ANNIVERSAIRES
MESSAGES & CHAT

• FANON MAURICE
Né en 1929 dans le département de l'Eure-et-Loir, Maurice Fanon est fils d'une institutrice. Il est marqué par les atrocités de la deuxième guerre mondiale et compose de nombreuses chansons en rapport avec cet événement, comme le célèbre titre "La petite Juive", histoire vraie s'étant déroulée dans la ville de Chartres. Il rencontre la chanteuse Pia Colombo - qui devient sa femme pendant quatre ans - et lui écrit des chansons qu'elle interprète. Au début des années 60, Maurice Fanon décide de chanter lui-même ses propres textes. Il enregistre son premier 33 tours en 1961 et remporte le Grand prix du disque Charles-Cros. Après avoir encore écrit des textes pour Juliette Gréco et Melina Mercouri, Maurice Fanon décède le 30 avril 1991. Il laisse derrière lui plusieurs disques remplis de sens, de passion, et agrémentés d'une certaine révolte face aux actes ignobles de l'humanité.
• FARAGO JOHNNY
Né le 15 juin 1944 à Québec, Johnny Farago (de son vrai nom Jean-Yves Béland) a toujours eu pour idole un certain Elvis Presley. Au début des années 60, il remporte un concours en imitant justement le King Elvis. Il débute sa jeune carrière en 1964 dans le groupe surnommé "Les Mercedès" et enregistre plusieurs tubes, dont "Pour toi, rien que pour toi" et "L'obscurité et le troisième homme". Trois ans plus tard, Johnny Farago décide de poursuivre sa carrière en solo et enregistre "Je t'aime, je te veux". Ce disque s'arrache chez les disquaires. D'autres succès suivent, parmi lesquels "Chérie, je me souviens", "J'ai rêvé", "Prends cette lettre Maria", "J'ai ta photo dans ma chambre", "Je suis un tigre". Après avoir principalement interprété des titres que l'on peut considérer comme "sentimentaux", Johnny Farago décède le 31 juillet 1997, terrassé par une crise cardiaque.
• FAYOL LILY
Née le 12 juin 1914, Lily Fayol passe son enfance à Grenoble. Elle apprend très jeune le violon ainsi que la danse classique et acrobatique. En 1939, alors qu'elle tente de rejoindre l'Amérique du Sud, la guerre éclate en même temps. Son bateau est détourné vers Dakar et c'est dans cette ville africaine qu'elle débute sa carrière de chanteuse. Lily Fayol fait fureur car elle est grande, blonde et très belle. A la fin de la guerre, elle débarque à Paris où elle interprète ses chansons dans de nombreuses salles, dont Bobino, l'Européen et les Folies-Belleville. Son répertoire est surtout marqué par l'histoire du music-hall : "La gavotte des bâtons blancs", "Le régiment des mandolines", "La guitare à Chiquita", "Le gros Bill". Au début des années 60, elle se tourne vers le cinéma où elle joue dans plusieurs films aux côtés de Tino Rossi, Bernard Blier et Gérard Depardieu. Lily Fayol s'éteint le 15 mai 1999 à Saint-Raphaël.
• FELGEN CAMILLO
Né le 17 novembre 1920 au Luxembourg, Camillo Felgen (dit Camillo) débute sa vie professionnelle en tant qu'enseignant, avant d'être contraint d'aider l'armée allemande lors de l'Occupation en traduisant des messages en langue germanique. Parallèlement à ce triste devoir, il prend des cours de chant et de théâtre. Dès la fin de la guerre, Camillo rejoint Radio Luxembourg sur les ondes de laquelle il donne les informations et anime une émission en commençant toujours par « Bonjour les amis ». En 1958, après avoir travaillé comme chef de production publicitaire à la radio de Sarrebruck, il revient à Radio Luxembourg où il crée le premier hit-parade de l'histoire radiophonique. Camillo enregistre également plusieurs chansons incontournables, dont le célèbre "Sag warum (dis pourquoi)". L'apogée de sa carrière intervient en 1962 lorsqu'il remporte la troisième place du Grand prix Eurovision de la chanson grâce au titre "Petit bonhomme". Camillo Felgen enregistre également d'autres chansons en langue française, dont "Balade pour une trompette", "Mon amour, tu m'attendras", "Ainsi commence une histoire", "Le tango de minuit". Ce Luxembourgeois s'éteint le 16 juillet 2005 à Esch-sur-Alzette.
