Née
le 19 juillet 1899, Germaine Sablon n'est autre que la soeur de Jean Sablon.
Elle débute sa carrière au cabaret "Le Bosphore" où elle chante "Ici l'on
pêche" de Jean Tranchant. Femme engagée dans la Résistance durant la guerre
de 39-45, Germaine Sablon crée le célèbre titre "Le chant des partisans",
repris par des dizaines d'artistes de la chanson française: "Ohé
partisans, ouvriers, paysans, c'est l'alarme! Ce soir l'ennemi connaîtra le
prix du sang et des larmes. Montez de la mine, descendez des collines,
camarades; Sortez de la paille les fusils, la mitraille, les grenades".
Elle interprète également
d'autres succès incontestables, dont "Un jeune homme chantait", "Je rêve au
fil de l'eau", "C'est lui que mon coeur a choisi". Elle nous quitte le 17
avril 1985.
SABLON JEAN
Né le 25 mars 1906, Jean Sablon est issu d'une famille de musiciens puisque
son père est chef d'orchestre et compositeur, et sa soeur (qui n'est autre
que Germaine Sablon) est pianiste et chanteuse. Jean Sablon débute sa
carrière dès 1923 aux "Bouffes-Parisiens", avant de se faire engager
par Damia au "Théâtre de la Renaissance". Il enregistre alors plusieurs
chansons de Jean Nohain et Mireille: "Le vieux château", "Ce petit chemin",
"C'est un jardinier qui boîte". Mélangeant le swing et le jazz dans ses
chansons, il interprète deux énormes succès au milieu des années 30:
"Puisque vous partez en voyage" et "Vous qui passez sans me voir". Jean
Sablon remporte le Grand Prix du Disque en 1937 avec cette chanson. Célèbre
en France, il part aux Etat-Unis et rencontre là-bas également un succès
phénoménal. On le surnomme le "french troubadour". Jean Sablon effectue des
va-et-vient incessants entre l'Europe et l'Amérique. Sa carrière est
internationale. Ami de Tino Rossi, il s'éteint le 24 février 1994.
SAINT-GRANIER
Né
à Paris le 27 mai 1890, Saint-Granier (de son vrai nom Jean de Granier de
Cassagnac) est un chanteur français célèbre pour sa chanson "Ramona":
"Ramona,
j'ai fait un rêve merveilleux. Ramona, nous étions partis tous les deux…".
Ce titre sera d’ailleurs repris par de nombreux artistes dont Fred Gouin,
Tino Rossi, Jack Lantier, Marcel Mouloudji et plus récemment Patrick Bruel.
Saint-Granier interprète également d’autres succès dont "Ils étaient en
pyjama". Il décède le 25 juin 1976 dans la région parisienne.
SALVADOR
HENRI
Né le 18 juillet 1917 à Cayenne en Guyane française, Henri Salvador débarque
à l'âge de 12 ans dans le port du Havre avec toute sa famille. Il débute sa
carrière en chantant en compagnie de son frère André mais la guerre va
l'obliger à s'expatrier en Amérique du Sud en 1941. Pendant
cette période noire de l'histoire, il fait partie de l'orchestre de Ray
Ventura et y exerce ses talents de guitariste-chanteur et de comique. Par la
suite, il revient en France et compose de très nombreuses chansons, à la
fois sentimentales telles que "Une chanson douce", "Chambre avec vue",
"Maladie d'amour", "Le loup la biche et le chevalier" ou alors hilarantes,
telles que "Zorro est arrivé", "Juanita banana", "Faut rigoler". Quoi qu'il
en soit, ses oeuvres émeuvent tout un pays et même bien au-delà de
l'Hexagone. Il effectue de nombreuses tournées à travers le monde et ses
passages sur scène ne laissent jamais indifférent. Parolier d'exception, il
écrit également des textes pour de nombreux artistes, dont Régine et Sheila.
Entre 1970 et 1990, la carrière de Henri Salvador se retrouve en stand-by.
Amateur de pétanque, il est considéré comme super-ringard. Cela ne l'empêche
toutefois pas d'enregistrer un CD rempli de nostalgie en 2000 grâce à
Benjamin Biolay qui lui offre l'occasion de revenir au sommet de la gloire.
