ANNIVERSAIRES
MESSAGES & CHAT

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• DALBRET PAUL
Né en 1876 à Paris, Paul Dalbret est issu d'une famille modeste. Cela ne l'empêche pas d'avoir de réels projets et de s'intéresser à la chanson. Il débute sa carrière en 1895 en tant qu'interprète au Trianon. Dès 1907, il se consacre à la composition de chansons : "La légende des flots bleus (1907)", "La valse chaloupée (1908)", "Ne jouez pas aux soldats (1921)", et surtout "Arrêtez les aiguilles (1925)". A la fin de sa carrière, il abandonne la chanson réaliste pour se tourner vers la chanson coquine. Paul Dalbret s'éteint à Marseille le 3 mars 1927.

• DALIDA
Née au Caire le 17 janvier 1933, Dalida (de son vrai nom Yolanda Gigliotti) vit une enfance tumultueuse. Une maladie aux yeux la fait terriblement souffrir et son père se montre très coléreux, avant de mourir prématurément. Elle rêve de devenir secrétaire mais se retrouve employée d'une maison de couture. Rien ne va plus. Elle décide alors de quitter sa famille et de partir à Paris où elle est très vite remarquée par le producteur Eddie Barclay. Cette rencontre est le point d'encrage de sa carrière. En 1956, elle rencontre le succès avec la chanson "Bambino". Puis deux ans plus tard, elle triomphe avec le titre "Gondolier". Las pour elle, ses histoires d'amour finissent mal et défraient la chronique. Dalida est malheureuse et tente de se suicider à la fin des années 60. Son frère Orlando, qui n'est autre que son producteur attitré, parvient à la remettre sur pied. Dalida retrouve confiance et enchaîne un nombre considérable de succès, parmi lesquels "Il venait d'avoir dix-huit ans", "Gigi l'amoroso", "J'attendrai". Mais les déceptions amoureuses continuent. Elle n'en peut plus. Le 3 mai 1987, elle tente une nouvelle fois de se suicider dans sa grande maison de Montmartre. Cette fois-ci, ce sera la bonne. Elle laisse un ultime message sur la table : « La vie m'est insupportable. Pardonnez-moi... »

• DAMIA
Née en Lorraine le 5 décembre 1889, Damia (de son vrai nom Marie-Louise Damien) vit une enfance intérieure difficile. Elle fugue à 15 ans et frôle la maison de correction. A 17 ans, elle décide de changer de vie et de partir à Paris où elle rencontre des artistes renommés, tels que Fréhel et Maurice Chevalier. Le mari de Fréhel, Roberty, lui apprend le chant et la diction. Elle monte alors rapidement sur scène et demande - pour la première fois dans l'histoire de la chanson - l'usage des projecteurs. Enveloppée dans une longue robe noire, sans décor ni bijoux, les yeux verts, les bras blancs et dénudés, Damia devient une légende. Sa voix forte et profonde, mêlée d'un accent du faubourg, envoûte le public. Son répertoire est principalement constitué de textes en rapport avec le désespoir et la misère : "Sombre dimanche", "La veuve", "Tu m'oublieras", "J'ai bu", "Tout fou l'camp", "Moi, j'm'ennuie". On la surnomme alors "La tragédienne de la chanson". Au final de sa longue carrière, son plus grand succès reste sans conteste "Les goélands", chanson écrite par Lucien Boyer en 1905. Damia s'éteint le 30 janvier 1978 à Paris.

• DANIEL YVAN
Né en 1928 à Montréal, Yvan Daniel (de son vrai nom Fernand Laliberté) est un chanteur autodidacte qui apprend son métier directement sur scène et devant un public de plus en plus comblé. Dès 1952, il impose son style de gentleman crooner et enregistre ses premiers tubes chez Columbia. Six ans plus tard, il change de maison de disques pour se tourner vers la maison Alouette et les succès s'enchaînent, parmi lesquels "Sait-on jamais", "Quand on s'aime bien tous les deux", "Le prince de la chanson". On le surnomme alors "Le fantaisiste sentimental de la chanson". Yvan Daniel poursuit sa carrière au début des années 60 en composant lui-même ses chansons, comme "La radio de mon auto", "Je ne sais pas pourquoi" et "Bon courage". Adulé par son public et en pleine gloire, Yvan Daniel trouve la mort dans un accident de voiture en 1967. Il n'a que 39 ans.

• DARCELYS
Né le 11 décembre 1900 à Anduze dans le département du Gard, Darcelys (de son vrai nom Marcel Domergue) est issu d’une famille nombreuse et doit rapidement gagner sa vie. Il devient tailleur, tout en ayant pour passion la chanson. Agé de 15 ans, il entame une carrière de chanteur en reprenant des airs de Dalbret et se produit dans plusieurs salles de province, avant de graver ses premiers disques à la fin des années 20. Ses chansons, pour la plupart consacrées au répertoire dit "marseillais", sont très appréciées. Il chante "La valse des cols bleus", "La chanson du cabanon", "Les Gauchos de Marseille". Se définissant comme "fantaisiste trépidant", il interprète toutes les chansons et tous les airs des opérettes marseillaises de Vincent Scotto. Entre Darcelys et l’incontournable Alibert - l’autre chanteur du soleil - la concurrence est rude. D’autant plus qu’au début des années 40, un certain Luis Mariano - chantant d’autres horizons tout aussi ensoleillés - commence à faire parler de lui… Après avoir encore enregistré quelques microsillons pour Odéon, Darcelys s’éteint à Marseille le 20 novembre 1973.

