ANNIVERSAIRES
MESSAGES & CHAT

• MACDONALD JEANETTE
Née le 18 juin 1907 à Philadelphie, Jeanette MacDonald, alors âgée seulement de 14 ans, fait ses débuts à Broadway comme chorus girl. Grâce à l’avènement du cinéma parlant, elle se fait engager par la maison de production Paramount et joue en 1929 dans "Love Parade", aux côtés de l’étoile montante qu’est Maurice Chevalier. Neuf films suivent au début des années 30 mais Jeanette MacDonald, peu satisfaite de son contrat avec Paramount, décide de faire une pause cinématographique. Elle part alors en Europe donner des concerts dans les plus grands music-halls. Elle interprète de nombreuses chansons en anglais, telles que "Goodnight", "March of the grenadiers" et "My dream lover" mais également en français, comme "L’heure exquise", "N’est-ce pas poétique", "Aimez-moi ce soir". Jeanette MacDonald continue par la suite à se produire sur scène, à la radio et à la télévision. Elle parvient même à chanter à la Maison Blanche devant le Président Eisenhower. Cette Américaine, très populaire de la première moitié du 20e siècle, nous quitte le 14 juillet 1965.
• MADOU CORA
Née le 5 janvier 1891 à Marseille, Cora Madou (de son vrai nom Jeanne Odaglia) débute sa carrière à Paris en 1919 dans un cabaret détenu par un certain Nilson Fyscher. Acclamée par le public, adulée par la presse, Cora Madou ne se produit jamais sur de grandes scènes car elle souhaite entrer en communication avec chaque spectateur. Elle aime dès lors se retrouver dans de petits cabarets, accompagnée au piano. Ses chansons les plus célèbres sont "J'ai rêvé d'une fleur", "Tu m'fais rire", "Ecoute ma guitare". Elle s'éteint le 26 février 1971 à Villefranche-sur-Mer.
• MAGNY COLETTE
Née le 31 octobre 1926 à Paris, Colette Magny travaille tout d'abord dans un organisme international, avant de débuter une carrière dans la chanson. Agée alors de 35 ans, elle se fait découvrir grâce au Petit conservatoire de la chanson de Mireille diffusé à la télévision. En 1963, soit deux ans seulement après le début de sa carrière, elle interprète une chanson qui fait fureur, intitulée "Melocoton" et qui lui vaut de monter sur la scène de l'Olympia. Chanteuse à la voix puissante et bien posée, elle milite pour Mai 68 et chante des airs de blues sur des thèmes de révolution et du monde ouvriers. Elle interprète des chants de Cuba en rapport avec Che Guevarra, ainsi que des titres vietnamiens révolutionnaires. Au début des années 70, Colette Magny se tourne vers le free jazz, avant de bifurquer dans un style rock. Elle s'éteint le 12 juin 1997 dans le département de l'Aveyron.
• MAILLAN JACQUELINE
Née le 11 janvier 1923 à Paray-le-Monial, Jacqueline Maillan reste sans doute davantage célèbre en tant que comédienne que chanteuse. Ses rôles enivrants et hilarants au théâtre comme dans les pièces "Lily et Lily", "Folle Amanda", "Potiche" et au cinéma dans les films "Pouic-Pouic", "Papy fait de la résistance", "A notre regrettable époux" font de Jacqueline Maillan une comédienne hors pair. Reste que cette artiste très polyvalente a également enregistré plusieurs chansons, dont la célèbre "Ca" avec Bourvil, parodie de la chanson originale "Je t’aime moi non plus" de Serge Gainsbourg. D’autres titres voient le jour, dont "Ce concerto", "La chanson démodée" et "Le service militaire". A l’image du célèbre et indémodable Bourvil, tout aussi emblématique, Jacqueline Maillan nous quitte le 12 mai 1992 à Paris, emportée par une crise cardiaque. La France a perdu ce jour-là une très grande artiste.
• MAJOR AIME
Né à Montréal le 7 février 1926, Aimé Major est baigné par la musique puisque son père est chanteur et sa mère pianiste. Après avoir pris des cours de chant et d’art dramatique au conservatoire de Lassalle, il remporte le premier prix du concours "Les talents de chez nous" en 1948, avant de rejoindre les variétés lyriques entre 1949 et 1953. A partir du milieu des années 50 et ce jusque dans les années 80, Aimé Major enregistre des chansons populaires et religieuses, comme "Tu m’as donné", "Maman", "Un coin de ciel bleu", "J’avais 20 ans", "Le chemin de la croix", "Priez pour la paix". Parallèlement, le Québécois joue au théâtre, comme dans "Le bourgeois gentilhomme" et "Roméo et Juliette". Il tient également des rôles dans plusieurs films et séries TV, dont "Beau temps, mauvais temps" et "Les brûlés". Aimé Major nous quitte le 9 juin 1996 à la suite d’un cancer de la prostate.
• MAKHNO SOPHIE
Née le 2 juillet 1935, Sophie Makhno (de son vrai nom Françoise Lo) a durant sa longue carrière exercé presque tous les métiers de la chanson en devenant directrice artistique, organisatrice de tournées, programmatrice de variétés dans plusieurs salles parisiennes, chanteuse, et surtout auteur (avec plus de trois cents chansons à son répertoire). De 1963 à 1966, elle est la femme d'affaires de Barbara et lui écrit plusieurs chansons. Par la suite, Sophie Makhno continue à composer des oeuvres pour un très grand nombre d'artistes, et surtout pour Charles Dumont : "Ta cigarette après l'amour", "Une chanson", "Les gens qui s'aiment". Entre 1970 et 1980, elle devient auteur interprète et enregistre plusieurs succès, dont "L'amour tel qu'on le parle", "Où vous voulez, si vous voulez", "Amours gadgets". Durant les années 80-90, elle estime que le show-biz appartient à la technique et au marketing. Elle décide alors de cesser son activité dans la chanson et de se tourner vers d'autres horizons, à savoir l'aquarelle. Quelque temps avant de disparaître, Sophie Makhno sort une compilation CD auto produite intitulée "Je me fous d'avoir vieilli". Cette artiste nous quitte le 2 mars 2007 à la suite d'une rupture de l'aorte.