• FERNANDEL
Né le 8 mai 1903 à Marseille, Fernandel (de son vrai nom Fernand Contandin) suit, dès son plus jeune âge, son père qui chante dans les cafés-concerts. Fasciné par la scène, il décide de copier son père et interprète à sept ans sa toute première chanson intitulée "Le p'tit objet", du comique troupier Polin. Fernandel, qui n'aime pas trop l'école, doit malgré tout gagner sa vie. Sa carrière débute véritablement en 1922 lorsqu'il se produit sur la scène de l'Eldorado à Nice. Trois ans plus tard, il monte à Paris et joue le comique troupier sur les planches de l'Odéon. Son accent du Sud, ses mimiques et son sourire inimitable conquièrent le public. Il enregistre son premier disque en 1928. Parallèlement, il débute une carrière d'acteur et joue dans "Angèle" de Marcel Pagnol, ainsi que dans plus de 60 autres films entre 1931 et 1940. En 1939, il enregistre sa célèbre chanson "Félicie aussi". Fernandel ne s'arrête bien entendu pas en si bon chemin et continue à chanter et à se produire au cinéma. Il interprète des titres incontournables, tels que "Ignace", "Barnabé", "On m'appelle Simplet". En 1952, il joue le rôle du célèbre "Don Camillo", un curé hors norme très hilarant, puis en 1959, "La vache et le prisonnier", avec la célèbre vache surnommée "Marguerite". Malheureusement, Fernandel nous quitte le 26 février 1971, emporté par un cancer à la suite de l'infection d'un kyste. Ce jour-là, la France a perdu un immense artiste du cinéma et de la chanson.
• FERNANDEL FRANCK
Né le 10 décembre 1935 à Marseille, Franck Fernandel n'est autre que le fils cadet de l'inimitable comédien et chanteur Fernandel (1903-1971). Il débute sa carrière au cinéma en 1962 dans "En avant la musique", avant d'être la vedette du film musical "Cherchez l'idole", en 1964. Parallèlement, il interprète à merveille des chansons, grâce notamment à sa très belle voix à l'accent provincial. "L'amour interdit", "César, Fanny, Vincent et Fernand", "Bonjour Marie", ainsi que "Les yeux d'un ange" sont autant de succès de ce succulent crooner. A la fin de sa carrière, Franck Fernandel devient animateur sur Radio Monte-Carlo et déploie ses talents de conteur dans "Les lettres de mon moulin", recueil des nouvelles d'Alphonse Daudet. Après avoir eu sur le tard deux enfants (Vincent, né en 1983 et Monique, née en 1992), Franck Fernandel nous quitte le 8 juin 2011.
