ANNIVERSAIRES
MESSAGES & CHAT

• PAGANI HERBERT
Né à Tripoli en Libye le 24 avril 1944, Herbert Pagani débute une carrière de chanteur en Italie dans les années 60. Il y interprète des chansons de Nougaro, Brel, Barbara, Gainsbourg et Piaf en les adaptant en langue italienne. En 1971, il chante pour la première fois en français en sortant un album intitulé "Concerto d'Italie". Trois ans plus tard, Herbert Pagani enregistre son plus grand tube intitulé "La bonne franquette", issu de l'album "Les années de la rage et les heures de l'amour". Artiste polyvalent - il affectionne la peinture et le dessin -, il se consacre dès 1980 à la sculpture. Le 17 août 1988, Herbert Pagani succombe à une leucémie à Palm Springs, en Californie.
• PAPILLON
Né le 14 septembre 1946, Gérard Fournier (dit "Papillon") est une figure emblématique du rock'n'roll français des années 60. Il débute sa carrière au sein du groupe des Players en 1962, avant de poursuivre son parcours auprès des Mercenaires, des Lionceaux, des Aristocrates et du groupe surnommé "Triangle" en 1967. Par la suite, Papillon entame une carrière solo qui n'est malheureusement pas vraiment reconnue. Il enregistre néanmoins quelques 45 tours comportant des titres comme "La planète rock'n'roll", "C'est cher", "Le rock plus l'électricité", "Le réveil de l'amie". Papillon nous quitte le 3 janvier 1989 des suites d'une septicémie.
• PARISIENNES
Le quatuor féminin des Parisiennes voit le jour en 1964 grâce au pianiste, compositeur et arrangeur Claude Bolling. Ce dernier, inspiré de la vague "girl groups" aux Etats-Unis, engage quatre charmantes demoiselles aux physiques agréables et complémentaires (Raymonde Bronstein, Anne Lefébure, Hélène Longuet et Anne-Marie Royer). Afin de parfaire les enregistrements et les interprétations vocales du quatuor, les chanteuses professionnelles Danielle Licari et Nicole Croisille se joignent aux Parisiennes pour leur porter conseil. Rapidement de nombreux succès sont gravés, comme "Il fait trop beau pour travailler", "Ce soir à Saint-Tropez", "L'oiseau rare", "Il va falloir se mettre au régime", "Un tout petit pantin". Le groupe des Parisiennes se dissout au début des années 70 à la suite des départs de Raymonde Bronstein et d'Anne Lefébure; la première entamant une carrière solo, la seconde devenant speakerine sur FR3. Quant à Claude Bolling, on lui doit à ce jour plus de cent musiques de film, dont "Borsalino (1970)", "Trois hommes à abattre (1981)" et "Les Brigades du Tigre (2006)".
• PASCAL JEAN-CLAUDE
Né le 24 octobre 1917 à Paris, Jean-Claude Pascal (de son vrai nom Jean-Claude Villeminot) est styliste puis dessinateur de théâtre, avant de débuter une carrière au cinéma où il joue dans plus de 50 films. Il remporte un oscar en 1954 pour son rôle dans "Pêcheur d'Islande". En 1961, il délaisse le cinéma pour se lancer dans la chanson. Jean Ferrat et Serge Gainsbourg lui fournissent des textes qu'il interprète à Bobino. Cette année 61 est un triomphe pour Jean-Claude Pascal puisqu'il gagne le Grand prix de l'Eurovision de la chanson avec le titre "Nous les amoureux". Jean-Claude Pascal ne s'arrête pas là et remporte en 1962 le Prix de l'Académie Charles-Cros. Il enregistre aussi un 33 tours en langue allemande. Par la suite, ce chanteur à la voix de charme continue à interpréter des chansons de nombreux auteurs compositeurs, tels que Charles Aznavour, Guy Béart, Gilbert Bécaud, Barbara et Jacques Brel. A la fin de sa vie, Jean-Claude Pascal se destine à l'écriture, surtout pour des romans historiques. Il nous quitte le 5 mai 1992, dans l'indifférence.
