| ◊ D 36 artistes référencés | |
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Né en 1876 à Paris, Paul Dalbret est issu d'une famille modeste. Cela ne
l'empêche pas d'avoir de réels projets et de s'intéresser à la chanson. Il
débute sa carrière en 1895 en tant qu'interprète au "Trianon". Dès 1907, il
se consacre à la composition de chansons: "La légende des flots bleus
(1907)", "La valse chaloupée (1908)", "Ne jouez pas aux soldats (1921)", et
surtout "Arrêtez les aiguilles (1925)". A la fin de sa carrière, il
abandonne la chanson réaliste pour se tourner vers la chanson coquine. Paul
Dalbret s'éteint à Marseille le 3 mars 1927. |
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DALIDA |
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Née au Caire le 17 janvier 1933, Dalida (de son vrai nom Yolanda Gigliotti)
vit une enfance tumultueuse. Une maladie aux yeux la fait terriblement
souffrir et son père se montre très coléreux, avant de mourir prématurément.
Elle rêve de devenir secrétaire mais se retrouve employée d'une maison de
couture. Rien ne va plus. Elle décide alors de quitter sa famille et de
partir à Paris où elle est très vite remarquée par le producteur Eddie
Barclay. Cette rencontre est le point d'encrage de sa carrière. En 1956,
elle rencontre le succès avec la chanson "Bambino". Puis deux ans plus tard,
elle triomphe avec le titre "Gondolier". Las pour elle, ses histoires
d'amour finissent mal et défraient la chronique. Dalida est malheureuse et
tente de se suicider à la fin des années 60. Son frère Orlando, qui n'est
autre que son producteur attitré, parvient à la remettre sur pied. Dalida
retrouve confiance et enchaîne un nombre considérable de succès: "Il venait
d'avoir dix-huit ans", "Gigi l'amoroso", "J'attendrai". Mais les déceptions
amoureuses continuent. Elle n'en peut plus. Le 3 mai 1987, elle tente une
nouvelle fois de se suicider dans sa grande maison de Montmartre. Cette
fois-ci, ce sera la bonne. Elle laisse un ultime message sur la table:
"La vie m'est insupportable. Pardonnez-moi..." |
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DAMIA |
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Née en Lorraine le 5 décembre 1889, Damia (de son vrai nom Marie-Louise
Damien) vit une enfance intérieure difficile. Elle fugue à 15 ans et frôle
la maison de correction. A 17 ans, elle décide de changer de vie et de
partir à Paris où elle rencontre des artistes renommés, tels que Fréhel et
Maurice Chevalier. Le mari de Fréhel, Roberty, lui apprend le chant et la
diction. Elle monte alors rapidement sur scène et demande pour la première
fois dans l'histoire de la chanson l'usage des projecteurs. Enveloppée dans
une longue robe noire, sans décor ni bijoux, les yeux verts, les bras blancs
et dénudés, Damia devient une légende. Sa voix forte et profonde, mêlée d'un
accent du faubourg, envoûte le public. Son répertoire est principalement
constitué de textes en rapport avec le désespoir et la misère, comme on peut
le constater avec les chansons: "Sombre dimanche", "La veuve", "Tu
m'oublieras", "J'ai bu", "Tout fou l'camp", "Moi, j'm'ennuie". On la
surnomme alors "La tragédienne de la chanson". Au final de sa longue
carrière, son plus grand succès reste sans conteste "Les goélands", chanson
écrite par Lucien Boyer en 1905. Damia s'éteint le 30 janvier 1978 à Paris. |
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DANIEL YVAN |
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Né en 1928 à Montréal, Yvan Daniel (de son vrai nom Fernand Laliberté) est
un chanteur autodidacte qui apprend son métier directement sur scène et
devant un public de plus en plus comblé. Dès 1952, il impose son style de
gentleman crooner et enregistre ses premiers tubes chez Columbia. Six ans
plus tard, il change de maison de disque pour se tourner vers la maison
Alouette et les succès s'enchaînent: "Sait-on jamais", "Quand on s'aime bien
tous les deux", "Le prince de la chanson". On le surnomme alors le
"fantaisiste sentimental de la chanson". Yvan Daniel poursuit sa carrière au