• FERRAT JEAN
Né le 26 décembre 1930 à Vaucresson en région parisienne, Jean Ferrat (de son vrai nom Jean Tenenbaum) est issu d'une famille juive modeste. A la suite du décès de son père dans le camp de concentration d'Auschwitz, il est contraint de quitter prématurément le lycée pour aider financièrement sa famille. Très attiré par la musique, il écrit ses premières chansons au début des années 50 et joue de la guitare dans un orchestre de jazz. En 1956, il met en musique le poème de Louis Aragon - dont il est un grand admirateur - intitulé "Les yeux d'Elsa". Petit à petit, Jean Ferrat se fait connaître en composant des chansons qu'il propose également à la chanteuse Christine Sèvres (1931-1981) qui devient son épouse en 1961. Une année plus tard, il fait la connaissance de l'interprète Isabelle Aubret et une saine collaboration artistique naît. Jean Ferrat lui écrit la célèbre chanson "Deux enfants au soleil". Dans le courant des années 60-70, d'énormes succès voient le jour, dont "Nuit et brouillard" en 1963 décrivant l'insoutenable condition de vie des Juifs en route vers les camps de concentration lors de la deuxième guerre mondiale. "La montagne (1964)", "Potemkine (1965)", "Ma France (1969)", "Aimer à perdre la raison (1971)", "La femme est l'avenir de l'homme (1975)" sont autant de succès de cet artiste poète très populaire et parfois politiquement engagé. Remarquable musicien, proche du parti communiste (sans y avoir adhéré), Jean Ferrat meurt le 13 mars 2010 à Aubenas dans l'Ardèche à la suite d'une longue maladie. Il a rejoint son idole de toujours, Louis Aragon, dans l'au-delà…
• FERRE LEO
Né à Monaco le 24 août 1916, Léo Ferré débute sa carrière à Paris en 1946 au cabaret le Boeuf sur le toit où il partage l'affiche avec les Frères Jacques, ainsi que Charles Aznavour. Quelque temps plus tard, au Lapin agile, Léo rencontre Jean-Roger Caussimon et lui met ses textes en musique, dont "Monsieur William", "Comme à Ostende". Sa notoriété débute véritablement en 1952 lorsque Catherine Sauvage enregistre l'une de ses chansons intitulée "Paris canaille". En 1954, il se produit à l'Olympia en première partie de Joséphine Baker. Puis tout s'accélère. Léo Ferré passe sur les principales scènes parisiennes, dont Bobino, l'Alhambra et l'A.B.C. Adulé, il enregistre un nombre considérable de chansons et de textes de poètes disparus, tels que Charles Baudelaire, Arthur Rimbaud, Paul Verlaine et Louis Aragon. En 1968, la chanson "C'est extra" prend la première place des hit-parades. En mai 68, en pleine contestation estudiantine, Léo Ferré se retrouve impliqué dans la révolte ambiante. Des jeunes l'acclament en brandissant des drapeaux noirs. Il devient ainsi, en quelque sorte, le porte-drapeau du changement social de Mai 68. Ses chansons se font de plus en plus révolutionnaires et virulentes, pour ne pas dire anarchistes : "Madame la Misére", "Amour-anarchie", "Avec le temps", "Les anarchistes". Ironie incroyable du sort, Léo Ferré meurt le jour de la Fête nationale, soit le 14 juillet 1993. La France perd alors son poète le plus anar de toute la chanson française.
• FERRER NINO
Né le 15 août 1934 à Gênes en Italie, Nino Ferrer (de son vrai nom Agostino Ferrari) obtient un diplôme d'ethnologie avant de se lancer dans la chanson. Passionné par le jazz New Orleans, il a pour envie de créer des chansons en rapport avec ce style de musique mais le succès le fuit. Au contraire, ce sont des chansons que l'on peut considérer comme "loufoques" qui deviennent populaires au milieu des années 60, comme "Mirza", "Les cornichons", "Mamadou Mémé", "Le téléfon". Nino Ferrer est désabusé d'apercevoir que ce ne n'est que ce genre de chansons "idiotes" qui intéressent les gens. Il tente alors de changer totalement de registre et de se tourner vers des chansons plus traditionnelles. Il enregistre en 1975 "Le Sud" (un million d'exemplaires vendus), puis "La maison près de la fontaine". Ces deux chansons rencontrent le succès mais le public garde néanmoins en mémoire un répertoire de chansons loufoques de Nino Ferrer. Désespéré de cet état de fait immuable, il se retire entièrement du show-business en 1983 et part dans le Sud de la France pour s’adonner à la peinture. En mal de vivre, Nino Ferrer se suicide le 13 août 1998 dans un champ de blé près de sa maison, en se tirant une balle dans la tête.
• FLORE ANNIE
Née en 1920, Annie Flore (de son vrai nom Marie-Antoinette Quié) débute sa carrière au Petit Casino en 1940. Six ans plus tard, elle enregistre chez la maison de disques Pathé "La fille du patron" et "La valse tourne". Par la suite, elle interprète plusieurs chansons de films, telles que "Méfiez-vous des blondes" et "Sur le pavé de Paris". Dans les années 60, elle enregistre une série de 33 tours intitulés "Mes cahiers de chansons" où elle reprend des succès d'autrefois. Annie Flore s'éteint en 1985.
