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ANNIVERSAIRES
MESSAGES & CHAT
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• GABAROCHE GASTON
Né le 29 septembre 1881 à Bordeaux, Gaston Gabaroche suit des études musicales au conservatoire. A partir de 1907, il interprète ses propres chansons dans le cabaret de "La Lune rousse". Plusieurs de ses oeuvres sont reprises par Félix Mayol, dont "Les regrets", "Les doigts", "Je vous aime toutes". Après la première guerre mondiale, il écrit des chansons pour plusieurs artistes de sa génération, dont Maurice Chevalier et Reda Caire. On lui doit de nombreuses compositions, comme "Un soir à la Havane", "Ma banlieue", "Les beaux dimanches de printemps". Durant sa longue carrière, Gaston Gabaroche écrit plus de deux mille chansons. Il décède à Marseille le 28 août 1961.
• GABIN JEAN
Né le 17 mai 1904, Jean Gabin débute sa carrière aux Folies-Bergère en tentant de ressembler à l'idole de sa génération, Maurice Chevalier. En pleine gloire, Mistinguett, alors âgée de 55 ans, l'engage dans sa revue intitulée "Paris qui tourne". Jean Gabin chante alors "La java de Doudoune" et met petit à petit au point son personnage de mauvais garçon que l'on retrouve dans un grand nombre de ses films. Par la suite, il joue dans d'autres revues, dont celle avec Georgius intitulée "Allo, ici Paris". Parallèlement, il interprète plusieurs chansons en rapport avec les revues. Les plus célèbres sont "La môme Caoutchouc", "Dans la rue", "Viens Fifine". Son plus grand succès est sans conteste "Quand on se promène au bord de l'eau (1936)". Jean Gabin enchaîne les films. On le retrouve dans "La Bandera", "Les bas-fonds", "Quai des brumes", "La bête humaine". En 1974, deux ans avant sa disparition, il interprète sa célèbre chanson "Maintenant je sais" qui retrace, en quelque sorte, le parcours philosophique de sa vie. Jean Gabin décède le 15 novembre 1976.
• GABRIELLO ANDRE
Né le 15 octobre 1896 à Paris, André Gabriello (de son vrai nom André Galopet) débute sa carrière en chantant à l'Athénée Saint-Germain et à la Vache-Enragée. Rapidement, le Parisien écrit des chansons, des pièces de théâtre et se produit au cinéma. Durant sa longue carrière, il compose quelque 2500 chansons (!), dont "Le couronnement de la rosière" pour Perchicot, "Quand je danse avec lui" pour Marie Dubas et "Sous le pont du Gard" pour Réda Caire. Au cinéma, on le retrouve dans 110 films, dont "La bourse et la vie" de Jean-Pierre Mocky. Sa fille n'est autre que la chanteuse et comédienne Suzanne Gabriello. André Gabriello nous quitte le 19 mars 1975.
• GABRIELLO SUZANNE
Née le 24 janvier 1932, Suzanne Gabriello (de son vrai nom Suzanne Galopet) est la fille du chansonnier André Gabriello. Elle exerce rapidement deux métiers, à savoir actrice et chanteuse. Dans l'art musical, elle se fait principalement connaître en parodiant des oeuvres d'autres artistes, comme "N'avoue jamais ce que tu gagnes" de Guy Mardel, "Que t'es triste Denise" de Charles Aznavour", "Les potins d'abord" de Georges Brassens et "Vous les hommes" de Julio Iglesias. Dans le courant des années 50, Suzanne Gabriello rencontre Jacques Brel et devient sa compagne. Quelque temps plus tard, Brel met un terme à cette histoire d'amour et lui écrit pourtant la célèbre chanson "Ne me quitte pas", bien que ce soit lui qui l'ait quittée (…). Elle poursuit sa carrière en animant des émissions pour la jeunesse et en jouant dans plusieurs films. Suzanne Gabriello nous quitte le 9 août 1992.
