G                                                                                                             17 artistes référencés


GABAROCHE GASTON


Né le 29 septembre 1881 à Bordeaux, Gaston Gabaroche suit des études musicales au conservatoire. A partir de 1907, il interprète ses propres chansons dans le cabaret de "La Lune rousse". Plusieurs de ses oeuvres sont reprises par Mayol, dont "Les regrets", "Les doigts", "Je vous aime toutes". Après la première guerre mondiale, il écrit des chanson pour plusieurs artistes de sa génération dont Maurice Chevalier et Reda Caire. On lui doit les chansons suivantes: "Un soir à la Havane", "Ma banlieue", "Les beaux dimanches de printemps". Durant sa longue carrière, Gaston Gabaroche écrit plus de deux mille chansons (!) Il décède à Marseille le 28 août 1961


GABIN JEAN

Né le 17 mai 1904, Jean Gabin débute sa carrière aux Folies-Bergères en tentant de ressembler à l'idole de sa génération, Maurice Chevalier. En pleine gloire, Mistinguett, alors âgée de 55 ans, l'engage dans sa revue intitulée "Paris qui tourne". Jean Gabin chante alors "La java de Doudoune" et met petit à petit au point son personne de mauvais garçon que l'on retrouvera dans nombre de ses films. Par la suite, il joue dans d'autres revues dont celle avec Georgius dans "Allo, ici Paris". Parallèlement, il interprète plusieurs chansons en rapport avec les revues. Les plus célèbres sont "La môme Caoutchouc", "Dans la rue", "Viens Fifine". Son plus grand succès est sans conteste "Quand on se promène au bord de l'eau (1936)". Jean Gabin enchaîne les films. On le retrouve dans "La Bandera", "Les bas-fonds", "Quai des brumes" ou encore dans "La bête humaine". En 1974, deux ans avant sa disparition, il chante sa célèbre chanson "Maintenant je sais" qui retrace, en quelque sorte, l'éventail de sa vie. Jean Gabin décède le 15 novembre 1976, à l'âge de 72 ans.


GAINSBOURG SERGE

Né le 2 avril 1928, Serge Gainsbourg (de son vrai nom Lucien Ginzburg) est issu de parents russes. Après avoir étudié aux Beaux-Arts, il devient pianiste de bar, tout comme le fut son père. A partir de 1957, Serge commence à écrire des chansons et enregistre en 1958 son premier disque grâce au producteur Jacques Canetti qui l'a repéré. Le titre est "Le poinçonneur des lilas". Le succès n'est que mitigé mais ses interprètes qui ne sont autres que Juliette Gréco, Petula Clark ou bien encore France Gall rencontrent, quant à elles, un intérêt non négbligeable. La consécration pour Serge Gainsbourg arrive en 1965 grâce justement à France Gall qui remporte l'Eurovision de la Chanson avec le titre "Poupée de cire, poupée de son". D'autres interprètes se prêtent au jeu de ce succulent compositeur, comme Brigitte Bardot (avec "Harley Davidson") et François Hardy (avec "Comment te dire adieu"). En 1969, Serge Gainsbourg chante en duo avec Jane Birkin "Je t'aime moi non plus". Cette chanson fait scandale au Vatican et se retrouve censurée dans de nombreux pays, surtout catholiques. Serge interprète également lui-même ses chansons et ne passe jamais inaperçu sur scène. Tombé dans l'engrenage de l'alcool et de la cigarette, il fait souvent scandale sur les plateaux de télévision, comme au milieu des années 80 lorsqu'il brûla un billet de 500 francs, devant des millions de téléspectateurs. Rongé par la maladie, Serge Gainsbourg s'éteint le 2 mars 1991, emportant avec lui son savoir-faire inimitable dans la création de chansons souvent poétiques. Il repose au cimetière de Montparnasse à Paris.


GARAT HENRI

Né le 3 avril 1902 à Paris, Henri Garat (de son vrai nom Henri Garassu) fait des études, sur la demande de ses parents, au conservatoire de Bruxelles pour devenir comédien de théâtre. Mais Henri préfère le Music-hall et débute sa carrière dans des revues au "Casino de Paris" et au "Moulin Rouge", accompagné de Florelle et Mistinguett. Au début des années 20, il est engagé par une maison de production allemande pour faire du cinéma. Henri Garat joue alors dans plusieurs films, dont "Le chemin de Paris" en 1930. Parallèlement, il interprète des chansons dans les films où il se produit. Les chansons "Avoir un bon copain" ou "Tout est permis quand on rêve" se vendent comme des petits pains. Malheureusement, Henri Garat est beaucoup trop sollicité et se réfugie derrière la drogue. C'est la spirale du déclin. Très vite oublié et n'ayant plus un sou en poche, il décède le 13 août 1959.