• FLORELLE
Née le 8 août 1898 en Vendée, Florelle (de son vrai nom Odette Elisa Joséphine Marguerite Rousseau) n'a que quatre ans lorsqu'on lui demande de monter pour la première fois sur scène pour jouer un petit rôle d'enfant. Alors qu'elle n'a pas encore 16 ans, Florelle a déjà fréquenté plusieurs salles européennes dans des pays tels que la Roumanie, l'Autriche et la Turquie. Par la suite, elle chante à Paris au Bataclan et à l'Européen. Ses plus grands succès sont "Fascination", "La complainte de Mackie", "La fiancée du pirate". Florelle décède presque anonymement le 18 septembre 1974... dans un hôpital psychiatrique.
• FORTIN ANDRE
Né le 17 novembre 1962 à Saint-Thomas Didyme au Québec, André Fortin est issu d'une famille nombreuse puisqu'il est le dixième des onze enfants de la famille. Au début des années 80, il s'installe à Montréal et partage un appartement avec des colocataires au 2116 de la rue Saint-Laurent. C'est dans ce lieu que débute la carrière artistique d'André Fortin. Jouant de la guitare avec des copains, il forme le groupe surnommé "Les Colocs", nom issu évidemment du mot colocataires. Le premier disque des Colocs, intitulé "Julie", voit le jour en 1993 et rencontre un intérêt très important. D'autres succès suivent, dont "La rue principale", "Juste une p'tite nuite", "Passe-moé le puck". Après la disparition de Patrick, membre du groupe, en raison du sida, les Colocs sortent un second album surnommé "Atrocetomique". Les représentations sont nombreuses. Le public apprécie l'exceptionnelle attraction que déploie le groupe sur scène. Les Colocs mélangent plusieurs styles musicaux, dont le reggae et la chanson québécoise populaire, incarnée dans les années 30 par La Bolduc. Alors qu'un nouvel album devait voir le jour en 2000, André Fortin se donne la mort le 8 mai de cette même année. Des amis le retrouvent deux jours plus tard baignant dans une mare de sang, un couteau planté dans le coeur. On en déduit qu'il s'est suicidé en se faisant hara-kiri, rite auquel André était un grand admirateur... Les Colocs mettent immédiatement un terme à leur collaboration.
• FORTUGE
Né en 1887, Fortugé commence sa carrière en imitant les comiques troupiers que sont Paulus et Polin. Après des débuts difficiles, il rencontre enfin le succès en 1910, en province. Par la suite, il passe sur plusieurs scènes parisiennes, dont les Ambassadeurs, l'Alhambra et la Gaîté-Montparnasse. Fortugé joue un style de personnage naïf, un peu niais et malicieux. On retient de lui trois chansons célèbres : "La victoire de la Madelon (1918)", "Mes parents sont venus me chercher (1922)" et "C'est jeune et ça ne sait pas (1923)". Fortugé décède prématurément en 1923, à l'âge de 36 ans, atteint du paludisme.
• FRAGSON HARRY
Né le 12 juillet 1869 à Anvers en Belgique, Fragson (de son vrai nom Harry Pot) est originaire de Grande-Bretagne. Fils d'un brasseur, il est enthousiasmé de voir sur scène un certain Paulus, célèbre comique troupier. Cela déclenche en lui l'envie de chanter et de se produire. Il décide alors de venir à Paris pour apprendre le français. A partir de 1891, il monte sur scène et crée plusieurs chansons reconnues d'un large public, parmi lesquelles "Amours fragiles", "Les jaloux", "Les amours boiteux", ainsi que le célèbre titre "Si tu veux Marguerite". S'accompagnant au piano, il interprète des chansons aussi bien comiques que sentimentales. Las, le 30 décembre 1913, Fragson se dispute avec son père. Ce dernier, exaspéré, l'abat d'un coup de revolver. Il n'a que 44 ans.