• PASSY FLORENCE
Née le 7 août 1931 en Moselle, Florence Passy (de son vrai nom Passiflora Cappoccia) prend des cours de piano et de chant lyrique au conservatoire du Luxembourg où elle y obtient un diplôme. La chanteuse Lina Margy lui conseille alors de tenter sa chance à Paris. Florence Passy suit ses conseils et rencontre l'incontournable Jacques Canetti qui l'invite à chanter dans son cabaret. Le succès est immédiat et Florence enregistre alors de nombreux 78 tours comportant des titres tels que "La valse parisienne", "Ton adieu", "Comme une symphonie", "Nous les amoureux". Au début des années 50, la jeune femme rencontre le trompettiste Pierre Sellin qui devient à la fois son accompagnateur et son mari. Tous deux se produisent alors dans le monde entier et animent de nombreuses soirées dansantes, comme à La Baule, Monte-Carlo et Evian. Dans le courant des années 70, Florence Passy décide de mettre un terme à sa carrière d'artiste pour s'occuper d'une enfant handicapée. Elle nous quitte le 16 mai 2007.
• PATRICE ET MARIO
Duettistes incontournables des années 40 et 50, Patrice (de son vrai nom Patrizio Paganessi, 1915-1992) et Mario (de son vrai nom Mario Moro, 1918-2002) ont marqué l'histoire de la chanson francophone. Par un pur hasard en 1938, ils se rencontrent lors d'un gala réservé aux chanteurs amateurs. Sans le savoir, Patrice et Mario choisissent la même chanson intitulée "Santa Lucia". Ils décident alors de l'interpréter ensemble et non individuellement. L'entente est parfaite et le triomphe immédiat. C'est le début d'une collaboration qui dure jusqu'en 1960. Passant de salles en salles, de galas en galas, Patrice et Mario remportent de nombreux succès grâce aux titres intitulés "Avec son ukulele", "Tu n'as pas très bon caractère", "Jambalaya", "Dans les jardins de Valencia", "La petite Marie". Le duo donne une dernière représentation le 4 septembre 1960, puis décide de mettre un terme à sa collaboration en raison de l'arrivée de la vague yé-yé. Bon nombre d'admiratrices et d'admirateurs n'ont toujours pas compris leur décision...
• PAULUS
Né le 6 février 1845 à Bayonne, Paulus (de son vrai nom Jean-Paul Habans) débute sa carrière à Paris en 1864 et se produit fréquemment dans les salles de l'Alhambra et de l'Eldorado. On le considère comme un "chanteur de concert" qui interprète la romance. Ses plus grands succès sont "Les pompiers de Nanterre", "En revenant de la revue (1886)", "Le père la Victoire (1889)". Dès 1891, Paulus effectue des tournées dans plusieurs pays. Grand dépensier, il achète différentes salles de spectacle, dont le Bataclan, et se retrouve rapidement sans-le-sou. Fatigué, pour ne pas dire épuisé, Paulus cesse toute activité de scène en 1906. Il décède le 1er juin 1908 à l'âge de 63 ans dans une sinistre demeure.
• PEPIN DENIS
Né en 1949, Denis Pépin (de son vrai nom Farid Khaldi) débute sa carrière dans les années 60 en tant que batteur du groupe surnommé "Les Spector", puis dans celui des "Boots". Dans le courant des années 70, il se met à son propre compte et reprend des chansons de Georges Brassens dans un style pop, comme "Une jolie fleur" et "Marinette". Apparaissant souvent sur scène en salopette et casquette de poulbot, Denis Pépin compose et interprète d'autres chansons, dont "Métro République", "Les marchands de l'été" et "Comme Tintin au Congo". Las, ses oeuvres ne rencontrent que peu d'intérêt. Atteint d'une longue maladie, il s'éteint le 27 janvier 2010.