• DARNAL JEAN-CLAUDE
Né le 24 juin 1929 dans le département du Nord, à Douai, Jean-Claude Darnal débute sa carrière en interprétant des chansons à l'aide de sa guitare dans le Saint-Germain-des-Prés des années 50. En 1954, il décide d'entreprendre un tour du monde en auto-stop, mais apprenant que certaines de ses chansons rencontrent le succès, il revient alors immédiatement à Paris. De nombreux artistes, tels que Juliette Gréco, Edith Piaf et surtout Raoul de Godewarsvelde  avec le célèbre titre "Quand la mer monte" en 1968, reprennent à merveille ses chansons. Parallèlement, Jean-Claude Darnal interprète lui-même quelques-unes de ses oeuvres, comme "Papa, ô papa", "Le Soudard", "Toi qui disais" et "Le tour du monde". Il effectue également plusieurs tournées au Québec, aux Etats-Unis et en Afrique. De 1966 à 1970, le Nordiste présente avec Pierre Tchernia diverses émissions pour les enfants à la télévision française. En outre, il écrit des pièces de théâtre, des comédies musicales, ainsi qu'une autobiographie intitulée "On va tout seul au Paradis". Ce touche-à-tout très attachant nous quitte subitement le 12 avril 2011, à l'âge de 82 ans.


• DARTY PAULETTE
Née le 2 janvier 1871, Paulette Darty (de son vrai nom Paulette Joséphine Combes) débute sa carrière au Casino de Vichy et à l'Eldorado vers 1895 où elle interprète des airs d'opérettes. Considérée comme "La reine des valses lentes", Paulette chante principalement des chansons sentimentales, remplies de nostalgie et de drames sentimentaux de femmes sous influence. Ses deux plus grands succès sont "Amoureuse (1901)" et "Fascination". Paulette Darty se retire très tôt de la scène (en 1908) et décède des années plus tard, soit le 11 décembre 1939 à Neuilly.

• DASSARY ANDRE
Né le 10 septembre 1912 à Biarritz, André Dassary (de son vrai nom André Dyhérassary) a deux passions dans la vie, à savoir le sport et le chant. Pour assouvir ses passions, André s'inscrit à l'institut d'éducation physique de Bordeaux, et au conservatoire de musique, également dans la capitale bordelaise. Il devient masseur de l'équipe de France aux Jeux Olympiques universitaires puis chanteur de l'orchestre dirigé par Ray Ventura. Il y chante alors des refrains à voix tels que "Dans mon coeur" et "Si la brise". En 1941, il enregistre "Maréchal nous voilà", chanson de propagande prônée par le gouvernement de Vichy et le Maréchal Pétain, et qui fait encore parler d’elle de nos jours… André Dassary poursuit sa carrière en interprétant de nombreux succès, dont "Ramuntcho", "L'auberge qui chante", "Chanson gitane". Cet homme à la voix puissante disparaît le 7 juillet 1987 à Paris.

• DASSIN JOE
Fils du metteur en scène Jules Dassin et d'une violoniste classique, Joe Dassin voit le jour le 5 novembre 1938 à New York. Après avoir vécu aux Etats-Unis puis en Suisse, et avec un doctorat d'ethnologie en poche, Dassin se lance dans la chanson. Excellent guitariste, il rencontre très rapidement le succès en 1966 avec des titres tels que "Bip bip", "Guantanamera", "Excuse me lady". Son personnage décontracté et son style sympathique émeuvent la France. En 1968, il enregistre deux nouveaux succès : "Siffler sur la colline" et "La bande à Bonnot". Une année plus tard, Joe sort sans doute le titre le plus célèbre de son répertoire ayant fait le tour du monde : "Les Champs-Elysées". Il démarre ensuite une carrière internationale en se produisant dans un très grand nombre de pays. Malheureusement toutes ces tournées le fatiguent. Il a souvent mal au coeur et subit des alertes cardiaques. L'une d'entre elles lui sera fatale le 21 août 1980. Alors qu'il est assis à une table d'un restaurant de Papeete, il s'écroule. A l'image de Claude François et de Jacques Brel décédés quelques mois auparavant, la chanson francophone perd à nouveau l'un de ses plus importants représentants.

• DAUBERSON DANY
Née le 5 janvier 1925 dans le département de Saône et Loire, Dany Dauberson (de son vrai nom Suzanne Marguerite Renée Gauche) est originaire d'une mère suissesse et d'un père dauphinois. Elle côtoie très jeune le milieu artistique puisque son père est directeur d'une société de distribution de films à Lyon. C'est à Paris que Dany Dauberson débute sa carrière d'interprète. Sa voix grave très profonde et sensuelle émeut les clients des cabarets parisiens. Elle enregistre de nombreux succès, comme "Ni toi, ni moi", "Le coeur tranquille", "Tu voulais" et "Ceux qui s'aiment". Parallèlement, Dany Dauberson se produit de temps à autre au cinéma comme dans le film "Du rififi à Paname", aux côtés de Jean Gabin, Claude Brasseur et Mireille Darc. Elle nous quitte le 16 mars 1979 et repose au cimetière de Saint-Claude dans le Jura.

