L                                                                                                             26 artistes référencés


LA BOLDUC (dite Mary Travers)


Née le 4 juin 1894 à Newport, Mary Travers (surnommée également La Bolduc) est issue d'une famille pauvre. Elle apprend très jeune à jouer des instruments de musique traditionnels que l'on retrouve dans de nombreux foyers du Québec, tels que le violon, l'accordéon ou l'harmonica. A l'âge de 13 ans, elle s'installe avec sa famille à Montréal et dénote d'une facilité extraordinaire à jouer de plusieurs instruments. Véritable autodidacte, elle débute une carrière professionnelle en 1927 et devient en très peu de temps la première femme du Québec à gagner sa vie en tant que chanteuse. Mary Travers ou La Bolduc - c'est selon - écrit plus de 300 chansons inspirées par les traditions folkloriques irlandaises et québécoises. Citons parmi celles-ci: "La bastringue", "J'ai un bouton sur le bout de la langue" ou bien encore "Si vous avez une fille qui veut se marier". Cette talentueuse chanteuse québécoise - sans doute l'une des plus célèbres de sa génération - décède le 20 février 1941.


LAFFORGUE RENE-LOUIS

Né le 13 mars 1928 à San Sebastian, René-Louis Lafforgue quitte l'Espagne avec ses parents pour se réfugier en France en raison de la guerre civile espagnole. Il débute sa carrière en tant qu'acteur et joue quelques rôles au cinéma. Parallèlement, René-Louis Lafforgue s'adonne à la chanson et interprète son premier succès en 1953 avec le titre "Le poseur de rails". Quatre ans plus tard, il remporte le Grand Prix du Disque avec sa célèbre chanson "Julie la Rousse". D'autres titres suivront, dont "Ca c'est chouette (1958)", "Grand manitou (1961)" ou bien encore "Les enfants d'Auschwitz (1966)". Sa bonne "bouille", recouvert de cheveux frisés et d'une moustache proche de celle du peintre Salvatore Dali lui donne un air sympathique. Malheureusement, René-Louis Lafforgue meurt le 3 juin 1967 dans un accident de voiture près d'Albi.


LA HOUPPA

Née le 29 mai 1900, La Houppa (de son vrai nom Marcelle Capronnier) débute sa carrière à l'âge de 20 ans dans les music-halls en entonnant des chants à boire et des chansons de route. Elle choisit le nom d'artiste de La Houppa en raison de sa houppe de cheveux blonds recouvrant sa tête. Les années 20 lui permettent de se produire fréquemment sur de nombreuses scènes aussi bien parisiennes que provinciales. En 1933, La Houppa enregistre pas moins de 24 chansons, tout en se produisant également en Afrique du Nord. Cette même année, elle se lie d'amitié avec le compositeur aveugle René de Buxeuil avec lequel elle compose plusieurs chansons dont "Bal des Mariniers". Au milieu des années 30, La houppa effectue de nombreuses tournées à l'étranger (Lettonie et Lituanie) et enregistre plusieurs succès dont "Ah la marguerite" et "Bravo Tonin". Lors de la deuxième guerre mondiale et bien que la France est occupée, elle ne cesse de se produire dans plusieurs villes provinciales et redonne ainsi quelques espoirs aux Français. La Houppa monte sur scène jusqu'en 1971 où elle donne un dernier récital à la salle des fêtes de la Mairie du 12e arrondissement de Paris. Cette figure marquante de la chanson française de la première moitié du 20e siècle disparaît le 18 juillet 1987 à l'âge de 87 ans.


LAJON ANNETTE

Née le 26 mai 1901 à Paris, Annette Lajon débute une carrière de chanteuse classique et joue le rôle de Carmen à l'Opéra comique. En 1934, elle se décide de bifurquer dans le registre de la variété et enregistre "Mon coeur est léger", "Trop de soirs ont passé", "La fête au village". Elle se produit tout d'abord à Toulouse mais ne tarde pas à en faire de même dans les salles parisiennes. En 1936, elle obtient le Grand Prix du Disque avec le titre "L'étranger". Pendant la drôle de guerre (période allant de septembre 39 à mai 40), Annette Lajon chante avec Maurice Chevalier pour les soldats sur la ligne Maginot. Par la suite, elle continue sa carrière jusqu'en 1961 et interprète encore d'autres chansons, dont "Mon p'tit kaki". Elle décède le 19 février 1984.