début des années 60 en composant lui-même ses chansons comme "La radio de
mon auto", "Je ne sais pas pourquoi" et "Bon courage". Adulé par son public
et en pleine gloire, Yvan Daniel trouve la mort dans un accident de voiture
en 1967. Il n'a que 39 ans. |
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D'ARC CHARLEBOIS JEANNE |
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Née en 1920 à Verdun (Canada), Jeanne d’Arc Charlebois débute sa carrière à
l’âge de 33 ans en faisant partie de la troupe de Jean Grimaldi. Après
s’être exilée en France à la fin des années 40 où elle devient une des
artistes les plus en vue, elle revient au Canada et décide de modifier
quelque peu son nom. En effet, Jeanne d’Arc Charlebois devient simplement
Jeanne Charlebois. Pas besoin de longs discours pour expliquer ce volontaire
changement… Sa voix extraordinaire lui permet d’enregistrer de nombreux
disques, dont "Les cinq jumelles", "La lune de miel", "Les filles de
campagne", "Le petit sauvage du nord". Elle maîtrise à merveilles la
"turlute", c’est-à-dire la technique vocale consistant à imiter, et même
remplacer, le son de certains instruments de musique. Tout au long de sa
carrière, cette Québécoise aura perpétué le style et le répertoire de la
célèbre chanteuse des années 20-30 La Bolduc qu'elle aura fait connaître
également en Europe. Jeanne Charlebois nous quitte le 16 septembre 2001 à
Saratoga, dans l'état de New York. |
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DARCELYS |
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Né le 11 décembre 1900 à Anduze dans le département du Gard, Darcelys (de
son vrai nom Marcel Domergue) est issu d’une famille nombreuse et doit
rapidement gagner sa vie. Il devient tailleur, tout en ayant pour passion la
chanson. Agé de 15 ans, il entame une carrière de chanteur en reprenant des
airs de Dalbret et se produit dans plusieurs salles de province avant de
graver ses premiers disques à la fin des années 20. Ses chansons, pour la
plupart consacrées au répertoire dit "Marseillais", sont très appréciées. Il
chante "La valse des cols bleus", "La chanson du cabanon", "Les Gauchos de
Marseille". Se définissant comme "fantaisiste trépidant", il interprète
toutes les chansons et tous les airs des opérettes marseillaises de Vincent
Scotto. Entre Darcelys et l’incontournable Alibert, l’autre chanteur du
soleil, la concurrence est rude. D’autant plus qu’au début des années 40, un
certain Luis Mariano, chantant d’autres horizons tout aussi ensoleillés,
commence à faire parler de lui… Après avoir encore enregistré quelques
microsillons pour Odéon, Darcelys s’éteint à Marseille le 20 novembre 1973. |
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DARTY PAULETTE |
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Née le 2 janvier 1871, Paulette Darty (de son vrai nom Paulette Joséphine
Combes) débute sa carrière au "Casino de Vichy" et à "L'Eldorado" vers 1895
où elle interprète des airs d'opérettes. Considérée comme "La reine des
valses lentes", Paulette chante principalement des chansons sentimentales,
remplies de nostalgie et de drames sentimentaux de femmes sous influence.
Ses deux plus grands succès sont "Amoureuse (1901)" et "Fascination (1905)".
Paulette Darty se retire très tôt de la scène (en 1908) et décède des années
plus tard, le 11 décembre 1939 à Neuilly. |
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DASSARY ANDRE |
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Né le 10 septembre 1912 à Biarritz, André Dassary (de son vrai nom André
Dyhérassary) a deux passions dans la vie: le sport et le chant. Pour
assouvir ses passions, André s'inscrit à l'institut d'éducation physique de
Bordeaux, et au conservatoire de musique, également dans la capitale
bordelaise. Il devient masseur de l'équipe de France aux Jeux Olympiques
universitaires puis chanteur de l'orchestre dirigé par Ray Ventura. Il y
chante alors des refrains à voix tels que "Dans mon coeur" et "Si la brise".