• GAINSBOURG SERGE
Né le 2 avril 1928, Serge Gainsbourg (de son vrai nom Lucien Ginzburg) est issu de parents russes. Après avoir étudié les beaux-arts, il devient pianiste de bar, tout comme le fut son père. A partir de 1957, Serge commence à écrire des chansons et enregistre en 1958 son premier disque intitulé "Le poinçonneur des lilas", grâce au producteur Jacques Canetti qui l'a repéré. Le succès est mitigé mais ses interprètes, dont Juliette Gréco, Petula Clark, France Gall notamment, rencontrent un intérêt non négligeable. La consécration pour Serge Gainsbourg intervient en 1965 grâce justement à France Gall qui remporte l'Eurovision de la chanson avec le titre "Poupée de cire, poupée de son". D'autres interprètes se prêtent au jeu de ce succulent compositeur, comme Brigitte Bardot ("Harley Davidson") et François Hardy ("Comment te dire adieu"). En 1969, Serge Gainsbourg chante en duo avec Jane Birkin le célèbre tube "Je t'aime moi non plus". Cette chanson fait scandale au Vatican et se retrouve censurée dans de nombreux pays, principalement catholiques. Serge interprète également lui-même ses oeuvres et ne passe jamais inaperçu sur scène. Parmi ses plus grands succès, mentionnons "Love on the beat", "Elisa", "Aux armes et caetera", "Bonnie and Clyde", "La javanaise", "Aux enfants de la chance". Tombé dans l'engrenage de l'alcool et de la cigarette, il fait souvent scandale sur les plateaux de télévision, comme au milieu des années 80 lorsqu'il brûle un billet de cinq cents francs devant des millions de téléspectateurs. Rongé par la maladie, Serge Gainsbourg s'éteint le 2 mars 1991, emportant avec lui son savoir-faire inimitable dans la création de chansons souvent poétiques. Il repose au cimetière de Montparnasse à Paris.
• GARAT HENRI
Né le 3 avril 1902 à Paris, Henri Garat (de son vrai nom Henri Garassu) fait des études au conservatoire de Bruxelles, sur la demande de ses parents, pour devenir comédien de théâtre. Mais Henri préfère le music-hall et débute sa carrière dans des revues au Casino de Paris et au Moulin Rouge, accompagné de Florelle et Mistinguett. Au début des années 20, il est engagé par une maison de production allemande pour faire du cinéma. Il joue alors dans plusieurs films, dont "Le chemin de Paris" en 1930. Parallèlement, il interprète des chansons dans les films où il se produit. Les titres "Avoir un bon copain" et "Tout est permis quand on rêve" se vendent comme des petits pains. Malheureusement, Henri Garat est beaucoup trop sollicité et se réfugie dans la drogue. C'est la spirale du déclin. Très vite oublié et n'ayant plus un sou en poche, il décède le 13 août 1959.
• GARCIMORE
Né le 16 novembre 1940 à Albacete en Espagne, Garcimore (de son vrai nom José Garcia Moreno) est davantage célèbre pour ses talents de prestidigitateur que de chanteur. Après avoir appris le tuba et d’autres instruments de cuivre, il débarque à Paris en 1976 où il se fait remarquer dans l’émission "TV music-hall" de Roger Pradines. Les Français découvrent alors un personnage surprenant, mélangeant les tours de magie, parfois volontairement ratés, et des discours comiques. Sans oublier son rire hilarant. Possédant un accent espagnol très prononcé, Garcimore a la réplique facile et utilise constamment le terme "facile" lors de la présentation de ses nombreux tours de magie. Cet Espagnol se produit fréquemment sur les plateaux de télévision et utilise souvent ses célèbres formules : "Décontrasté" et "Y' m’énerve". Plusieurs disques lui sont consacrés en reprenant volontairement ses différentes expressions. Tel un magicien, Garcimore disparaît brutalement le 18 avril 2000, foudroyé par une attaque cérébrale.