GASTE LOUIS

Né le 18 mars 1908 à Paris, Louis Gasté est imprégné très jeune par la musique et découvre à l'âge de 9 ans le jazz grâce à des soldats américains qui entonnent ce style de musique près de chez lui. Cela va complètement bouleverser sa vie puisqu'il est subjugué par ce style de musique. Il achète alors un banjo et apprend ses gammes. A 20 ans, il est engagé par Joséphine Baker qui recherche justement un joueur de banjo dans son orchestre. La carrière de Louis Gasté débute par la grande porte. En 1929, Louis Gasté, surnommé Loulou, se joint à la formation des Collégiens créé par Ray Ventura. Malheureusement, la guerre va faire péricliter le groupe de musiciens. Louis Gasté rencontre Lucienne Boyer, qui le prend sous son aile, et il devient, son accompagnateur. Il compose alors plusieurs chansons pour de nombreux artistes: "Elle était swing" pour Jacques Pills, "Il faisait trop beau dimanche" pour André Dassary" ou "Le chant du gardian" pour Tino Rossi. En 1945, Louis Gasté tombe amoureux d'une fille de 21 ans plus jeune qui lui. Son nom: Line Renaud. Ce couple devient une véritable figure emblématique en France. Entre Line et Loulou, l'amour dépasse même les frontières ! Louis Gasté continue jusqu'à son décès, survenu le 8 janvier 1995, à écrire des chansons.


GAUTY LYS

Née le 2 février 1900 à Levallois-Perret, Lys Gauty (de son vrai nom Alice Gauthier) étudie le chant classique, avant de débuter une carrière de chanteuse professionnelle à Paris. Elle enregistre son premier disque en 1929 et devient une vedette au début des années 30 en se produisant dans de nombreuses salles parisiennes. Lys Gauty obtient le Grand Prix du Disque en 1933 avec la chanson "La fiancée du pirate". Vêtue d'une robe blanche très simple, elle envoûte le public en interprétant des textes avec beaucoup d'émotion. Les succès s'enchaînent avec les chansons "Le chaland qui passe (1933)", "A Paris dans chaque faubourg (1934)", "Le bonheur est entré dans mon coeur", "Un jeune homme chantait". Elle se retire de la scène dans les années 50 et décède des années plus tard, soit le 2 janvier 1994.


GELINAS MARC

Né le 29 novembre 1937 à Montréal, Marc Gélinas est à la fois un acteur, scénariste, compositeur et chanteur. Très jeune, il commence à écrire des chansons et prend des cours de chant en 1954. Paradoxalement, ce n'est pas en tant que chanteur que Marc va débuter sa carrière mais en tant que comédien. En 1955, il passe sur Radio-Canada en jouant le téléroman "Beau temps, mauvais temps". L'attrait pour la chanson reste toutefois fort et Marc Gélinas bénéficie encore du soutien de Radio-Canada pour débuter une carrière de chanteur. Il interprète sa chanson "Boucles blondes". Deux ans plus tard, le succès se confirme avec un nouveau disque: "Aide-toi et le ciel t'aidera". Ce titre lui permet de remporter "Le Grand Prix du disque canadien". Adulé, Marc Gélinas se produit ensuite fréquemment sur les plateaux de télévision et dans les cabarets. Les titres sont légions. Citons parmi ceux-ci "Tu te souviendras de moi", "Rendez-vous à Montréal", "La solitude" ou bien encore "J'ai du bon feu". Atteint d'un cancer du foie, Marc Gélinas s'éteint le 2 octobre 2001 à Sainte-Agathe et laisse tout un pays dans un profond désarroi.


GENES HENRI

Né le 2 juillet 1919 à Tarbes, Henri Genès (de son vrai nom Henri Chaterret) a deux passions dans la vie: le rugby et la chanson. Henri sait très jeune qu'il veut devenir chanteur mais son père est plus que réticent et préférerait le voir professeur de latin. Le chanteur Robert Jysor découvre Henri Genès et parvient à raisonner son père qui accepte que son fils se lance dans une carrière artistique. Partageant parfois l'affiche avec Bourvil, il se produit dans plusieurs salles parisiennes. Son répertoire est parfois comique comme avec la chanson "Le facteur de Santa Cruz". Outre la chanson, Henri Genès tourne également dans plus de 80 films entre 1945 et 1983, dont "La petite chocolatière", "Nous irons à Paris", "La reine Margot", pour n'en citer que quelques-uns. Il disparaît le 22 août 2005 après une carrière bien remplie.