Son titre: "Chambre avec vue" avec la chanson "Jardin d'hiver". Il sort son
dernier album en octobre 2006 portant le nom prémonitoire de "Révérence". Et
c'est justement le 13 février 2008 que Henri Salvador tire sa révérence,
emporté par une rupture d'anévrisme. Il laisse derrière lui plusieurs
générations dans le deuil. Zorro s'en est allé cette fois-ci en se
pressant...
SANDRIER
YVES
Né
le 28 août 1938 à Budapest, Yves Sandrier (de son vrai nom Yves Dominique
Altmann de Regeldorf) quitte la Hongrie à l'âge de 6 ans pour s'installer à
Genève. En 1953, alors âgé seulement de 15 ans, il est atteint d'une maladie
rare surnommée la lymphogranulomatose, forme particulière de leucémie.
Afin d'alléger son désespoir, sa mère lui offre alors une guitare et c'est à
partir de ce moment-là qu'Yves Sandrier va composer ses premières chansons.
Quelques mois plus tard, il se produit sur la scène des "Trois Baudets" à
Paris, puis en Belgique et en Suisse. La maladie s'aggravant, "Europe 1" lui
consacre une grande émission intitulée "Vous êtes formidable" afin de
récolter des fonds pour ses soins et pour faire progresser la recherche. Dix
mille disques sont vendus et de nombreux contrats lui sont proposés.
Malheureusement, Yves Sandrier n'aura pas le temps d'en profiter puisque la
maladie aura raison de lui le 24 septembre 1958. Il a tout juste 20 ans et
nous laisse quelques enregistrements somptueux dont "Les hommes des villes",
"Si j'avais une amie" ou bien encore "La chanson de Madeleine".
SARAPO THEO
Né le 26 janvier 1936 à Paris, Théo Sarapo (de son vrai nom Théophanis
Lamboukas) est d'origine grecque. Artiste polyvalent, il s'est
principalement fait connaître en France à la suite de son mariage avec Edith
Piaf en 1962. En effet, le 9 octobre 1962, Théo Sarapo épouse Edith Piaf de
21 ans son aînée, artiste en fin de vie, droguée et qui s'éteindra une année
et un jour après. Ce mariage est qualifié par beaucoup de "bidon" et pour
d'autres d'apothéose. Quoi qu'il en soit, Piaf et Sarapo créent un énorme
succès
cette même année: "A quoi ça sert l'amour". Tout au long de sa carrière,
Théo Sarapo interprète de nombreuses chansons, dont "Pour qui tu t'prends",
"Pense à moi" ou bien encore "On se croit libre". A la pleine fleur de
l'âge, alors qu'il n'est âgé que de 34 ans, Théo trouve la mort dans un
accident de la circulation le 28 août 1970. Il est enterré aux côtés d'Edith
Piaf au cimetière du Père-Lachaise, à Paris.
SARDOU
FERNAND
Né
le 18 septembre 1910, Fernand Sardou n'est autre que le père de Michel
Sardou. Originaire du sud de la France, il monte à Paris en 1945 où il
rencontre un succès important avec la chanson "Aujourd'hui peut-être", titre
qui sera d'ailleurs repris des années plus tard par son fils. Son accent du
sud et son physique séduisant ne sont pas pour déplaire. Fernand Sardou
poursuit sa carrière davantage en tant que compositeur de chansons comiques
que d'interprète. Parallèlement, il tient un cabaret à Paris avec sa femme,
la célèbre Jackie Sardou, et joue dans plusieurs films de Marcel Pagnol et
Jean Renoir. Le 31 janvier 1976, alors qu'il est en train de répéter "L'Auberge
du Cheval blanc", Fernand Sardou meurt, terrassé par une crise cardiaque.
SARVIL RENE
Né
le 18 janvier 1901 à Toulon, René Sarvil est fils d'un immigré napolitain
tailleur d'habits. Il passe son enfance à Marseille et débute une carrière
de compositeur de chansons dès l'âge de 15 ans. Sur près d'un demi-siècle,
Sarvil écrit quelque mille chansons pour un très grand nombre d'artistes,
dont Félix Mayol, Maurice Chevalier, Fernandel, Edith Piaf et Tino Rossi.
