, elle revient en France et ouvre un cabaret dans lequel plusieurs nouveaux artistes de la chanson française débutent leur carrière, comme Marcel Mouloudji, Serge Reggiani et Catherine Sauvage. Agnès Capri nous quitte le 15 novembre 1976.
• CARA NILA
Née le 12 juin 1916 à Villefrance-sur-Mer, Nila Cara (de son vrai nom Victorine Thérèse Mencaraglia) fait ses toutes premières apparitions au début de la seconde guerre mondiale. On la voit en 1939 dans le film "Paradis perdu" où elle tient le rôle d'une chanteuse sur la Marie-Galante. Puis entre 1940 et 1950, elle se produit sur plusieurs scènes parisiennes, dont le Boeuf sur le toit et Bobino où elle y interprète des chansons remplies de chaleur et d’émotion, comme "Je vends des hot-dogs", "Partir au bout du monde", "J’ai chanté sur ma peine", "Où es-tu mon amour" et "Y’en a pas deux comme lui". Après s’être sans doute volontairement éclipsée en raison de la nouvelle vague yé-yé, Nila Cara réapparaît à la fin des années 80 sur le plateau de "La chance aux chansons". Elle nous quitte le 26 décembre 1999 à Cagnes-sur-Mer.
• CARADEC JEAN-MICHEL
Né à Morlaix dans le Finistère le 20 septembre 1946, Jean-Michel Caradec apprend la guitare grâce à sa soeur qui lui l'avait offerte. Il n'a que 16 ans mais sait qu'il possède les capacités pour devenir un excellent auteur, compositeur et interprète. Il écrit des poèmes, joue de la flûte. Après s'être produit dans de petits cabarets, il chante en première partie du spectacle de Maxime Le Forestier, dans l'immense salle de l'Olympia. Il enthousiasme le public. L'année 1974 est une révélation puisqu'il enregistre les tubes suivants qui seront tous des succès : "Ma petite fille de rêve", "La colline aux coralines", "Mai 1968". Sa sensibilité, ses mélodies harmonieuses donnent des frissons à bon nombre de mélomanes. Mais en pleine gloire et alors qu'il n'a que 35 ans, Jean-Michel Caradec trouve la mort dans un accident de voiture en 1981. Le Breton laisse derrière lui un répertoire malheureusement inachevé.
• CARLOS
Fils de la célèbre pédopsychiatre Françoise Dolto et d'un père russe, Carlos (de son vrai nom Jean-Chrysostome Dolto) est né le 20 février 1943. Passionné par les ambiances festives, il anime très jeune des soirées dans le quartier de Notre-Dame, à Paris. Au début des années 60, il rencontre le couple Sylvie Vartan - Johnny Hallyday et accompagne partout les deux stars montantes de la chanson, jusqu'en 1972. Carlos devient même l'assistant principal de Sylvie Vartan, avant de débuter une carrière solo. Portant de larges tenues bariolées, tout en imposant un style de campeur rigolo, il chante plusieurs tubes incontournables sur des rythmes festifs, dont "Big Bisou", "Rosalie", "Tout nu, tout bronzé". Parallèlement, Carlos reste également un artiste incontournable du petit écran. Ses apparitions dans l'émission satirique des "Grosses Têtes" aux côtés de Philippe Bouvard sont encore aujourd'hui des moments cultes. Sans oublier plusieurs rôles au cinéma comme dans les films "La patate", "Le cri du cormoran le soir au-dessus des jonques" et dans le téléfilm "Le J.A.P" (Juge d'application des peines). Terrassé par un cancer foudroyant, ce comique barbu nous quitte le 17 janvier 2008.
• CASSEL JEAN-PIERRE
Né le 27 octobre 1932 à Paris, Jean-Pierre Cassel (de son vrai nom Jean-Pierre Crochon) prend très vite goût au monde artistique, attiré sans doute par sa mère qui est chanteuse classique. Après avoir eu la chance de rencontrer son idole américaine Gene Kelly, il joue de petits rôles au cinéma à partir de 1953. Quelques années plus tard, il est remarqué par un certain Philippe de Broca, également débutant comédien, qui lui propose de jouer au théâtre dans "Les jeux de l'amour". La carrière de Jean-Pierre Cassel est ainsi lancée. Bien que comédien, il excelle également dans l'art musical et joue à merveille les pas de claquettes. Le Parisien interprète tout au long de sa carrière plusieurs chansons d'artistes renommés, dont "Jolie môme" de Léo Ferré, "Les feuilles mortes" d'Yves Montand et "Syracuse" d'Henri Salvador. Après une existence fort bien remplie mélangeant le théâtre, la chanson et le cinéma (on le voit également dans les films "L'armée des ombres", "Paris brûle-t-il", "Les rivières pourpres"), Jean-Pierre Cassel nous quitte le 19 avril 2007, emporté par la maladie.
