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• JACNO
Né le 3 juillet 1957 à Paris, Jacno (de son vrai nom Denis Quilliard) passe son enfance à écouter Mozart, Chopin et Satie, avant de découvrir le rock’n’roll grâce aux Rolling Stones et aux Who. Il apprend la batterie et la guitare et fonde en 1976, avec Elli Medeiros, l’un des tout premiers groupes punk français portant le nom de "Stinky Toys". Denis Quilliard prend alors le nom de scène de Jacno en rapport avec son importante consommation de cigarettes de la marque Gauloises. En 1979, le Parisien s’accompagne d’un synthétiseur et connaît le succès avec le titre instrumental intitulé "Rectangle". Au début des années 80, il crée le duo pop "Elli & Jacno" et enregistre avec Elli Medeiros plusieurs chansons, comme "Main dans la main" et "Je t’aime tant". A partir de 1985, Jacno devient producteur pour de nombreux artistes, dont Pauline Lafon, Lio et Jacques Higelin. Parallèlement, il entame une carrière solo et enregistre régulièrement des CD : "T’es loin, t’es près (1988)", "Une idée derrière la tête (1991)", "Faux témoin (1995)", "La part des anges (1999)", "French paradoxe (2002)", "Tant de temps (2006)". Ce dernier CD est d’ailleurs son ultime album puisqu’il nous quitte le 6 novembre 2009, à la suite d’un cancer.

• JAMBEL LISETTE
Née le 13 janvier 1921, Lisette Jambel remporte en 1936 le premier prix à un concours radio animé par un certain Saint-Granier. Ce succès la motive à suivre des cours de comédie et de violon au conservatoire de Versailles. En 1943, après plusieurs passages dans des cabarets parisiens, elle remporte le Prix de la chanson à l'A.B.C avec le titre "La ballade des trois petits nains". Lisette Jambel rencontre de plus en plus d’intérêt de la part du public et enregistre quelques mois plus tard sa plus célèbre chanson intitulée "Le petit chaperon rouge". Parallèlement, elle joue dans plusieurs films, dont "Les malheurs de Sophie" et "Folie douce". Sa voix limpide et ravissante la pousse à élargir son répertoire. Elle interprète encore "Sous un ciel orangé" et "Mon petit fichu". Cette chanteuse nous quitte le 15 décembre 1976.

• JEHAN JONAS
Né le 12 août 1944 à Paris, Jehan Jonas (de son vrai nom Gérard Beziat) effectue, adolescent, un apprentissage à la S.N.C.F. en tant qu'électricien ajusteur. C'est pendant cette période, soit à la fin des années 50, que Jehan Jonas écrit ses premiers textes. Très vite, le jeune Parisien s'arme d'une guitare et chante aux terrasses des cafés, puis petit à petit parvient à se produire dans les cabarets de Saint-Germain-des-Prés et de Montmartre. En 1965, âgé seulement d'une vingtaine d'années, Jehan Jonas entre à la Sacem après avoir composé plus de deux cents chansons. En juillet, il quitte Paris pour la Côte d'Azur où il est reçu chez Georges Ulmer, artiste reconnu de la chanson française. Il y enregistre sa première chanson intitulée "La couleur du papier". En 1966, il grave son premier 33 tours comportant les titres "L'étiquette", "Je suis au paradis", "Les femmes que je connais", "Si j'étais marin". Par la suite, Jehan Jonas parvient encore à enregistrer quatre autres disques, jusqu'à son décès survenu précipitamment le 29 avril 1980. Cet artiste libertaire et marginal n'a pas 36 ans mais est malheureusement emporté par une tumeur au cerveau. Il reçoit, à titre posthume, le prix de l'Académie Charles-Cros en 2005.

• JEUNESSE LUCIEN
Né le 24 août 1918 dans le Val de Marne, Lucien Jeunesse (de son vrai nom Lucien Jenness) est élevé dès son plus jeune âge par sa grand-mère. Il ne voit ainsi pas beaucoup ses parents mais sait que son père se produit en tant qu’amateur dans de petites salles de la banlieue parisienne en jouant des rôles comiques. Lucien est attiré par le show-business et n’hésite pas à délaisser ses études pour fréquenter de plus en plus souvent les dancings de la Capitale. Après avoir participé à plusieurs radio-crochets en interprétant les artistes du moment que sont Maurice Chevalier et Tino Rossi, il parvient à décrocher une place dans d’importants cabarets parisiens, dont la Gaîté-Montparnasse et les Folies-Bergère. Lucien Jeunesse enregistre en 1943 sont premier disque intitulé "Pat-chou-li". Parallèlement, il rencontre plusieurs artistes du cinéma, dont Raymond Rouleau et Andrex, et joue dans plusieurs films. Dès 1946, Lucien Jeunesse grave un nombre impressionnant de disques, comme "A la Française", "C’est si bon", "Une boucle blonde", "Ma p’tite folie", "La fille des bois". Par la suite, il devient animateur sur France Inter et présente tous les jours entre 12h45 et 13h00 l’emblématique "Jeu des mille francs". On se souvient encore de son     « Chers amis, bonjour » et « A demain si vous le voulez bien ». Après une trentaine d’années passées à France Inter, Lucien Jeunesse prend sa retraite à l’âge de 77 ans et nous quitte le 5 mai 2008.