• FRANCOIS CLAUDE
Né le 1er février 1939 en Egypte, Claude François emménage à Marseille avec sa famille en 1956. Il joue de la batterie dans un quartette de jazz à Monaco. En 1961, il monte à Paris où il enregistre sa première chanson intitulée "Nabout twist" qui passe quasiment inaperçue. Le succès vient peu de temps après avec les titres "Belles, belles, belles (1962)", "Marche tout droit (1963)", "Pauvre petite fille riche (1963)", "J'y pense et puis j'oublie (1963)", "Si j'avais un marteau (1963)". Un très grand nombre de filles tombent sous le charme de ce séducteur à la voix sensuelle. Dans les salles abondamment remplies, c'est souvent l'hystérie : on veut voir Cloclo, on veut le toucher, lui parler. Claude François est une bête de scène, il dégage une énergie incroyable qui lui vaut, en 1970, un malaise à Marseille. Il est victime d'une syncope. Cela ne l'empêche pas quelque temps plus tard de continuer sa carrière, toujours entouré des Claudettes, et d'avoir également le sens des affaires. Au milieu des années 70, il monte sa propre maison de production, ainsi qu'un magazine à son effigie intitulé "Podium". Les disques s'arrachent dans les magasins et sont en tête des hit-parades. On pense notamment à "Magnolias for ever", "Alexandrie, Alexandra" et "Le lundi au soleil". Le 11 mars 1978, au lendemain de son dernier spectacle à Leysin en Suisse, Claude François s'électrocute dans son bain en changeant une ampoule. La star n'est plus mais reste fréquemment diffusée de nos jours dans les discothèques et à la radio.
• FRANCOIS JACQUELINE
Née le 30 janvier 1922 à Neuilly-sur-Seine, Jacqueline François (de son vrai nom Jacqueline Guillemautot) apprend très jeune le piano et se passionne pour la chanson en écoutant Léo Marjane et Jean Sablon. Dès la fin de la seconde guerre mondiale, elle se présente à une audition pour passer à la radio, puis est remarquée par le guitariste et producteur Louis Gasté qui lui propose d’enregistrer deux titres réalistes intitulés "Gentleman" et "Ca n’était pas original". Après avoir épousé le célèbre chanteur Henri Decker, Jacqueline François rencontre le directeur artistique Jacques Canetti qui lui demande de chanter dorénavant des chansons plus modernes, empreintes de jazz et de rythmes latins. Le succès vient petit à petit avec le titre "C’est le printemps". Le triomphe intervient en 1948 lorsqu’elle chante "Mademoiselle de Paris", chanson qui la propulse immédiatement en haut de l’affiche. Jacqueline François devient "Mademoiselle de Paris" pour tout un chacun. Par la suite, les chansons s’enchaînent avec des titres tels que "Ma rue et moi", "Main dans la main", "Trois fois merci", et surtout "Les lavandières du Portugal", chanson grâce à laquelle elle remporte le Grand prix du disque en 1955. Après être parvenue à vendre un million de vinyles au milieu des années 50 (record historique), et s’être produite avec un énorme succès aux Etats-Unis, Jacqueline François nous quitte à Paris le 7 mars 2009.
• FRED MAGUY
Née le 6 juillet 1905, Maguy Fred (de son vrai nom Alfreda Soriaux) débute sa carrière un peu par hasard en se produisant dans les music-halls des faubourgs où elle enthousiaste le public avec des chansons réalistes. Maguy Fred rencontre en 1928 un certain Galliardin - chanteur à succès - qui l'accompagne avec son accordéon. Ce rapprochement ne s'arrête uniquement à la chanson puisqu’elle devient sa maîtresse. Ce couple d'artistes, très populaire à la fin des années 20, fait souvent parler de lui en raison de nombreuses disputes. L'une de ces querelles finit tragiquement. La maison du couple est totalement détruite par un incendie le 17 novembre 1934. A l'intérieur de la bâtisse, on y retrouve deux cadavres. Il s'agit de Maguy Fred et très probablement de son amant Galliardin. Ce dernier aurait, selon toute vraisemblance, assassiné Maguy trois jours auparavant...