• CASTONGUAY EDOUARD
Né le 2 septembre 1929 au Chemin-du-Lac (Québec), Edouard Castonguay se passionne très jeune pour la musique. Il n'a que sept ans lorsqu'il fabrique sa propre guitare et en joue pour faire valser. Quelque temps plus tard, il écrit ses premières chansons et parvient enfin en 1956 à graver son premier 78 tours intitulé "Bonne nuit, ma chérie". Edouard Castonguay poursuit sa carrière de chanteur à la tête de la troupe "Les joyeux campagnards" et chante de paroisse en paroisse. Malheureusement, la musique ne lui suffit pas pour vivre et il doit se consacrer à d'autres travails, dont bûcheron et vendeur de pain. Sans véritable aide externe, et après avoir fait lui-même sa propre publicité pour sa musique, il parvient enfin à gagner sa vie grâce à ses oeuvres. Mieux, en 1983, il crée sa propre maison de disques. Son style mélangeant le western à la country est très apprécié. Parmi ses plus grands succès, mentionnons "Je vous salue en passant", "L'air d'un solitaire", "Mon amie l'hirondelle", "Jolie fleur des bois". Edouard Castonguay disparaît le 8 mars 2006, vaincu par la maladie.
• CAUSSIMON JEAN-ROGER
Né le 24 juillet 1918 à Montrouge, Jean-Roger Caussimon débute sa carrière d'artiste au théâtre et au cinéma en jouant avec Carné, Renoir et Autant-Lara. Il est également homme de télévision et de radio. Parallèlement, il écrit des textes de chansons qu'il interprète dès 1943 au Lapin agile. En 1947, il rencontre Léo Ferré qui lui propose de mettre ses oeuvres en musique. Jean-Roger accepte et cela débouche sur une grande amitié et collaboration entre les deux hommes. Caussimon écrit, Ferré chante : "Monsieur William", "Comme à Ostende", "Mon camarade". En 1970, sur l'amicale insistance de Pierre Barouh, Jean-Roger Caussimon enregistre lui-même son premier 33 tours intitulé "Caussimon chante Caussimon". Le succès est immédiat. On apprécie ce barbu au désespoir tranquille, quelque peu anarchiste, et évoquant souvent la mort. Jean-Roger Caussimon nous quitte le 20 octobre 1985.
• CELIS ELYANE
Née le 10 avril 1914 en Belgique, Elyane Célis se fait remarquer sur la scène du Casino de Paris en 1935 lorsqu'elle interprète "Pirouli rouli", chanson composée par Vincent Scotto. Sa voix de soprano étincelante attire le public. Ce dernier assiste à un tour de chant original en voyant Elyane Célis assise sur un immense piano à queue. En 1938, elle enregistre deux chansons principales du film de Walt Disney "Blanche-Neige et les sept nains" intitulées "Un sourire en chantant" et "Un jour mon prince viendra". Ses chansons les plus célèbres demeurent "Baisse l'abat-jour", "Ca sent la friture", "Un violon dans la nuit". Elle nous quitte le 16 juin 1962 à l'âge précoce de 48 ans.
• CESAR ET LES ROMAINS
Groupe canadien formé au début des années 60, en pleine vague yé-yé, César et les Romains sortent un premier album en 1965 comportant le titre à succès intitulé "Je sais". L'année suivante, le quintet (Maurice Bélanger, basse / Daniel Lachance, guitare / Denis L'Espérance, chant, 1943-2004 / Jacques Moisan, batterie / Donald Seward, orgue) rencontre à nouveau un énorme succès avec la chanson "Trop seul sans toi", empruntée à Paul Anka. Jusqu'en 1968 et à la dissolution du groupe, César et les Romains continuent à interpréter de nombreux tubes provenant d'artistes renommés, comme "Que faut-il faire pour oublier" de Petula Clark, "Trois nuits (Try me)" de James Brown, "Par amour par pitié" de Sylvie Vartan. Outre les reprises, le groupe crée également lui-même ses propres compositions, comme "Dans ton miroir", "J'ai oublié de prier", "Il est jaloux". Dès 1968, et ce jusqu'au début des années 80, seul Denis L'Espérance (dit Dino) mène une carrière solo. Ce dernier nous quitte le 24 décembre 2004.