• JOCELYNE
Née le 14 août 1951 à Tunis, Jocelyne (de son vrai nom Jocelyne Esther Journo) pratique très jeune la danse classique et le chant. Sa voix extraordinaire est remarquée par les musiciens et compositeurs Jean-Pierre Bourtayre et Pierre Saka qui lui offrent un contrat chez Polydor. Elle n’a pas encore 13 ans et enregistre déjà son premier disque intitulé "La vie c’est bon". Très rapidement, la jeune Tunisienne d’origine fréquente les plateaux de télévision. On la voit fréquemment dans l’émission "Jeunesse oblige". Elle ne tarde pas non plus à monter sur la scène de l’Olympia pour y chanter ses premiers succès, comme "Le dimanche et le jeudi", "J’ai changé de pays", "Il sera à moi" et "Pourquoi". En 1967, Jocelyne s’installe à Montréal avec sa mère et sa soeur afin de poursuivre sa carrière. Trois ans plus tard, elle revient à Paris et travaille le titre intitulé "Qui la nuit" signé Alain Bashung, ainsi qu’une reprise de "My way (Comme d’habitude)" de Paul Anka. Malheureusement, il s’agit des deux dernières chansons de Jocelyne puisqu’elle meurt dans un accident de moto le 25 juin 1972. Elle n’a pas 21 ans mais nous laisse plusieurs enregistrements somptueux.

• JOCYA JOCELYNE
Née le 7 janvier 1942 à Perpignan, Jocelyne Jocya (de son vrai nom Jocelyne Taulère) débute sa carrière de chanteuse en Angleterre où elle se produit, accompagnée d’une guitare, dans un restaurant de Londres tenu par des amis de ses parents. A la fin des années 50, elle monte à Paris et s’installe chez sa grand-mère. Elle parvient rapidement à se faire davantage connaître en participant à l’émission télévisée surnommée "L’école des vedettes". En 1958, elle est finaliste du jeu-concours "Les no. 1 de demain" grâce à la chanson "Bon voyage", interprétée auparavant par Gloria Lasso. Ce titre va définitivement lancer sa carrière. Jocelyne Jocya interprète alors de nombreux succès, dont "Je te donnerai", "L’arlequin de Tolède", "Notre amour impossible" et "L’enfant de la terre". Par la suite, elle donne de nombreux concerts dans plusieurs pays, dont la Russie, l’Espagne et Israël. Cette interprète aux longs cheveux blonds nous quitte le 18 août 2003 à Los Angeles, victime d’un cancer.

• JULIEN PAULINE
Née le 23 mai 1928 au Québec, Pauline Julien se rend à Paris au début des années 50 avec pour objectif de monter sur les planches. Cependant, elle découvre rapidement de sympathiques boîtes et cafés où la nouvelle chanson - celle de Boris Vian et Léo Ferré surtout - fait bon vivre. Pauline Julien fait alors ses premiers pas de chanteuse dans le quartier latin de Paris, puis retourne en 1958 à Montréal où elle se produit dans plusieurs cabarets québécois. A partir de 1966, elle effectue un nombre incessant de va-et-vient entre le Québec et l’Europe. Sa renommée dépasse largement les frontières. Elle enregistre des chansons, comportant avec le temps, des thématiques de plus en plus féministes : "Licence complète", "Femmes de paroles", "Fleur de peau". En 1985, elle remporte le Grand prix du disque Charles-Cros grâce à la chanson "Où peut-on vous toucher". Par la suite, elle entame une saine collaboration avec Anne Sylvestre. Elles montent toutes deux un spectacle intitulé "Gémeaux croisés". Après avoir également apporté sa contribution au cinéma, Pauline Julien décède le 1er octobre 1998.

• JUVIN JEAN-LUC
Né en 1940 à La Roche-sur-Yon, Jean-Luc Juvin s’exile à Paris où il débute sa carrière dans les cabarets de la Capitale, comme à l’Ecluse et à la Contrescarpe. Grâce à la distinction de "La fine fleur de la chanson française", il enregistre son premier 33 tours en 1968. En 1976, il reçoit le Grand prix du disque de l’Académie Charles-Cros. Sa chanson intitulée "Le dernier point" reste incontestablement son plus grand succès. D’autres titres sont également à mentionner, comme "Pour oublier mes pas", "Retourner au silence", "Les eaux de ton regard" et "La folie". En 2002, Jean-Luc Juvin réédite une compilation de ses premiers disques sur le CD intitulé "Interrogation", puis publie "Destinées" en 2004 proposant de nouvelles chansons. Ce poète, également excellent peintre, nous quitte le 11 décembre 2007 à Avignon.

• JYSOR ROBERT
Né le 23 mai 1893, Robert Jysor se destine comme son père à devenir médecin mais son paternel est tué lors de la Grande Guerre. Cela change tous ses plans. Il entreprend alors une carrière de chanteur, initié sans doute part sa mère qui jouait de l’art lyrique. Il se spécialise ainsi dans le répertoire des opéras et opérettes classiques. Il crée divers rôles à l’opérette que l’on retrouve dans "Amour de princesse", "La perle de Chicago" et "La hussarde". Robert Jysor s’éteint en 1982.