• GARCIN GINETTE
Née le 4 janvier 1928 à Marseille, Ginette Garcin débute sa carrière artistique à l'âge de 18 ans en tant que chanteuse dans le célèbre orchestre de jazz et variété de Jacques Hélian. Elle y interprète de nombreux succès, comme "Le porte-bonheur", "Parce que ça me donne du courage", "Etoile des neiges", "La petite valse", "La samba brésilienne". Après avoir encore collaboré avec Louis Gasté - compositeur et époux de Line Renaud -, puis avec Boby Lapointe et Jean Yanne dont elle grave plusieurs chansons, Ginette Garcin entame une carrière au théâtre et au cinéma. On la retrouve dans plus d'une cinquantaine de films et de feuilletons, jouant principalement des seconds rôles, comme dans "Cousin, cousine", "Mauvais genres", "L'heure Simenon" et "L'instit". Au théâtre, cette Marseillaise d'origine se produit dans plusieurs pièces, dont "Le Passe-muraille" de Marcel Aymé. Atteinte d'une longue maladie, Ginette Garcin disparaît le 10 juin 2010 à Nanterre, alors qu'elle avait prévu de remonter sur les planches pour jouer la pièce de boulevard intitulée "Toc Toc".
• GASTE LOUIS
Né le 18 mars 1908 à Paris, Louis Gasté est imprégné très jeune par la musique et découvre à l'âge de 9 ans le jazz grâce à des soldats américains qui entonnent ce genre de musique près de chez lui. Cela va complètement bouleverser sa vie puisqu'il est subjugué par ce nouveau style. Il achète alors un banjo et apprend ses gammes. A 20 ans, il est engagé par Joséphine Baker qui recherche justement un joueur de banjo dans son orchestre. Sa carrière débute ainsi par la grande porte. En 1929, Louis Gasté, surnommé également Loulou, se joint à la formation des Collégiens créée par Ray Ventura. Malheureusement, la guerre va faire péricliter le groupe de musiciens. Louis Gasté rencontre Lucienne Boyer, qui le prend sous son aile, et il devient son accompagnateur. Il compose alors plusieurs chansons pour de nombreux artistes, dont "Elle était swing" pour Jacques Pills, "Il faisait trop beau dimanche" pour André Dassary, "Le chant du gardian" pour Tino Rossi. En 1945, Louis Gasté tombe amoureux d'une fille de 21 ans plus jeune que lui qui n'est autre que Line Renaud. Le couple devient une véritable figure emblématique en France. Louis Gasté continue à écrire des chansons, jusqu'à son décès survenu le 8 janvier 1995.
• GAUBE MONIQUE
Née en 1932 à Paris, Monique Gaube (de son vrai nom Monique Bourgeois) débarque au Québec à l'âge de 20 ans et étudie le chant, tout en participant avec succès à plusieurs concours d'amateurs. Elle débute sa carrière en 1956 au cabaret "Les trois castors" de Jacques Normand. Ses chansons sont principalement tournées vers le registre d'Edith Piaf. Elle chante par exemple "Milord". Cette Française d'origine interprète également des oeuvres d'autres artistes, comme "La mamma" de Charles Aznavour ou "Les prénoms effacés" de Jacques Brel. Parallèlement à sa carrière d'interprète, Monique Gaube anime des émissions à la radio et à la télévision québécoise, telles que "Le Bel de nuit" et "Avec plaisir". A la fin des années 60, elle décide de mettre un terme à sa carrière et disparaît le 19 décembre 2002.
• GAUTY LYS
Née le 2 février 1900 à Levallois-Perret, Lys Gauty (de son vrai nom Alice Gauthier) étudie le chant classique, avant de débuter une carrière de chanteuse professionnelle à Paris. Elle enregistre son premier disque en 1929 et devient une vedette au début des années 30 en se produisant dans de nombreuses salles parisiennes. Lys Gauty obtient le Grand prix du disque en 1933 avec la chanson "La fiancée du pirate". Vêtue d'une robe blanche très simple, elle envoûte le public en interprétant des textes avec beaucoup d'émotion. Les succès s'enchaînent avec les chansons "Le chaland qui passe", "A Paris dans chaque faubourg", "Le bonheur est entré dans mon coeur". Elle se retire de la scène dans les années 50 et nous quitte des années plus tard, soit le 2 janvier 1994.