• CHANTEUR SANS NOM
Né le 4 février 1910 à Montreuil, Roland Avellis a toujours vécu dans l'anonymat. Jusqu'à son dernier souffle, cet homme fut appelé "Le chanteur sans nom". Abandonné dès sa naissance, il est très vite attiré par les chanteurs populaires de son époque que sont Maurice Chevalier, Fréhel et Mistinguett. Doué d'une voix juste et d'une diction parfaite, "Le chanteur sans nom" débute sa carrière dès 1934 dans les bals musettes. Il chante des valses et rencontre une certaine Edith Piaf avec laquelle il se lie d'une grande amitié. Participant à de nombreux thés dansants, il interprète des succès incontournables, comme "Violetta", "Tristesse", "Partir un jour". En 1936, il apparaît pour la première fois sur scène (celle du Médrano) et porte un masque noir sur le visage afin de perpétuer le mystère. Par la suite, il devient même le secrétaire d'Edith Piaf, tout en continuant à interpréter avec beaucoup d'émotion diverses chansons, dont "Tous mes rêves passés" de Jacques Pills. Atteint d'un diabète chronique, "Le chanteur sans nom" meurt le 24 mars 1974, à Corbeil-Essonnes.
• CHARLEBOIS JEANNE D'ARC
Née en 1920 à Verdun (Canada), Jeanne d’Arc Charlebois débute sa carrière à l’âge de 33 ans en faisant partie de la troupe de Jean Grimaldi. Après s’être exilée en France à la fin des années 40 où elle devient une des artistes les plus en vue, elle revient au Canada et décide de modifier quelque peu son nom. En effet, Jeanne d’Arc Charlebois devient simplement Jeanne Charlebois. Pas besoin de longs discours pour expliquer ce volontaire changement… Sa voix extraordinaire lui permet d’enregistrer de nombreux disques, dont "Les cinq jumelles", "La lune de miel", "Les filles de campagne", "Le petit sauvage du nord". Elle maîtrise à merveille la turlute, c’est-à-dire la technique vocale consistant à imiter, et même remplacer, le son de certains instruments de musique. Tout au long de sa carrière, cette Québécoise aura perpétué le style et le répertoire de la célèbre chanteuse des années 20-30 La Bolduc qu'elle aura fait connaître également en Europe. Jeanne Charlebois nous quitte le 16 septembre 2001 à Saratoga, dans l'état de New York.
• CHARLUS
Né le 6 septembre 1860, Charlus (de son vrai nom Louis Napoléon Defer) n'a aucun style particulier. Il sait tout faire ou presque. Il est capable de remplacer qui que ce soit au pied de nez. Il passe ainsi du style comique troupier au chanteur de charme en quelques instants. Véritable machine à produire, Charlus enregistre à la fin du 19e et au début du 20e siècle des centaines de chansons. A ce propos, on lui donne le nom de "Forçat du gramophone" ou "Roi du phono". Son plus grand succès reste la chanson "Le petit panier". Il décède le 21 février 1951 dans le département de l'Oise, à l'âge de 90 ans.
• CHARPINI & BRANCATO
Duo de légende des années 30, Charpini (1901-1987) et Brancato (1900-1991) se sont rencontrés en 1929. Jean Charpini, comique pour ses rôles au théâtre en tant que travesti, et Antoine Brancato, virtuose baryton sachant également jouer du piano, n'ont pas eu de peine à se lier d'amitié pour former ce duo. Après être restés sept ans au cabaret le Bosphore, ils se produisent dans de nombreuses salles parisiennes. Leur numéro à base d'opéra et d'opérette est, à cette époque, un des plus célèbres de Paris. Parmi leurs diverses interprétations, relevons "Elle ou lui" de l'opérette "Divin mensonge", "Nous avons fait un beau voyage" de l'opérette "Ciboulette" et "Duetto de l'âne" de l'opérette "Véronique".