Ami de Vincent Scotto, il impose le style des opérettes dans les salles
marseillaises. Auteur de la majorité des revues qui se jouent à Marseille
entre 1939 et 1944, René Sarvil nous quitte le 31 mars 1975.
SAUVAGE
CATHERINE
Née le 29 mai 1929 à Nancy, Catherine Sauvage débute sa carrière dans le
cabaret du "Boeuf-sur-le-Toit" à Paris où elle y interprète des chansons de
Marianne Oswald. Dans un autre cabaret portant le nom de "Quod-Libet", elle
fait la connaissance de Léo Ferré et commence à interpréter ses textes: "Les
amoureux du Havre", "Paris canaille", "Le piano du pauvre" ou bien encore
"L'homme", chanson grâce à laquelle elle remporte le Grand Prix du Disque
en 1954. Après avoir épousé un certain Pierre Brasseur, elle remporte un
deuxième Prix du Disque en 1961. Catherine Sauvage, qui interprète ses
chansons avec beaucoup de coeur et d'émotion, chante dès le milieu des
années 60, Louis Aragon ("Il n'y a pas d'amour heureux"), Gilles Vigneault
("Mon pays") et Jacques Prévert. Artiste engagée militant au parti
communiste, elle s'éteint le 20 mars 1998.
SCOTTO
VINCENT
Né
le 21 avril 1874 à Marseille, Vincent Scotto est un compositeur autodidacte
de chefs-d'oeuvre populaires qui a écrit un très grand nombre de chansons
pour de nombreux artistes issus de "la Belle époque", "des Années
folles" et du début de l’après-guerre. Au début du 20e siècle, Vincent
Scotto est remarqué par un certain Polin qui lui
propose de faire découvrir ses oeuvres. "La petite Tonkinoise" est l’une
de ses premières chansons, plébiscitée par un large public. En 1906, il
obtient une énorme renommée avec "Ah si vous voulez de l’amour". Durant sa
longue carrière, Vincent Scotto écrit quelque 4000 chansons, 60 opérettes et
200 musiques de film. Les plus grands artistes chantent ses oeuvres. Citons
parmi ceux-ci Félix Mayol avec "Elle vendait des petits gâteaux", Georgel
avec "Sous les ponts de Paris", Joséphine Baker avec "J’ai deux amours", Alibert avec
"Adieu Venise provençale" ou bien encore Tino Rossi avec "Tchi
Tchi". Ce surdoué de la composition musicale disparaît le 15 novembre 1952.
SEVRAN
PASCAL
Né
le 16 octobre 1945 à Paris, Pascal Sevran (de son vrai nom Jean-Claude
Jouhaud) rêve très jeune de caresser une carrière dans la chanson. Alors
qu’il n’a qu’une quinzaine d’années, il fréquente le Petit Conservatoire de
la Chanson de Mireille et apprend le métier d’artiste sous toutes ses
formes. Pascal Sevran écrit alors de nombreuses chansons, dont "Il venait
d’avoir dix-huit ans" et "Comme disait Mistinguett" pour son amie Dalida.
Outre la chanson, ce communiste aux idées bien arrêtées et pro militant de
François Mitterrand lors de la candidature aux Présidentielles de 1981,
écrit plusieurs livres. Homosexuel affiché, Pascal Sevran présente de 1984 à
2000 l’émission "La chance aux chansons" et donne ainsi l’occasion à de
nouveaux artistes de se faire connaître, dont Patrick Bruel avec sa chanson
"Marre de cette nana". Cette émission, suivie par des millions de
téléspectateurs, permet également à d’anciens artistes de la chanson
française de réapparaître sur le petit écran (dont André Claveau et Anny
Gould). Atteint d’un cancer des poumons, Pascal Sevran cesse toute activité
en 2007 et nous quitte le 9 mai 2008 à Limoges.
