Copyright © 2007 by "Your Name"   •   All Rights reserved   •   E-Mail: yourname@yourdomain.com
ANNIVERSAIRES
MESSAGES & CHAT

Agrandir le chat .
    Association Chanteurs.org     -     Case postale 45     -     CH-1000 Lausanne 12                                                                                         © 2006-2010
• RAITER LEON
Né en 1893 à Bucarest, Léon Raiter est avant tout un compositeur de chansons avant d'être lui-même interprète. Il met en musique en 1926 la célèbre chanson "Les roses blanches", chantée par Berthe Sylva : « C'est aujourd'hui dimanche, tiens ma jolie maman. Voici des roses blanches, toi qui les aimes tant. Va quand je serai grand, j'achèterai au marchand toutes ses roses blanches, pour toi jolie maman ». Léon Raiter écrit beaucoup de chansons à succès, principalement pour Berthe Sylva, comme "La prière des petits gueux" et "On n'a pas tous les jours vingt ans". Avec Vincent Scotto, il écrit "Rosalie est partie", qu'il interprète lui-même en 1930. Il décède le 5 juin 1978.

• RAPHAEL JEAN
Né le 17 avril 1916 à Orléans, Jean Raphaël (de son vrai nom Georges Lafaix) est issu d'une famille pauvre. Délaissé par son père et ayant perdu sa mère, il est élevé par ses deux grands-mères. Après avoir entamé un apprentissage de peintre en bâtiments à l'âge de 13 ans, il décide de se tourner vers la chanson. Bien que néophyte dans ce domaine, il se présente spontanément dans les bals et dancings parisiens pour chanter. Jean Raphaël est alors remarqué par Mistinguett et Maurice Chevalier qui lui conseillent de s'engager dans l'orchestre de Jo Bouillon. La carrière de Jean Raphaël est lancée. Pendant la seconde guerre mondiale, il offre même chaque midi un tour de chant de 15 minutes sur Radio-Paris. Par la suite, il enregistre un très grand nombre de chansons sur des rythmes tango, comme "Toi, moi", "Joue contre joue", "Adieu beau rêve", "Tout me parle de toi". Voyant défiler la nouvelle chanson des années 60, la vague yé-yé, Jean Raphaël s'efface peu à peu de la scène artistique. Cela ne l'empêche toutefois pas de réenregistrer d'anciennes chansons des années 20 et 30, dans les années soixante-dix. Il s'éteint le 30 octobre 2006.

• RAPSAT PIERRE
Né le 28 mai 1948, Pierre Rapsat joue tout d'abord dans des orchestres de bal avant de se lancer dans une carrière solo. Il enregistre en 1973 son premier disque intitulé "New York". En 1976, Pierre Rapsat représente la Belgique au Grand prix de l'Eurovision de la chanson en y interprétant son célèbre titre "Judie and Cie". A partir de cette année 76, les succès s'enchaînent, parmi lesquels "Je suis moi (1977)", "Gémeaux (1978)", "Donner tout son coeur (1980)", "Les rêves sont en nous (2002)". En 1984, il est l'un des tout premiers chanteurs à enregistrer des clips vidéo. Aimé des mélomanes de la variété, Pierre Rapsat disparaît le 20 avril 2002, emporté par une longue et cruelle maladie.

• REBROFF YVAN
Né le 31 juillet 1931 à Berlin, mais d'origine russe, Yvan Rebroff (de son vrai nom Hans-Rolf Rippert) est imprégné très jeune par la musique grâce à sa mère. Adolescent, il est soliste soprano dans une chorale de garçons de l'Allemagne de l'Est, à Leipzig, et y apprend également le piano et le violon. En 1958, Yvan Rebroff obtient le premier prix du concours des écoles supérieures. Son premier rôle à l'opéra est le personnage de Don Basilio dans le Barbier de Séville de Rossini. Doté d'une voix exceptionnelle de baryton basse, il chante aussi bien des airs classiques que des chants traditionnels folkloriques russes, comme le célèbre "Kalinka". Les chansons d'Yvan Rebroff ne se confinent pas uniquement au répertoire russe ou allemand puisque cet athlète géant (1,96 mètre pour 115 kilos !) interprète également des titres en anglais et français, comme "La chanson de Lara", "Ah si j'étais riche", "Le temps des fleurs". Hospitalisé d'urgence, Yvan Rebroff nous quitte le 27 février 2008, terrassé par une crise cardiaque.