En 1941, il enregistre "Maréchal, nous voilà", chanson prônée par le
gouvernement de Vichy et le Maréchal Pétain. André Dassary poursuit sa
carrière en interprétant de nombreux succès: "Ramuntcho", "L'auberge qui
chante", "Chanson gitane". Ce grand homme à la voix puissante décède le 7
juillet 1987 à Paris. |
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DASSIN JOE |
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Fils du metteur en scène Jules Dassin et d'une violoniste classique, Joe
Dassin voit le jour le 5 novembre 1938 à New York. Après avoir vécu aux
Etats-Unis puis en Suisse et avec un doctorat d'ethnologie en poche, Dassin
se lance dans la chanson. Excellent guitariste, il rencontre très rapidement
le succès en 1966 avec des titres tels que "Bip bip", "Guantanamera",
"Excuse me lady". Son personnage décontracté et son style sympathique
émeuvent la France. En 1968, il enregistre deux nouveaux succès: "Siffler
sur la colline" et "La bande à Bonnot". Une année plus tard, Joe sort sans
doute son titre le plus célèbre ayant fait le tour du monde, intitulé "Les
Champs-Elysées". Il démarre ensuite une carrière internationale dans un très
grand nombre de pays du monde. Malheureusement toutes ces tournées le
fatiguent. Il a souvent mal au coeur et subit des alertes cardiaques. L'une
d'entre elles lui sera fatale le 21 août 1980. Alors qu'il est assis à une
table d'un restaurant de Papeete, il s'écroule. Joe est mort. A l'image de
Claude François et de Jacques Brel décédés quelques mois auparavant, la
chanson francophone perd à nouveau l'un de ses plus importants
représentants. |
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DAUBERSON DANY |
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Née le 5 janvier 1925 dans le département de Saône et Loire, Dany Dauberson
(de son vrai nom Suzanne Marguerite Renée Gauche) est originaire d'une mère
suisse et d'un père dauphinois. Elle côtoie très jeune le milieu artistique
puisque son père est directeur d'une société de distribution de films à
Lyon. C'est à Paris que Dany Dauberson débute sa carrière d'interprète. Sa
voix grave très profonde et sensuelle émeut les clients des cabarets
parisiens. Elle enregistre de nombreux succès: "Ni toi, ni moi", "Le coeur
tranquille", Tu voulais", "Ceux qui s'aiment". Parallèlement, Dany Dauberson
se produit de temps à autre au cinéma comme dans le film "Du rififi à
Paname", aux côtés de Jean Gabin, Claude Brasseur et Mireille Darc. Elle
nous quitte le 16 mars 1979 et repose au cimetière de Saint-Claude dans le
Jura. |
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DAVID YAN |
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Né en 1948 au Québec, Yan David (de son vrai nom Yvon Couture) débute sa
carrière en 1973 avec le groupe "Les Cobras". Six ans plus tard, il grave le
plus grand succès de sa carrière avec la chanson "On n’a pas le droit" qui
se vend à plus de 100'000 exemplaires. D’autres succès suivent dont "Tu sais
que je t’aime", "Elle ne pleure plus maintenant", "La fille du sud", "Vivre
ensemble". Atteint d’un cancer du foie et de l’estomac en 2006, Yan David
parvient à produire un ultime album intitulé "Au loin là-bas", avec la
participation de Tex Lecor et Patrick Norman. Ce CD "hommage" comprend
également un texte d’adieu de Yan David, remerciant sa famille,
connaissances et amis. Il est finalement emporté par la maladie le 19 mai
2007. |
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DEBRONCKART JACQUES |
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Né le 13 janvier 1937 en région parisienne, Jacques Debronckart est très
vite passionné par la musique. Au début des années 50, il accompagne au
piano Maurice Fanon et Bobby Lapointe, avant de composer des textes pour
Juliette Gréco et Nana Mouskouri. En 1965, il sort son premier 45 tours
intitulé "Adélaïde". Ce titre déclanche un intérêt non négligeable et lance
sa carrière. Jacques Debronckart adore la scène et se produit fréquemment
sur de nombreux parterres parisiens: "L'Olympia", "Bobino" mais également
dans plusieurs cafés-théâtres et cabarets. Malheureusement pour lui, la
presse ne s'intéresse que peu à ses chansons, malgré des succès
incontournables. Le titre "Je suis heureux", sorti en 1969, le désigne comme
le fils spirituel de Jacques Brel. L'anticonformiste Jacques Debronckart
décède le 25 mars 1983, rongé par le cancer. |
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DE BUXEUIL RENE |
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Né le 4 juin 1881 à Plancoulaine dans le département de l'Indre-et-Loire, René de Buxeuil (de son vrai nom Jean-Baptiste Chevrier) est victime d'un tir accidentel de carabine à plombs alors qu'il n'est âgé que d'une dizaine d'années. Cet incident le rend aveugle et René de Buxeuil est placé à l'Institution Nationale des Jeunes Aveugles à Paris où on lui enseigne la musique. Il y obtient les premiers prix d'harmonie, de piano et de clarinette et commence à écrire des chansons. Au début du 20e siècle, René de Buxeuil fait la connaissance des célèbres chansonniers montmartrois que sont Xavier Privas, Paul Delmet et Eugène Lemercier. Afin de gagner sa vie, il accompagne au piano plusieurs films muets et donne des cours de chant. L'une de ses élèves n'est autre que Damia, future chanteuse tragédienne. Par la suite, René de Buxeuil se produit dans de nombreuses salles cafés-concerts où il interprète ses propres textes, comme par exemple "L'âme des roses", "Les violettes" et "Y'a des loups". Cet artiste aveugle, incontournable de la première moitié du 20e siècle, nous quitte le 29 juillet 1959. |
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DECKER HENRI |
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Né le 19 février 1920 au Havre, Henri Decker étudie le chant et la guitare,
avant de débarquer à Paris après la guerre avec l'espoir de mener une
carrière dans la chanson. Il débute sa vie artistique dans différentes
salles parisiennes en se produisant en tant que chanteur dans un orchestre.