• DAVID YAN
Né en 1948 au Québec, Yan David (de son vrai nom Yvon Couture) débute sa carrière en 1973 avec le groupe surnommé "Les Cobras". Six ans plus tard, il grave le plus grand succès de sa carrière avec la chanson "On n’a pas le droit" qui se vend à plus de 100'000 exemplaires. D’autres succès suivent, dont "Tu sais que je t’aime", "Elle ne pleure plus maintenant", "La fille du sud", "Vivre ensemble". Atteint d’un cancer du foie et de l’estomac en 2006, Yan David parvient à produire un ultime album intitulé "Au loin là-bas", avec la participation de Tex Lecor et Patrick Norman. Ce CD hommage comprend également un texte d’adieu de Yan David, remerciant sa famille, ses connaissances et amis. Il est finalement emporté par la maladie le 19 mai 2007.

• DEBRONCKART JACQUES
Né le 13 janvier 1937 en région parisienne, Jacques Debronckart est très vite passionné par la musique. Au début des années 50, il accompagne au piano Maurice Fanon et Boby Lapointe, avant de composer des textes pour Juliette Gréco et Nana Mouskouri. En 1965, il sort son premier 45 tours intitulé "Adélaïde". Ce titre déclenche un intérêt non négligeable et lance sa carrière. Jacques Debronckart adore la scène et se produit fréquemment sur de nombreux parterres parisiens, comme l'Olympia et Bobino mais également dans plusieurs cafés-théâtres et cabarets. Las pour lui, la presse ne s'intéresse que peu à ses chansons, malgré des succès incontournables. Le titre "Je suis heureux", sorti en 1969, le désigne comme le fils spirituel de Jacques Brel. L'anticonformiste Jacques Debronckart décède le 25 mars 1983, rongé par le cancer.

• DE BUXEUIL RENE
Né le 4 juin 1881 à Plancoulaine dans le département de l'Indre-et-Loire, René de Buxeuil (de son vrai nom Jean-Baptiste Chevrier) est victime d'un tir accidentel de carabine à plombs alors qu'il n'est âgé que d'une dizaine d'années. Cet incident le rend aveugle et René de Buxeuil est placé à l'Institution nationale des jeunes aveugles à Paris où on lui enseigne la musique. Il y obtient les premiers prix d'harmonie, de piano et de clarinette et commence à écrire des chansons. Au début du 20e siècle, René de Buxeuil fait la connaissance des célèbres chansonniers montmartrois que sont Xavier Privas, Paul Delmet et Eugène Lemercier. Afin de gagner sa vie, il accompagne au piano plusieurs films muets et donne des cours de chant. L'une de ses élèves n'est autre que Damia, future chanteuse tragédienne. Par la suite, René de Buxeuil se produit dans de nombreuses salles cafés-concerts où il interprète ses propres textes, comme par exemple "L'âme des roses", "Les violettes" et "Y'a des loups". Cet artiste, incontournable de la première moitié du 20e siècle, nous quitte le 29 juillet 1959.

• DECKER HENRI
Né le 19 février 1920 au Havre, Henri Decker étudie le chant et la guitare, avant de débarquer à Paris après la guerre dans l'espoir de mener une carrière dans la chanson. Il débute sa vie artistique dans différentes salles parisiennes en se produisant comme chanteur dans un orchestre. Dès 1946, il interprète de nombreux refrains célèbres, dont "Tico-tico" et "Le gros Bill". Possédant une capacité d'intégration musicale étonnante, Henri Decker est demandé par plusieurs chefs d'orchestres. Parallèlement, il rencontre une certaine Jacqueline François avec laquelle il partage amour et chansons. Lorsque Jacqueline François se produit à l'étranger, il n'hésite pas à se joindre à elle. Sa renommée devient ainsi internationale. Il nous quitte le 3 novembre 2002.

• DE GODEWARSVELDE RAOUL
Né le 28 janvier 1928 à Lille, Raoul de Godewarsvelde (de son vrai nom Francis Albert Victor Delbarre) enregistre son premier disque en 1966 grâce au parrainage de Salvatore Adamo. Europe 1 est la première radio à le faire connaître en diffusant sa toute première chanson intitulée "Tu n'es qu'un employé". Le Nordiste se distingue très vite des autres chanteurs avec sa corpulence extrêmement imposante : 1m92 pour 120 kg (!) Sa voix très basse et quelque peu enrouée lui donne un charme certain. On le surnomme alors "Le barde des Flandres". Il aime la mer, les parties de pêche en mer et porte une casquette de pêcheur sur la tête. Une grande partie de ses chansons évoquent justement cette passion pour le large comme le titre "Quand la mer monte". Alors qu'on le croyait psychologiquement très résistant, Raoul de Godewarsvelde se suicide le 14 avril 1977 dans une maison en construction... face à la mer du Nord.