• MANDEVILLE GASTON
Né en 1956 à Drummondville (Québec), Gaston Mandeville étudie la musique, avant de se produire seul avec sa guitare dans les bars de Québec à la fin des années 70. Attiré par le style musical du folk rock, il forme le groupe surnommé "Mandeville" en 1979, comprenant un autre guitariste et un percussionniste. Ses deux premiers albums sortent en 1980-81 et sont bien accueillis grâce aux titres "Encore ben saoul", "Le bonheur est tranquille", "Le vieux du bas du fleuve". Par la suite, Gaston Mandeville participe à de nombreux festivals, dont ceux des Francofolies et de La Rochelle. Parallèlement, de nouveaux disques voient le jour, comme "Downtown un samedi soir", "En plein coeur de l’été", "Où sont passés les vrais rebelles", "L’homme de la maison", "En route pour l’an 2000". Atteint d’un cancer des os, Gaston Mandeville décède le 16 juin 1997 à Montréal.
• MANO SOLO
Né le 24 avril 1963 à Châlons-sur-Marne, Mano Solo (de son vrai nom Emmanuel Cabu) est le fils du dessinateur Cabu. Après une adolescence difficile, il devient en 1980 guitariste d'un groupe punk surnommé "Les Chihuahuas". Ce n'est que 13 ans plus tard que le Châlonnais parvient à enregistrer son premier album intitulé "La Marmaille nue" qui se vend à 100'000 exemplaires. Atteint du Sida, il n'hésite pas à dénoncer clairement sa maladie et rencontre le soutien inconditionnel de son public. D'autres albums - pour la plupart dénonciateurs du malaise de la société - voient le jour, dont "Les années sombres (1995)", "Frères Misère (1996)", "Dehors (2000)" et "Les Animals (2004)". Le 12 novembre 2009, Mano Solo donne un concert à l'Olympia comportant des chansons de son dernier album "Rentrer au port". Las, il s'agit de son ultime représentation puisqu'il est hospitalisé juste après à la suite d'une rupture d'anévrisme. Une nouvelle alerte l'emporte finalement le 10 janvier 2010. Ce chanteur, également passionné par la peinture et le dessin, disparaît à l'âge de 46 ans.
• MARC ET ANDRE
Marc (Chevalier) et André (Schlesser) sont célèbres pour avoir interprété de nombreuses chansons dès les années 40, dont "A l'enseigne de la fille sans coeur", "L'Ile Saint-Louis", "Monsieur William", "A Paris dans chaque faubourg", "Il n'y a pas d'amour heureux", et pour avoir fondé le cabaret l'Ecluse. C'est en effet au début des années 50 que Marc Chevalier, André Schlesser, Léo Noël et Brigitte Sabouraud créent l'Ecluse. Ce minuscule établissement voit défiler un très grand nombre d'artistes de la rive gauche entre 1951 et 1975, dont notamment Barbara, Jean-Roger Caussimon, Anne Sylvestre, Serge Lama, Henri Dès. Par la suite cet établissement est transformé en bar à vin. En 1978, André Schlesser épouse la célèbre actrice espagnole Maria Casarès (1922-1996). Il nous quitte en 1985. Quant à Marc Chevalier, il raconte aujourd'hui encore ce formidable passé de la vie artistique parisienne...
• MARCEL'S
Né le 16 avril 1898 à Paris, Marcel's (de son vrai nom Marcel Baudet) entame une formation d'ébéniste avant de se lancer rapidement dans la chanson. Doté d'une superbe voix de baryton, il devient chanteur de rues, tout comme Fred Gouin. Au début des années 20, Marcel's est repéré par le célèbre accordéoniste Léon Raiter et parvient en 1928 à enregistrer ses premiers disques comportant les titres "Sur la côte d'amour" et "La prière des petits gueux". Préférant les galas et la radio au music-hall, Marcel's passe en 1935 tous les jeudis sur la radio "Ile-de-France" où il interprète ses chansons. Après avoir été mobilisé lors de la seconde guerre mondiale, ce Parisien se produit sur les ondes de "Radio-Paris" en compagnie de Georgette Plana. Parmi ses plus grands succès, mentionnons "A quoi bon vous dire", "C'est un mauvais garçon", "La forêt qui chante". Au début des années 50, Marcel's se retire de la scène artistique et s'en va en Vendée. Il meurt le 30 avril 1987 à l'hôpital d'Antibes, foudroyé par une crise cardiaque.
• MARCO JEAN
Né le 17 décembre 1923 à Constantinople, Jean Marco (de son vrai nom Jean Marcopoulos) est très jeune attiré par le monde artistique et se retrouve embrigadé dans le célèbre groupe des Petits chanteurs à la croix de bois. Il est passionné par la guitare et prend des cours pour devenir chanteur. Dès 1945, Jean Marco s'en va sur les routes de France pour donner quelques petits concerts. Il ne tarde pas pour enregistrer ses premiers titres, comme "C'est si bon", "Si tu veux", "Tendrement". Chanteur à la voix rauque et timbrée, ce grand charmeur est engagé à partir de 1947 dans le célèbre orchestre de Jacques Hélian. Malheureusement, Jean Marco est victime d'un terrible accident de la circulation le 24 juin 1953 (ironie du sort, le jour de la Saint... Jean !). Il disparaît en pleine gloire, entraînant dans sa mort son ami musicien Georges Cloud.
• MAREUIL JACQUES
Né le 7 juin 1917 à Brest, Jacques Mareuil est un auteur compositeur ayant écrit un nombre considérable de chansons pour beaucoup d'artistes. On lui doit, entre autre, "Trousse chemise" interprété par Charles Aznavour, "La lune est morte" par les Frères Jacques, "Revoir Paris" par Joséphine Baker, ou encore "Les chapeaux" chanté par Maurice Chevalier. Parallèlement à cette pléthore d'oeuvres, Jacques Mareuil interprète lui-même des chansons, comme "Le petit bal de Bahia", "Mégève" et "Prête-moi ton tonneau", titre également repris par l'incontournable Andrex. Il décède à Mougins, dans les Alpes-Maritimes, le 22 février 2003.
• MARGY LINA
Née en 1914, Lina Margy (de son vrai nom Marguerite Verdier) est surtout célèbre pour avoir interprété deux chansons qui font, aujourd'hui encore, honneur à la chanson francophone : "Ah le petit vin blanc (1943)" et "Voulez-vous danser grand-mère (1947)". A l'image d'Edith Piaf, Lina Margy aime rouler les "r"; ce qui lui donne un charme certain. D'autres succès voient le jour, dont "L'hirondelle du faubourg", "Le retour des cygnes", "Tu m'apprendras". A la fin de sa carrière, elle effectue de nombreuses tournées à travers le monde et reprend des chansons d'artistes tels que Léo Ferré, Georges Brassens et Jacques Brel. Lina Margy nous quitte en 1973.