• REGGIANI SERGE
Né à Reggio Emilia en Italie le 2 mai 1922, Serge Reggiani débute une longue carrière au cinéma et au théâtre, avant de se lancer dans la chanson grâce à Jacques Canetti, directeur artistique, qui lui conseille de chanter. Serge Reggiani sort un premier album en 1966 consacré à Boris Vian, décédé sept ans auparavant. La chanteuse Barbara inculque à Reggiani la façon de respirer entre les strophes. Le petit Italien d'origine est talentueux. Sa voix remplie d'émotion est très rapidement acquise par le public. Reggiani interprète alors des textes de différents artistes, dont notamment ceux de Georges Moustaki ("Sarah", "Ma liberté", "Votre fille a 20 ans", "Ma solitude"). A Bobino en 1966, il assure la première partie du spectacle de Barbara. En novembre 1968, Serge Reggiani remporte un prix de l'Académie de la chanson, puis les succès s'enchaînent, comme "Les loups sont entrés dans Paris", "L'Italien", "Le barbier de Belleville". Antifasciste, buvant parfois quelques verres de trop, Serge Reggiani se consacre à la fin de sa vie à l'écriture et à la peinture. Ce grand interprète au coeur pur, père du chanteur Stephan Reggiani (1945-1980), décède le 22 juillet 2004.

• REGGIANI STEPHAN
Né le 14 novembre 1945 à Neuilly-sur-Seine, Stephan Reggiani n'est autre que le fils de Serge Reggiani et de la comédienne Janine Darcey. Après avoir fait des études au collège international de Genève, il obtient un diplôme d'architecte décorateur à Nice. Agé d'une vingtaine d'années, et afin de gagner quelque peu sa vie, Stephan Reggiani rejoint Paris où il interprète plusieurs chansons dans des cabarets de la rive gauche. Attiré par Jacques Brel, Léo Ferré et Georges Brassens, il compose ses propres textes qu'il interprète dans de petites salles. En 1967, âgé de 22 ans, Stephan sort son premier album comportant les titres "Le manant", "La Jaguar", "Le flambeur", "La java des rats". Petit à petit sa carrière prend de l'ampleur, mais pas autant que celle de son père. En 1975, père et fils montent sur la scène de Bobino. Stephan démontre un talent certain qu'il ne parvient toutefois pas à véritablement affirmer. La presse, acerbe, ne l'épargne pas puisqu'elle le ramène sans cesse à l'image de son père omniprésent. Après un premier divorce puis un nouvel échec amoureux, le moral de Stephan est au plus bas. Complètement désespéré, il met fin à ses jours le 29 juillet 1980 à Mougins (Alpes-Maritimes) en se tirant une balle dans la tête. Son père, Serge Reggiani, déclare alors que « le vrai chanteur dans la famille, c'était toi ».

• REVOIL FANELY
Née à Marseille le 25 septembre 1906, Fanély Revoil fait des études au conservatoire et remporte deux prix en art lyrique et dramatique. Au début des années 30, elle est découverte par Maurice Lehmann, directeur artistique, qui lui propose un engagement de trois ans dans sa salle de la Porte Saint-Martin où elle fait ses débuts parisiens. Sa voix rayonnante de soleil et son dynamisme éblouissent le public. Elle chante "Amour printanier", "Le rossignol", "Ronde des vignes". Parallèlement, Fanély Revoil produit des émissions, au début des années 50, pour la radio et une douzaine d'opérettes pour la télévision. Après une carrière très chargée, cette Marseillaise nous quitte le 31 janvier 1999.