• GELINAS MARC
Né le 29 novembre 1937 à Montréal, Marc Gélinas est à la fois un acteur, scénariste, compositeur et chanteur. Très jeune, il commence à écrire des chansons et prend des cours de chant en 1954. Paradoxalement, ce n'est pas en tant que chanteur que le Québécois va débuter sa carrière mais en tant que comédien. En 1955, il passe sur Radio-Canada en jouant le téléroman "Beau temps, mauvais temps". L'attrait pour la chanson reste toutefois fort et Marc Gélinas bénéficie encore du soutien de Radio-Canada pour débuter une carrière de chanteur. Il interprète alors la chanson intitulée "Boucles blondes". Deux ans plus tard, le succès se confirme avec un nouveau disque surnommé "Aide-toi et le ciel t'aidera". Ce titre lui permet de remporter le Grand prix du disque canadien. Adulé, Marc Gélinas se produit ensuite fréquemment sur les plateaux de télévision et dans les cabarets. Les titres sont légion : "Tu te souviendras de moi", "Rendez-vous à Montréal", "La solitude", "J'ai du bon feu". Atteint d'un cancer du foie, Marc Gélinas s'éteint le 2 octobre 2001 à Sainte-Agathe et laisse tout un pays dans un profond désarroi.
• GENES HENRI
Né le 2 juillet 1919 à Tarbes, Henri Genès (de son vrai nom Henri Chaterret) a deux passions dans la vie, à savoir le rugby et la chanson. Henri sait dès son plus jeune âge qu'il veut devenir chanteur mais son père est plus que réticent et préférerait le voir professeur de latin. Le chanteur Robert Jysor découvre Henri Genès et parvient à raisonner son père qui accepte que son fils se lance dans une carrière artistique. Partageant parfois l'affiche avec Bourvil, il se produit dans plusieurs salles parisiennes. Son répertoire est souvent comique, comme avec les chansons "Le facteur de Santa Cruz", "La pizzeria de Napoli" et "Mes chaussures prennent l’eau". Henri Genès tourne également dans plus de 80 films entre 1945 et 1983, dont "Le Corniaud", "La petite chocolatière", "Nous irons à Paris" et "La reine Margot". Il disparaît le 22 août 2005.
• GEORGE YVONNE
Née en 1896 à Bruxelles, Yvonne George (de son vrai nom Yvonne de Knops) débute sa carrière dans des cabarets bruxellois. En 1920, elle monte sur la scène de l'Olympia et y interprète la chanson "Nous irons à Valparaiso". Yvonne George est alors huée, pour ne pas dire insultée, car le public ne comprend pas le refrain de la chanson et son fameux « Goodbye Farewell ». En 1926, soit six ans après ce passage à scandale, elle remonte sur scène et remporte cette fois-ci un véritable triomphe. Habillée de noir, elle fait soulever les foules avec son visage blême et son expression poussée à l'extrême. Elle y interprète des chansons réalistes, telles que "Pars", "La femme du bossu", "Les cloches de Nantes". Las, cette renommée ne dure pas puisque Yvonne George attrape la tuberculose quelques temps plus tard et décède le 16 mai 1930, à l'âge de 34 ans. Autant dire que sa carrière est inachevée…
• GEORGEL
Né à Paris le 2 juillet 1884, Georgel (de son vrai nom Georges Job) est apprenti horloger et s'intéresse à la chanson. Il débute sa carrière d'artiste aux Folies-Belleville à 18 ans et est repéré par Félix Mayol. Cela ne peut pas mieux tomber pour Georgel qui a tant admiré Mayol pendant son enfance. Grâce à sa voix puissante, profonde et à sa diction parfaite, il interprète de nombreux succès de l'époque, dont "Sous les ponts de Paris (1913)", "La vipère du trottoir (1921)", "Ton coeur a pris mon coeur". Chanteur de charme, on le surnomme "Le chanteur des midinettes". A la fin de sa carrière, il découvre un inconnu qui n'est autre que Bourvil. On sait ce qu'il en adviendra… Georgel décède à Paris le 8 août 1945. Malgré les années passées, ses chansons restent immortelles.