• MARIANO LUIS
Né le 13 août 1914 à San Sebastian, Luis Mariano (de son vrai nom Mariano Eusebio) passe son enfance dans le pays basque espagnol, avant de débarquer à Bordeaux en 1937 avec sa famille. Il étudie le chant lyrique au conservatoire de la capitale bordelaise puis monte à Paris en 1942. Il rencontre alors Francis Lopez et crée avec lui l'opérette "La belle de Cadix". Le succès est phénoménal puisque la représentation, qui était prévue six mois, dure quatre ans. L'élégance de Luis Mariano et surtout sa voix d'opérette atteignant les sommets de plusieurs octaves séduisent la France toute entière. Les succès s'enchaînent à la fin des années 40 et au début des années 50 avec les nouvelles opérettes "Andalousie" et "Le chanteur de Mexico". Les salles sont combles et attirent des centaines de milliers de personnes. C'est tout simplement de la folie ! Pour la première fois dans l'histoire de la chanson, un artiste possède un fan club. Celui-ci compte seize mille adhérents en 1952. Luis Mariano ne cesse de chanter et interprète, entres autres, les opérettes "Le Chevalier du ciel (1955)", "Le secret de Marco Polo (1959)", "Visa pour l'amour (1961)", "Le Prince de Madrid (1967)", "La caravelle d'or (1969)". Comme il fallait s'y attendre, Luis Mariano est épuisé et tombe malade. Il meurt le 14 juillet 1970. Sa tombe au cimetière d'Arcangues, dans les Pyrénées-Atlantiques, est aujourd'hui encore un lieu de pèlerinage pour un grand nombre de fans.
• MARIE
Née le 8 août 1949 à Nancy, la chanteuse Marie (de son vrai nom Marie-France Dufour) débute sa carrière en 1971 en interprétant le célèbre titre "Souviens-toi de moi". Cette année 71 marque également l'enregistrement de deux nouveaux succès, à savoir "Soleil" et "Il ne faut jamais sourire d'un enfant". Deux ans plus tard, Marie participe à l'Eurovision de la chanson et représente Monaco en chantant "Un train qui part". Elle se place au huitième rang du concours. Au milieu des années 70, elle épouse Lionel Gaillardin, qui n'est autre que le guitariste de Nino Ferrer, et qui deviendra membre du célèbre groupe "Il était une fois". En 1988, la Nancéenne sort un ultime 45 tours, écrit par son mari, comportant les titres "Bulles de chagrin" et "Beside the A side". Atteinte d'une leucémie, Marie, que l'on n'entend malheureusement plus aujourd'hui à la radio, nous quitte le 18 octobre 1990.
• MARIE-JOSE
Née le 26 décembre 1919 à Oran, Marie-José (de son vrai nom Mauricette Lhuillier) débute sa carrière au cinéma en tournant plusieurs films avec des acteurs célèbres, tels que Jean Boyer, Arletty et Michel Simon. En 1941, elle interprète les chansons tirées des films "Etoile de Rio" et "Le paradis perdu". Une année plus tard, elle enregistre l'un de ses plus grands succès avec le titre "Le bar de l'escadrille". Marie-José ne s'arrête pas là et interprète de nombreuses autres chansons dans les années 50, orientées principalement d'inspirations sud-américaines. Le titre intitulé "Impossible" en 1947 la consacre "Reine du tango". Marie-José s'éteint le 3 février 2002.
• MARINO VICTORIA
Née le 19 janvier 1919 au nord-est de l'Italie, Victoria Marino est très vite imprégnée par la danse et le chant grâce à son père qui est baryton lyrique. Après avoir chanté en anglais sur les ondes de la B.B.C, elle rejoint Marseille en 1939 et tombe amoureuse du célèbre chanteur Bruno Clair. Tous deux se marient et collaborent étroitement. Victoria Marino enregistre ses deux premiers 78 tours en 1943 puis grave une année plus tard deux tubes intitulés "Mon coeur est une sérénade" et "Fiesta Gitana". Deux énormes succès suivent lors de la Libération : "Besame mucho" et "Amor, amor". La carrière de la chanteuse italienne est définitivement lancée. Parallèlement, elle joue dans plusieurs films, dont "Adieu Paris", "Trois de la Marine" et "Arènes joyeuses". En 1972, à la suite du décès de son mari Bruno Clair, Victoria Marino cesse toute activité artistique et se retire à Marseille où elle décède le 27 mai 2002.
• MARLY ANNA
Née le 30 octobre 1917 à Saint-Pétersbourg, Anna Marly (de son vrai nom Betoulinsky) est marquée par les événements de la seconde guerre mondiale et décide d'écrire ce qu'elle ressent en composant des chants. Elle interprète ses oeuvres devant les soldats du front. Ces derniers sont bouleversés par la beauté et la force de ses mélodies. Ses hymnes à la liberté sont repris par tous lors de la Libération. Après la guerre, Anna Marly parcoure l'Amérique du Sud puis l'Afrique et continue d'entonner ses chansons en s'accompagnant de sa guitare. Ses plus grands succès demeurent "Lorsque demain tu reviendras dans ton village", "Paris est à nous", et surtout "Le chant des partisans" : « Ami, entends-tu le vol noir des corbeaux sur nos plaines ? Ami, entends-tu les cris sourds du pays qu'on enchaîne ? Ohé, partisans, ouvriers et paysans, c'est l'alarme. Ce soir l'ennemi connaîtra le prix du sang et les larmes ». Cette chanteuse d'origine russe, surnommée "Troubadour de la Résistance", s'éteint en Alaska le 15 février 2006.
• MARS BETTY
Née le 30 juillet 1944 à Paris, Betty Mars (de son vrai nom Yvette Baheux) entame une longue carrière en tant que comédienne, avant de se lancer dans la chanson à partir de 1971 grâce à l'auteur-compositeur Botton. Ce dernier lui propose de chanter "Monsieur l'étranger". Cette chanson lance la carrière musicale de Betty Mars. L'année suivante, elle monte sur la scène de Bobino où elle interprète plusieurs succès, dont "Qu'est-ce qu'il fait" et "Mon café russe". Le 25 mars 1972 à Edimbourg, Betty Mars représente la France au Grand concours de l'Eurovision de la chanson et chante "Comé Comédie". Les années suivantes lui permettent d'enregistrer d'autres titres, comme "Le voyageur", "La chanteuse du dancing", "Un matin comme les autres". Parallèlement, elle joue au cinéma le rôle d'Esméralda dans le film "Bons baisers... à lundi" de Michel Audiard. Tombée dans l'oubli au cours des années 80, Betty Mars se suicide le 15 février 1989 en se jetant par la fenêtre de son domicile.