• DELYLE LUCIENNE
Née à Paris le 16 avril 1917, Lucienne Delyle n'est autre que la cousine de Lucienne Boyer. Sa carrière débute en 1938, année pendant laquelle Jacques Canetti, directeur artistique de Polydor, l'engage dans son émission radiophonique surnommée "Le music-hall des jeunes". Lucienne Delyle reprend tout d'abord des chansons d'Edith Piaf, avant d'interpréter ses propres titres, dont "Zumba (1939)", "L'orgue chantait toujours (1940)", "Le paradis perdu (1940)". Ses apparitions sur de nombreuses scènes parisiennes déclenchent des applaudissements nourris. Elle devient la chanteuse populaire par excellence, une artiste qui chante avec le coeur. Le 7 juillet 1942, c'est la consécration grâce au titre "Mon amant de Saint-Jean". La carrière de Lucienne Delyle ne s'arrête pas là. Elle continue de chanter des refrains incontournables de l'après-guerre, comme "Embrasse-moi (1947)", "Ne dis plus rien (1948)", "Si tu viens danser dans mon village (1958)", "Mimi la rose (1958)". Elle remporte même le Grand prix du disque en 1956 avec la chanson "Java". Alors qu'elle n'a que 45 ans, Lucienne Delyle nous quitte prématurément en 1962, atteinte d'une leucémie.

• DENTE CHRISTIAN
Né en avril 1940, Christian Dente est à la fois comédien, chanteur et metteur en scène. Il crée en 1983 "Les ateliers chanson de Paris" et en tient la direction jusqu'en 2000. Cette association, ayant pour objectif la promotion de la chanson, change de nom et devient "ACP la manufacture chanson". Durant sa carrière, Christian Dente écrit et compose plusieurs chansons poétiques, parmi lesquelles "L'amour en 1900", "Le petit cinéma des familles", "Les petits canaux", "Un bain de mer", "Pleine lune, plein soleil". Terrassé par une fulgurante tumeur au cerveau, Christian nous quitte le 10 juillet 2003.

• DEREAL COLETTE
Née le 22 septembre 1927 dans le département des Yvelines, Colette Deréal débute sa carrière dans l'art lyrique. Mais cela ne lui plaît pas. Elle se tourne alors vers le théâtre et le cinéma où elle joue quelques rôles. Après avoir animé plusieurs émissions à la télévision, Colette Deréal trouve enfin sa voie dans la chanson. Elle signe un contrat chez Polydor et rencontre immédiatement le succès avec la chanson "Ne joue pas". D'autres titres suivent, parmi lesquels "A la gare Saint-Lazare", "On se reverra", "La valse folle", "Cheveux fous, lèvres roses". Elle se produit également à Bobino et à l'Olympia. Au matin du 12 avril 1988, Colette Deréal meurt, terrassée par une crise cardiaque dans sa villa près de Monaco.

• DESLYS GABY
Née à Marseille le 4 novembre 1881, Gaby Deslys (de son vrai nom Gabrielle Caire) débute sa carrière en 1898 à Paris, au théâtre des Mathurins. Le public tombe en admiration en apercevant une jeune fille très belle, séduisante et provocante. Elle devient l'héroïne incontournable des revues de la belle époque. Sa chanson la plus célèbre est "Allo, my Dearie". Gaby Deslys ne tarde pas non plus à franchir les frontières et à se produire aux Etats-Unis. Malheureusement, sa carrière ne dure pas puisqu'elle succombe le 11 février 1920. Elle n'a pas 40 ans et en pleine gloire, elle est emportée par la tuberculose.

• DESORMEAUX ROLANDE
Née le 27 juillet 1926 à Montréal, Rolande Désormeaux étudie l'accordéon et suit des cours d'art dramatique, de musique et de chant. Agée tout juste de 14 ans, elle débute sa carrière artistique sur la radio montréalaise CKAC en accompagnant Lucille Dumont dans l'émission intitulée "Sans cérémonies". Deux ans plus tard, la jeune Québécoise anime sa propre émission surnommée "Rolande et ses chansons" et rencontre le chanteur Robert L'Herbier qui devient son époux en 1945. Le couple se produit alors sur scène et anime l'émission "Vive la gaieté" sur la radio canadienne de Verdun. En 1948, Rolande Désormeaux est élue "Miss Radio" par les lecteurs du journal Radiomonde. A partir de 1950, elle enregistre ses premiers 78 tours comportant les titres "C'était un jour de fête", "Ouvre ton coeur", "Si tu voulais", "En effeuillant la marguerite". Malheureusement sa carrière ne dure pas puisqu'elle nous quitte le 15 mai 1963 à Duvernay, à la suite d'un cancer. Elle n'a pas 37 ans et laisse son mari Robert L'Herbier, célèbre vedette québécoise, dans un profond désarroi…