Dès 1946, il interprète de nombreux refrains célèbres, dont "Tico-tico" et
"Le gros Bill". Possédant une capacité d'intégration musicale étonnante,
Henri Decker est demandé par plusieurs chefs d'orchestres. Parallèlement, il
rencontre une certaine Jacqueline François avec laquelle il partage amour et
chansons. Lorsque Jacqueline François se produit à l'étranger, Henri Decker
n'hésite pas à se joindre à elle. Sa renommée devient ainsi internationale.
Il nous quitte le 3 novembre 2002. |
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DE GODEWARSVELDE RAOUL |
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Né le 28 janvier 1928 à Lille, Raoul de Godewarsvelde (de son vrai nom
Francis Albert Victor Delbarre) enregistre son premier disque en 1966 grâce
au parrainage de Salvatore Adamo. "Europe 1" est la première radio à le
faire connaître en diffusant sa toute première chanson: "Tu n'es qu'un
employé". Raoul de Godewarsvelde se distingue très vite des autres chanteurs
avec sa corpulence extrêmement imposante: 1 mètre 92 pour 120 kg (!) Sa voix
très basse et quelque peu enrouée lui donne un charme certain. On le
surnomme alors "Le barde des Flandres". Il aime la mer, les parties de pêche
en mer et porte une casquette de pêcheur sur la tête. Une grande partie de
ses chansons parleront justement de cette passion pour le large comme le
titre "Quand la mer monte". Alors qu'on le croyait psychologiquement très
résistant, Raoul de Godewarsvelde se suicide le 14 avril 1977 dans une
maison en construction... face à la mer du Nord. |
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DELYLE LUCIENNE |
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Née à Paris le 16 avril 1917, Lucienne Delyle n'est autre que la cousine de
Lucienne Boyer. Sa carrière débute en 1938 où Jacques Canetti, directeur
artistique de Polydor, l'engage dans son émission radiophonique "Le
music-hall des jeunes". Lucienne reprend tout d'abord des chansons d'Edith
Piaf avant d'interpréter ses propres titres: "Zumba (1939)", "L'orgue
chantait toujours (1940)", "Le paradis perdu (1940)". Ses apparitions sur de
nombreuses scènes parisiennes déclanchent des applaudissements nourris. Elle
devient la chanteuse populaire par excellence, une artiste qui chante avec
le coeur. Le 7 juillet 1942, c'est la consécration grâce au titre "Mon amant
de Saint-Jean". La carrière de Lucienne Delyle ne s'arrête pas là. Elle
continue de chanter des refrains incontournables de l'après-guerre:
"Embrasse-moi (1947)", "Ne dis plus rien (1948)", "Si tu viens danser dans
mon village (1958)", "Mimi la rose (1958)". Elle remporte même le Grand prix
du disque en 1956 avec la chanson "Java". Alors qu'elle n'a que 45 ans,
Lucienne Delyle nous quitte prématurément en 1962, atteinte d'une leucémie. |
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DENTE CHRISTIAN |
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Né en avril 1940, Christian Dente est à la fois comédien, chanteur et
metteur en scène. Il crée en 1983 "Les ateliers chanson de Paris" et en
tient la direction jusqu'en 2000. Cette association ayant pour objectif la
promotion de la chanson change de nom et devient "ACP la Manufacture
Chanson". Durant sa carrière, Christian Dente écrit et compose plusieurs
chansons poétiques: "L'amour en 1900", "Le petit cinéma des familles", "Les
petits canaux", "Un bain de mer", "Pleine lune, plein soleil". Terrassé par
une fulgurante tumeur au cerveau, Christian nous quitte le 10 juillet 2003.
Il laisse tous ses proches et amis dans un grand désespoir. |
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DEREAL COLETTE |
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Née le 22 septembre 1927 dans le département des Yvelines, Colette Deréal
débute sa carrière dans l'art lyrique. Mais cela ne lui plaît pas. Elle se
tourne alors vers le théâtre et le cinéma où elle joue quelques rôles. Après
avoir animé plusieurs émissions à la télévision, Colette Deréal trouve enfin
sa voie dans la chanson. Elle signe un contrat avec Polydor et rencontre
immédiatement le succès avec la chanson "Ne joue pas". D'autres titres
suivrent parmi lesquels "A la gare Saint-Lazare", "On se reverra", "La valse
folle", "Cheveux fous, lèvres roses". Elle se produit également à Bobino et
à l'Olympia. Au matin du 12 avril 1988, Colette Deréal meurt, terrassée par
une crise cardiaque dans sa villa près de Monaco. |
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DESPAX OLIVIER |
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Né le 28 février 1939 à Neuilly, Olivier Despax apprend très jeune la
guitare. Agé de 16 ans, il est élu meilleur guitariste français de jazz au
Salon de la Jeunesse du Grand Palais. En 1962, à la demande du producteur
Eddie Barclay, il rejoint le groupe "Les Gambers". Mais cela ne dure pas
puisque Olivier Despax entame une carrière solo une année plus tard grâce
principalement à l’appui de Brigitte Bardot. Doté d’un beau physique et de
yeux verts accrocheurs, il parvient à graver plusieurs 45 tours: "L’homme à
la guitare", "Laisse-toi danser", "Si loin d’Angleterre", "Je t’appartiens".