• MARS COLETTE
Née le 18 août 1916 à Tanger au Maroc, Colette Mars (de son vrai nom Nicole Huot) rêve de devenir chanteuse. Elle se présente en 1939 à un concours de chant et remporte le premier prix. Ses parents refusent toutefois qu'elle se lance dans la variété. En 1944, elle rencontre Joséphine Baker qui lui conseille de monter un tour de chant. Colette Mars grimpe pour la première fois sur scène et enregistre deux ans plus tard son premier 78 tours comportant deux chansons : "Le vent emporte ma chanson" et "Un refrain chantait". Parallèlement, elle joue quelques rôles au cinéma comme dans les films "Miroir", aux côtés de Daniel Gélin et "Aux yeux du souvenir" avec Jean Marais et Michèle Morgan. Entre petit écran et chanson, la vie de Colette Mars est bien remplie. Ses principaux succès musicaux demeurent "Il allumait les réverbères", "Tout Paris chante", "Jimbo l'éléphant". Faite Chevalier de la Légion d'honneur, cette dame de la vie artiste française s'éteint le 15 mars 1995, emportée par une cruelle maladie.
• MARTEL MARCEL
Né le 1er février 1925, Marcel Martel joue dès l’âge de 10 ans de la guitare et de l’accordéon. Adolescent, il participe à des soirées amateurs et y interprète des chansons de Tino Rossi et du Soldat Lebrun. Dès 1942, le Québécois écrit des chansons de style western et devient en 1945 guitariste dans l’orchestre country de Paul Lemire. Trois ans plus tard, Marcel Martel parvient à graver son premier 45 tours intitulé "La chaîne de nos coeurs" qui connaît un énorme succès. D’autres titres reconnus suivent, dont "Charme hawaïen", "Dans ma prairie", "Loin de toi, chérie", "Un coin de ciel". Entre enregistrements et tournées, sa vie est fort chargée. Il est l’un des compositeurs les plus prolifiques du genre country et western au Québec. Père de la chanteuse populaire Renée Martel, le Québécois nous quitte le 13 avril 1999.
• MARTEN FELIX
Né le 29 octobre 1919, Félix Marten débute sa carrière au théâtre. Dès la fin de la guerre, il monte à Paris et commence à se produire en tant qu'interprète fantaisiste. Son physique de séducteur lui permet de figurer dans le film "Hôtel des artistes" en 1950. Quelque temps plus tard, il rencontre Edith Piaf qui croit en lui. En 1956, Félix Marten se produit à Bobino, avant de chanter en première partie du spectacle d'Edith Piaf à l'Olympia deux ans plus tard. En 1961, il donne à son tour une chance à Barbara - qui débute sa carrière de chanteuse - en lui offrant une place de choix dans une série de ses représentations. Les chansons de Félix Marten sont incontournables, dont l'énorme succès intitulé "La Marie Vison". Par la suite, il joue dans plusieurs films, comme dans "Le tueur" avec Jean Gabin, Bernard Blier et Gérard Depardieu. Il nous quitte le 20 novembre 1992 à Paris.
• MARTIN CIRCUS
Groupe de rock français fondé en 1969, Martin Circus est composé à sa création de cinq membres (Bob Brault, bassiste / Gérard Pisani, saxophoniste / Jean-François Leroy, batteur / Patrick Dietsch, chanteur et guitariste / Paul-Jean Borowsky, chanteur et pianiste). Leur premier succès s'intitule "Tout tremblant de fièvre". Jouant un rock considéré comme progressif et rencontrant un intérêt très pressant, Martin Circus se produit dans des salles de plus en plus importantes, jusqu'à l'Olympia. En 1970, le groupe est considéré comme numéro 1 par la presse. Une année plus tard, le célèbre chanteur et guitariste Gérard Blanc (1947-2009) rejoint Martin Circus, puis de nombreuses chansons d'anthologie voient le jour, dont "Je m'éclate au Sénégal" et "Marylène", deux succès légendaires. Martin Circus donne plusieurs concerts, participe à des festivals et assure fréquemment les premières parties des spectacles d'artistes renommés, comme Jacques Dutronc, Claude Nougaro et Claude François. En 1974, le groupe crée le premier opéra rock français intitulé "La Révolution française". Les années passant, Martin Circus voit ses membres partir vers d'autres horizons, comme Gérard Blanc entamant une carrière solo dont on connaît le brillant parcours. Martin Circus cesse finalement toute activité en 1987.
• MARTIN JACQUES
Né le 22 juin 1933 à Lyon, Jacques Martin débute sa carrière en 1949 au théâtre, puis se tourne très vite vers le monde en plein développement de la télévision où il anime dans les années 50 l'émission "Pas très show". Doué, il est remarqué par Pierre Tchernia et crée l'émission "1=3" avec Jean Yanne. Entre 1969 et 1975, il présente "Midi-Magazine" en compagnie de Danièle Gilbert. Jacques Martin possède également un goût prononcé pour la chanson et écrit une comédie musicale intitulée "Petitpatapon" en 1968. La télévision évoluant, le Lyonnais d'origine lance en 1975 l'émission satirique "Le petit rapporteur", ayant pour objectif la présentation de l'actualité sous un humour décalé. Il connaît ses heures de gloire entre 1976 et 1998 grâce à son émission "Dimanche Martin". "L'école des fans", "Le monde est à vous", "Ainsi font, font, font" restent des moments inoubliables. En 1998, Jacques Martin est victime d'un accident vasculaire cérébral et met un terme prématuré à son métier d'animateur. Ce légendaire homme de télévision, également fin épicurien, décède le 14 septembre 2007 des suites d'un cancer.
• MASSOULIER JEAN-CLAUDE
Né le 18 juillet 1932 à Paris, Jean-Claude Massoulier est à la fois comédien, animateur, poète et chanteur. On le retrouve au cinéma dans plusieurs films, dont "Tout le monde il est beau, tout le monde il est gentil" avec Jean Yanne. A la télévision, il anime l’émission populaire "L’homme qui n’en savait rien" et collabore également avec le célèbre Pierre Bellemare. Du côté de la chanson, Jean-Claude Massoulier écrit des textes pour les Frères Jacques, Marcel Amont et Jean Ferrat. Il interprète également lui-même ses propres oeuvres, comme "Eh hop ça mousse", "C’est ça l’rugby", "Le twist agricole", "Des pommes et des noix", "Les petits vieux". Il nous quitte le 3 septembre 2009 à Vannes.