• DESPAX OLIVIER
Né le 28 février 1939 à Neuilly, Olivier Despax apprend très jeune la guitare. Agé de 16 ans, il est élu meilleur guitariste français de jazz au Salon de la jeunesse du Grand Palais. En 1962, à la demande du producteur Eddie Barclay, il rejoint le groupe surnommé "Les Gambers". Mais cela ne dure pas puisque Olivier Despax entame une carrière solo une année plus tard grâce principalement à l’appui de Brigitte Bardot. Doté d’un beau physique et d’yeux verts accrocheurs, il parvient à graver plusieurs 45 tours : "L’homme à la guitare", "Laisse-toi danser", "Si loin d’Angleterre", "Je t’appartiens". Parallèlement, Olivier Despax joue dans plusieurs films, dont "Le monocle rit jaune" et "Le dernier train de Katanga". Atteint d’une longue maladie, il nous quitte le 10 avril 1974, à l’âge de 35 ans.
• DESROCHERS ARMAND
Le Québécois Armand Desrochers tombe amoureux de la guitare dans les années 30 et en achète une au prix de… 5 dollars canadiens. Après s'être rapidement familiarisé avec cet instrument, il joue dans des soirées privées. En 1948, Armand Desrochers devient membre de l'orchestre de Ti-Blanc Richard, célèbre vedette québécoise maniant à la perfection le violon. Il fait la connaissance de la jeune chanteuse Carmen Déziel qu'il épouse en 1950. Cette union débouche sur une collaboration artistique. L'hiver, le couple se produit dans les cabarets de Montréal et l'été est consacré aux tournées. Armand Desrochers enregistre également lui-même ses propres oeuvres, dont "Rappelle-toi", "Et moi je chante", "Un chant d'amour en ton amour", et surtout "Coeur de maman" qui rencontre un énorme succès. A partir des années 50, il délaisse petit à petit la chanson pour se consacrer presque entièrement à sa nouvelle occupation, à savoir le commerce de peinture en bâtiment. Cela ne l'empêche toutefois pas de se produire de temps à autre sur quelques scènes québécoises avec sa femme Carmen. Dès 1967, le coupe adhère à l'Eglise évangélique baptiste et écrit des textes reflétant la foi, comme "Terre, paradis d'illusions", "Ecoute Dieu a parlé", "Ma vie a bien changé".

• DE TREBERT IRENE
Née le 6 février 1921, Irène de Trébert entre à l'opéra alors qu'elle n'a que cinq ans. En 1932, elle enregistre des chansons pour les enfants comme le titre "J'ai du bon tabac". Après avoir participé à des revues et chanté dans des cabarets, elle rencontre un succès de plus en plus important. Attirée par le swing, elle interprète plusieurs chansons de ce style musical qui fait tant fureur au début des années 40, dont "Mademoiselle Swing" et "La guitare à Chiquita". Ses disques sont fréquemment diffusés sur Radio-Paris lors de la seconde guerre mondiale afin de redonner de l’espoir. A la fin des années 50, elle cesse de chanter et ouvre une école de danse à Paris. Irène de Trébert s'éteint le 13 mai 1996.

• DEWAERE PATRICK
Né le 26 janvier 1947 à Saint-Brieuc, en Bretagne, Patrick Dewaere (de son vrai nom Patrick Jean-Marie Henri Bourdeau) est issu d'une famille d'artistes. Sa mère, la comédienne Mado Maurin, ainsi que ses frères et soeurs participent à de nombreux films et représentations au théâtre et à la radio. Patrick passe une enfance difficile, souffrant d'une forte compétition familiale. Heureusement, à l'aube de ses 20 ans, il parvient à nouer des liens avec des acteurs alternatifs. Il partage ainsi les planches avec Coluche, Renaud, ainsi que Miou-Miou, dont il tombe fou amoureux. Patrick Dewaere se révèle au grand public en 1974 lorsqu'il tient un rôle dans le film de Bertrand Blier intitulé "Les valseuses", avec à ses côtés Gérard Depardieu et... Miou-Miou. On le retrouve également dans d'autres films renommés, tels que "Coup de tête", "Série noire" et "Un mauvais fils". Parallèlement au cinéma, Patrick Dewaere développe une certaine passion pour la musique et la chanson. Outre quelques titres inédits, il compose et chante en 1971 en duo avec Françoise Hardy "T'es pas poli". En 1976, il crée la musique du film surnommé "F... comme Fairbanks", puis compose et enregistre deux titres sortis en 45 tours : "L'autre" et "Le policier". Le 16 juillet 1982, alors que le Breton se prépare depuis plusieurs semaines à incarner le rôle principal de Marcel Cerdan, dans le film "Edith et Marcel" de Claude Lelouche, Patrick Dewaere met subitement fin à ses jours en se tirant un coup de feu, à l'aide d'une carabine offerte par Coluche. Les raisons réelles de son acte demeurent inconnues. D'autant plus qu'il n'a laissé aucun mot d'explication...