• CHATS SAUVAGES
Groupe de rock français formé en 1960, les Chats sauvages sont composés à la base de cinq membres (Dick Rivers, chant, né le 24 avril 1945 / John Rob, guitare, né en 1945 / James Fawler, guitare, né en 1942 / Jack Regard, basse, né en 1943 / Willy Lewis, batterie). En 1961, les Chats sauvages rencontrent le triomphe grâce à la chanson "Twist à Saint-Tropez" et se classent deuxièmes des hit-parades, derrière les inévitables Chaussettes noires. D'autres 45 tours suivent en 1961 et 62, dont "Ma p'tite amie est vache", "Je veux tout ce que tu veux", "Je reviendrai", "Laissez-nous twister", "C'est pas sérieux". Le départ de Dick Rivers pour une carrière solo affecte la popularité du groupe. Ce dernier parvient néanmoins à enregistrer un nouveau succès avec le titre "Derniers baisers". Chanson qui sera d'ailleurs reprise par C. Jérôme en 1986 et par Laurent Voulzy en 2006. Tout comme leurs homologues des Chaussettes noires, les Chats sauvages mettent un terme à leur collaboration en 1964.
• CHAUSSETTES NOIRES
Le groupe français des Chaussettes noires voit le jour en 1960 après avoir passé une audition chez Barclay. Il est composé de cinq membres (Eddy Mitchell, chant, né en 1942 / William Benaïm, guitare / Tony D’Arpa, guitare rythmique, décédé en 2002 / Aldo Martinez, guitare basse, décédé en 1996 / Jean-Pierre Chichportich, batteur). En 1961, le disque intitulé "Be bop a lula" se vend comme des petits pains. Et ce n’est pas tout puisque les succès s’enchaînent avec les titres "Daniela", "Eddie sois bon", "Hey Pony", "100% rock". Grâce à l’engouement du rock au début des années 60, les Chaussettes noires marquent les esprits. Leurs trois concerts au Palais des Sports de Paris font salle comble. La pérennité du groupe ne dure pas au-delà de 1964 à la suite du départ d’Eddy Mitchell; ce dernier débutant une carrière solo dont on connaît aujourd’hui le brillant parcours.
• CHEVALIER MAURICE
Né le 12 septembre 1888 à Paris, Maurice Chevalier passe son enfance dans le quartier de Ménilmontant. Son père l'ayant très vite abandonné, le petit Maurice, alors âgé de 12 ans, chante dans de petits cabarets parisiens. Il imite Dranem en faisant le pitre. Ce n'est véritablement qu'en 1905, à l'âge de 17 ans, qu'il débute sa carrière sur la scène de l'Alcazar de Marseille. Parallèlement, il vit une liaison tumultueuse avec Fréhel, chanteuse dramatique, devenue alcoolique et toxicomane. Mais cette relation ne dure pas. Le svelte et sexy jeune homme s'en va fréquenter d'autres scènes, dont les Folies-Bergère et le Casino de Paris. En 1928, Maurice Chevalier entame une tournée internationale qui le propulse à New York. La gloire est au rendez-vous, le succès incontestable. Chevalier se fait alors une renommée internationale. Mais en 1941, en pleine guerre mondiale, il chante "Ca sent si bon la France". Cette chanson va déboucher sur de nombreuses critiques car beaucoup estiment qu'il s'agit d'une chanson de propagande. Maurice Chevalier passe alors une période difficile et refuse, lors de l'envahissement de la zone libre, de chanter en public. Heureusement, tout rentre dans l'ordre dès la fin de la guerre et l’homme remonte sur scène. Il fait ses adieux officiels en 1968 lors d'un ultime concert au théâtre des Champs-Elysées, en y interprétant ses plus grands succès, dont "Valentine", "Ma pomme", "Fleur de Paris". Il s'éteint le 1er jour de l'an 1972.
• CHOMONT STEPHANE
Né le 4 janvier 1963, Stéphane Chomont a tout juste 20 ans lorsqu’il rencontre Pascal Sevran, célèbre animateur, chanteur et producteur de télévision. Tous deux tombent amoureux et Pascal propose alors à Stéphane de se produire dans sa célèbre émission "La chance aux chansons". Pendant une quinzaine d’années, Stéphane Chomont chante fréquemment sur le plateau de Pascal Sevran et enregistre également un CD intitulé "Souvenir de la rue". Il y interprète une dizaine de titres, dont "Y’avait du jazz", "La vie à la petite semaine" et "Le temps qui nous reste". Pascal Sevran dit de son ami « qu’il est né à La chance aux chansons et qu’il l’a vu s’affirmer chaque jour. Il a la grâce innée des grands, et dans le sourire et la voix le charme éternel des enfants de Paname ». Malheureusement, Stéphane Chomont, atteint d’une longue maladie, décède le 16 octobre 1998 à Paris. Son ami Pascal Sevran lui rend hommage en 2000 en lui consacrant le livre intitulé "La vie sans lui".