• MAURIC JEAN-PAUL
Né le 17 juin 1933 à Hyères dans le département du Var, Jean-Paul Mauric étudie le solfège, le saxophone, la clarinette et le violon au conservatoire de Toulon, avant de devenir chanteur dans l’orchestre de Claude Besset. Au milieu des années 50, il est remarqué par l’imprésario Jean-Paul Guérin qui lui fait enregistrer son premier disque en 1958. Le Varois participe trois ans plus tard au Grand prix de l’Eurovision et termine à la quatrième place du concours avec le titre "Printemps, Avril carillonne". Par la suite, il interprète plus de deux cents chansons, comportant les titres à succès "Jolie môme", "Carillon d’Alsace", "Tendresse", "Les fiancés d’Auvergne". Parallèlement, il donne de très nombreux concerts. Est-ce le trop plein d’énergie ou une fatigue accumulée, quoiqu’il en soit, Jean-Paul Mauric meurt subitement à l’âge de 38 ans à l’hôpital de Marseille le 5 janvier 1971, terrassé par une crise cardiaque

• MAURICE JEAN-FRANCOIS
Jean-François Maurice (de son vrai nom Jean Albertini) reste communément connu des mélomanes de la chanson grâce au tube "28° à l’ombre" datant de 1978. Avant de produire cet hymne au soleil et à la chaleur, Jean-François Maurice commence dès l’adolescence à écrire des textes et rencontre le très jeune Pascal Danel. De fil en aiguille, il découvre les nouvelles stars des 45 tours au début des années 60. C’est ainsi qu’il devient le producteur du chanteur Christophe. Il écrit alors avec lui "Aline", puis tout seul "Les marionnettes". Pour Pascal Danel, ce sera "La plage aux romantiques", pour C. Jérôme "Kiss me". Jean-François Maurice compose également des chansons pour Michèle Torr, dont le célèbre "Emmène-moi danser ce soir". Par la suite, il décide de chanter également lui-même quelques-unes de ses oeuvres, dont "Pas de slow pour moi", "La rencontre", "Au revoir musicienne". Il nous quitte le 6 novembre 1996, après avoir créé des tubes incontournables, souvent diffusés à la radio.
• MAYOL FELIX
Né le 18 novembre 1872 à Toulon, Félix Mayol interprète dès son plus jeune âge des chansons de Paulus, chanteur emblématique de la seconde moitié du 19e siècle. En 1895, il débarque à Paris où il est engagé au Concert parisien. Mayol obtient alors son premier grand succès avec la chanson de Théodore Botrel intitulée "La Paimpolaise". D'autres énormes succès suivent, dont les célèbres titres "Viens poupoule (1902)" et "La Matchiche (1905)". Félix Mayol devient un artiste incontournable du music-hall et se produit constamment à l'Eldorado. Le public adore cet homme aux cheveux coiffés en houppe et portant un brin de muguet à la boutonnière. Ses chansons parfois sentimentales et parfois comiques sont très appréciées, à l'image de "Cousine", "Les mains de femmes (1906)", "Elle vendait des p'tits gâteaux (1919)". Fortuné, Félix Mayol rachète en 1909 le Concert parisien qu'il renomme à son effigie Concert Mayol. Considéré comme l'un des plus grands artistes de sa génération, Félix Mayol nous quitte le 15 septembre 1941.
• MELLER RAQUEL
Née le 9 mars 1888 à Tarzone (Espagne), Raquel Meller (de son vrai nom Francisca Romana Marques Lopez) débute sa carrière dès l'âge de 13 ans dans un cabaret de Valence. En 1920, elle monte sur les scènes parisiennes et, malgré le fait qu'elle ne parle pas un mot de français, parvient à émouvoir le public. Partie de rien, sa gloire et sa fortune l'établissent rapidement. Capricieuse, couverte de toilettes somptueuses, Raquel Meller traverse le monde et réside de palace en palace. Elle est entourée de chihuahua et de pékinois qu'elle affectionne particulièrement. Le temps passant, et sans doute en raison du fait qu'elle ne chante qu'en espagnol, elle devient de moins en moins populaire. Raquel décide alors de relancer sa carrière au début des années 30 en chantant cette fois-ci en français. Son passage à l'Alcazar de Marseille est remarqué. Mentionnons parmi ses plus grands succès dans la langue de Molière : "La violetera", "Douce France", "Je n'sais pas", "Adieu mon rêve". Cette Espagnole disparaît le 26 juillet 1962.
• MERCADIER
Né à Paris en 1860, Mercadier est une grande vedette de la chanson francophone de la fin du 19e siècle. Grand, portant une moustache imposante, Mercadier est un chanteur de charme qui se spécialise dans les romances et les mélodies. Sa voix de baryton est très appréciée. Il interprète plusieurs chansons, dont "Quand les lilas refleuriront (1890)", "Les enfants et les mères (1898)" et "Je suis le passeur du printemps". Peu avant la Grande Guerre, ce Parisien enregistre un nombre impressionnant de cylindres et de disques. Il disparaît en 1929.
• MERCOURI MELINA
Née le 18 octobre 1923 à Athènes, Melina Mercouri est la femme du célèbre réalisateur Jules Dassin et la belle-mère de Joe Dassin. Actrice jouant dans plusieurs films, elle interprète néanmoins, dans les années 60, une chanson qui restera longtemps gravée dans les annales de la variété francophone : "Les enfants du Pirée". Durant sa carrière, elle interprète d'autres titres moins renommés, principalement en rapport avec son pays d'origine la Grèce, comme "Athènes ma ville", "Je suis grecque", "Mes amis d'hier". Femme politiquement engagée, Melina Mercouri est nommée ministre de la culture grecque en 1991. Elle nous quitte le 6 mars 1994.