• DEYGLUN SERGE
Né en 1928, Serge Deyglun est le fils de la comédienne Mimi Destée et de l'auteur et producteur Henri Deyglun. Avec autant de "gènes artistiques", il paraît évident que Serge Deyglun soit lui aussi destiné à une belle carrière. Dès son plus jeune âge, il tient des rôles dans des radios romans qu'écrit son père, puis débute en 1948 au théâtre Canadien de Jean Grimaldi en tant que chansonnier. Touchant presque à tout, Serge Deyglun anime en 1951 une émission à la radio intitulée "Jazz au cabaret dansant". Parallèlement, il interprète des chansons sur des thèmes variés, comme "Mathématiques", "La chanson du vent", "Ma ville", "Retour des chantiers", "Ecris-moi souvent". Egalement écrivain, il publie "Né en trompette", "Escales" et "Gare aux loups". Fervent protecteur des phoques, il tourne le reportage "Massacre des innocents". Serge Deyglun nous quitte le 19 août 1972.

• DIETRICH MARLENE
Née le 27 décembre 1901 à Berlin, Marlène Dietrich (de son vrai nom Maria Magdalena Dietrich von Losch) est fille d'un officier prussien. Après avoir entamé des études de musique et de théâtre, elle débute sa carrière en tant qu'actrice. Sa beauté en fait tomber plus d'un. Elle partage sa vie avec de nombreux artistes renommés, dont John Wayne, Gary Cooper et Jean Gabin. Durant la seconde guerre mondiale, elle chante pour les soldats des troupes alliées et devient rapidement la célèbre "Lily Marlène". Dès le début des années 50, Marlène Dietrich se produit au music-hall. Elle chante "Quand l'amour meurt", "Je tire ma révérence", "Marie Marie". En 1962, elle monte sur la scène de l'Olympia et est adulée par une foule qui adore son petit accent coloré de français et d'allemand. Après avoir encore tourné plusieurs films, elle publie ses mémoires intitulées "My life story (l'histoire de ma vie)". Marlène Dietrich nous quitte le 6 mai 1992, après une longue carrière cinématographique et musicale.

• DIMEY BERNARD
Né le 16 juillet 1931 dans le département de Haute-Marne, Bernard Dimey est un poète avant d’être un chansonnier. A l’âge de 25 ans, il s’installe sur la Butte de Montmartre à Paris et écrit des textes en rapport avec ce qu’il observe. Il est vrai qu’il est bien placé pour décrire ce qu’il voit puisqu’il fréquente toutes sortes de milieux, toutes sortes de gens. Les poivrots, les truands, les putes ne le gênent pas. Au contraire, toutes ces personnes l’inspirent. Bernard Dimey écrit alors des chefs-d'oeuvre qui font le tour du monde, comme "Syracuse", interprété par Yves Montand et Henri Salvador, "Mon truc en plume", chanté par Zizi Jeanmaire. Il s'éteint le 1er juillet 1981 mais nombreux sont celles et ceux, qui aujourd’hui encore, interprètent du Dimey.

• DISTEL SACHA
Né le 29 janvier 1933 à Paris, Sacha Distel est issu d'une famille de musiciens. En 1950, il débute sa carrière dans l'orchestre d'un certain Ray Ventura, qui n'est autre que son... oncle. Considéré comme l'un des meilleurs guitaristes de jazz français, il rencontre un véritable succès en 1959 avec le titre "Scoubidou". Sacha Distel ne s'arrête pas là, et après une liaison avec Brigitte Bardot, il enregistre des chansons qui sont pour la plupart d'énormes succès, comme "Mon beau chapeau (1960)", "Monsieur Cannibale (1966)", "L'incendie à Rio (1967)", "Toute la pluie tombe sur moi (1970)", "Tu es le soleil de ma vie (1973)". Chanteur de charme par excellence, Sacha Distel rend hommage à son oncle Ray Ventura, décédé en 1979, en interprétant à l'Olympia des chansons de son répertoire, comme "Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux". Après avoir enregistré deux nouveaux disques dans la lignée du style de son oncle, Sacha Distel décède le 22 juillet 2004, emporté par un cancer.

• DONA JO
Né le 24 août 1924, Jo Dona débute une carrière d’artiste dès la fin de la seconde guerre mondiale, en tant que chanteur dans le célèbre orchestre de Jacques Hélian. Attiré par le monde du spectacle, il entame ensuite une carrière solo jusqu’en 1960. Il interprète de nombreux succès, dont "Envoi de fleurs", "Vous êtes si jolie", "La valse des regrets", "Ramona", "Le chant des lavandières". Dès 1960, Jo Dona rejoint Paris Inter et anime une émission en direct des bals tous les samedis soirs. Homme de radio, il crée en 1982 "Le mondial Inter danse" qui donne une fenêtre ouverte sur la musique d’autres pays et continents. Deux ans plus tard, il anime "Le hit des clubs Inter danse", émission destinée à un public plus jeune. Jo Dona, que l’on surnomme également "L’homme à la voix d’or" a, jusqu’à son décès survenu le 30 octobre 2003, passé la plus grande partie de son existence au service de Paris Inter, devenue France Inter en 1963.