• FREDERICKS CAROLE
Née le 5 juin 1952, Carole Fredericks voit le jour à Springfield dans le Massachusetts, aux Etats-Unis. A l'âge de 20 ans, elle débute sa carrière de chanteuse en Californie. Son imposante carrure et sa voix puissante donnent des frissons à bon nombre de mélomanes. En 1979, cette chanteuse noire américaine débarque en France où elle est engagée comme choriste par plusieurs chanteurs et musiciens renommés, dont Michel Sardou, Johnny Hallyday et Mylène Farmer. Elle rejoint Jean-Jacques Goldman en 1991 et forme le trio "Fredericks Goldman Jones". Quatre albums voient le jour et plusieurs chansons restent gravées dans les mémoires, dont "A nos actes manqués", "Rouge", "Juste après", "Né en 17 à Leidenstadt". Terrassée par une crise cardiaque, Carole Fredericks nous quitte le 7 juin 2001.
• FREHEL
Née le 14 juillet 1891 en Bretagne, Fréhel (de son vrai nom Marguerite Boulc'h) chante dès l'âge de cinq ans dans les rues et les cafés. Elle débute sa carrière dans le café-concert de l'Univers à Paris en portant le nom de "Pervenche". Sa voix prenante et son style de fille très belle conquièrent le public. Fréhel devient une artiste incontournable de la belle époque. Elle interprète "Le grand frisé" et " Sur les bords de la Riviera", chansons qui lui valent une grande renommée. Vers 1910, elle tombe amoureuse d'un certain Maurice Chevalier. Mais ce dernier s’intéresse plutôt à Mistinguett. C'est le drame pour Fréhel qui tente de se suicider. Menant une vie bien difficile, et ne parvenant pas à trouver un amant, elle se drogue et boit. Belle femme, Fréhel devient alors rapidement une personne vieillie. Cela ne l'empêche toutefois pas de se produire sur plusieurs scènes parisiennes, dont l'Alcazar et l'Européen. Elle y chante des chansons célèbres, parmi lesquelles "La java bleue", "Tel qu'il est", "Comme un moineau", "La valse à tout le monde". Parallèlement, Fréhel joue au cinéma un rôle avec Jean Gabin dans le film "Pépé le Moko". Toujours aussi instable, elle retombe une nouvelle fois dans le cercle vicieux de l'alcoolisme et disparaît le 3 février 1951, emportée par une misère indéfinissable et dans une solitude insurmontable.
• FRERES JACQUES
Surnommés les Frères Jacques en raison du fait qu’ils aiment bien "faire le Jacques", c’est à dire "se conduire stupidement, faire les idiots", ce groupe se forme en 1944. Il est composé de quatre chanteurs comiques, à savoir Georges Bellec (né en 1918), André Bellec (1914-2008), François Soubeyran (1919-2002) et Paul Tourenne (né en 1923). Leurs interprétations méticuleuses, leurs présentations et leurs chorégraphies ne laissent jamais indifférent. En 1946, les Frères Jacques rencontrent un triomphe avec la parodie intitulée "L’entrecôte". D’autres succès suivent, dont "L’inventaire" en 1950 qui leur vaut le Grand prix du disque, "Les fesses", "La confiture", sans oublier une palette de refrains dédiés aux chansons paillardes, tels "La digue du cul". Les Frères Jacques se produisent jusqu’en 1982, année où le quatuor tire sa révérence.
• FURSY
Né le 26 février 1867, Fursy (de son vrai nom Henri Dreyfus) est un chansonnier montmartrois par excellence. Après avoir effectué différents métiers comme employé de commerce et comptable, il rachète le cabaret le Chat noir en 1899, à la suite du décès de Rodolphe Salis. Il renomme l'établissement "La boîte à Fursy" où se produit notamment le célèbre Théodore Botrel. Lui-même interprète également des chansons en rapport avec l'actualité d'avant la Grande Guerre. On appelle cette période historique "L'esprit montmartrois". De son vivant, Fursy publie "Chansons roses" et "Chansons de la boîte". Il décède le 14 avril 1929.






































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