Parallèlement, Olivier Despax joue dans plusieurs films, dont "Le monocle
rit jaune" et "Le dernier train de Katanga". Atteint d’une longue maladie,
il nous quitte le 10 avril 1974, à l’âge de 35 ans. |
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DESROCHERS ARMAND |
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Le Québécois Armand Desrochers tombe amoureux de la guitare dans les années
30 et en achète une au prix de 5 dollars canadiens (!). Après s'être
rapidement familiarisé avec cet instrument, il joue dans des soirées
privées. En 1948, Armand Desrochers devient membre de l'orchestre de
Ti-Blanc Richard, célèbre vedette québécoise maniant à la perfection le
violon. Il fait la connaissance de la jeune chanteuse Carmen Déziel qu'il
épouse en 1950. Cette union débouche sur une collaboration artistique.
L'hiver, le couple se produit dans les cabarets de Montréal et l'été est
consacré aux tournées. Armand Desrochers enregistre également lui-même ses
propres oeuvres: "Rappelle-toi", "Et moi je chante", "Un chant d'amour en
ton amour", et surtout "Coeur de maman" qui rencontre un énorme succès. A
partir des années 50, il délaisse petit à petit la chanson pour se consacrer
presque entièrement à sa nouvelle occupation, à savoir le commerce de
peinture en bâtiment. Cela ne l'empêche toutefois pas de se produire de
temps à autre sur quelques scènes québécoises avec sa femme Carmen. Dès
1967, le coupe adhère à l'Eglise évangélique Baptiste et écrit des textes
reflétant la foi, comme "Terre, paradis d'illusions", "Ecoute Dieu a parlé",
"Ma vie a bien changé". |
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DESLYS GABY |
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Née à Marseille le 4 novembre 1881, Gaby Deslys (de son vrai nom Gabrielle
Caire) débute sa carrière en 1898 à Paris, au Théâtre des Mathurins. Le
public tombe d'admiration en apercevant une jeune fille très belle,
séduisante et provocante. Elle devient l'héroïne incontournable des revues
de la Belle Epoque. Sa chanson la plus célèbre est "Allo, my Dearie". Gaby
Deslys ne tarde pas non plus à franchir les frontières et à se produire aux
Etats-Unis. Malheureusement, sa carrière ne dure pas puisqu'elle succombe en
1920. Elle n'a pas 40 ans et en pleine gloire, Gaby est emportée par une
maladie dévastatrice de l'époque que l'on appelle tuberculose. |
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DE TREBERT IRENE |
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Née le 6 février 1921, Irène de Trébert entre à l'opéra alors qu'elle n'a
que 5 ans. En 1932, elle enregistre des chansons pour les enfants comme le
titre "J'ai du bon tabac". Après avoir participé à des revues et chanté dans
des cabarets, elle rencontre un succès de plus en plus important. Attirée
par le swing, elle va interpréter plusieurs chansons de ce style musical qui
fait tant fureur au début des années 40: "Mademoiselle Swing", "La guitare à
Chiquita". Ses disques sont fréquemment diffusés sur Radio-Paris lors de la
seconde guerre mondiale. A la fin des années 50, elle cesse de chanter et
ouvre une école de danse à Paris. Irène de Trébert s'éteint le 13 mai 1996. |
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DEYGLUN SERGE |
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Né en 1928, Serge Deyglun est le fils de la comédienne Mimi Destée et de
l'auteur et producteur Henri Deyglun. Avec autant de "gênes" artistiques, il
paraît évident que Serge Deyglun soit lui aussi destiné à une belle
carrière. Dès son plus jeune âge, il tient des rôles dans des radio romans
qu'écrit son père, puis débute en 1948 au Théâtre Canadien de Jean Grimaldi
en tant que chansonnier. Touchant presque à tout, Serge Deyglun anime en
1951 une émission à la radio intitulée "Jazz au cabaret dansant".