• RIFFARD ROGER
Né le 1er avril 1924 dans le département de l'Aveyron, Roger Riffard débute sa carrière de poète et chanteur à la fin des années 50 grâce aux encouragements de René Fallet, Pierre Maguelon et Georges Brassens. En 1959, à la demande de Jacques Canetti, il enregistre son premier 45 tours et se produit dans de nombreux cabarets parisiens, dont les Trois Baudets. Roger Riffard devient rapidement l'ami de Georges Brassens. Ce dernier édite ses chansons et l'invite à chanter en première partie de ses représentations. Parmi ses plus grands succès, mentionnons "Timoléon le jardinier", "Mon copain d'Espagne", "La java du solitaire", "Les p'tits trains". A la fin des années 60, Roger Riffard entame une carrière de comédien et joue beaucoup de seconds rôles en compagnie principalement de Bertrand Blier. Son décès ne sera malheureusement que très peu médiatisé puisque, ironie incroyable du sort, il meurt le 29 octobre 1981, soit deux heures avant son plus fidèle ami, Georges Brassens. Ce jour-là, l'impact médiatique ne fut attribué qu'au décès du regretté Brassens. Mais les deux amis ont rejoint en même temps le panthéon de la chanson...

• RITA MITSOUKO
Les Rita Mitsouko sont composés de deux artistes auteurs compositeurs interprètes ayant pour identités Catherine Ringer (née en 1957) et Frédéric Chichin (1954-2007). Le duo tombe amoureux en 1979 et décide une année plus tard de former le groupe des Rita Mitsouko. Le choix du nom n’est pas anodin. En tant que duo interprétant des styles très variés, le mot Rita se rapporte à la musique sud-américaine, et le mot Mitsouko est issu du mot japonais "Mitsu" signifiant "secret". Les chansons des Rita Mitsouko sont orientées sur tous types de styles musicaux : punk, new wave, hip hop, jazz. Tout au long de leur carrière, de nombreux succès voient le jour, dont "Marcia Baïla", "C’est comme ça", "Les histoires d’A.", "Andy". Grâce à leurs grandes originalités et leurs styles quelque peu déjantés, les chansons des Rita Mitsouko sont très appréciées. Las, le 28 novembre 2007, Frédéric Chichin meurt à l’âge de 53 ans, terrassé par un cancer foudroyant. Sa femme, Catherine Ringer, décide de mettre un terme à l’histoire des Rita Mitsouko en juillet 2008.

• RIVARD GILLES
Né en 1949 à Drummondville au Québec, Gilles Rivard connaît une enfance difficile et agitée. Considéré comme un délinquant révolté, il est renvoyé de l’école et passe son adolescence à Saint-Jean-sur-Richelieu où il découvre les bienfaits de la musique. Agé de 20 ans, il écrit ses premières chansons et compose des musiques de film. Ce n’est finalement qu’en 1975 que Gilles Rivard parvient à enregistrer ses premières chansons. Le succès vient lentement mais son style de musique ensoleillée aux rythmes brésiliens prend petit à petit de l’ampleur. Le titre intitulé "Quelle belle vie" devient son plus grand succès en 1978. D’autres oeuvres sont également à mentionner, comme "L’homme musique", "La tête en fête", "Je suis bien" et "Garder le silence". Ce Québécois, qui aimait à répéter peut-être ironiquement « quelle belle vie », nous quitte le 19 novembre 1991 à la suite d’un cancer.