SEVRES
CHRISTINE
Née
le 25 mars 1931 à Paris, Christine Sèvres (de son vrai nom Jacqueline
Christine Boissonnet) se destine à une carrière de comédienne avant de
choisir finalement la chanson. Elle débute en 1956 au cabaret "Le Cheval
d'or" et y fait la connaissance de Jean Ferrat qui deviendra en 1961 son
époux. L'année suivante, Christine Sèvres enregistre son premier 45 tours et
rencontre Georges Brassens avec lequel elle part en tournée en 1967. Son
premier 33 tours sort en 1968 mais passe inaperçu. Citons parmi ses chansons
les plus célèbres: "Béton armé", "Maman j'ai peur", "Trois cigarettes". Son
public ne portant que peu d'intérêt à son égard, Christine Sèvres abandonne
la chanson en 1967 pour se consacrer à la peinture. Elle décède subitement
le 1er novembre 1981 dans l'oubli quasi général.
SHUMAN MORT
Né le 12 novembre 1936 aux Etats-Unis, Mort Shuman grandit à New-York où il
étudie la musique au conservatoire. Compositeur émérite et renommé, il écrit
des chansons pour des vedettes du moment, dont Elvis Presley. Lorgnant vers
la variété française, il apprécie énormément un certain Jacques Brel et lui
rend hommage en montant la comédie musicale "Jacques Brel is alive, and well,
and living in Paris". Attiré par la France, Mort Shuman décide de quitter
l'Amérique pour se rendre à Paris en 1972. Il enregistre
immédiatement ses premières chansons en langue française: "Le lac Majeur",
"Brooklyn by the sea", "Shami sha". Le public adore cet américain d'origine
polonaise à l'accent anglais très prononcé. Les succès s'enchaînent, parmi
lesquels "Papa Tango Charly (1976)" et "My name is Mortimer (1977)". A la
fin des années 70, Mort Shuman abandonne petit à petit l'interprétation pour
se consacrer à la composition, notamment de musiques de films. Il nous
quitte le 3 novembre 1991.
SIMON
MICHEL
Né
le 9 avril 1895 à Genève, Michel Simon débarque à Paris en 1911 où il
pratique plusieurs métiers dont ceux de vendeur de briquets et professeur de
boxe. Il rencontre un certain Georges Pitoëff qui découvre en lui un homme
extraordinaire de talent. Michel Simon épate la galerie en jouant dans de
nombreux films, parmi lesquels "Jean de la lune", "Boudu sauvé des eaux",
"Drôle de drame", "Quai des brumes". Parallèlement, il chante parfois à
l'occasion d'un tournage, tels les titres "Comme de bien entendu" ou "Elle
est épatante". C'est principalement à la fin de sa carrière que le Suisse
interprète des chansons et se produit à "L'Olympia" en compagnie de Marie
Laforêt. Michel Simon nous quitte le 30 mai 1975 à Genève.
SOEUR
SOURIRE
Née le 17 octobre 1933 à Bruxelles, Soeur Sourire (de son vrai nom Jeannine
Deckers) entre dans l'Ordre catholique des dominicains en 1959 où elle
devient Soeur Luc-Gabriel (dite soeur Dominique). Elle est vite appréciée
des autres soeurs du couvent qui aiment ses compositions musicales.
La hiérarchie ecclésiastique accepte de laisser Soeur Sourire enregistrer un
disque. Celui-ci s'intitule "Dominique". Le résultat est phénoménal ! Ce
titre se retrouve no. 1 au hit-parade dans de nombreux pays européens, ainsi
qu'aux Etats-Unis. Soeur Sourire, qui se pose énormément de questions
existentielles, enregistre d'autres chansons, évidemment en rapport avec
l'église et Dieu, parmi lesquelles "Le pied du missionnaire" et "Une fleur,
coeur de Dieu". Tout en étudiant la théologie, les succès s'enchaînent
jusqu'en 1976 où soudainement elle n'intéresse plus grand monde. Soeur
Sourire rencontre alors de gros problèmes financiers - surtout avec le fisc
- et sombre dans une dépression et dans l'alcool et les médicaments. Elle
finit par se suicider le 29 mars 1985.