Parallèlement, il interprète des chansons variées, comme l'indiquent les
titres: "Mathématiques", "La chanson du vent", "Ma ville", "Retour des
chantiers", "Ecris-moi souvent". Egalement écrivain, il publie "Né en
trompette", "Escales" et "Gare aux loups". Fervent protecteur des phoques,
il tourne le reportage "Massacre des innocents". Serge Deyglun nous quitte
le 19 août 1972. |
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DIETRICH MARLENE |
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Née le 27 décembre 1901 à Berlin, Marlène Dietrich (de son vrai nom Maria
Magdalena Dietrich von Losch) est fille d'un officier prussien. Après avoir
entamé des études de musique et de théâtre, elle débute sa carrière en tant
qu'actrice. Sa beauté en fait tomber plus d'un. Elle partage sa vie avec de
nombreux artistes renommés: John Wayne, Gary Cooper, Jean Gabin. Durant la
seconde guerre mondiale, elle chante pour les soldats des troupes alliées et
devient rapidement la célèbre "Lily Marlène". Dès le début des années 50,
Marlène Dietrich se produit au music-hall. Elle chante "Quand l'amour
meurt", "Je tire ma révérence", "Marie Marie". En 1962, elle monte sur la
scène de l'Olympia et est adulée par une foule qui adore son petit accent
coloré de français et d'allemand. Après avoir encore tourné plusieurs films,
elle publie ses mémoires intitulées "My life story (l'histoire de ma vie)".
Marlène Dietrich nous quitte le 6 mai 1992, après une longue carrière
cinématographique et musicale. |
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DIMEY BERNARD |
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Né le 16 juillet 1931 dans le département de Haute-Marne, Bernard Dimey est
un poète avant d’être un chansonnier. Dès l’âge de 25 ans, il s’installe sur
la Butte de Montmartre à Paris et écrit des textes en rapport avec ce qu’il
observe. Il est vrai qu’il est bien placé pour décrire ce qu’il voit
puisqu’il fréquente toutes sortes de milieux, toutes sortes de gens. Les
poivrots, les truands, les putes ne le gênent pas. Au contraire, toutes ces
personnes l’inspirent. Bernard Dimey écrit alors des chefs-d'oeuvre qui font
le tour du monde: "Syracuse", interprété par Yves Montand et Henri Salvador,
"Mon truc en plume", chanté par Zizi Jeanmaire. Il s'éteint le 1er juillet
1981 mais nombreux sont encore celles et ceux, qui aujourd’hui encore,
interprètent du Dimey. |
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DISTEL SACHA |
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Né le 29 janvier 1933 à Paris, Sacha Distel est issu d'une famille de
musiciens. En 1950, il débute sa carrière dans l'orchestre d'un certain Ray
Ventura, qui n'est autre que son... oncle. Considéré comme l'un des
meilleurs guitaristes de jazz français, il rencontre un véritable succès en
1959 avec son titre: "Scoubidou". Sacha Distel ne s'arrête pas là, et après
une liaison avec Brigitte Bardot, il enregistre des titres qui sont pour la
plupart d'énormes succès: "Mon beau chapeau (1960)", "Monsieur Cannibale
(1966)", "L'incendie à Rio (1967)", "Toute la pluie tombe sur moi (1970)",
"Tu es le soleil de ma vie (1973)". Chanteur de charme par excellence, Sacha
Distel rend hommage à son oncle Ray Ventura, décédé en 1979, en interprétant
à l'Olympia des chansons de son répertoire, comme "Qu'est-ce qu'on attend
pour être heureux". Après avoir enregistré deux nouveaux disques dans la
lignée du style de son oncle, Sacha Distel décède le 22 juillet 2004,
emporté par un cancer. |
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DONA JO |
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Né le 24 août 1924, Jo Dona débute une carrière d’artiste, dès la fin de la
seconde guerre mondiale, en tant que chanteur dans le célèbre orchestre de
Jacques Hélian. Attiré par le monde du spectacle, il entame ensuite une
carrière solo jusqu’en 1960. Il interprète de nombreux succès, dont "Envoi
de fleurs", "Vous êtes si jolie", "La valse des regrets", "Ramona", "Le
chant des lavandières". Dès 1960, Jo Dona rejoint Paris Inter et anime une
émission en direct des bals tous les samedis soirs. Homme de radio, il crée
en 1982 "Le mondial Inter danse" qui donne une fenêtre ouverte sur la
musique d’autres pays et continents. Deux ans plus tard, il anime "Le hit
des clubs Inter danse", émission destinée à un public plus jeune. Jo Dona,
que l’on surnomme également "l’homme à la voix d’or" a, jusqu’à son décès
survenu le 30 octobre 2003, passé la plus grande partie de son existence au
service de Paris Inter, devenue France Inter en 1963. |
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DOR GEORGES |
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Né le 10 mars 1931 à Drummondville (Québec), Georges Dor (de son vrai nom
Georges-Henri Dore) exerce plusieurs métiers (dont annonceur radiophonique
et rédacteur de nouvelles) avant de tomber dans le monde de la chanson. En
1964, il accepte le défi de participer à un concours de chanteur amateur.