GEORGE YVONNE

Née en 1896 à Bruxelles, Yvonne George (de son vrai nom Yvonne de Knops) débute sa carrière dans des cabarets bruxellois. En 1920, elle monte sur la scène de "L'Olympia" à Paris et y interprète la chanson "Nous irons à Valparaiso". Yvonne George est alors huée pour ne pas dire insultée car le public ne comprend pas le refrain de la chanson et son fameux "Good bye Farewell". En 1926, soit six ans après ce passage à scandale, elle remonte sur scène et remporte cette fois-ci un véritable triomphe. Habillée de noir, elle fait soulever les foules avec son visage blême et son expression poussée à l'extrême. Elle y interprète des chansons réalistes telles que "Pars", "La femme du bossu", "Les cloches de Nantes". Malheureusement, cette renommée ne dure pas puisque Yvonne George attrape la tuberculose quelques temps plus tard et décède le 16 mai 1930, à l'âge de 34 ans. Autant dire que sa carrière est inachevée.


GEORGEL

Né à Paris en 1885, Georgel (de son vrai nom Georges Jobe) est apprenti horloger et s'intéresse à la chanson. Il débute sa carrière d'artiste aux "Folies-Belleville" à 18 ans et est repéré par un certain Mayol. Cela ne peut pas mieux tomber pour Georgel qui a tant admiré Mayol dans son enfance! Grâce à sa voix puissante, profonde et à sa diction parfaite, il interprète de nombreux succès de l'époque, dont "Sous les ponts de Paris (1913)", "La vipère du trottoir (1921)", "Ton coeur a pris mon coeur". Chanteur de charme, on le surnomme "Le chanteur des midinettes". A la fin de sa carrière, il découvre un inconnu qui n'est autre que Bourvil. On sait ce qu'il en adviendra. Georgel décède à Paris en 1949. Malgré les années passées, ses chansons restent immortelles.


GEORGIUS

Né le 3 juin 1891 à Mantes-la-Ville, Georgius (de son vrai nom Georges Guibourg) débute en 1916 à la "Gaîté-Montparnasse" où il crée son premier grand succès: "Les archers du roy". Durant sa longue carrière, Georgius monte sur presque toutes les scènes parisiennes et y interprète des chansons comiques, pour ne pas dire hilarantes: "La plus bath des javas (1924)", "Au lycée Papillon (1936)", "Ca c'est d'la bagnole (1938)", sans oublier "Sur la route de Pen-Zac (1939)" qui se vend à 160'000 exemplaires, ce qui est énorme pour cette période! Bien que chantant des chansons loufoques mises en scène telles des sketches humoristiques, Georgius s'habille en costard noir et non en pantalon à carreaux, style clown, comme le faisait par exemple Dranem. Véritable "machine à produire", Georgius est l'auteur de quelque 1'500 chansons, 12 revues et opérettes, 18 comédies et 14 romans policiers. Il s'éteint le 8 janvier 1970 à Paris après une carrière fort bien chargée.


GIGNAC FERNAND

Né le 23 mars 1934 à Montréal, Fernand Gignac peut être considéré comme l'un des plus prolifiques artistes de la chanson québecoise. Dès l'âge de 9 ans, le petit Fernand se produit dans les cabarets et remporte même la première place au concours d'amateurs de Radio-Canada intitulé "Les talents de chez nous". Son premier 45 tours portant le titre "Je ne fait que passer" ne sort qu'en 1957 alors qu'il est déjà âgé de 23 ans. D'autres titres suivent à la fin des années 50 dont "Prière à dame Marie", "Chérie tu es frivole" ou bien encore "Le tango des fauvettes". Toutes ces chansons renforcent son image. Mais c'est principalement en 1960 sur la télévision de Radio-Canada que Fernand Gignac se fait connaître d'un large public grâce à l'émission "Le club des autographes". Les succès s'enchaînent à la pelle. Citons parmi ceux-ci "La fille de la forêt", "Le maître de tes yeux", et surtout "Donnez-moi des roses". Jusqu'à sa mort survenue le 18 août 2006, Fernand Gignac aura vendu quelque 6 millions de disques. Ce chiffre représente un record pour un interprète canadien.


GILLES (dit Jean Vilard)

Né le 2 juin 1895 à Montreux en Suisse, Gilles débute sa carrière dans le théâtre mais bifurque rapidement vers la chanson. Il rencontre à Paris un certain Julien avec lequel il chante en duo dans plusieurs salles parisiennes, dont "L'Européen" et "Bobino". Ce nouveau duo des années 30 a pour nom "Gilles et Julien". Tous deux remportent en 1934 le Grand Prix du Disque avec la célèbre chanson "Dollar". Après avoir composé et chanté plusieurs autres succès, ils se séparent. Gilles ouvre alors un cabaret dans son pays d'orgine, la Suisse, plus précisément à Lausanne. Cet établissement se nomme "Le Coup de soleil" et devient un foyer antinazi pendant la guerre. Par la suite, il revient à Paris et crée plusieurs chansons de grande valeur, dont "Les trois cloches" pour Edith Piaf et les Compagnons de la Chanson. Il s'éteint le 26 mars 1982 et repose à Saint-Saphorin, petit village au bord du Lac Léman, près de Lausanne.