• GEORGIUS
Né le 3 juin 1891 à Mantes-la-Ville, Georgius (de son vrai nom Georges Guibourg) débute en 1916 à la Gaîté-Montparnasse où il crée son premier grand succès intitulé "Les archers du roy". Durant sa longue carrière, Georgius monte sur presque toutes les scènes parisiennes et y interprète des chansons comiques, pour ne pas dire hilarantes, comme "La plus bath des javas (1924)", "Au lycée Papillon (1936)", "Ca c'est d'la bagnole", sans oublier "Sur la route de Pen-Zac (1939)" qui se vend à 160'000 exemplaires; ce qui est énorme pour cette période. Bien que chantant des chansons loufoques mises en scène telles des sketches humoristiques, Georgius s'habille en costard noir et non en pantalon à carreaux, style clown, comme le faisait par exemple Dranem. Créateur prolifique, Georgius est l'auteur de quelque 1'500 chansons, 12 revues et opérettes, 18 comédies et 14 romans policiers. Il s'éteint le 8 janvier 1970 à Paris.
• GIGNAC FERNAND
Né le 23 mars 1934 à Montréal, Fernand Gignac peut être considéré comme l'un des plus prolifiques artistes de la chanson québécoise. Dès l'âge de 9 ans, il se produit dans les cabarets et remporte même la première place au concours d'amateurs de Radio-Canada surnommé "Les talents de chez nous". Son premier 45 tours portant le titre "Je ne fait que passer" ne sort qu'en 1957. D'autres titres suivent à la fin des années 50, dont "Prière à dame Marie", "Chérie tu es frivole", "Le tango des fauvettes". Toutes ces chansons renforcent son image. Mais c'est principalement en 1960 sur la télévision de Radio-Canada que Fernand Gignac se fait connaître d'un large public grâce à l'émission "Le club des autographes". Les succès s'enchaînent alors à la pelle : "La fille de la forêt", "Le maître de tes yeux", et surtout "Donnez-moi des roses". Jusqu'à sa mort survenue le 18 août 2006, le Québécois aura vendu quelque six millions de disques. Ce chiffre représente un record pour un interprète canadien.
• GILLES (dit Jean Villard)
Né le 2 juin 1895 à Montreux en Suisse, Gilles (de son vrai nom Jean Villard) débute sa carrière au théâtre mais bifurque rapidement vers la chanson. Il rencontre à Paris un certain Julien avec lequel il chante en duo dans plusieurs salles parisiennes, dont l'Européen et Bobino. Ce nouveau duo des années 30 a pour nom "Gilles et Julien". Tous deux remportent en 1934 le Grand prix du disque avec la célèbre chanson "Dollar". Après avoir composé et chanté plusieurs autres succès, ils se séparent. Gilles ouvre alors un cabaret dans son pays d'origine, la Suisse, plus précisément à Lausanne. Cet établissement se nomme "Le coup de soleil" et devient un foyer antinazi pendant la guerre. Il s'y produit avec la chanteuse Edith Burger jusqu'au décès de cette dernière en 1948. Par la suite, il revient à Paris et crée plusieurs chansons de grande valeur, dont "Les trois cloches" pour Edith Piaf et les Compagnons de la chanson. En 1955, Gilles s'installe définitivement en Suisse et ouvre un nouveau cabaret à Lausanne surnommé "Chez Gilles". Il effectue ensuite de nombreuses tournées à travers le pays avec son ami pianiste et interprète Albert Urfer. Le plus célèbre poète et chansonnier vaudois s'éteint le 26 mars 1982 et repose dans le village de Saint-Saphorin, au bord du Lac Léman, à quelques encablures de Vevey.