LAMOTHE WILLIE

Né le 27 janvier 1929 à Saint-Hyacinthe (Canada), Willie Lamothe donne des cours de danse à la fin des années 30, avant de bifurquer vers la chanson au début des années 40. Il interprète trois chansons qui vont lancer sa carrière: "Je suis un cow-boy canadien", "Je chante à cheval" et "Giddy up Sam". En 1948, à la naissance de son fils, il écrit l'une de ses plus célèbres chansons: "Allo, allo, petit Michel". La renommée de Willie Lamothe prend de plus d'ampleur grâce à de fréquents passages à la radio et à la télévision. Citons parmi ses plus grands succès: "Chérie tu me demandes si je t'aime", "Mon amour t'appartient" ou bien encore "Je suis un cow-boy fantaisiste". Infatigable, Willie Lamothe ne cesse de se produire sur de nombreuses scènes jusqu'à son décès survenu le 19 octobre 1992. Aujourd'hui, c'est son fils Michel Lamothe qui chante son père disparu.


LA PALMA

Née le 3 octobre 1896 à Epinal, La Palma (nom choisi à 16 ans) débute sa carrière à Bordeaux, en première partie d'un récital de Dalbret. Elle chante à la fois dans les salles parisiennes et dans celles du Midi de la France, comme à Aix-en-Provence. Son répertoire est principalement constitué de reprises de chansons de Yvette Guilbert (comme le titre "La glu") ou de Damia (comme le titre "La chaîne"). Parallèlement à ces reprises, La Palma crée tout de même plusieurs chansons: "Je te veux cette nuit", "J'ai peur de savoir". En disparaissant en octobre 1979, La Palma nous laisse derrière elle quelques belles chansons pour une artiste aujourd'hui quasiment oubliée.


LAPOINTE BOBY

Né le 16 avril 1922 dans le département de l'Hérault, Boby Lapointe vit une enfance heureuse dans laquelle il s'essaie à différents instruments de musique collectionnés par son père. Le petit Boby (de son vrai prénom Robert) aime également faire des canulars et rire de la vie. En 1943, il est envoyé au STO (Service du Travail Obligatoire) durant la guerre. Mais il fuit à deux reprises et se retrouve emprisonné. Cela ne l'empêche pas d'écrire des sketches, des textes loufoques et de jouer avec les mots. Après des débuts peu remarqués sur la scène du cabaret "Le Cheval d'or", il interprète des chansons aux "Trois-Baudets". Le public commence à découvrir son talent. En 1960, il sort son premier 45 tours regroupant les célèbres chansons "Aragon et Castille", "Marcelle", "Insomnie", "Le poisson FA" et l'inévitable "Framboise". Par la suite, Boby Lapointe ouvre une cave dans le quartier de la "Huchette" à Paris mais cela n'est pas rentable et il doit vite abandonner son projet. Afin de gagner sa vie, il continue à composer des chansons, parmi lesquelles: "L'ami Zantrop", "Le papa de papa", "Ta Katie t'a quitté". A la pleine fleur de l'âge, âgé de 50 ans, Boby Lapointe décède le 29 juin 1972, emporté par un cancer.


LASSO GLORIA

Née le 25 novembre 1922 à Barcelone, Gloria Lasso est assistance dans un cabinet médicale et devient en 1949 animatrice dans une radio espagnole. En 1954, elle débarque à Paris et chante dans un cabaret espagnol des Champs-Elysées. Elle enregistre en 1956 sa plus célèbre chanson "Etranger au paradis" et remporte un succès incontestable. Elle devient la première artiste du Music-hall à vendre en France un million de disques. Menant une vie très libertaire puisqu'elle se marie à neuf reprises, Gloria Lasso connaît par la suite des difficultés en raison de l'apparition sur la scène artistique de la nouvelle star Dalida qui lui fait de l'ombre. Désabusée, elle quitte la France pour le Mexique où elle devient à la fin des années 60 une véritable vedette dans ce pays d'Amérique centrale. En 1972, Gloria Lasso tente à nouveau un retour en France mais le public ne répond pas à ses attentes. Seul un certain Pascal Sevran, grâce à son émission "La chance aux chansons", lui donne un semblant de notoriété. Glora Lasso décide cependant de repartir pour le Mexique où elle s'éteint le 4 décembre 2005.