• ROBIDOUX FERNAND
Né le 17 janvier 1920 au Québec, Fernand Robidoux débute sa carrière en 1938 en animant l’émission "La ruche ménagère" sur une radio de Sherbrooke. Attiré par la chanson, il écrit et enregistre en 1945 le titre "Je croyais" qui reste sans doute son plus grand succès. Fernand Robidoux interprète par la suite de nombreuses chansons d’origine américaine, dont "Moi, si j’étais vous", "Prisonnier de mon amour", "Notre anniversaire", "Je rêve de vos yeux, madame". Par la suite, il anime diverses émissions à la radio et à la télévision québécoise, dont "Reine d’un soir" sur CKVL et "Quatre as" sur la TV de Sherbrooke. Touchant à tout, il devient même chroniqueur artistique au Journal de Montréal au milieu des années 60. Beaucoup plus tard, soit entre 1989 et 1991, il effectue des tournées aux Etats-Unis avec son fils Michel - aujourd’hui compositeur et musicien - pour y présenter la chanson québécoise. Fernand Robidoux nous quitte le 27 octobre 1998.

• ROBIN CLAUDE
Né en 1918 à Marseille, Claude Robin (de son vrai nom Fernand Claude Crescioni) entame des études de médecine, avant de devenir interprète auprès de l'armée américaine en France lors de la seconde guerre mondiale. Après l'Occupation, et sur les conseils du secrétaire de Tino Rossi, il décide de tenter sa chance à Paris. Accompagné d'une guitare, doté d'une voix chaude et expressive, Claude Robin rencontre immédiatement le succès dans le cabaret surnommé "Cupidon", situé à la Place Pigalle. A partir de 1947, le Marseillais grave des 78 tours, comme "Sans vous", "Les anneaux d'or", "Gondolier", "Mon coeur danse avec la chance". Parallèlement à la chanson, il participe au tournage de quelques films longs métrages, dans lesquels il joue des personnages méridionaux souvent sympathiques. Par la suite, Claude Robin se retire dans le Sud de la France, plus précisément à Cassis, où il anime une émission sur Radio-Marseille. C'est justement dans cette région qu'il s'éteint le 4 octobre 1998 à la suite d'une longue maladie.

• ROBIN MADO
Née le 29 décembre 1918 dans le département d'Indre-et-Loire, Mado Robin est célèbre pour avoir atteint la note la plus élevée de la gamme jamais chantée auparavant. Il s'agit du contre-contre-ré. Connue dans le monde entier, elle joue plusieurs rôles incontournables, comme "Gilda" dans Rigoletto, "Violetta" dans la Traviata, "La Reine de la nuit" dans la Flûte enchantée, et surtout son rôle dans Lakmé. Cette formidable cantatrice nous quitte le 10 décembre 1960, à la suite d'un cancer.

• ROBINE MARC
Né le 14 octobre 1950 à Casablanca au Maroc, Marc Robine débarque en France au milieu des années 50 et s'intéresse très vite aussi bien à la chanson à texte qu'à celle populaire. Agé de 18 ans, il apprend le banjo et étudie l'architecture et la peinture. En 1970, il crée un premier groupe folk et devient auteur compositeur. Il se produit dans les cabarets de la région bordelaise. Dans la deuxième moitié des années 70, Marc Robine forme les groupes surnommés "Bière brune et misère noire" et "Marc Robine, Bouzouki et compagnie". Par la suite, ce Marocain d'origine poursuit sa carrière en interprétant de très nombreuses chansons du répertoire ancien de la chanson française. Il publie également plusieurs livres, dont "Anthologie de la chanson française - Des trouvères aux grands auteurs du 19e siècle". Marc Robine participe également à la création de la revue intitulée "Chorus - Les cahiers de la chanson". Parallèlement, il compose des chansons, parmi lesquelles "L'exil", "Un gamin dans le Nord", "L'homme en noir", "Les immigrés". En 1999, ce bourlingueur s'installe dans le département du Gard où il s'éteint à Nîmes le 26 août 2003, vaincu par la maladie.