• CHRISTIE DAVID
Né le 1er janvier 1948 dans le département du Rhône, David Christie débarque à Paris à 17 ans où il participe à l'émission "Télé Dimanche". Au début des années 70, sous le nom de James Bolden, il compose de nombreuses chansons pour des artistes renommés tels que Gloria Gaynor, Demis Roussos, Joe Dassin, Sylvie Vartan. David Christie interprète lui-même plusieurs titres, dont "Deux petites perles bleues", "Julie", "Notre premier enfant" et "Saddle up", titre anglais reconnu internationalement. David Christie met fin à ses jours dans les Landes le 14 mai 1997 où il vivait retiré depuis 1983. Ce suicide est sans doute dû au décès brutal de sa fille de 11 ans, trois mois auparavant.
• CLAIR BRUNO
Né le 15 novembre 1907 à Bastia, Bruno Clair (de son vrai nom Bruno Guaitella) débarque très jeune avec ses parents à Marseille où il exerce le métier de marin de commerce. Bruno Clair est attiré comme un aimant par la chanson et lors de son temps libre, il se rend fréquemment à l’Alcazar de Marseille. Georgel - immense vedette des années 30 - le remarque et est époustouflé d’entendre sa voix de ténor harmonieuse. Il l’encourage à débuter une carrière de chanteur à Paris. Bruno accepte, enregistre aussitôt ses premiers disques et devient même chanteur de l’orchestre de Ray Ventura. Le succès est immédiat. A l’image de Reda Caire, Jean Lumière et Tino Rossi, Bruno Clair est très apprécié. Ses plus grands succès sont "Reviens mon amour", "Partir un jour", "Tes yeux", "Où es-tu mon Espagne". En 1938, il fait ses débuts au cinéma en jouant dans "Les frères corses", "Vidocq" et "Le club des Fadas". Cinq ans plus tard, il rencontre la célèbre chanteuse italienne Victoria Marino avec laquelle il se marie. Par la suite, Bruno Clair consacre uniquement sa carrière au cinéma et tourne ainsi le dos à la chanson. Son décès survenu le 3 janvier 1972 laissa un énorme chagrin aux Marseillais.
• CLASSELS
Orchestre formé en 1964 mais issu du groupe des "Special Tones", les Classels sont constitués de cinq musiciens, à savoir Gilles Girard (voix), Michel Caron (guitare et voix), Jean-Clément Douin (guitare et voix), Serge Douin (batterie) et Pierre Therrien (basse et voix). Attirés par les stars des vinyles que sont les Beatles, les Classels décident de mettre à profit leur expérience musicale pour créer plusieurs tubes. Reconnaissables grâce à leurs cheveux blancs, leurs complets blancs et instruments blancs, les Classels misent sur des chansons inédites pour leurs premiers enregistrements, comme "Tu le regretteras", "Mon premier amour", "Les révoltés". Leur renommée vient quelque temps plus tard grâce au titre "Ton amour a changé ma vie". Afin de toucher tout le monde et pas seulement la nouvelle génération, les Classels remettent au goût du jour plusieurs chansons d’artistes renommés, telles que "Les trois cloches" des Compagnons de la chanson et "Et maintenant" de Gilbert Bécaud. Malheureusement, la concurrence est très rude au début des années 70 avec l’apparition de la disco et les Classels décident alors de mettre un terme à leur collaboration en 1971.
• CLAUDIUS
Né le 19 novembre 1858, Claudius (de son vrai nom Maurice Jouet) est une figure emblématique du café-concert de la fin du 19e et début du 20e siècle. Il est contemporain à des artistes tels que Polaire, Aristide Bruant, et Dranem. Grand, mince, habillé d'un costume à carreaux, Claudius déclenche l'hilarité en entrant sur scène. Son zozotement fait rire. Il chante des refrains populaires de l'époque, comme "Je suis républicain", "Elles en veulent", "Coeur brisé". Talentueux, il décide vers 1895 de se lancer dans le théâtre où il joue quelques rôles intéressants. Par la suite, il écrit quelques revues pour la Scala, le Moulin Rouge, l'Alcazar et les Ambassadeurs. Claudius meurt au Cannet en 1932.