Quelques mois plus tard, des amis lui décrochent un premier engagement
professionnel à la "Butte à Mathieu", célèbre cabaret québécois, en
ouverture du spectacle de Monique Leyrac. Georges Dor travaille alors le
piano avec acharnement et parvient à enregistrer plusieurs chansons, dont
"Le vent", "Chanson pour ma femme" et surtout "La complainte de la Manic"
qui dépasse les 100'000 exemplaires vendus ! Parti de presque rien, Georges
Dor rencontre un succès de plus en plus pressant. Après une tournée
parisienne aux Trois Baudets, il chante à Cannes en 1968, puis au Théâtre
Port-Royal de Montréal en 1970. Farouche partisan de l’indépendance du
Québec, Georges Dor y consacre une bonne partie de ses chansons: "Un homme
libre", "Levez-vous", "J’suis Québécois". Dans les années 90, il écrit des
romans et quatre essais critiques sur l’état de la langue française. Georges
Dor nous quitte le 24 juillet 2001. |
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DORVILLE |
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Né le 1er mars 1883 à Paris, Dorville (de son vrai nom Henri Dodane) peut
être considéré comme un chanteur comédien. En 1899, il débute pour la
première fois sur scène en imitant principalement Dranem et Mayol. Il fait
rire car son style mélange une sorte de clown et un chanteur comique. Sa
chanson la plus célèbre est "Ouin-Ouin" mais Dorville remet également au
goût du jour d'autres titres, tels que "Cache ton piano", "Elle s'était fait
couper les cheveux", "La foire d'Asnières", "C'est l'amour qui passe".
Parallèlement, il mène avec succès une carrière d'acteur en jouant en 1930
dans "Les aventures du roi Pausole" et en 1933 un rôle dans "Don Quichotte".
Dorville décède à Souillac le 10 août 1940. |
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DOUAI JACQUES |
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Né le 20 décembre 1920, Jacques Douai (de son vrai nom Gaston Tranchant)
poursuit de solides études musicales. Il débute sa carrière à Montmartre en
1947, dans le cabaret surnommé "Chez Pomme". Après avoir vaincu une
tuberculose, Jacques Douai chante les chanteurs et poètes de son époque,
tels que Léo Ferré et Louis Aragon. Son premier disque sort en 1955 et
s'intitule "Chansons poétiques anciennes et modernes". Il y obtient le Grand
prix du disque Charles Cros. Au début des années 60, il anime une émission
surnommée "La fine fleur de la chanson française", destinée à faire
connaître les jeunes talents de la chanson. Par la suite, il poursuit une
carrière très active d'animateur culturel au service du patrimoine poétique
et populaire. Jacques Douai s'éteint dans sa 84e année, le 7 août 2004. |
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DRANEM |
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Né le 23 mai 1869 à Paris, Dranem (de son vrai nom Armand Ménard) est
apprenti bijoutier et chante discrètement du Montéhus dans un
café-restaurant. En 1894, il est engagé en tant que chanteur comique et
passe sur scène avec un certain Mayol dans les salles de "L'Epoque" et "Au
Divan japonais". Sa carrière débute véritablement en 1899 à "L'Eldorado" où
il fait fureur en interprétant des chansons hilarantes parmi lesquelles "Ah
les p'tits pois", "Pétronille tu sens la menthe", "Le trou de mon quai". On
le surnomme amicalement "Le roi des idiots". Il est vrai qu'il passe pour un
idiot avec son chapeau de marin américain couvrant sa tête chauve, sa
jaquette étriquée et son pantalon à carreaux trop large. En plus, il chante
les yeux fermés et ne les ouvre que pour faire peur lorsqu'il débite une
ânerie. L'inimitable et incroyable Dranem meurt le 14 novembre 1935. Il est
alors certain que jour-là il n'a fait rire personne ! |
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DREAN |
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Né le 12 novembre 1884 à Marseille, Dréan rencontre le succès en 1920 avec
son opérette intitulée "Phi-Phi". Sa carrière prend véritablement de l'essor
dans les années 20 et 30 où il crée et interprète plusieurs chansons
renommées: "Cache ton piano", "Elle s'était fait couper les cheveux",
"Heureux piou-piou". Parallèlement, Dréan joue plusieurs rôles au cinéma. On
peut le voir à l'oeuvre dans les films "Une étoile disparaît", "Les as du
turf", "Rivaux de la piste", "La porteuse de pain". Dréan meurt à
Corbeil-Essonnes le 8 mars 1977 dans l'oubli quasi général. |
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DREJAC JEAN |