• DOR GEORGES
Né le 10 mars 1931 à Drummondville (Québec), Georges Dor (de son vrai nom Georges-Henri Dore) exerce plusieurs métiers, dont annonceur radiophonique et rédacteur de nouvelles, avant de tomber dans le monde de la chanson. En 1964, il accepte le défi de participer à un concours de chanteur amateur. Quelques mois plus tard, des amis lui décrochent un premier engagement professionnel à la Butte à Mathieu, célèbre cabaret québécois, en ouverture du spectacle de Monique Leyrac. Georges Dor travaille alors le piano avec acharnement et parvient à enregistrer plusieurs chansons, dont "Le vent", "Chanson pour ma femme" et surtout "La complainte de la Manic" qui dépasse les 100'000 exemplaires vendus. Parti de presque rien, Georges Dor rencontre un succès de plus en plus pressant. Après une tournée parisienne aux Trois Baudets, il chante à Cannes en 1968, puis au théâtre Port-Royal de Montréal en 1970. Farouche partisan de l’indépendance du Québec, Georges Dor y consacre une bonne partie de ses chansons : "Un homme libre", "Levez-vous", "J’suis Québécois". Dans les années 90, il écrit des romans et quatre essais critiques sur l’état de la langue française. Georges Dor nous quitte le 24 juillet 2001.

• DORVILLE
Né le 1er mars 1883 à Paris, Dorville (de son vrai nom Henri Dodane) peut être considéré comme un chanteur comédien. En 1899, il débute pour la première fois sur scène en imitant principalement Dranem et Mayol. Il fait rire car son style mélange une sorte de clown et un chanteur comique. Sa chanson la plus célèbre est "Ouin-Ouin" mais Dorville remet également au goût du jour d'autres titres, comme que "Cache ton piano", "Elle s'était fait couper les cheveux", "La foire d'Asnières", "C'est l'amour qui passe". Parallèlement, il mène avec succès une carrière d'acteur en jouant en 1930 dans "Les aventures du roi Pausole" et en 1933 un rôle dans "Don Quichotte". Dorville décède à Souillac le 10 août 1940.

• DOUAI JACQUES
Né le 20 décembre 1920, Jacques Douai (de son vrai nom Gaston Tranchant) poursuit de solides études musicales. Il débute sa carrière à Montmartre en 1947, dans le cabaret surnommé "Chez Pomme". Après avoir vaincu la tuberculose, Jacques Douai interprète les chanteurs et poètes de son époque, tels que Léo Ferré et Louis Aragon. Son premier disque sort en 1955 et s'intitule "Chansons poétiques anciennes et modernes". Il y obtient le Grand prix du disque Charles-Cros. Au début des années 60, il anime une émission surnommée "La fine fleur de la chanson française", destinée à faire connaître les jeunes talents de la chanson. Par la suite, il poursuit une carrière très active d'animateur culturel au service du patrimoine poétique et populaire. Jacques Douai s'éteint dans sa 84e année,
le 7 août 2004.

• DRANEM
Né le 23 mai 1869 à Paris, Dranem (de son vrai nom Armand Ménard) est apprenti bijoutier et chante discrètement du Montéhus dans un café-restaurant. En 1894, il est engagé en tant que chanteur comique et passe sur scène avec Félix Mayol dans les salles de l'Epoque et au Divan japonais. Sa carrière débute véritablement en 1899 à l'Eldorado où il fait fureur en interprétant des chansons hilarantes, parmi lesquelles "Ah les p'tits pois", "Pétronille tu sens la menthe", "Le trou de mon quai". On le surnomme amicalement "Le roi des idiots". Il est vrai qu'il passe pour un idiot avec son chapeau de marin américain couvrant sa tête chauve, sa jaquette étriquée et son pantalon à carreaux trop large. En plus, il chante les yeux fermés et ne les ouvre que pour faire peur lorsqu'il débite une ânerie. L'inimitable et incroyable Dranem meurt le 14 novembre 1935. Il est alors certain que jour-là il n'a fait rire personne…

• DREAN
Né le 12 novembre 1884 à Marseille, Dréan rencontre le succès en 1920 avec son opérette intitulée "Phi-Phi". Sa carrière prend véritablement de l’ampleur dans les années 20 et 30 où il crée et interprète plusieurs chansons renommées, comme "Cache ton piano", "Elle s'était fait couper les cheveux", "Heureux piou-piou". Parallèlement, Dréan joue plusieurs rôles au cinéma. On peut le voir à l'oeuvre dans les films "Une étoile disparaît", "Les as du turf", "Rivaux de la piste", "La porteuse de pain". Dréan meurt le 8 mars 1977, à Corbeil-Essonnes, dans l'oubli quasi général.

• DREJAC JEAN
Né le 3 juin 1921 à Grenoble, Jean Dréjac (de son vrai nom Jean André Jacques Brun) s'intéresse très jeune à la chanson et fait partie à 17 ans d'un groupe amateur surnommé "Cinfonia". Il écrit ses premières chansons et part à Paris où il joue dans plusieurs revues et au Concert Mayol. Refusant de participer au Service du Travail Obligatoire (STO) exigé par les Allemands lors de la seconde guerre mondiale, Jean Dréjac est contraint de cesser toute activité publique et se terre pour écrire des chansons. De très grands succès voient le jour, dont "Ah le petit vin blanc" interprété par Lina Margy, "Le p'tit bal du samedi soir" chanté par Georges Guétary et surtout "Sous le ciel de Paris", entonné par les plus célèbres artistes de la chanson française, comme Yves Montand, Juliette Gréco et Edith Piaf. Il enregistre également lui-même plusieurs chansons, dont "La chansonnette", "Cinquante ans de bouteille", "Les quais de la Seine". Après être devenu secrétaire adjoint de la Sacem puis administrateur et vice-président du conseil d'administration, Jean Dréjac s'éteint à Paris le 11 août 2003.