• GIRARDIN CLAUDE
Né en 1931 au Québec, Claude Girardin débute sa carrière professionnelle en tant que vendeur d'assurance-vie puis d'agent de promotion, avant de faire la connaissance de Roger Mollet et de Michèle Sandry, les propriétaires du cabaret surnommé "La Cave". Ces derniers l'engagent afin de remplacer le chanteur Fernand Robidoux. Claude Girardin fait ainsi ses débuts sur scène et enregistre en 1960 son premier 45 tours, toutefois peu remarqué, comprenant les titres "M'en revenant de St-Donat" et "Une affaire". Le second vinyle comportant la chanson "J'ai rêvé dans tes bras" lance cette fois-ci définitivement sa carrière. D'autres disques voient le jour dans le courant des années 60, dont "Un p'tit bécot", "Sans ton amour", "Mon coeur qui bat" et "Tout le monde un jour". Après presque une décennie de succès, Claude Girardin décide d'abandonner la chanson. Il devient directeur de promotion pour radio CKVL, puis fonde sa propre compagnie de production. Parallèlement, il devient attaché de presse de nombreux artistes, comme René Simard et Ginette Reno. Cette figure incontournable de la scène artistique et des cabarets québécois s'éteint le 5 février 2009, à la suite d'un accident vasculaire cérébral.
• GOLMANN STEPHANE
Né le 19 septembre 1921 à Montrouge, Stéphane Golmann débute sa carrière à Paris en 1945 comme accompagnateur à la guitare, puis en tant qu'interprète de ses propres chansons, dans le cabaret d'Agnès Capri. En 1949, il chante sans doute ses deux plus grands succès intitulés "Marie-Joseph" et "Ma guitare et moi". Il rencontre les plus grands noms de la chanson française, dont Léo Ferré, Catherine Sauvage et Jacques Douai. Très vite, Stéphane Golmann fait indiscutablement partie des pionniers des auteurs compositeurs interprètes de la rive gauche. Dans le courant des années 50 et 60, il enregistre plusieurs disques, parmi lesquels "Les comédiens", "Le cheval dans la baignoire", "Le caissier" et "Les impondérables". En 1967, ce chanteur à la guitare s'installe à Québec, avant de revenir en 1986 à Paris avec pour objectif de rééditer l'intégrale de ses 33 tours. Il nous quitte le 19 avril 1987, terrassé par une crise cardiaque.
• GOUIN FRED
Né le 26 avril 1889, Fred Gouin rencontre un véritable triomphe dès le début de sa carrière en interprétant d'anciennes chansons rituelles et classiques. En 1930, il chante "Le temps des cerises" qui se vend à plus de deux cent mille exemplaires. Sans oublier d'autres titres ravageurs, tels que "En revenant de la revue" et "La chanson des blés d'or". On le surnomme "Le chanteur à la voix d'or". Fred Gouin se retrouve à l'affiche des plus grands music-halls et gagne une fortune considérable. Il rencontre la chanteuse Berthe Sylva et tombe amoureux. Malheureusement, cette dernière meurt de froid en 1941. Fred Gouin ne s'en remettra jamais. Il s'exile dans le Sud de la France où il décède le 18 février 1959, sans que nul ne sache où il est mort.