• MERKES MARCEL
Né le 7 juillet 1920 à Bordeaux, Marcel Merkès fréquente le conservatoire de la capitale bordelaise et obtient un premier prix d'opéra, d'opéra-comique et d'opérette. Il rencontre Paulette Riffaud (devenue Paulette Merval) qui fréquente également le même conservatoire. Tous deux tombent amoureux. Cette rencontre est le début d'une véritable collaboration artistique. En 1947, le couple est auditionné par Henri Varna, directeur de la salle du Mogador, et se retrouve immédiatement engagé. Marcel Merkès et sa femme Paulette se produisent alors sur de nombreux parterres européens, canadiens et nord africains. Ils donnent plus d’un millier de représentations en trois ans et demi au cours des années 50. Parmi leurs nombreuses interprétations, mentionnons les opérettes "Méditerranée", "Qui veut mon bouquet de violettes", "C'est l'amour", "Un visa pour l'amour". Marcel et Paulette se produisent jusqu'à la fin des années 80 en bénéficiant de l'apport de leur fils Alain Merkès en première partie des spectacles. Marcel Merkès meurt le 30 mars 2007 à Pessac, près de Bordeaux. Paulette Merval nous quitte, quant à elle, le 21 juin 2009.
• MESSIA DANIELLE
Née le 27 octobre 1956 à Jaffa en Israël, Danielle Messia (de son vrai nom Mashiah) débarque à Paris avec ses parents à l'âge de deux ans. Elle débute sa carrière à Orléans dans un groupe java folk surnommé "Les Grattons Labeur". Elle y apprend rapidement la guitare et décide en 1977 de chanter dans les rues de plusieurs villes européennes. Au début des années 80, elle revient en France et grave son premier album intitulé "Il fait soleil". Sa voix revêche dans les graves et frêle dans les aigus est très appréciée. Ses chansons font preuve d'une belle sensibilité et sont principalement tournées sur le thème des voyages, de l'amour, de la nostalgie, de l'enfance et de la solitude. Le plus grand succès de Danielle Messia demeure le titre "De la main gauche". En 1985, elle est invitée sur le plateau de Michel Drucker afin de démontrer son talent artistique déjà bien reconnu mais Danielle ne pourra malheureusement pas y participer. En effet, elle meurt d'une leucémie foudroyante le 13 juin, soit dix jours avant son passage à la télévision.
• MESTRAL ARMAND
Né le 25 novembre 1917, Armand Mestral (de son vrai nom Armand Zelikson) est issu d'une famille russe. Attiré à la fois par le chant, la peinture et la comédie, il parvient tout au long de sa carrière à assouvir ses différentes passions. Concernant le chant, il interprète aussi bien des opérettes, des comédies musicales que des chansons à proprement parler. Parmi celles-ci, mentionnons "Plaine ma plaine", Ma cabane au Canada", "Le Galérien". Son talent n'est pas dû au hasard puisque Armand Mestral travaille beaucoup et se montre toujours très perfectionniste. Au cinéma, il crée le film "L'homme de la Mancha" en compagnie de Jacques Brel, et "Les amants de demain" avec Edith Piaf. Après une carrière fort bien remplie, Armand Mestral s'éteint le 17 septembre 2000, vaincu par la maladie.
• MEURISSE PAUL
Né le 21 décembre 1912 à Dunkerque, Paul Meurisse passe son enfance en Corse dans une famille bourgeoise très stricte. En 1936, il monte à Paris et remporte un radio-crochet. Fort de ce succès radiophonique, il parvient à chanter dans plusieurs cabarets et interprète surtout des chansons comiques, pour ne pas dire loufoques, comme "Un tango, c'est un tango", "Les bonnets à poil et à plumes", "Margot la ventouse". Par la suite, Paul Meurisse quitte le registre de la chanson pour se consacrer alors entièrement au cinéma. Il joue dans plus de 60 films, dont "Marie la Misère", "Echec au porteur" et "Le deuxième souffle". C'est justement grâce au cinéma qu’il demeure célèbre aujourd'hui encore. Il meurt le 19 janvier 1979 en pleine représentation de la pièce de Sacha Guitry intitulée "Mon père avait raison".
• MILTON GEORGES
Né le 20 septembre 1888 à Puteaux en région parisienne - une semaine seulement après un certain Maurice Chevalier -, Georges Milton (de son vrai nom Georges Désiré Michaux) quitte ses parents à l'âge de 17 ans pour tenter une expérience dans le music-hall. Les débuts sont difficiles mais son personnage à la tête rondouillarde et son énergie invraisemblable déployée sur scène commencent à plaire au public. On le surnomme alors "Bouboule", nom tiré de l'un de ses plus grands succès. Après avoir quitté quelques années la France pour la Russie en raison de la Grande Guerre, Georges Milton revient dans l'Hexagone et y interprète de nouvelles chansons, comme "Les artichauts", "C'est pour mon papa", "La fille du bédouin", "C'est papa c'est Parisien", "Pouet pouet". Parallèlement, il tourne dans plusieurs films, jouant à chaque fois le rôle d'un personnage comique. Son physique n'est pas étranger à cela puisqu'il est très bien portant. Après avoir fait tant rire la France, Georges Milton décède le 19 août 1970, deux ans avant son contemporain Maurice Chevalier.
• MIREILLE
Née le 30 septembre 1906, Mireille Hartuch (surnommée Mireille) se destine très jeune à une vie artistique. Dès l'âge de six ans, elle étudie le piano et fait la connaissance quelques années plus tard du compositeur Jean Nohain avec lequel elle écrit une opérette intitulée "Fouchtra". En 1932, le célèbre duo Pills et Tabet rencontre soudainement le succès en interprétant justement un titre extrait de cette opérette. Tel un reflet dans un miroir, la carrière de Mireille est lancée. Elle compose alors des chansons avec l'aide de son complice Jean Nohain et enregistre sans doute son plus grand succès en interprétant avec Jean Sablon la chanson intitulée "Ce petit chemin". Par la suite, Mireille monte en solo sur scène en s'accompagnant évidemment d'un piano. Sa voix acidulée ne laisse pas indifférent et ses chansons sont souvent reprises par d'autres artistes, parmi lesquels Yves Montand qui interprète "Parce que ça me donne du courage" et "Une demoiselle sur une balançoire". En 1955, Mireille crée le "Petit conservatoire de la chanson de Mireille" qui a pour objectif de former de nouveaux artistes. Ce lieu devient en très peu de temps une véritable institution en France. Cela débouche sur une émission télévisée, diffusée tous les dimanches après-midi entre 1960 et 1974. De nombreux artistes sont formés grâce à Mireille, parmi lesquels Hugues Aufray, Françoise Hardy, Frida Boccara et Alain Souchon. Véritable pédagogue attentionnée, Mireille s'éteint le 29 décembre 1996, à l'âge de 90 ans.