• ROCHE PIERRE
Né le 27 mars 1919 à Beauvais, Pierre Roche reste l’indémodable partenaire de Charles Aznavour, avec lequel il forme le duo Roche et Aznavour au début des années 40. La carrière de Pierre Roche débute véritablement en pleine deuxième guerre mondiale. Alors que sa ville natale de Beauvais est quasiment détruite par l’armée allemande, il part à Paris afin d’assouvir sa passion dans le calme, à savoir jouer du piano d’oreille et par coeur. En 1942, il rencontre un certain Varenagh Aznavourian communément appelé Charles Aznavour. Le duo se forme, Charles chante et Pierre l’accompagne au piano. Le duo compose des chansons qui sont également reprises par Georges Ulmer, Lucienne Delyle, Eddie Constantine. Parmi leurs plus grands succès, mentionnons "En revenant du Québec", "C’est le printemps", "Je n’ai qu’un sou", et surtout "J’ai bu", titre qui permet à Pierre Roche de remporter le prix du disque en 1947. Roche et Aznavour travaillent ensemble jusqu’en 1960 avant de se séparer. Par la suite, Pierre Roche épouse la célèbre chanteuse québécoise Aglaé et lui écrit plusieurs chansons. A la fin de sa vie, il dit avec fierté avoir chanté quelque 340'000 chansons en l’espace de 19 ans (!), sans parler de la composition de près de cinq cents autres… Pierre Roche nous quitte le 29 janvier 2001.

• ROGER MICHEL
Né le 18 novembre 1905 à Marseille, Michel Roger (de son vrai nom Michel Adjoury) est employé municipal. Cela ne l’empêche toutefois pas de se produire sur plusieurs scènes marseillaises avant la seconde guerre mondiale. En 1945, il monte à Paris et entre dans l’orchestre de Jacques Hélian pour parfaire sa carrière. Deux ans plus tard, Michel Roger retourne dans le Sud de la France et se produit cette fois-ci seul sur plusieurs scènes du Midi. Il chante alors "Le vent du soir", "Feu follet", "C’est vous mon seul amour", "Poupée de papier". En 1949, il fonde le "Syndicat des artistes de variétés". Ce Marseillais de nature très discrète disparaît le 8 juillet 1971.

• ROLLAN JACK
Né à Lausanne le 3 mars 1916, Jack Rollan (de son vrai nom Louis Plomb) entre au théâtre municipal de sa ville natale comme figurant accessoiriste. Il y apprend le chant, puis la batterie et joue pendant sept ans dans divers orchestres. En 1942, il propose ses chansons à Radio-Lausanne qui sont alors diffusées à l’antenne. Le succès est au rendez-vous. D’autant plus que nous sommes en pleine guerre mondiale et que ses textes humoristiques font plaisir à entendre. En 1946, Jack Rollan fonde avec le journaliste Roger Nordmann "La chaîne du bonheur", émission à but humanitaire faisant appel financièrement à la solidarité des auditeurs. En 1952, Radio-Lausanne lui demande de présenter l’émission intitulée "Bonjour de Jack Rollan", mêlant chansons et sketches. Il poursuit sa carrière en publiant quelque 90 livres comiques et en gravant plusieurs vinyles, parmi lesquels "Le charleston de mon enfance", "Le biftèque et les frites", "J’ai vu Paris", "Le bateau d’Edouard". Atteint d'une longue maladie, Jack Rollan s’éteint le 3 mai 2007 à l’âge de 91 ans.