• CLAVEAU ANDRE
Né le 17 décembre 1915 à Paris, André Claveau remporte un concours radiophonique en 1936 et se lance petit à petit dans le monde de la chanson et de la radio. Alors que la France est assiégée, il anime une émission sur Radio Paris en 1940. Les auditeurs sont en admiration derrière leur poste de radio. Parallèlement, André Claveau interprète des chansons très mélodieuses, ajustées à la perfection par sa belle voix de baryton, comme "Cerisier rose et pommier blanc", "Marjolaine", "Domino". On le surnomme "Le prince de la chanson de charme". Il se produit également fréquemment sur scène comme à l'Européen et à l'A.B.C. Idole d'un grand nombre de femmes, il participe en 1958 à l'Eurovision de la chanson et remporte le premier prix avec sa chanson "Dors mon amour". Ce grand charmeur se retire de la scène au début des années 70 et nous quitte le 4 juillet 2003.
• CLAY PHILIPPE
Né le 27 mars 1927 à Paris, Philippe Clay (de son vrai nom Philippe Mathevet) fréquente le Conservatoire national d’art dramatique dès la fin de la deuxième guerre mondiale. En 1949, il remporte un concours amateur dans un bar surnommé "A la colonne de la Bastille"; ce qui va le faire connaître. Charles Aznavour écrit quelques chansons que Philippe Clay interprète dans les cabarets des Trois Baudets et à la Fontaine des quatre saisons. De plus en plus reconnu, il se lie d’amitié avec des artistes célèbres de Saint-Germain-des-Prés, parmi lesquels Jacques Prévert, Boris Vian et Serge Gainsbourg. A la fois comédien - il joue dans plusieurs films et au théâtre - et chanteur, Philippe Clay interprète des titres inoubliables et souvent engagés, tels que "Le danseur de charleston", "Les voyous", "Festival d’Aubervilliers" et surtout "Mes universités", chanson contestataire des événements de Mai 68. Ce Parisien pure souche disparaît le 13 décembre 2007, terrassé par une crise cardiaque.
• CLEMENT JEAN
Né au début du 20e siècle, Jean Clément débute une carrière de chanteur de charme peu après la Grande Guerre. Tout en faisant des études de chant au conservatoire, ce Français se produit fréquemment dans les cabarets parisiens, dont le célèbre Lapin agile. Jean Clément y chante surtout de belles romances, comme "Une guitare et quatre mots d’amour", "Mon amour était mort", "L’oiseau et la fontaine", "Paradis de rêve". Après avoir enthousiasmé le public tricolore et conquis le Grand prix du disque de France, Jean Clément se produit au Canada en 1937. On le surnomme alors "Le roi de la chanson française". Ami de Charles Trenet et Maurice Chevalier, Jean Clément nous quitte dans la deuxième moitié du 20e siècle.
• CLEVERS LYNE
Née le 22 octobre 1909, Lyne Clevers (de son vrai nom Céline Marie Rhalewski) voit le jour à Paris. Ses parents sont des Juifs émigrés. Rapidement orpheline, elle est adoptée par un certain Adolphe Clevers, directeur de tournées et metteur en scène. Sa carrière débute véritablement en 1932 où elle passe dans plusieurs opérettes à la Fourmi, au Petit Casino, à Bobino et à l'Européen. En 1934, elle joue l'opérette "Toi et moi" aux côtés de Pills et Tabet, ainsi que de Pauline Carton. Lyne Clevers continue à conquérir les foules en participant à plusieurs autres opérettes, dont notamment "La chanson du bonheur", "La Pampa", "Je voudrais en savoir davantage". En raison de ses origines juives et de l'antisémitisme ambiant, elle se retire petit à petit du monde de la scène. Sa dernière apparition a lieu à l'Olympia en 1954. Sa discographie se résume à 76 titres enregistrés entre 1930 et 1946. Lyne Clevers s'éteint le 28 novembre 1991, sans que personne ne s'en rende véritablement compte.
• COCCINELLE
Née le 23 août 1931 sous le nom de Jacques Charles Dufresnoy, Coccinelle devient en 1958 la première transsexuelle médiatisée et fonde l'association "Devenir femme" afin de venir en aide aux personnes désirant changer de sexe. Devenue Jacqueline-Charlotte Dufresnoy, elle débute sa carrière "Chez Madame Arthur", célèbre cabaret parisien de transformistes. En 1960, Coccinelle épouse un journaliste sportif; ce qui constitue le premier de ses trois mariages. En 1963, Bruno Coquatrix, directeur de l'Olympia, la sacre star en faisant d'elle une meneuse de revue. Coccinelle chante alors dans toute l'Europe et en Amérique du Sud. Ses plus grands succès demeurent "Avec mon p'tit faux-cul", "Je cherche un milliardaire", "Chercher la femme", "La vie mondaine". Hospitalisée à la suite d'un accident circulaire cérébral, Coccinelle nous quitte le 9 octobre 2006 à Marseille.