• MISTINGUETT
Née le 5 avril 1875 à Enghien-les-Bains, Mistinguett (de son vrai nom Jeanne Bourgeois) prend des cours de violon et de chant, avant de débuter en 1895 au Triano Concert puis à l'Eldorado. La presse s'intéresse alors à cette belle demoiselle qui possède des jambes de rêve mais dont les qualités vocales restent toutefois limitées. Cela n'empêche pas Mistinguett de rencontrer un énorme succès au Moulin-Rouge en 1909 lorsqu'elle y interprète "La valse chaloupée". Deux ans plus tard, c'est la consécration aux Folies-Bergère lorsqu'elle chante "La valse renversante" avec Maurice Chevalier. En 1920, Mistinguett enregistre l'un de ses plus grands succès intitulé "Mon homme". Cette chanson fait le tour du monde. D'autres titres suivent, parmi lesquels "Ca c'est Paris", "Valencia", "Fleur de Paris". La presse s'intéresse souvent davantage à la beauté de ses jambes, à ses aventures amoureuses, qu'à ses qualités artistiques. Mistinguett sait qu'elle ne possède pas une voix extraordinaire et exprime ce constat dans la chanson "C'est vrai" : « On dit que j'ai la voix qui traîne en chantant mes rengaines... Mais j’serais pas Mistinguett si j’étais pas comme ça ». Agée de 73 ans, Mistinguett participe encore à une revue en 1949 à l'A.B.C et danse le be-bop mais sa santé devient fragile. En 1951, elle est terrassée par une crise cardiaque et doit quasiment mettre un terme à sa longue carrière. Cinq ans plus tard, soit le 5 janvier 1956, Mistinguett décède à Bougival.
• MOINEAU EDITH
Née à Paris le 23 février 1924, Edith Moineau (de son vrai nom Suzanne Soufflet) est une artiste emblématique de la vie parisienne. Après avoir exercé son premier métier dans la coiffure avec une belle réputation - on la surnommait "très grand artiste de la coiffure" -, Edith Moineau s’investit pleinement dans les arts plastiques et dans la chanson. Elle devient rapidement artiste peintre en produisant des oeuvres de style impressionniste. Son talent n’a cesse de s’affirmer, son ascension se précise et son admiration pour la nature explose. Très attirée également par la chanson, Edith Moineau crée plusieurs titres, dont "Mademoiselle Romarin", "Le Tzigane", "On se connaît". Elle interprète également certaines chansons d’artistes reconnus, comme "Padam" d’Edith Piaf, "Amsterdam" de Jacques Brel et "Je m’voyais déjà" de Charles Aznavour. Cette artiste, touche-à-tout mais très complète, s’éteint le 31 octobre 2006.
• MONTAND YVES
Né le 13 octobre 1921 dans le sud de l'Italie, Yves Montand (de son vrai nom Ivo Livi) est issu d'une famille très pauvre. Il débarque à l'âge de deux ans à Marseille et vit avec son père, sa mère et ses deux frères et soeurs dans un immeuble d'une pauvreté affligeante. En 1929, toute la famille obtient la nationalité française et le petit Yves s'intéresse au cinéma et au chant. Il se produit alors dans les cafés et à l'Alacazar de Marseille en imitant les chanteurs de son époque que sont Charles Trenet, Maurice Chevalier et Fernandel. En 1944, Yves Montand monte à Paris pour échapper au STO (Service du Travail Obligatoire) et pour surtout débuter une vraie vie d'artiste. Après s'être produit sur plusieurs scènes parisiennes, il rencontre Francis Lemarque qui lui écrit seize chansons, dont le célèbre titre "A Paris". En 1951, la carrière d'artiste d'Yves Montand prend une autre tournure. Il épouse Simone Signoret et se tourne vers le cinéma. Il joue dans les films "Le salaire de la peur (1952)" et "La loi" du cinéaste Jules Dassin. Parallèlement, Yves Montand ne quitte pas la scène et rencontre un succès phénoménal en 1954 en interprétant la chanson intitulée "Les feuilles mortes" de Prévert et Kosma. Grâce à sa voix chaude et laissant des frissons aux spectateurs, Montand devient une icône incontournable de la vie artistique française et même internationale. Il continue à chanter, à jouer dans plusieurs films et à se montrer dans des émissions de télévision. Mais après le décès de sa bien-aimée Simone Signoret en 1985, la vie d'Yves Montand change. Il décide de mettre un terme à sa carrière de chanteur, avant de s'éteindre le 9 novembre 1991. La France a perdu un artiste très complet.
• MONTANGERO BERNARD
Né le 13 décembre 1931 à St-Maurice (Suisse), Bernard Montangero quitte son Valais natal à l'âge de 18 ans pour rejoindre Paris. Il côtoie alors de nombreux artistes, dont Trenet et Brassens, et se produit dans plusieurs cabarets parisiens, enchaînant parfois jusqu'à quatre tours de chant par soir. En 1957, le Valaisan sort son premier 45 tours intitulé "Les défilés" mais cette chanson est censurée car considérée comme trop antimilitariste. Ressentant le mal du pays, il revient en Suisse au début des années 60 et s'adonne à la sculpture pour nourrir les siens. Ses oeuvres sont constituées de fer et de clous qu'il expose par par-ci, par-là. Parallèlement, Bernard Montangero poursuit sa passion pour la chanson et enregistre plusieurs vinyles, dont "Des siècles d'amour", "Les champignons" et "Une lune de papier". Le Valaisan s'essaie aussi à l'écriture de contes et à l'écriture théâtrale. Il devient également auteur de nouvelles et collabore aux journaux pour enfants surnommés "Yakari" et "Jeunes Années". Il nous quitte le 8 février 2010 des suites d'une insuffisance rénale, et laisse derrière lui plus de 300 chansons.
• MONTEHUS GASTON
Né à Paris le 9 juillet 1872, Gaston Montéhus (de son vrai nom Gaston Brunschwig) peut être considéré comme un chansonnier anarchiste, luttant pour la cause sociale, la lutte ouvrière et contre les ordres guerriers. Montéhus se produit au début du 20e siècle dans de nombreux cafés-concerts et interprète l'un de ses plus grands succès intitulé "Gloire au 17e". Ses chansons sont très appréciées durant la période difficile de 14-18 et même après. Portant une casquette et une ceinture rouge lui ceignant les reins, Montéhus interprète également d'autres titres en rapport avec ses idées pacifistes, comme "La grève des mères", "Le Père la révolte", "On devrait pas vieillir", "Vas-y Léon". En 1936, il soutient les avancées sociales du front populaire et milite, entre autre, pour les congés payés. Montéhus est décoré de la Légion d'honneur en 1947 par le ministre de la guerre Ramadier. Il s'éteint à Paris le dernier jour de l'an 1952.