• ROMAN TONY
Né à Montréal le 1er août 1942, Tony Roman (de son vrai nom Antonio D’Ambrosio) étudie le piano pendant sept ans au conservatoire royal de musique, avant de débuter sa carrière en 1959 avec le groupe surnommé "Tony et les Tip Tops". Au début des années 60, il devient pianiste accompagnateur pour divers artistes du music-hall, dont Tony Massarelli, Donald Lautrec et les Baronets. En 1964, le Québécois participe à l’émission télévisée intitulée "Jeunesse d’aujourd’hui" et chante "Do Wha Diddy" sur une version électrisante d’un succès de Manfred Mann. C’est la consécration pour Tony Roman. Reconnu d’un large public, il fonde en 1965 la maison de disques Canusa et lance ainsi la carrière de nombreux artistes, dont Johnny Farago, Patrick Zabé, et un peu plus tard, Nicole Martin. Parallèlement, Tony Roman continue à enregistrer plusieurs 45 tours, comme "Sha la la", "Ne triche pas", "Du pain et du beurre", "Fleurs d’amour et d’amitié". A la fin des années 70, il part à Los Angeles et écrit des scénarios cinématographiques. En 2004, il produit le film québécois "Camping sauvage". Atteint d’un cancer du foie, Tony Roman décède le 8 juin 2007.

• ROSSI TINO
Né le 29 avril 1907 à Ajaccio, Tino Rossi (de son vrai nom Constantin Rossi) débute sa carrière dans les cafés-concerts d'Aix-en-Provence. En 1933, il se produit à l'Alcazar de Marseille, avant de débarquer à Paris où il chante à l'A.B.C dès 1935. Le succès vient petit à petit et prend une ampleur considérable lorsqu'il interprète des chansons de sa région natale, la Corse : "Vieni, vieni", "O Corse, île d'amour", "Ma Corse", "Corsica bella". En 1936, Tino Rossi est acclamé en chantant "Marinella", chanson tirée du film portant le même nom. La carrière du jeune Corse se retrouve en pleine ascension et les succès sont monnaie courante : "Le chant du gardian", "Ma ritournelle", "Ma belle étoile". Sans oublier évidemment son plus grand succès intitulé "Petit papa Noël", qui se vend aujourd'hui encore à des millions d'exemplaires. Dans les années 50, Tino Rossi dévie son répertoire vers celui de l'opérette et chante alors la célèbre chanson "Méditerranée". Il passe fréquemment à la télévision, jusqu'à son décès survenu le 26 septembre 1983. La France a perdu un chanteur très populaire, pour ne pas dire idolâtré.

• ROULEAU RAYMOND
Né en 1936 au Québec, Raymond Rouleau, fils d’une famille de musiciens, apprend très jeune la guitare. Il débute sa carrière dans des soirées paroissiales en interprétant les chansons de ses idoles que sont Paul Brunelle et Marcel Martel. Les rythmes country (western canadien) sont très appréciés. Cela va ainsi lui donner l'idée de composer lui-même des chansons, comme "Tu refuses mon coeur" en 1957, son premier grand succès. De plus en plus populaire, Raymond Rouleau effectue des tournées non seulement au Québec mais également aux Etats-Unis. Les titres à succès sont nombreux, parmi lesquels "Le ciel a pris ma fiancée", "Les larmes de Sainte-Anne", "Unis pour la vie". A côté de ses propres compositions, il remet au goût du jour certaines chansons de Johnny Cash. En 2001, Raymond Rouleau met un terme à sa carrière professionnelle et nous quitte le 7 juin 2006.

• ROY RAOUL
Né le 6 janvier 1936 à Saint-Fabien-sur-Mer au Québec, Raoul Roy est imprégné par la musique grâce à sa famille. Après avoir étudié la guitare et l'art folklorique en Angleterre, il se produit à la radio et à la télévision britannique. En 1961, il revient au Québec et fonde la boîte à chansons surnommée "Le Pirate". Par la suite, Raoul Roy s'implique dans le projet de l'Encyclopédie de la musique au Canada et promeut la chanson folklorique du Canada. Il interprète alors de nombreuses chansons du folklore canadien, comme "Les draveurs de la Gatineau", "M'en revenant de St-André", "En menant mes moutons aux champs" et "Le chant de l'alouette". Grâce à ce répertoire très étoffé, Raoul Roy devient ambassadeur du patrimoine culturel québécois lors de tournées en France, en Afrique et au Japon. Atteint d'une leucémie, il décède le 30 janvier 1985 à Montréal.