SOLIDOR
SUZY
Née le 18 décembre 1900 près de Saint-Malo, Suzy Solidor (de son vrai nom
Suzanne Rocher) devient un modèle incontournable pour de nombreux peintres
grâce à sa beauté et à ses cheveux blonds. En 1933, elle ouvre son propre
cabaret surnommé "La vie parisienne" et y interprète des chansons surtout en
rapport avec la mer et les marins: "Escale
(1935)", "Johnny Palmer (1935)", sans oublier évidemment "Mon légionnaire",
chanson également interprétée par Marie Dubas et Edith Piaf. Lors de la
seconde guerre mondiale, Suzy Solidor garde ouvert son cabaret et accueille,
sans grande gêne, des officiers allemands. Cela lui vaut dès la fin de la
guerre des reproches. Elle continue néanmoins sa vie d'artiste jusque dans
les années 60, avant de se retirer à Cagnes-sur-Mer et d'y décéder le 31
mars 1983.
SOUPLEX
RAYMOND
Né
le 1er juin 1901 à Paris, Raymond Souplex (de son vrai nom Raymond
Guillermain) débute sa carrière en 1927 à la "Vache-Enragée" en y
interprétant ses propres œuvres. Citons parmi celles-ci "Déveine", "Cinq
filles à marier" ou bien encore "La vie est belle". Considéré comme l’un
des plus grands chansonniers de son époque, il émeut le public de nombreux
cabarets dont "le Caveau de la République", "le Coucou" ou "la Lune
Rousse". Raymond Souplex devient rapidement la vedette de la radio grâce à
l’émission "Sur le banc", co-présentée avec Jane Sourza. Cette émission
est tellement appréciée qu’elle débouche sur un film et lance également la
carrière de Raymond Souplex au cinéma. Il tourne dans "Manon" de Clouzot
en 1949, "Le Passe—muraille" de Boyer en 1950 ou encore dans "Si
Versailles m’était conté" de Sacha Guitry en 1953. En 1958, il incarne le
fameux inspecteur Bourrel dans la série "Les cinq dernières minutes".
Raymond Souplex nous quitte le 22 novembre 1972.
SPELL BETTY
Née
le 25 septembre 1903, Betty Spell (de son vrai nom Léonce Betina Guimbellot)
débute sa carrière en 1925 dans plusieurs revues. En 1934, elle incarne
Betty Boop aux Folies-Bergère dans "Femmes en folie" aux côtés de Jean
Sablon et d'Irène Hilda. Entre cinéma et chanson, Betty Spell devient une
artiste incontournable de la première moitié du 20e siècle. En 1941, elle
enregistre plusieurs succès dont "Ramon", "Don Quichotte", "Ca fait sport"
ou bien encore "Moustache Polka". Elle s'éteint dans le département des
Yvelines le 26 mai 2006 à l'âge plus que respectable de... 103 ans !
SUNLIGHTS
Les
Sunlights est un groupe de trois frères italiens (Serge, Aldo, Bruno),
émigrés dans le nord de la France. Les frères Cogoni débutent leur carrière
en 1962 en accompagnant Gene Vincent dans ses tournées. Trois ans plus tard,
ils décident de se mettre à leur propre compte et enregistrent plusieurs
tubes incontournables: "Le déserteur", "Ne joue pas au soldat", "Maman la
plus belle du monde", et surtout "Les roses blanches" de Berthe Sylva. Les
Sunlights auront principalement marqué les années 60-70, avant de
disparaître petit à petit des juke-boxes. Le 30 septembre 2007, le frère
cadet, Bruno Cogoni meurt à l'âge de 64 ans.
SYLVA
BERTHE
Née le 7 février 1885 à Saint-Brieuc, Berthe Sylva (de son vrai nom Francine
Faquet) ne connaît le succès qu'en 1928 grâce à Léon Raiter qui lui demande
de chanter "Les roses blanches". Le succès est immédiat. Berthe Sylva reçoit
des milliers de lettres d'admirateurs. Elle a 43 ans et débute une carrière
qui marquera l'histoire de la chanson française grâce à d'autres énormes
succès: "On n'a pas tous les jours vingt ans", "Mon vieux Pataud", "Du
gris". Elle enregistre plus de 250 soixante-dix-huit tours et vend jusqu'à
mille disques par jour; ce qui est gigantesque pour l'époque ! Elle est tant
aimée que lors de ses représentations à "l'Alcazar" de Marseille, le public
arrache les sièges et défonce la porte de sa loge... Berthe Sylva décède le
26 mai 1941.