LAURE ODETTE

Née le 23 février 1917 à Paris, Odette Laure (de son vrai nom Odette Dhommée) est une artiste polyvalente. Elle mène de front aussi bien la chanson, la comédie que le cinéma. Sa carrière débute véritablement pendant de la seconde guerre mondiale lorsqu'elle remporte un radio-crochet. En 1945, elle interprète "Le petit officier de marine". Suivent, peu de temps après, les titres "Moi j'tricote" et "ça n'tourne pas rond dans ma p'tite tête". En 1945, elle gagne le Grand Prix du Disque grâce à sa chanson "Allô mon coeur". Au cinéma, elle joue dans "La Marie du port" de Marcel Carné, "Le viagier" de Pierre Tchernia ou encore "Le bal des casse-pieds" d'Yves Robert. Odette Laure s'éteint le 10 juin 2004, à l'âge de 87 ans.


LEANDER ZARAH

Née le 15 mars 1907 à Karlstadt en Suède, d'origine juive, Zarah Leander suit des cours de théâtre avant de chanter l'opérette intitulée "La veuve joyeuse" en 1929 à Stockholm. Peu avant le début de la guerre, Zarah Leander interprète la chanson du film portant le même nom "Der Wind hat mir ein Lied erzählt". Le succès est phénoménal. Elle décide alors en 1938 de l'interpréter en français et la traduit par "Le vent m'a dit une chanson". Quelques mois plus tard, Zarah Leander signe un contrat avec une très grande maison de cinéma allemande et devient "La grande étoile du ciéma du troisième Reich". Elle joue des rôles importants dans "Madga", "La belle Hongroise" ou bien encore "Le chant du désert". Bien que ses parents soient morts dans des camps de concentration, cela n'empêche pas Zarah Leander de poursuivre sa carrière jusqu'en 1968. Elle décède le 23 juin 1981 à Stockholm.


LEBRUN ROLAND

Né le 10 octobre 1919 au Québec, Roland Lebrun (surnommé le soldat Lebrun) vit dans une famille de musiciens. Il connaît une renommée internationale entre 1942 et 1945 lorsqu'il interprète des chansons en rapport avec les événements du moment, soit la seconde guerre mondiale. Ses chansons traduisent les sentiments ressentis par le soldat loin de sa famille, la religion et l'amour maternel. Après la guerre, il poursuit sa carrière jusqu'en 1966, enregistrant plus de 200 chansons qui se vendront comme des petits pains. Citons de son répertoire très fourni: " J'ai pleuré trois fois", "L'adieu du soldat", "N'oublie pas ta prière" ou "Pour oublier cette vie". Roland Lebrun s'éteint à Québec le 2 janvier 1980.


LECLERC FELIX

Né le 2 août 1914 au Québec, Félix Leclerc est découvert par un certain Jacques Canetti, directeur artistique, qui lui propose de s'expatrier quelque temps en France pour le faire se produire sur les scènes des "Trois-Baudets" et "L'A.B.C". Il interprète alors "Le p'tit bonheur" et "Moi mes souliers" et reçoit le Grand Prix de l'Académie Charles-Cros. Nous sommes au début des années 50 et en quelques mois, Félix Leclerc, fraîchement débarqué de son Québec natal, se fait une magnifique renommée. Accompagné de sa guitare, il enthousiasme un public fasciné. Parallèlement, il se consacre à l'écriture, aux romans et au théâtre et réalise un nombre considérable d'aller et retour entre la France et le Canada où il monte fréquemment sur scène. Ses nouvelles chansons au milieu des années 70 sont reprises en choeur dans les écoles, tels que "L'alouette en colère" et "La complainte du phoque en Alaska". On dit de lui que "vêtu de la chemise à carreaux du bûcheron, il a apporté une grande bouffée d'air pur". Félix Leclerc s'est éteint le 8.8.88 (!) dans son pays natal, le Québec.


LEFEBVRE MARGOT

Née à Montréal en 1936, Margot Lefebvre participe à l’adolescence à des émissions de découverte de jeunes talents sur les ondes de plusieurs radios québécoises. Sa voix chaleureuse et son allure classique lui donne un avantage certain sur les autres candidats et cela lui permet d’enregistrer ses premières chansons dès 1958. Elles ont pour nom "Dieux seul", "Sarah" et "Vous". Le succès reste cependant modeste mais Margot Lefebvre profite peu de temps après d’une parfaite ambiguïté pour se faire connaître. En effet, alors que la jeunesse découvre la nouvelle vague yé-yé au début des années 60, les plus anciens tombent sous le charme de la bossa nova avec des chansons imprégnées de ce style et justement interprétées par Margot Lefebvre. Les succès s’enchaînent avec les titres "Si l’amour", "Ton autre amour", "Mon cœur s’envole" ou bien encore "Le vrai bonheur n’existe qu’en amour". Pendant plus de dix ans (soit jusqu’au début des années 70), cette artiste québécoise bénéficie d’une belle popularité et se retrouve souvent tête d’affiche des hit-parades. Par la suite, ses apparitions se font plus discrètes jusqu’à son décès survenu le 19 décembre 1989.