GOUIN FRED

Né le 26 avril 1889, Fred Gouin rencontre un véritable triomphe dès le début de sa carrière en interprétant d'anciennes chansons rituelles et classiques. En 1930, il chante "Le temps des cerises" qui se vend à plus de deux cent mille exemplaires. Sans oublier d'autres titres ravageurs, tels que "En revenant de la revue" ou bien encore "La chanson des blés d'or". On le surnomme le "chanteur à la voix d'or". Il se retrouve à l'affiche de plus grands Music-halls et gagne une fortune considérable. Il rencontre Berthe Sylva et tombe amoureux. Malheureusement, cette dernière tombe malade et meurt de froid en 1941. Fred Gouin ne s'en remettra jamais. Il s'exile dans le Sud de la France où il décède le 18 février 1959, sans que nul ne sache où il est mort.


GRIBOUILLE

Née le 17 juillet 1941, Gribouille (de son vrai nom Marie-France Gaité) est issue d'une famille bourgeoise lyonnaise. Dès son plus jeune âge, elle souhaite chanter, tout en évitant les contraintes de la vie. Ses parents ont beaucoup de peine à comprendre ses réactions. Sans-le-sou, Gribouille décide à l'âge de 16 ans de monter à Paris en faisant de l'auto-stop. Sans domicile fixe, elle erre dans les rues et dort au bord de la Seine. Quelque mois plus tard, elle est remarquée par un certain Jean Cocteau dans le cabaret "Le Boeuf-sur-le-Toit" qui est persuadé qu'elle a un énorme potentiel artistique. Gribouille sort un premier 45 tours en 1963 comportant les titres "Paris terre mouillée" et "L'artiste". Sa voix sauvage et poignante laisse entrevoir une sérieuse carrière. Le compositeur Charles Dumont lui écrit plusieurs chansons, dont "Si j'ai le coeur en berne" et "J'irai danser quand même". En 1965, elle sort ses célèbres titres: "Mathias" et "Grenoble". Malgré le succès, Gribouille ressent un mal intérieur indéfinissable. Le 18 janvier 1968, elle décède toute seule dans son appartement parisien, alors qu'elle n'a que 27 ans. Suicide ? Mystère !


GUETARY GEORGES

Né le 8 février 1915 en Egypte, Georges Guétary (de son vrai nom Lambros Worloou) suit des études de commerce, avant d'étudier le chant, le piano et la comédie. En 1937, il rentre dans l'orchestre de Jo Bouillon, puis est engagé au "Casino de Paris" aux côtés de Mistinguett. En 1943, il connaît son premier grand succès avec la chanson "Robin des bois". D'autres titres suivent: "Le p'tit bal du samedi soir", "A Honolulu", "On danse à Mexico". Sa voix "mezza voce" fait fureur dans le style de l'opérette. Georges Guétary joue dans de nombreuses revues, aux côtés d'artistes renommées telles que Jacqueline François et Gene Kelly. En 1952, il interprète la célèbre opérette "La route fleurie" avec Bourvil et Annie Cordy qui est jouée à 1500 reprises (!) Georges Guétary se retire petit à petit de la scène au début des années 60 car le style de musique a changé. Le temps des opérettes est révolu et laisse place à la période Yé-Yé. Il s'éteint à Mougins, dans les Alpes-Maritimes, le 13 septembre 1997.


GUILBERT YVETTE

Née le 20 janvier 1865 dans le quartier du Marais à Paris, Yvette Guilbert exerce le métier de couturière, avant de débuter une carrière d'interprète. En 1889, elle connaît des débuts difficiles au "Casino de Lyon" et à "L'Eldorado" car le public ne l'apprécie guère. Yvette Guilbert décide alors de se donner un genre et de se vêtir de satin vert et de gants noirs. Elle fréquente de nouveaux établissements dont le "Divan japonais" et rencontre enfin une véritable consécration. Sa diction est parfaite. Les succès s'enchaînent. Parmi les plus connus, il n'y a qu'à citer: "Le fiacre", "La pocharde" et bien évidemment "Madame Arthur". Yvette Guilbert fait la gloire des cafés-concerts et devient une grande star de la chanson française. Le peinte Toulouse Lautrec l'immortalise en dessinant son portrait au fusain; ce qui constitue l'une de ses plus belles réussites. En 1900, Yvette Guilbert souffre d'une malade des reins et doit s'exposer à 5 interventions chirurgicales. Cela ne l'empêche toutefois pas de monter à de nombreuses reprises sur scène. Cette grande dame de la chanson, contemporaine à Aristide Bruant, décède le 4 février 1944.