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• NEGRI POLA
Née le 31 décembre 1894 à Lipno en Pologne, Pola Negri (de son vrai nom Barbara Apolonia Chalupiec) est davantage célèbre pour ses apparitions dans de nombreux films du cinéma muet que pour ses interprétations musicales. Après des débuts en tant que danseuse au sein du Ballet impérial russe de Saint-Pétersbourg, Pola Negri rencontre les réalisateurs et metteurs en scène Max Reinhardt et Ernst Lubitsch qui la propulsent immédiatement sur les scènes du cinéma muet. Elle joue ainsi dans les films "Summurun", "Les yeux de la momie" et "Forbidden paradise". Pola Negri devient l’une des plus grandes stars d’Hollywood. Parallèlement au cinéma, cette artiste polonaise interprète plusieurs chansons dans différentes langues, dont en français, comme "Mes nuits sont mortes", "L’heure de la tristesse" et "Je sens en moi". Ruinée par le krach boursier de 1929, elle s’installe définitivement aux Etats-Unis et prend la nationalité américaine en 1951. Amoureuse du célèbre acteur italien Rudolph Valentino - décédé à l’âge précoce de 31 ans en 1926 -, Pola Negri nous quitte le 1er août 1987.

• NITTA-JÔ
Née à Paris vers 1890, Nitta-Jô (de son vrai nom Jeanne Daflon) débute très jeune une carrière de chanteuse et se produit dans de nombreuses salles de province. Le public marseillais tombe amoureux de cette petite femme à l’accent pointu. Nitta-Jô enregistre plusieurs titres dans les années 30, dont "Ta voix", "Les gosses à personne", "Sous l’ombrelle", "Fleur de joie". On la voit également se produire dans plusieurs films en tant que chanteuse, comme dans "Cendrillon de Paris", "La fortune" et "Toine". Bien qu’ayant été une artiste célèbre au début du 20e siècle, les informations concernant Nitta-Jô sont extrêmement rares…

• NOËL MARJORIE
Née le jour de Noël 1945 à Paris, Marjorie Noël (de son vrai nom Françoise Nivot) chante gamine des chansons apprises à l'école qu'elle interprète dans le bar que ses parents possèdent à côté des Buttes-Chaumont, dans le 19e arrondissement. Après avoir pris des cours de chant, elle passe une audition devant le célèbre producteur Eddie Barclay qui n'hésite pas longtemps à lui faire signer un contrat. Marjorie Noël enregistre alors sept 45 tours, dont "Va dire à l'amour", "Dans le même wagon", "Tu vas partir", "Les porte-clés", "Au temps des princes charmants". Elle participe également à de nombreux concours, comme celui de la Rose d'or à Antibes où elle termine à la seconde place grâce au titre intitulé "Des filles et des fleurs". Au milieu des années 60, sa renommée devient internationale puisqu'elle se produit avec succès au Japon, pays dans lequel elle chante en japonais et grave une dizaine de 33 tours. Malheureusement, Marjorie Noël est victime d'un accident de voiture en 1966 qui l'a fait terriblement souffrir. Deux ans plus tard, Eddie Barclay décide de mettre un terme à son contrat. Marjorie se retire alors de la vie artistique et met au monde un bébé. Elle nous quitte le 30 avril 2000.

• NOËL-NOËL
Né le 9 août 1897 à Paris, Noël-Noël (de son vrai nom Lucien Edouard Noël) travaille comme son père dans une banque avant d’entamer une carrière artistique. Peu de temps après la Grande Guerre, il monte sur la scène des Noctambules et rencontre immédiatement le succès. Timide et naïf, Noël-Noël n’interprète pas des chansons politiques à l’instar de nombreux autres artistes de cette époque comme Montéhus, mais des chansons de la vie quotidienne avec un humour délicat. Parmi celles-ci, mentionnons "Le chapeau neuf", "Souvenir d’enfance" et "La soupe à Toto". A partir de 1930, il débute une carrière au cinéma et tourne dans une quarantaine de films, dont "Adémaï, aviateur", "La cage aux rossignols" et "Le père tranquille", en jouant souvent à merveille le rôle du Français moyen. Ce Parisien nous quitte le 4 octobre 1989.

• NORMAND JACQUES
Né le 15 avril 1922 à Québec, Jacques Normand (de son vrai nom Raymond Chouinard) débute une carrière à la radio mais se retrouve soudainement licencié pour avoir (volontairement ?) interrompu la diffusion d’un discours du Général de Gaule… Heureusement pour lui, il est rapidement engagé comme animateur chanteur sur Radio-Canada. La popularité de Jacques Normand devient énorme. Son talent le pousse même au début des années 40 à se produire sur les scènes new yorkaises. Par la suite, il revient au Québec et remet au goût du jour des chansons de ses idoles que sont Maurice Chevalier, Charles Trenet et le duo Roche et Aznavour. Jacques Normand - surnommé "L’enfant terrible" pour ne pas avoir souvent la langue dans sa poche - grave de nombreux 78 tours, dont "La mer", "C’est si bon", "Il faut de tout pour faire un monde". La carrière du Québécois est bercée par la radio, la télévision et la chanson. Atteint dans sa santé au début des années 80, il doit cesser petit à petit ses activités. Cela ne l’empêche pas d’obtenir la distinction de Chevalier de l’ordre national du Québec en 1995. Peu de temps avant sa disparition le 8 juillet 1998…

• NOTE JEAN
Né le 6 mai 1859 à Tournai en Belgique, Jean Noté est issu d'une famille modeste. Il quitte très rapidement l'école pour s'essayer à divers métiers, avant de débuter une carrière militaire. Jean Noté est alors très vite remarqué grâce à sa voix fort puissante. Son colonel lui propose alors de se lancer dans le chant. Sa voix de baryton présage d'une belle carrière de chanteur. Jean Noté remporte un premier prix de chant en 1885 et débute une carrière dans l'opéra. Parallèlement il écrit plusieurs chansons, dont "Le violon brisé", "La voix des chênes", "Ce n'est qu'un drapeau", "La chanson des peupliers". Il meurt le 1er avril 1922.

• NOUGARO CLAUDE
Né le 9 septembre 1929 à Toulouse, Claude Nougaro est issu d'une famille de musiciens. Sa mère est professeur de piano et son père premier baryton à l'Opéra de Paris. Il adore la poésie et découvre avec stupeur le jazz. Ce style de musique va être un détonateur pour le Toulousain. Cela débouche sur un grand nombre de chansons jazzy qu'il crée tout au long de sa carrière. En 1955, il monte pour la première fois sur la scène du Lapin agile et enregistre en 1962 son premier disque comportant les titres "Une petite fille", "Les Don Juan" et "Le jazz et la java". Une année plus tard, c'est le triomphe grâce à la chanson intitulée "Cécile, ma fille". En 1965, il mélange jazz et gospel avec le titre "Armstrong". Dans les années 80, il suit l'évolution de la musique et enregistre en 1987 "Nougayork", une chanson intronisant le rock; ce qui plaît à la jeune génération. Claude Nougaro donne pas moins de 222 concerts au début des années quatre-vingt-dix mais sa santé est précaire. Il est opéré du coeur en 1995 et attrape un cancer peu de temps après qui l'emporte le 4 mars 2004. Sa ville natale de Toulouse a perdu son plus célèbre chanteur.