LEGARE OVILA

Né le 21 juillet 1901 à Montréal, Ovila Légaré s’intéresse dès son plus jeune âge à la musique traditionnelle québécoise et au violon. Malheureusement, en 1922, il perd le bout de son doigt majeur gauche dans une presse alors qu’il travaille chez un typographe. Cet accident va l’empêcher de parfaire l’apprentissage du violon. Il décide alors de se consacrer au théâtre et à la chanson. Ovila Légaré participe à de nombreuses soirées où il joue de véritables petites pièces de théâtre. A partir de 1928, il se rend à New York chez Columbia où il grave plusieurs 78 tours. Par la suite, il continue d’enregistrer de nombreux disques aux côtés d’artistes célèbres dont Juliette Béliveau et La Bolduc (également surnommée Marie Travers). Citons parmi ceux-ci "Le petit cotillon blanc", "Je suis un lion", "Mon cousin, ma cousine" ou bien encore "J’ai vu le loup, le renard, le lièvre". Ce grand interprète de l’art populaire québécois décède le 19 février 1978 à Paris.


LEJAL VICTOR

Né en 1863 à Paris, Victor Lejal doit dès l'âge de 12 ans débuter un apprentissage d'imprimeur afin de subvenir aux besoins financiers de sa famille. Quatre ans plus tard, il fréquente plusieurs sociétés lyriques dans lesquelles il chante en amateur. En 1894, un certain Paulus le remarque et décide de l'engager dans son cabaret le "Ba-Ta-Clan". Habillé de noir, Victor Lejal rencontre rapidement le succès et se produit sur des scènes plus importantes, telles que "L'Eldorado" et les "Ambassadeurs". En 1898, il interprète sa célèbre "Marche des cambrioleurs". D'autres chansons suivent dont "Quand on a travaillé (1898)", "Le zipholo (1907)". Tombé malade, il meurt en juillet 1916. Victor Lejal, célèbre à la fin du 19e siècle et au début du 20 siècle, est passé aux oubliettes avec le temps.


LEKAIN ESTHER

Née le 1er avril 1870 à Nancy, Esther Lekain (de son vrai nom Esther Nikel) débute sa carrière à "L'Alcazar" de Marseille en 1885. En 1900, elle monte à Paris et interprète un énorme succès: "La dernière gavotte". Le public apprécie cette femme très simple d'apparence mais possédant une diction lente et précise. Les chansons s'enchaînent et seront pour la plupart de grands succès: "La petite Tonkinoise", "Ca ne vaut pas l'amour". Esther Lekain ne cesse de se produite sur un grand nombre de salles aussi bien parisiennes, provinciales qu'européennes. Après avoir encore enthousiasmé son plubic en 1953, Esther Lekain nous quitte le 2 mars 1960, à l'âge de 90 ans.


LE LURON THIERRY

le 2 avril 1952, Thierry Le Luron s'est sans doute davantage rendu célèbre en tant qu'imitateur que chanteur. Pourtant, c'est justement grâce à la chanson que Thierry Le Luron s'est fait connaître du public en interprétant des airs classiques au début des années 70. Citons parmi ceux-ci "Chevalier du ciel", "L'auberge du cheval blanc" ou bien encore "La belle de Cadix". Son sens de l'humour hors du commun et son talent d'imitateur extraordinaire font rire la France toute entière. Thierry Le Luron sait tout faire ou presque. Il imite aussi bien des gens du show-business que des hommes politiques, comme en 1984 lors de l'émission le "Grand Jury" de R.T.L. où il parodie plusieurs ministres et chefs d'état de l'époque. En 1985, il "épouse" en grandes pompes l'autre gai luron des années 80, Coluche. La France pleure de rire en apercevant Le Luron au bras de Coluche, transformé pour l'événement en travesti. Las, Thierry Le Luron est atteint d'un cancer de la gorge et disparaît le 13 novembre 1986, cinq mois seulement après Coluche. En très peu de temps, la France a perdu deux comédiens de légende !