• DROLET MARC
Né le 15 janvier 1935 à Québec, Marc Drolet fait partie d'une chorale paroissiale, joue à merveille du piano, et devient membre des Petits chanteurs à la Croix de bois. Agé de 17 ans, il forme le groupe des "Amigos", avant de rejoindre celui des "Gamins du rythme" au début des années 60 avec lequel il grave ses premiers 45 tours. En 1964, Marc Drolet se joint à une nouvelle équipe autour du guitariste André Collin. Ce nouveau groupe prend pour nom "Orchestre Marc Drolet" et "Marc Drolet et ses musiciens". Par la suite, le Québécois entame une carrière solo et enregistre des chansons de Noël avec l'orchestre de Pierre Nolès et les choeurs de Raymond Berthiaume. Dans le courant des années 70-80, Marc Drolet interprète de nombreuses chansons, comme "Voleur de pervenches". Au début des années 2000, il se produit sur plusieurs scènes sous les acclamations d'un public démontrant son intérêt pour la chanson rétro. Las, le Québécois s'éteint en août 2004, vaincu par le cancer. C'est la stupéfaction générale car peu de monde ne se doutait du mal qui le rongeait…

• DUBAS MARIE
Née le 3 septembre 1894 à Paris, Marie Dubas débute sa carrière en 1917 au cabaret le Perchoir, avant de rencontrer Maurice Chevalier et Mistinguett avec lesquels elle chante au Casino de Paris. Elle enchaîne les opérettes et les comédies musicales mais un accident de ses cordes vocales l'oblige à se tourner vers le music-hall. En 1927, elle monte pour la première fois sur la scène de l'Olympia où elle y interprète sa célèbre chanson "Pedro". Le public est subjugué et en redemande. Cette chanson va complètement lancer sa carrière. Marie Dubas continue à interpréter des oeuvres musicales qui sont pour la plupart de grands succès : "Le doux caboulot", "Mon légionnaire", "Marie Marie", "Tu me plais". En 1940, en pleine guerre mondiale, le gouvernement de Vichy interdit aux Juifs de chanter sur scène et de passer à la radio. Marie Dubas, qui est justement d'origine juive polonaise, s'exile en Suisse. Elle enregistre plusieurs chansons grâce à Radio-Lausanne. A la fin de la guerre, elle rentre à Paris et apprend que sa soeur a été fusillée et son frère déporté. Cela ne l'empêche pas de monter à nouveau sur scène à plusieurs reprises. Marie Dubas nous quitte le 21 février 1972 et repose aujourd'hui au cimetière du Père-Lachaise à Paris.

• DUDAN PIERRE
Né à Moscou le 1er février 1916, Pierre Dudan est originaire de Suisse. Après des études supérieures à Lausanne, il se lance dans la chanson en 1938. Il débute sa carrière au Lapin agile et au Boeuf sur le toit. Il écrit en 1940 la célèbre chanson intitulée "Le café au lait au lit" qui connaît un énorme succès après la Libération. D'autres titres suivent, parmi lesquels "Clopin-clopant", "Mélancolie", "Comme la lune", "Les étoiles s'en foutent". Après avoir vécu de nombreuses années au Québec, il se produit pour la dernière fois sur scène en 1976, en première partie de Georges Brassens à Bobino. Pierre Dudan s'éteint le 4 février 1984 et repose au cimetière du Bois-de-Vaux, dans sa ville d'origine de Lausanne.

• DUPRE JEAN-NOEL
Né le 14 juin 1946, Jean-Noël Dupré est très vite attiré par la chanson. Il se présente au Petit conservatoire de la chanson de Mireille et y apprend les différents aspects de la musique. Agé à peine de 20 ans, il rencontre les nouvelles stars des 45 tours qui débutent leur carrière, à savoir Françoise Hardy, Alice Dona, Yves Duteil, Hervé Cristiani. Il n’en faut pas plus pour que Jean-Noël Dupré en fasse de même et participe à l’émission intitulée "Le jeu de la chance" où il se fait remarquer. Dès 1970, ce chanteur, considéré comme "pince-sans-rire", enregistre plusieurs vinyles, parmi lesquels "Ca me rappelle les vacances", "After shave", "Donnez-moi une équipe de football à aimer", "Je suis amoureux". Jean-Noël Dupré remet également au goût du jour plusieurs chansons d’artistes renommés, dont "Arrête, arrête" de Patricia Carli et "Y’a d’la joie" de Charles Trenet. Atteint d’un cancer, il nous quitte le 21 mars 2008.
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