Né
le 9 août 1897 à Paris, Noël-Noël (de son vrai nom Lucien Edouard Noël)
travaille comme son père dans une banque avant d’entamer une carrière
artistique. Peu de temps après la Grande Guerre, il monte sur la scène
"des
Noctambules" et rencontre immédiatement le succès. Bien que timide et naïf, Noël-Noël n’interprète pas des chansons politiques à l’instar de nombreux
autres artistes, mais des chansons de la vie quotidienne avec un humour
délicat. Citons parmi celles-ci: "Le chapeau neuf", "Souvenir
d’enfance" ou bien encore "La soupe à Toto". A partir de 1930, il débute une
carrière au cinéma, tout en continuant à chanter. Il tourne dans une
quarantaine de films dont "Adémaï, aviateur", "La cage aux rossignols",
"Le père tranquille". Celui qui avait le mieux interprété le "français
moyen" nous quitte le 4 octobre 1989, à l’âge plus qu’honorable de 92 ans.
NORMAND JACQUES
Né le 15 avril 1922 à Québec, Jacques Normand (de son
vrai nom Raymond Chouinard) débute une carrière à la radio mais se retrouve
tout à coup licencié pour avoir (volontairement ?) interrompu la diffusion
d’un discours
du Général De Gaule ! Heureusement pour lui, il est rapidement engagé en
tant que animateur-chanteur. Ce style d’émission est diffusé sur tout le
réseau de Radio-Canada. La popularité de Jacques Normand devient énorme. Son
talent le pousse même, au début des années 40, à se produire sur les scènes
new yorkaises. Par la suite, il revient au Québec et reprend des chansons de
ses idoles que sont le duo Roche et Aznavour, Maurice Chevalier et Charles
Trenet. Jacques Normand grave de nombreux 78 tours comportant par exemple
les titres suivants: "La mer", "C’est si bon", "Il faut de tout pour
faire un monde". La carrière de Jacques Normand – surnommé "l’enfant
terrible" pour ne pas avoir souvent la langue dans sa poche – est bercée
entre la radio, la télévision et la chanson. Atteint dans sa santé au début
des années 80, il doit cesser petit à petit ses activités. Cela ne l’empêche
pas d’obtenir la distinction de "Chevalier de l’Ordre national du Québec"
en 1995. Peu de temps avant sa disparition le 8 juillet 1998…
NOTE JEAN
Né
le 6 mai 1859 à Tournai, Jean Noté est issu d'une famille modeste. Il quitte
très rapidement l'école pour s'essayer à divers métiers, avant de débuter
une carrière militaire. Jean Noté est alors très vite remarqué grâce à sa
voix fort puissante. Son colonel lui propose alors de se lancer dans le
chant. Sa voix de baryton présage d'une belle carrière de chanteur. Jean
Noté remporte un premier prix de chant en 1885 et débute une carrière dans
l'opéra. Parallèlement il écrit plusieurs chansons. Citons parmi celles-ci
"Le violon brisé", "La voix des chênes", "Ce n'est qu'un drapeau", "La
chanson des peupliers". Il décède le 1er avril 1922.
NOUGARO CLAUDE
Né le 9 septembre 1929 à Toulouse, Claude
Nougaro est issu d'une famille de musiciens. Sa mère est professeur de piano
et son père premier baryton à l'Opéra de Paris. Il adore la poésie et
découvre avec stupeur le jazz. Ce style de musique va être un détonateur
pour Claude et débouchera sur un grand nombre de chansons "Jazzy" qu'il
créera
tout au long de sa carrière. En 1955, il monte pour la première fois sur la
scène du "Lapin agile" et enregistre en 1962 son premier disque comportant
les titres suivants: "Une petite fille", "Les Don Juan", "Le jazz et la
java". Une année plus tard, c'est le triomphe pour Claude Nougaro grâce à sa
chanson "Cécile, ma fille". Séduit comme déjà dit par le jazz, il mélange
jazz et gospel avec le titre "Armstrong" en 1965. Dans les années 80, il
suit l'évolution de la musique et enregistre en 1987 "Nougayork", une
chanson intronisant le rock; ce qui plaît à la jeune génération. Claude
Nougaro donne pas moins de 222 concerts au début des années 90 mais sa santé
est précaire. Il est opéré du coeur en 1995 et attrape un cancer peu de
temps après. Celui l'emportera le 4 mars 2004. Sa ville natale de Toulouse a
perdu son plus célèbre chanteur.