LEMARCHAL GREGORY

Né le 13 mai 1983 dans le département de l'Isère, Grégory Lemarchal est passionné par la chanson et participe en 1998 à l'émission "Graines de star". Le jeune savoyard s'inscrit en 2004 à l'émission de télévision de la "Star Academy" et remporte le trophée. Sa carrière est lancée et Grégory parvient à enregistrer son premier album intitulé "Je deviens moi" comportant le titre à succès "Ecris l'histoire". En 2005, Grégory Lemarchal enregistre plusieurs singles, dont "Je suis en vie" et "Même si". Atteint depuis de nombreuses années de la mucoviscidose, Grégory Lemarchal meurt le 30 avril 2007. Agé de 23 ans, il n'aura jamais eu le temps de terminer son second album...


LEMARQUE FRANCIS

Né le 25 novembre 1917, Francis Lemarque (de son vrai nom Nathan Korb) est d'origine juive et passe son enfance dans le quartier populaire de la Bastille à Paris. Militant très jeune pour le parti communiste, il chante dans les usines pour revigorer le moral des ouvriers qui sont en grève. Francis Lemarque écrit des chansons et rencontre en 1946 Yves Montand. Il propose à ce dernier d'interpréter ses textes. Montand accepte et enregistre au début des années 50: "A Paris", "Bal petit bal", "Ma douce vallée" et surtout "Quand un soldat", chanson que lui-même interprète également. D'autres artistes frappent à la porte de Francis Lemarque et lui demandent des chansons: Maurice Chevalier, Renée Lebas, Juliette Gréco, Marcel Amont, Patachou. Parallèlement, Francis Lemarque chante ses chansons et remporte en 1956 le Grand Prix du Disque avec "La grenouille". Les succès s'enchaînent, parmi lesquels "Marjolaine", "Le temps du muget". Ce poète aux textes prolifiques ne cesse de produire et de se produire et remporte différents prix dont ceux de "L'Académie Charles-Cros" et "Le Grand Prix national de la Chanson française". En 1992, il est fait chevalier de la Légion d'Honneur et officier de l'Ordre des Arts et des Lettres. Francis Lemarque nous quitte le 20 avril 2002, à l'âge de 84 ans.


LEOTARD PHILIPPE

Né le 28 août 1940 à Nice, Philippe Leotard débute sa carrière en tant qu'acteur où il tourne plus de 70 films. Après 20 ans de carrière au cinéma, il décide de passer dans le registre de la chanson et enregistre son premier disque en 1990 intitulé "A la vie comme à la guerre". Il obtient immédiatement le Grand Prix de l'Académie Charles-Cros. Artiste atypique, souvent alcoolique, Philippe Leotard est également anarchiste. Il correspond dans sa manière de voir les choses à un certain Léo Ferré. Léotard rend hommage à son presque homonyme Léo en enregistrant un disque en 1994 reprenant quelques titres de Léo Ferré, parmi lesquels "Avec le temps". Deux ans plus tard, il se produit au Casino de Paris avant de se retirer quelque peu de la scène en raison d'un cancer. Il décède le 25 août 2001, trois jours seulement avant son 61e anniversaire.


LIEBEL EMMA

Née le 13 septembre 1873 à Pau, Emma Liebel (de son vrai nom Aimée Médebielle) enregistre ses premiers 78 tours en 1910 pour diverses maisons de disques. Ses disques sont bon marché et souvent en mauvais état puisque destinés à un public populaire ayant peu de revenus. Les grands auteurs et compositeurs de l'époque que sont Maurice Yvain ou Vincent Scotto lui proposent leurs chansons. Le succès est immédiat et Emma Liebel est surnommée "reine de la chanson réaliste" en 1920. Ses plus grands succès sont "Sérénade des fleurs", "Mon Lulu", "Valencia". Sa popularité grandissante, Emma Liebel est consacrée "reine du phono" en 1925. L'année suivante, elle fait construire un café-cabaret où elle anime les soirées. Malheureusement, elle n'en profitera pas longtemps puisqu'elle décède le 30 janvier 1928, emportée par la maladie.