• PERCHICOT ANDRE
Né le 9 août 1888 à Bayonne, André Perchicot caresse tout d'abord une carrière de cycliste - il est même champion de France de vitesse en 1912 - avant d'être victime d'un accident d'avion en 1916 l'obligeant à mettre un terme au cyclisme. Il se lance alors dans la chanson et chante pour remonter le moral des troupes sur le front lors de la Grande Guerre. Grâce à sa belle réputation de cycliste, Perchicot devient une vedette de la chanson. Il enregistre un nombre considérable de titres à partir de 1921, dont "La grande rouquine", "Moi, j'm'en fous", "Si vous avez du pognon". Mélangeant le répertoire de Mayol et Chevalier, Perchicot est très vite apprécié d'un public reconnaissant à sa juste valeur sa voix plaisante et sa diction excellente. Affaibli et malade, il nous quitte le 3 mai 1950.
• PERE DUVAL
Né dans les Vosges le 30 juin 1918, Aimé Duval (surnommé le Père Duval) fréquente le Collège des Pères Jésuites dès l’âge de 12 ans. Il étudie entre autre l’astrologie, la philosophie mais également la musique et le chant. En 1949, il est ordonné prêtre mais va presque uniquement se consacrer au chant et à l’écriture. A l’instar de Soeur Sourire - célèbre ecclésiastique ayant interprété le fameux "Dominique" -, le Père Duval, accompagné de sa guitare, donne plus de trois mille concerts aussi bien en France qu’en Amérique. Durant sa longue carrière, ce religieux au coeur tendre enregistre 14 disques. Parmi ses plus grands succès, mentionnons "Le vieux Jo", "Seigneur mon ami", "Par la main", "L’espérance morte". Après être malheureusement tombé dans l’engrenage de l’alcool, le Père Duval - que l’on a également surnommé "Le Brassens en soutane" - nous quitte à Metz le 30 avril 1984.
• PERRIN PIERRE
Né en 1926, Pierre Perrin demeure célèbre pour avoir créé l'innoubliable chanson "Un clair de lune à Maubeuge". Nous sommes en 1962 lorsque le Havrais d'origine, alors conducteur de taxi à Paris, gribouille sur un papier "Tout ça ne vaut pas un clair de lune à Maubeuge", expression qu'il emploie pour remonter le moral de certains de ses passagers ayant le cafard. Un beau jour, la présentatrice de l'émission télévisée intitulée "L'école des vedettes", Aimée Mortimer, monte dans son taxi et lui propose de passer dans son émission. Le succès est immédiat puisque "Un clair de lune à Maubeuge" reste 5 mois dans le Top 10 et plus de 8 mois dans le Top 100 du hit-parade entre 1962 et 1963. De nombreux artistes, comme Bourvil, Claude François et Annie Cordy, reprennent à tue-tête cette chanson, interprétée sur un rythme tango. Fort de ce succès, Pierre Perrin enregistre d'autres titres, dont "La kermesse de la bière" et "Ah c'qu'on est malheureux", mais l'intérêt n'est que très mesuré. Cet artiste nous quitte le 20 juin 1985.
• PERRY REJANE
Née le 27 janvier 1960 en Savoie, Réjane Perry (de son vrai nom Réjane Perrimond) fréquente les conservatoires de Chambéry et Grenoble et y étudie le chant classique, le solfège, le piano et le saxophone. Sa carrière démarre à la fin des années 80 grâce à la chanson intitulée "Say", réalisée par Pascal Auriat, et qui permet à Réjane de se produire à plusieurs reprises sur le plateau de Jacques Martin. Le producteur et parolier québécois Luc Plamondon l'a remarque alors et lui propose de remplacer Maurane dans le célèbre spectacle "Starmania". Réjane Perry apprend rapidement le rôle de Marianne-Jeanne, la serveuse automate de l'Underground Café. Quelque temps plus tard, la Savoyarde enregistre son premier album solo surnommé "Altitude". En 1996, elle rencontre le compositeur et arrangeur Carolin Petit qui le demande de chanter deux génériques télévisés, à savoir "Les maîtres de l'Orge" et "L'Odyssée bleue". En 2000, Réjane Perry tient le rôle de la nurse de Juliette dans le spectacle musical de "Roméo et Juliette". Las, alors qu'elle prépare le sortie d'un nouvel album, elle succombe à un cancer du sein le 9 septembre 2003. Sa voix d'une pureté et d'une tessiture impeccable s'est tue à jamais...