• MONTERO GERMAINE
Née le 22 octobre 1909, Germaine Montero (de son vrai nom Germaine Heygel) débute sa carrière au théâtre à Madrid dans les années 30. Elle débarque en France quelques années plus tard et se fait connaître grâce à ses chansons espagnoles. Le succès grandissant, Germaine Montero interprète alors de nouvelles chansons mais cette fois-ci en français : "Et la fête continue", "Les enfants qui s'aiment", "La chanson de Margaret, "Un rendez-vous au bois". Son répertoire est très étoffé. Elle chante aussi bien des poètes anciens que plus récents, comme Aristide Bruant, Léo Ferré, Mouloudji, Montéhus. En 1953, elle remporte le Grand prix du disque, puis le prix de l’Académie Charles-Cros en 1970. Germaine Montero nous quitte le 29 juin 2000, à plus de 90 ans.
• MORELLI MONIQUE
Née à Béthune le 19 décembre 1923, Monique Morelli commence sa carrière en interprétant des chansons de Fréhel. Au fil des années, elle devient l'archétype de la chanteuse rive gauche, tout en conservant toujours une veine très populaire. Grâce à sa voix rauque et grave, elle se spécialise dans la chanson poétique, interprétant avec bonheur Aragon, Pierre Mac Orlan, Francis Carco, Tristan Corbière, François Villon, Ronsard, Bruant, Gaston Couté. Son compagnon Lino Léonardi met en musique pour elle un grand nombre de poèmes, comme "Maintenant que la jeunesse" et "Un air d'octobre" qu'elle interprète avec succès. Propriétaire des cabarets "Chez Ubu" et "Au temps perdu" à Montmartre, elle y chante ses chansons et y invite de nombreux artistes, comme Colette Magny, Gérard Pierron et Julos Beaucarne qui débutent leur carrière. Monique Morelli nous quitte le 27 avril 1993.
• MORENO DARIO
Né le 3 avril 1921 à Smyrne en Turquie, Dario Moreno (de son vrai nom Davi Arugete) passe son enfance au Mexique où il chante dans un orchestre. En 1948, il débarque à Paris et enregistre ses premiers disques. Excellent chanteur et danseur, il interprète aussi bien des opérettes que des chansons latino-américaines. Ses plus grands succès sont "Si tu vas à Rio", "C'est magnifique", "Mustapha", et "Brigitte Bardot". Parallèlement, il joue dans plusieurs films, comme dans "Le salaire de la peur" aux côtés d’Yves Montand, et "Voulez-vous danser avec moi". La période des années 60, dite yé-yé, ne colle plus à son style musical et il décide alors de se consacrer uniquement au cinéma. On le retrouve dans les films "Le mouton à cinq pattes", "Touchez pas aux blondes" ou "La révolte des esclaves". En 1968, il est engagé par Jacques Brel pour tenir un rôle dans la comédie musicale "L'homme de la Mancha". Malheureusement, Dario Moreno ne parviendra jamais à jouer dans ce film puisqu'il décède subitement le 1er décembre 1968, foudroyé par une hémorragie cérébrale, quinze jours seulement avant le tournage.
• MOULOUDJI MARCEL
Né le 16 septembre 1922, Marcel Mouloudji vit dans une famille pauvre parisienne. Alors qu'il n'a que 14 ans, il débute une carrière d'acteur grâce à Jacques Prévert qui l'a découvert. Mouloudji tourne dans le film "Jenny" de Marcel Carné et dans "Les disparus de Saint-Agil" de Christian-Jaque. En 1952, le directeur artistique Jacques Canetti lui propose d'enregistrer l'emblématique chanson "Comme un p'tit coquelicot" qui débouche sur un succès considérable. Mouloudji remporte le Grand prix du disque. Figure marquante de Saint-Germain-des-Prés, il s'intéresse de plus en plus à la chanson. Antimilitariste, il prend position durant la guerre d'Indochine en interprétant en 1954 la chanson intitulée "Barbara" : « Rappelle-toi Barbara, il pleuvait sans cesse sur Brest ce jour-là et tu marchais souriante, épanouie, ravie, ruisselante, sous la pluie... ». Cette chanson lui attire des ennuis, et ce n'est pas fini lorsque la même année il chante "Le déserteur" : « Monsieur le Président, je ne veux pas la faire, je ne suis pas sur terre pour tuer des pauvres gens. C'est pas pour vous fâcher, il faut que je vous dise, ma décision est prise, je m'en vais déserter... ». Cette chanson est tout simplement censurée et donc interdite d'antenne. Malgré tout, Mouloudji continue à interpréter d'autres titres quelque peu moins virulents, comme "Mon pote le gitan", "Petite fleur", "Merci". Le public apprécie toujours ses chansons bien que certains estiment que Mouloudji n'est plus en rapport avec son temps. La presse s'intéresse de moins en moins à lui. Il s'éteint le 14 juin 1994, emportant avec lui ses idées antimilitaristes.
• MUSCLES
Le groupe des Musclés se forme en 1987, simultanément à l’apparition du célèbre Club Dorothée, une émission pour les enfants diffusée sur TF1. Formés de cinq musiciens (René Morizur 1944-2009, Claude Chamboisier, Rémy Sarrazin, Eric Bouad et Bernard Minet), les Musclés accompagnent l’animatrice Dorothée en tant qu’orchestre et enregistrent plusieurs albums comportant, par exemple, les titres "La merguez party", "La fête au village", "Le père-Noël est amoureux", "La bombe atomique", "On n’est pas des boeufs". Parallèlement à la chanson, les Musclés jouent leur propre rôle dans une sitcom intitulée "Salut les Musclés", diffusée dans le cadre du Club Dorothée entre 1989 et 1994. L’aventure du groupe se termine en 1997, en même temps que le Club Dorothée. Le plus âgé des Musclés, René Morizur, décède le 26 août 2009 à l’âge de 65 ans, à la suite d’une rupture d’anévrisme.





































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