• GRIBOUILLE
Née le 17 juillet 1941, Gribouille (de son vrai nom Marie-France Gaité) est issue d'une famille bourgeoise lyonnaise. Dès son plus jeune âge, elle souhaite chanter, tout en évitant les contraintes de la vie. Ses parents ont beaucoup de peine à comprendre ses réactions. Sans-le-sou, Gribouille décide à l'âge de 16 ans de monter à Paris en faisant de l'auto-stop. Sans domicile fixe, elle erre dans les rues et dort au bord de la Seine. Quelques mois plus tard, au cabaret le Boeuf sur le toit, elle est remarquée par un certain Jean Cocteau qui est persuadé qu'elle a un énorme potentiel artistique. Gribouille sort un premier 45 tours en 1963 comportant les titres "Paris terre mouillée" et "L'artiste". Sa voix sauvage et poignante laisse entrevoir une sérieuse carrière. Le compositeur Charles Dumont lui écrit plusieurs chansons, dont "Si j'ai le coeur en berne" et "J'irai danser quand même". En 1965, elle interprète les célèbres titres "Mathias" et "Grenoble". Malgré le succès, Gribouille ressent un mal intérieur indéfinissable. Le 18 janvier 1968, elle meurt toute seule dans son appartement parisien alors qu'elle n'a que 27 ans. Suicide ? Mystère…
• GUERARD DANIEL
Né en 1943 à Saint-Félix-de-Valois au Québec, Daniel Guérard débute sa carrière au théâtre du Rideau vert, avant d'enregistrer son premier disque en 1964 intitulé "Ecoute dans le vent". Deux ans plus tard, il est élu révélation masculine de l'année au Gala des artistes. Jusqu'en 1968 et à un accident d'automobile l'obligeant à mettre un terme à sa carrière d'artiste, Daniel Guérard enregistre plusieurs succès, dont "Je me souviens de tout ça", "Plus jamais", "Bonjour Marie", "Si j'étais riche". Mentionnons également le titre "Si le chapeau te fait" en 1967 qui remporte un véritable triomphe. Par la suite, le Québécois devient animateur, notamment sur Radio-Canada. Daniel Guérard s'éteint
le 23 avril 2006, atteint d’un cancer du pancréas.
• GUETARY GEORGES
Né le 8 février 1915 en Egypte, Georges Guétary (de son vrai nom Lambros Worloou) suit des études de commerce avant d'étudier le chant, le piano et la comédie. En 1937, il rentre dans l'orchestre de Jo Bouillon, puis est engagé au Casino de Paris aux côtés de Mistinguett. En 1943, il connaît son premier grand succès avec la chanson "Robin des bois". D'autres titres suivent, comme "Le p'tit bal du samedi soir", "A Honolulu", "On danse à Mexico". Sa voix mezza voce fait fureur dans le style de l'opérette. Georges Guétary joue également dans de nombreuses revues en compagnie d'artistes renommées, dont Jacqueline François et Gene Kelly. En 1952, il interprète la célèbre opérette "La route fleurie" avec Bourvil et Annie Cordy qui est présentée à 1500 reprises. Georges Guétary se retire petit à petit de la scène au début des années 60 car le style de musique a changé. Le temps des opérettes est révolu pour laisser place à la période yé-yé. Il s'éteint à Mougins, dans les Alpes-Maritimes, le 13 septembre 1997.
• GUILBERT YVETTE
Née le 20 janvier 1865 dans le quartier du Marais à Paris, Yvette Guilbert exerce le métier de couturière, avant de débuter une carrière d'interprète. En 1889, elle connaît des débuts difficiles au Casino de Lyon et à l'Eldorado car le public ne l'apprécie guère. Yvette Guilbert décide alors de se donner un genre et de se vêtir de satin vert et de gants noirs. Elle fréquente de nouveaux établissements, dont le Divan japonais, et rencontre enfin une véritable consécration. Sa diction est parfaite. Les succès s'enchaînent : "Le fiacre", "La pocharde" et surtout "Madame Arthur". Yvette Guilbert fait la gloire des cafés-concerts et devient une grande vedette de la chanson française. Le peinte Toulouse Lautrec l'immortalise en dessinant son portrait au fusain; ce qui constitue l'une de ses plus belles réussites. En 1900, Yvette Guilbert souffre d'une maladie des reins et doit s'exposer à cinq interventions chirurgicales. Cela ne l'empêche toutefois pas de monter sur scène à de nombreuses reprises et de faire ainsi le bonheur des Parisiens. Cette grande dame de la chanson française décède le 4 février 1944 et repose au cimetière du Père-Lachaise.


