• COGONI MICHEL
Né en 1936, Michel Cogoni est avant tout un célèbre animateur de radio et de télévision. Il anime avec Fabrice l'émission en public sur RTL, intitulée "Super hit-parade". Au début des années 60, Michel Cogoni produit l'émission "Ecoutez-moi", destinée aux femmes. C'est principalement grâce à une autre émission portant le nom "Dans le vent" sur Europe 1 qu'il se fait connaître. Parallèlement à son métier d'animateur, Michel Cogoni mène une carrière de chanteur et enregistre plusieurs vinyles, dont "Sans aucun mot d'amour", "Bye bye Valentine", "Ce monde" et surtout le titre "Monia (1968)" qui rencontre un énorme succès. Malheureusement, Michel Cogoni trouve la mort une année plus tard dans un accident de voiture. Cet animateur et chanteur, très apprécié, disparaît ainsi brutalement à l'âge de 33 ans…
• COLOMBO PIA
Née le 16 juillet 1934 dans le département de l'Aisne, Pia Colombo (de son vrai nom Eliane Pia) débute sa carrière par chanter des oeuvres de Maurice Fanon, rencontré en 1956 et qu'elle épouse quelque temps plus tard. Elle crée par la suite "Julie la Rousse" de René-Louis Lafforgue et interprète la chanson "Le métèque" de Georges Moustaki. En 1975, elle chante quelques chansons du répertoire de Léo Ferré. D'origine italienne, possédant une voix basse et déchirante, Pia Colombo meurt le 16 avril 1986, emportée par un cancer.
• COLUCHE
Né le 28 octobre 1944 dans le 14e arrondissement de Paris, Coluche (de son vrai nom Michel Gérard Joseph Colucci) est davantage célèbre pour ses rôles au cinéma et dans l'interprétation de sketches que dans le registre de la chanson. Coluche a néanmoins entonné quelques chansonnettes, comme par exemple "Misère", "J'suis l'andouille qui fait l'imbécile", "J'tape un doigt", "Sois fainéant". Son franc parler et sa grossierté (sans jamais tomber dans la vulgarité, selon ses dires) font le style de Coluche. Politiquement engagé avec des idées parfois bien affirmées sur le système social, il se présente en 1981 à l'élection présidentielle (16% des voix !), avant finalement de se retirer. Tout au long de sa carrière et grâce notamment à une incroyable facilité d'interprétation, il joue un humour « pour rire de tout car pleurer de tout c'est crevant », dit-il. La réputation de Coluche est énorme non seulement en France mais également en Suisse et Belgique. On se souvient encore en 1975 de son pastiche du jeu télévisé de Guy Lux "Le Schmilblick" et de son célèbre personnage Papy Mougeot. En tant qu'acteur, il joue dans des dizaines de films, dont "L'aile ou la cuisse", "Inspecteur la Bavure", "Signé Furax" et surtout "Tchao Pantin" en 1983, film grâce auquel il obtient le César du meilleur acteur. En 1985, Coluche fonde "Les restos du coeur", association aidant les personnes les plus défavorisées à se nourrir. Las, un certain 19 juin 1986, alors qu'il circule en moto près de Cannes, un camion effectue une manoeuvre délicate à proximité d'un camping. C'est le choc instantané. Coluche meurt à l'âge de 41 ans et laisse la France dans un profond désarroi. Même les nouvelles générations parlent encore aujourd'hui de ce clown inimitable à la salopette à rayures bleues et au tee-shirt jaune.
• COMEDIAN HARMONISTS
Groupe de chanteurs d'origine allemande incontournable des années 30, les Comedian Harmonists ont marqué l'histoire de la chanson francophone. Tout débute en 1927 lorsqu'un jeune comédien chanteur, ténor sans emploi, du nom d'Harry Frommermann, décide de monter un groupe de chanteurs. Après avoir auditionné 70 personnes, il en retient cinq : Robert Biberti, Asparuch Leschnikoff, Joseph Roman Cycowski, Erwin Bootz et Eric Abraham Collin. Malgré de fortes pressions politiques dues principalement à l'arrivée d'Hitler au pouvoir et à la censure artistique imposée par ce dernier, les Comedian Harmonists parviennent cependant à se produire sur scène. Le 22 février 1935, ils sont toutefois interdits de chanter pour les Juifs et doivent impérativement changer de nom car "Comedian Harmonists" est considéré comme "étranger". Le groupe se dissout alors en se séparant de trois chanteurs "aryens" et renaît sous un nouveau nom à consonances germaniques : "Das Meister Sextett", composé cette fois-ci de trois nouveaux artistes "non aryens". Les Comedian Harmonists auront eu toutefois le temps à disposition au début des années 30 pour interpréter plusieurs chansons en français, dont la célèbre "Les gars de la marine".