• PETERS SISTERS
Véritable trio indémodable des années 30 à 50, les Peters Sisters sont composées de trois soeurs originaires de Santa Monica, en Californie. Anne, Virginia et Mattye sont très jeunes attirées par la musique et chantent bénévolement dans les églises en interprétant des negro-spirituals. Au milieu des années 30, elles sont remarquées par Eddie Cantor, chanteur burlesque américain, qui leur ouvre les portes des studios hollywoodiens. Les trois soeurs apparaissent alors dans plusieurs films, dont "Ali Baba goes to town" et "With love and kisses". A côté de l’art cinématographique, les Peters Sisters se produisent sur de nombreuses scènes internationales, dont les Folies-Bergère, la Gaîté Lyrique et Bobino pour la France. Leurs chansons les plus célèbres sont "Comme la plume au vent", "Ca va, ça va", "Si tu me disais", "C’est merveilleux". Cet exceptionnel trio vocal féminin chante jusqu’en 1963, année de la disparition de Mattye, la principale animatrice du trio.
• PIAF EDITH
Née le 19 décembre 1915 à Paris, Edith Piaf (de son vrai nom Giovanna Gassion) chante très jeune dans les rues pour gagner quelques sous. Elle erre dans les ruelles de Pigalles, sans pour autant faire le trottoir. Cela ne l'empêche toutefois pas de tomber enceinte à l'âge de 20 ans mais le bébé meurt à deux ans, faute de soins. Grâce à sa voix étonnante et somptueuse, Edith Piaf est repérée par un certain Louis Leplée qui la fait se produire dans son cabaret des Champs-Elysées. Pour la première fois de sa vie, Piaf gagne quelque argent sans devoir tendre la main. En 1935, elle enregistre ses premières chansons, dont "Les mômes de la cloche", "La java de Cézigue", "L'étranger". C'est le début d'une longue carrière. Elle se fait connaître d'un plus large public grâce à la chanson intitulée "Mon légionnaire" écrite par Marie Dubas. En 1944, Edith Piaf tombe amoureuse d'Yves Montand et écrit "La vie en rose". Cette histoire d'amour ne dure pas et prend fin deux ans plus tard. Il est vrai qu'il n'est pas évident de coupler vie d'artiste et vie sentimentale... Piaf passe souvent à la radio et entame de nombreuses tournées en Amérique. Elle rencontre alors Marcel Cerdan, boxeur français. Le coup de foudre est instantané. Malheureusement, Cerdan meurt le 27 octobre 1949 dans un accident d'avion. C'est le drame pour la môme Piaf. Elle ne s'en remettra jamais et écrit alors l'une de ses plus belles chansons intitulée "L'hymne à l'amour". Malgré le chagrin, elle continue à chanter et à séduire un public toujours plus nombreux. Les chansons à succès sont légion : "Milord", "Non, je ne regrette rien", "Mon manège à moi", "La foule". En 1961, Edith Piaf rencontre Théo Sarapo, jeune coiffeur grec. Une nouvelle fois, elle tombe amoureuse et se marie. Edith et Théo décident de chanter en duo "A quoi ça sert l'amour", mais Edith Piaf est malade, le cancer la ronge. Elle n'a que 48 ans et en paraît soixante-dix. Le 11 octobre 1963, son coeur s'arrête de battre. Elle quitte ce monde quelques heures seulement avant son ami Jean Cocteau, qui, apprenant la disparition de Piaf, est victime d'une crise cardiaque.