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Né le 3 juin 1921 à Grenoble, Jean Dréjac (de son vrai nom Jean André
Jacques Brun) s'intéresse très jeune à la chanson et fait partie à 17 ans
d'un groupe amateur surnommé "Cinfonia". Il écrit ses premières chansons et
part à Paris où il joue dans plusieurs revues et au Concert Mayol. Refusant
de participer au Service du Travail Obligatoire exigé par les Allemands lors
de la seconde guerre mondiale, Jean Dréjac est contraint de cesser toute
activité publique et se terre pour écrire des chansons. De très grands
succès voient le jour, dont "Ah le petit vin blanc" interprété par Lina
Margy, "Le p'tit bal du samedi soir" chanté par Georges Guétary et surtout
"Sous le ciel de Paris", entonné par les plus célèbres artistes de la
chanson française, comme Yves Montand, Juliette Gréco et Edith Piaf. Il
enregistre également lui-même plusieurs chansons: "La chansonnette",
"Cinquante ans de bouteille", "Les quais de la Seine". Après être devenu
secrétaire adjoint de la Sacem puis administrateur et vice-président du
conseil d'administration, Jean Dréjac s'éteint à Paris le 11 août 2003. |
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DUBAS MARIE |
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Née le 3 septembre 1894 à Paris, Marie Dubas débute sa carrière en 1917 au
cabaret "Le Perchoir", avant de rencontrer Maurice Chevalier et Mistinguett
avec lesquels elle chante au "Casino de Paris". Elle enchaîne les opérettes
et les comédies musicales mais un accident de ses cordes vocales l'oblige à
se tourner vers le music-hall. En 1927, elle monte pour la première fois sur
la scène de "L'Olympia" où elle y interprète sa célèbre chanson "Pedro". Le
public est subjugué et en redemande. Cette chanson va complètement lancer sa
carrière. Marie Dubas continue à interpréter des oeuvres musicales qui
seront pour la plupart de grands succès: "Le doux caboulot", "Mon
légionnaire", "Marie Marie", "Tu me plais". En 1940, en pleine guerre
mondiale, le gouvernement de Vichy interdit aux Juifs de chanter sur scène
et de passer à la radio. Marie Dubas, qui est justement d'origine juive
polonaise, s'exile en Suisse. Elle enregistre à Lausanne plusieurs chansons
grâce à la Radio Suisse Romande. A la fin de la guerre, elle rentre à Paris
et apprend que sa soeur a été fusillée et son frère déporté; ce qui ne
l'empêche pas de monter à nouveau sur scène à plusieurs reprises. Marie
Dubas nous quitte le 21 février 1972 et repose aujourd'hui au cimetière du
Père-Lachaise. |
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DUDAN PIERRE |
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Né à Moscou le 1er février 1916, Pierre Dudan est originaire de Suisse.
Après des études supérieures à Lausanne, il se lance dans la chanson en
1938. Il débute sa carrière au "Lapin agile" et au "Boeuf sur le toit". Il
écrit en 1940 la célèbre chanson intitulée "Le café au lait au lit" qui
connaît un énorme succès après la Libération. D'autres titres suivent, parmi
lesquels "Clopin-clopant (1947)", "Mélancolie", "Comme la lune", "Les
étoiles s'en foutent". Il se produit pour la dernière fois sur scène en
1976, en première partie de Georges Brassens à Bobino. Pierre Dudan s'éteint
le 4 février 1984 et repose au cimetière du Bois-de-Vaux dans sa ville
d'origine, à Lausanne. |
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DUPRE JEAN-NOEL |
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Né le 14 juin 1946, Jean-Noël Dupré est très vite attiré par la chanson. Il
se présente au Petit Conservatoire de la Chanson de Mireille et y apprend
les différents aspects de la musique. Agé à peine de 20 ans, il rencontre
les nouvelles stars des 45 tours qui débutent leur carrière, à savoir
Françoise Hardy, Alice Dona, Yves Duteil, Hervé Cristiani. Il n’en faut pas
plus pour que Jean-Noël Dupré en fasse de même et participe à l’émission
intitulée "Le jeu de la chance" où il se fait remarquer. Dès 1970, ce
chanteur, considéré comme "pince-sans-rire", enregistre plusieurs vinyles: "Ca
me rappelle les vacances", "After shave", "Donnez-moi une équipe de football
à aimer", "Je suis amoureux". Jean-Noël Dupré remet également au goût du
jour plusieurs chansons d’artistes renommés, dont "Arrête, arrête" de
Patricia Carli et "Y’a d’la joie" de Charles Trenet. Atteint d’un cancer, il
nous quitte le 21 mars 2008. |
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