• COMPAGNONS DE LA CHANSON
Groupe créé en 1941, les Compagnons de la chanson ont durant plus de 40 ans marqué l’histoire de la chanson française. Ce groupe de choristes est formé de neuf membres, à savoir Guy Bourguignon (1920-1969), Jean Broussolle (1920-1984), Jean-Pierre Calvet (1925-1989), Jo Frachon (1919-1992), Jean-Louis Jaubert (né en 1920), Hubert Lancelot (1923-1995), Fred Mella (né en 1924), René Mella (né en 1926), Gérard Sabbat (né en 1926). Les Compagnons de la chanson débutent leur carrière en interprétant d’anciennes chansons, telles que "Perrine était servante" ou "V’là l’bon vent". En 1944, ils rencontrent Edith Piaf et enregistrent avec elle la célèbre chanson "Les trois cloches" du Suisse Jean Villard (dit Gilles). Le succès est immédiat et la renommée du groupe va largement dépasser les frontières. Jusqu’au milieu des années 80 et à la dissolution du groupe, les Compagnons de la chanson interprètent des centaines de chansons de dizaines d’artistes différents, allant des plus anciennes aux plus récentes, parmi lesquelles "Les comédiens" de Charles Aznavour, "Je reviens chez nous" de Jean-Pierre Ferland, "Le marchand de bonheur" de Luis Mariano, "L’Auvergnat" de Georges Brassens…
• CONSTANTIN JEAN
Né le 9 février 1923 à Paris, Jean Constantin débute sa carrière en écrivant des chansons pour divers interprètes, dont Annie Cordy, Edith Piaf, entre autres. Au début des années 50, il décide d'interpréter également lui-même ses chansons et enregistre en 1954 "Mets deux thunes dans l'bastringue". S'accompagnant au piano et imposant sa grosse silhouette, il est très vite apprécié du public. Par la suite, il continue à composer de nouvelles chansons. Ses deux plus grands succès sont "Mon truc en plume", interprété par Zizi Jeanmaire, ainsi que "Mon manège à moi", chanté par Edith Piaf. Jean Constantin nous quitte le 30 janvier 1997.
• CONSTANTINE EDDIE
Né le 29 octobre 1917 à Los Angeles, issu d'une famille russe, Eddie Constantine débarque en France en 1949. Il apprend très vite le français et est repéré par Edith Piaf qui lui propose un rôle de gangster dans la comédie musicale "La p'tite Lili" de Marcel Achard. Parallèlement, il mène une carrière de chanteur et se fait rapidement apprécier des Français qui voient en lui un personnage sympathique nonchalant ayant dans sa voix un léger accent américain. Ses chansons sont reprises en choeur : "Un enfant de la balle", "Et bâiller et dormir", "Ah, les femmes", "Cigarettes, whisky et p'tites pépées". A la fin des années 50, il délaisse la chanson pour se consacrer entièrement au cinéma. Il tourne avec Godard "Alphaville" en 1965 ou encore "Europa" en 1991 avec le metteur en scène danois Lars von Trier. Eddie Constantine s'éteint à Wiesbaden (Allemagne) le 25 février 1993.
• CORRINGE MICHEL
Né le 2 août 1946 à Tunis, Michel Corringe (de son vrai nom Michel Corring) débarque en France en 1958 et enregistre dix ans plus tard le plus grand succès de sa carrière intitulé "La route" qui se vend à des centaines de milliers d’exemplaires. Anticonformiste, routard et bourlingueur, le Tunisien d’origine est un touche-à-tout. Il devient tour à tour bûcheron, garagiste, restaurateur et décorateur. Malgré tout, Michel Corringe est mal dans sa peau et la chanson est un véritable exutoire. Il enregistre de nouveaux albums provocateurs avec des titres tels que "J’ai peur, j’ai mal, mais je t’aime", "Crève-moi les pneus", "Ne juge pas, condamne pas", "Les oiseaux sauvages". En mal de vivre, usé par l’alcool et la maladie, Michel Corringe meurt dans un anonymat quasi général le 2 octobre 2001, près de Saint-Etienne.


