LOGAN DANY

Né en 1942, Dany Logan crée avec une bande de copains un groupe de rock au début des années 60: Les Pirates. Ce groupe de cinq musiciens rencontre un intérêt certain et prend la troisième place au hit-parade, juste derrière les "Chaussettes noires" et les "Chats sauvages". Le répertoire des "Pirates" est surtout affilié aux rockers américains de cette époque, dont notamment Elvis Presley et Jerry Lee Lewis. En 1963, Dany Logan décide de quitter le groupe et d'entamer une carrière solo. Il chante alors quelques succès: "Donne tes seize ans", "Vous les filles" ou bien encore "Le soleil de l'été". Agé seulement de 42 ans, Dany Logan meurt prématurément le 8 juin 1984.


LOUKI PIERRE

Né dans le département de l'Yonne le 25 juillet 1920, Pierre Louki (de son vrai nom Pierre Varenne) débute une carrière au théâtre avant de bifurquer vers la chanson. Il écrit au début des années 50 ses premières chansons, dont notamment "La môme aux boutons", chantée par Lucette Raillat en 1954. Poète, Pierre Louki se lie d'une grande amitié avec Georges Brassens dont il assure souvent les premières parties de ses spectacles. Pierre Louki écrit quelques 200 chansons pour un très grand nombre d'artistes dont Jean Ferrat, Catherine Sauvage, Marcel Amont et Juliette Gréco. En 1972, il reçoit le prix de l'Académie Charles Cros et continue à écrire, tout en interprétant lui-même ses chansons: "Charlotte ou Sarah", "Lettre à une dame", "Grand-père" ou bien encore "Ce vieil air qu'on chantait". Après avoir encore écrit plusieurs livres pour enfants, Pierre Louki s'éteint le 21 décembre 2006.


LUMIERE JEAN

Né le 20 août 1895 à Marseille, Jean Lumière (de son vrai nom Jean Anezin) est issu d'une famille de musiciens qui tiennent un cabaret. En 1929, il est repéré par Esther Lekain qui lui propose de devenir sa marraine. Sa carrière est ainsi lancée. Chanteur à la voix tendre, Jean Lumière respecte à la perfection les textes et mélodies. Il devient un chanteur de charme par excellence et enregistre de grands succès, parmi lesquels "La petite église (1934)", "Visite à Ninon", "Chanson d'automne (1936)". A partir de 1960, Jean Lumière enseigne le chant et a pour élèves Edith Piaf, Cora Vaucaire ou bien encore Mireille Mathieu. Il décède le 2 avril 1979 à Paris.


LUPI LUCIEN

Né le 14 juillet 1926 à Grasse dans le département des Alpes-Maritimes, Lucien Lupi est d'origine italienne. Grâce à un travail acharné de sa voix, il remporte simultanément trois prix de chant, d'opéra et d'opéra-comique. Sa voix virile et veloutée fait sensation. Ce baryton interprète alors des chants de France dont notamment "Le credo du paysan" et "L'angélus de la mer". En 1953, il se produit dans la salle de "L'Européen" et chante aux côtés de Suzy Delair. Une année plus tard, il chante le premier rôle dans l'opérette "La toison d'or", sur une musique de Francis Lopez. Le succès est conséquent et Lucien Lupi décide alors d'enregistrer de nombreux airs d'opéra et d'opérettes, dont "L'air du toréador" de Carmen et "Calomnie" du Barbier de Séville. Parallèlement à sa vie d'artiste, Lucien Lupi participe à de nombreuses émissions de télévision et, sur la demande du public, grave les grands succès du moment, à savoir "Les gitans", "Fais ta prière Tom Dooley" ou bien encore "Les gueules noires". Après avoir mené de front une longue et brillante carrière, Lucien Lupi nous quitte le 30 mai 2005.


LYNEL LOUIS

Né le 26 août 1887 à Bastia, Louis Lynel quitte l’ìle de Beauté pour venir s’établir avec ses parents à Marseille. Après avoir fréquenté le conservatoire, il débute sa carrière en 1910 à Paris mais doit cesser toute activité artistique entre 1914 et 1918 car il est mobilisé durant la Grande Guerre. Louis Lynel remonte sur scène peu après cet événement tragique et chante même en Afrique du Nord, ainsi qu’en Belgique. Ses chansons sont profondes. Ce baryton interprète passablement de mélodies éternelles, telles que « L’angélus de la mer » ou « Le credo du paysan ». Entre 1939 et 1943, Louis Lynel chante régulièrement à la radio, tout en continuant à se produire sur de nombreuses scènes. Il meurt à Gourdon dans le département du Lot le 9 avril 1967.