• PIERRE ROGER
Né le 30 août 1923 à Paris, Roger Pierre débute sa carrière à l'âge de 23 ans dans les cabarets parisiens, puis rencontre une année plus tard le comédien Jean-Marc Thibault avec lequel il se lie d'amitié. Tous deux créent alors le célèbre duo Roger Pierre et Jean-Marc Thibault. Les deux fantaisistes se produisent de nombreuses années sur plusieurs scènes de la Capitale en interprétant leurs propres textes, en mimant et en chantant. En 1956, ils réalisent le film intitulé "La vie est belle", puis créent des émissions de variété à succès, dont notamment "La grande farandole" et "Deux sur la 2". De 1972 à 1975, ils rencontrent un triomphe avec les séries historico-comiques surnommées "Les maudits rois fainéants" et "Les z'heureux rois z'Henri". En 1976, après presque 30 ans de collaboration, tous deux décident d'entamer une carrière solo, sans pour autant véritablement se séparer… Durant leur longue et fructueuse collaboration, Roger Pierre et Jean-Marc Thibault auront également remis au goût du jour plusieurs chansons comiques célèbres, comme "A Joinville le Pont", "Le général dort debout", "Papa n'a pas voulu" et "Pour danser le charleston". Le 23 janvier 2010, Roger Pierre s'éteint à Paris vaincu par le cancer.
• PILLS JACQUES
Né le 6 mars 1906 à Tulle, Jacques Pills (de son vrai nom René Ducos) étudie la médecine avant de s'associer à Georges Tabet pour former le célèbre duo Pills et Tabet. Le premier succès de ce couple légendaire est "Couchés dans le foin", écrit pas Mireille et Jean Nohain. Pills et Tabet se produisent fréquemment dans le cabaret de la célèbre chanteuse Lucienne Boyer. En 1939, Jacques Pills épouse Lucienne Boyer et tous deux ont une fille, Jacqueline Boyer, devenue célèbre en 1960 en remportant le Grand prix de l'Eurovision grâce à la chanson "Tom Pillibi". En solo, Jacques Pills interprète plusieurs chansons tout au long de sa carrière, dont "Avec son ukulele", "Seul dans la nuit" et "Sans vous". Après avoir encore dirigé l'Olympia avec Bruno Coquatrix, il nous quitte le 12 septembre 1970.
• PLANA JAIME
Né le 10 août 1905 à Barcelone, Jaime Plana débarque en France en pleine vague déferlante venue d’Espagne issue de la mode dite de l’exotisme. Portant un très grand sombrero, il chante principalement l’Espagne, son pays natal, comme l’indique le titre de plusieurs de ses chansons : "La chanson de la sierra", "Manola ma brune", "Un chant d’Espagne", "Quérida", "Besame mucho". Les heures douloureuses de la seconde guerre mondiale sont quelque peu apaisées par les refrains charmeurs de ce bel étalon. Jaime Plana se produit sur plusieurs parterres parisiens, dont l’Européen, les Folies-Belleville et le Casino-Montparnasse. Après une fin de vie remplie de grandes difficultés financières, Jaime Plana s’éteint le 20 février 1987.
• POLAIRE
Née le 13 mai 1877 en Algérie, Polaire (de son vrai nom Emilie Bouchaud) débute sa carrière dès l'âge de 16 ans à Paris dans la salle de l'Européen. Quelque temps plus tard, elle chante à la Scala et aux Folies-Bergère où son style de femme garçonne des années 20, portant des cheveux courts, surprend le public. Surnommée "La gommeuse épileptique" en raison de sa façon de se produire de manière nerveuse sur scène, Polaire crée plusieurs chansons, parmi lesquelles "Tama-ra-boum-dié (1893)", "Je suis mam'zelle gambilleuse (1896)", "Hildebrandt (1899)". Elle s'éteint le 14 octobre 1939 à Champigny-sur-Marne.
• POLIN
Né à Paris le 13 août 1863, Polin (de son vrai nom Pierre-Paul Marsalés) est sertisseur chez un bijoutier et chante parallèlement modestement dans des salles de son quartier. A la fin du 19e siècle, alors âgé d'une trentaine d'années, il se produit dans des lieux plus renommés, comme l'Alcazar. Son style de comique troupier tout à fait en rapport avec son époque est fort apprécié. Il fait rire en portant un pantalon rouge et une sorte de képi trop petit. Immobile sur scène, Polin débite son phrasé de manière très lente. Il interprète des succès incontournables, parmi lesquels "La caissière du grand café", "Le p'tit objet", "La boiteuse du régiment". Cette vedette du music-hall et des cafés-concerts nous quitte le 3 juin 1927 dans le département de Seine-et-Oise.
