Né
à Nancy le 24 septembre 1944, Bernard Haillant chante dans des chorales de
scouts avant de créer un groupe surnommé "Les Baladins de Nancy". En 1964,
il grave son premier 45 tours comportant le titre "Mille boules de neige".
Deux ans plus tard, il quitte Nancy et s’installe à Paris où il se produit
au cabaret la "Contrescarpe". Ayant peu de sous en poche, Bernard Haillant
s’en va faire la manche sur la Côte d’Azur et rencontre en 1968 la chanteuse
Mannick. Tous deux, accompagnés en plus de Jo Akepsimas, Jean Humenry et le
prêtre chanteur Gaëtan, forment le groupe "Crëche". Trois albums verront le
jour au début des années 70. Par la suite, Bernard Haillant continue une
carrière solo, interprétant les textes qu’il écrit. Parmi ses plus grands
succès, mentionnons "Quand je serai heureux", "Petit arlequin", "Donne-moi
une île" ou bien encore "L’homme qui pleure". En 1982, le Nancéen obtient le
Grand Prix du disque Charles Cros pour son œuvre intitulée "Des mots chair,
des mots sang". Plusieurs disques et CD suivront jusqu’en 2001, dont le
dernier intitulé "L’homme en couleur" qui reçoit un coup de cœur de
l’Académie Charles Cros. Bernard Haillant nous quitte le 17 avril 2002.
HELIAN JACQUES
Né
à Paris le 8 juin 1912, Jacques Hélian suit des études de dentiste, avant de
devenir saxophoniste dans l’orchestre de Roland Dorsay puis dans celui de
Ray Ventura. Après avoir vécu des heures difficiles durant la guerre – il
fut prisonnier -, Jacques Hélian monte son propre orchestre et joue un style
swing. En 1944, il crée un titre à succès: "Fleur de Paris" qui sera
interprété par Maurice Chevalier. Un second succès intervient deux ans plus
tard avec "Le régiment des mandolines". La carrière de Jacques Hélian est
complètement lancée. D’autant plus qu’il anime, dès 1951, sa propre émission
de radio, intitulée "Musique en tête". Les ventes de disques explosent.
Jacques Hélian devient le deuxième millionnaire du disque de toute
l’histoire de la chanson francophone, derrière l’indétrônable Tino Rossi. Le
public en redemande et il crée un nombre considérable de chansons à succès,
parmi lesquelles: "Le porte-bonheur (1946)", "Les jeunes filles de bonne
famille (1947)", ou bien encore "La p’tite Marie (1953)". Proche du style
de Ray Ventura, Jacques Hélian introduit en plus dans son orchestre des
chœurs féminins. Ce qui fait fureur ! Il décède le 29 juin 1986.
HESS JOHNNY
Né le 31 décembre 1915 à Engelberg en Suisse,
Johnny Hess est passionné par le jazz. Très jeune, il fréquente les boîtes
de jazz parisiennes et rencontre un certain Charles Trenet, avec lequel il
forme un duo à partir de 1933
surnommé "Charles et Johnny". Plusieurs titres suivent, dont "Tout est au
duc", "Sur le Yang-Tsé-Kiang", "Le diable au village". En raison du
départ de Charles Trenet pour le service militaire en 1936, la rupture du
duo intervient. Johnny Hess poursuit alors seul sa carrière de chanteur et
interprète de grands succès, tels que "Je suis swing (1938)", "Rythme il
est rythme", "Ils sont zazous (1942 )". Telle une bête de scène, Johnny
grimpe sur son tabouret et fait le pitre. On le surnomme alors "Le roi du
swing". Durant la seconde guerre mondiale, il se produit fréquemment dans
les cabarets comme au "Théâtre de l’Etoile", à l’ "A.B.C" ou bien encore
à "Bobino". Petit à petit, le public le délaisse et Johnny Hess cesse sa
carrière d’interprète pour composer uniquement des chansons. Il décède à
Paris en 1983.
HETU DANIEL
Né
à Montréal le 1er
décembre 1950, fils du célèbre organiste pianiste Lucien Hétu, Daniel
Hétu apprend le piano dès l’âge de 4 ans. Petit Mozart du clavier, il
enregistre à 11 ans son premier disque à l’orgue intitulé "La parade des
soldats de bois". Ce vinyle lui vaut immédiatement le Grand Prix du disque
canadien dans la section enfantine. Daniel Hétu continue avec persévérance
ses études musicales, notamment le piano et l’orchestration, et sort en 1972
son premier album instrumental intitulé "Daniel Hétu joue Roger Whittaker".
Excellent pianiste, il accompagne aussi bien, dans le courant des années 70,
de très nombreux artistes de la chanson québécoise (Renée Claude, Véronique Béliveau, Michel Louvain) que des artistes français (Charles Aznavour,
Gilbert Bécaud, Mireille Mathieu). A partir de 1975 et parallèlement à ses
fonctions de pianiste, d’arrangeur et de compositeur, Daniel Hétu anime de
nombreuses émissions de radio et de télévision, comme "Les Tannants" et
"L’Artishow" sur CFTM-TV. Il continue également à enregistrer des chansons
ayant pour nom "L’amour de tes yeux", "Ne t’en va pas", "Le cœur en
quarantaine" ou bien encore "Je cherche une fille". Atteint d’une
hémorragie gastrique, Daniel Hétu nous quitte subitement le 8 janvier 2008.
HIRIGOYEN RUDY
Né le 29 août 1919 dans le Pays Basque, Rudy
Hirigoyen est élevé par sa grand-mère. Il rejoint Paris dès l'âge de 8 ans
afin de revoir ses parents travaillant dans la Capitale française. Chantant
jours et nuits, il intrigue une des locataires de l'immeuble. Cette dernière
l'inscrit à une audition au "Théâtre de l'Empire". Le petit Rudy remporte le
premier prix avec la chanson "Tiritomba". Quelque temps plus tard, il
termine à nouveau
premier lors d'un nouveau concours. Afin d'améliorer encore ses compétences
vocales, il prend des cours de chant au conservatoire. Sa voix de ténor est
remarquable. En 1941, il est engagé dans l'opérette "Valses de Vienne" puis
les succès s'enchaînent. Citons parmi ceux-ci plusieurs reprises de Luis
Mariano: "La Belle de Cadix", "Andalousie" ou bien encore "Mexico".
Parallèlement, il crée plusieurs opérettes. Rudy Hirigoyen nous quitte le 24
octobre 2000.