• PONS LILY
Née le 12 avril 1898 à Draguignan, Lily Pons (de son vrai nom Alice-Josphine Pons) est surtout célèbre pour avoir interprété "L'air de la folie" et pour s'être produite devant les soldats alliés durant la seconde guerre mondiale. Chanteuse à la voix de soprano, elle passe de nombreuses années aux Etats-Unis, avant de revenir en France. Elle meurt le 13 février 1976 à Cannes.
• PONSARD MIREILLE
Née le 13 mars 1909, Mireille Ponsard débute sa carrière à Marseille dès l'âge de 16 ans. Quelque temps plus tard, elle est repérée par Maurice Chevalier (de 20 ans son aîné) qui lui propose de se produire dans des cabarets parisiens. Entre cinéma et opérettes, la carrière de Mireille Ponsard prend de l'envergure. Elle joue dans "Un de la Cannebière" de Vincent Scotto et crée plusieurs chansons, dont "Ma belle Marseillaise" et "Marseille, mes amours". Elle s'éteint le 5 février 1999.
• POPPYS
Le groupe des Poppys voit le jour au début des années 70, en pleine mouvance hippie, et alors que la guerre du Viêt Nam est dans tous les esprits. Ce groupe, constitué de 17 enfants français modestes, est issu de la chorale des Petits Chanteurs d’Asnières, créé en 1946 par Jean Amoureux (1925-2009). Le premier 45 tours des Poppys, intitulé "Noël 70", rencontre un grand intérêt avec 600'000 disques vendus. S’en suivent d’autres succès incontestables, dont "Isabelle, je t’aime", "Des chansons pop", et surtout l’indétrônable "Non, non, rien n’a changé" s’arrachant à 1'200'000 exemplaires. Les chansons des Poppys ont toutes rapport avec la paix, la fraternité, l’écologie et l’incompréhension face à la guerre. De très nombreuses radios diffusent les Poppys et des tournées ont lieu dans toute l’Europe. En trois ans, le groupe parvient à écouler plus de quatre millions de disques. Disparu dans le courant des années 70, le groupe renaît à nouveau sous le nom des Petits Chanteurs d’Asnières et existe toujours.
• PREJEAN ALBERT
Né le 27 octobre 1893 à Pantin, Albert Préjean débute sa vie professionnelle en tant qu'agent de change, boxeur puis aviateur lors de la première guerre mondiale, avant de débuter une carrière au cinéma dans les années 20. En 1930, il interprète l'une de ses toutes premières chansons intitulée "Sous les toits de Paris", issue du film portant le même nom. Par la suite, Albert Préjean chante plusieurs succès de son époque, dont "Dédé de Montmartre" en 1939. Menant une vie artistique sur divers fronts, notamment la chanson et le cinéma, il côtoie les plus grands artistes de sa génération, tels que Maurice Chevalier, Joséphine Baker, Danielle Darrieux. Il nous quitte le 1er novembre 1979.
• PRINTEMPS YVONNE
Née le 25 juillet 1894 dans le Val-d'Oise, Yvonne Printemps (de son vrai nom Yvonne Wigniolle-Dupé) débute sa carrière à 15 ans en faisant partie de la troupe des Folies-Bergère. Quatre ans plus tard, elle est remarquée par Sacha Guitry, qui devient son époux en 1919, et qui lui écrit des comédies musicales, des pièces de théâtre et des revues. Yvonne Printemps chante alors "C'est la saison d'amour", "Sourire aux lèvres", "J'ai deux amants". Elle joue également dans plusieurs films, parmi lesquels "Le duel" et "Le voyage en Amérique". Son caractère fort et ses propos parfois acerbes ne sont pas appréciés de tout le monde, surtout lorsqu'elle dit : « Les femmes préfèrent être belles plutôt qu'intelligentes, parce que chez les hommes, il y a plus d'idiots que d'aveugles ». Elle meurt le 18 janvier 1977 à Neuilly-sur-Seine.






































ASSOCIATION CHANTEURS.ORG
Case postale 45
CH - 1000 LAUSANNE 12