T                                                                                                                                 7 artistes référencés


TABET GEORGES


Né le 23 janvier 1905 à Alger, Georges Tabet n'a jamais suivi de leçons de piano mais cet autodidacte, alors âgé seulement de 18 ans, devient malgré tout chef d'orchestre d'un petit groupe musical surnommé Red Hotters. Quelques années plus tard, il débarque à Paris et croise sur sa route un certain Jacques Pills. Tous deux décident de travailler ensemble et forment le célèbre duo "Pills et Tabet", à partir de 1931. Plusieurs directeurs artistiques prédisent l'échec de ce duo qui a pour "adversaire" à cette même époque "Gilles et Julien". Mais Pills et Tabet parviendront à faire taire les rumeurs grâce à un triomphe: "Couchés dans le foin", chanson écrite par Mireille et Jean Nohain. D'autres succès suivent dont "Aux îles Hawaï", "Un cabanon près de Toulon" ou bien encore "On n'a pas besoin de la lune". Pills et Tabet continuent leur collaboration jusqu'à ce que la guerre éclate. Par la suite, Georges Tabet se reconvertit en scénariste-dialoguiste pour le metteur en scène Gérard Oury. Après avoir fait ce nouveau métier pendant près de trente ans, Tabet décède le 28 février 1984.


THIFFAULT OSCAR

Né à Warwick au Québec en 1912, Oscar Thiffault travaille une grande partie de sa vie dans les chantiers puis dans des usines de textiles avant d’entamer dans les années 50 une carrière de chanteur. En 1954, il enregistre sans doute l’un de ses plus grands succès: "Le rapide blanc", chanson inspirée de son propre vécu lorsqu’il travaillait à la construction d’un barrage d’Hydro-Québec au Rapide-Blanc, sur la rivière Saint-Maurice. Cette chanson - qui sera par la suite reprise par de nombreux artistes tels que Colette Renard, Marcel Amont et Beau Dommage - rend Oscar Thiffault très populaire dans tout le Québec. Son répertoire est vaste est varié. Il interprète aussi bien des chansons traditionnelles (A la claire fontaine) qu’humoristiques (V’là l’Sputnik). Ami de Marcel Martel avec lequel il enregistre également plusieurs succès et considéré comme digne successeur de La Bolduc, Oscar Thiffault nous quitte le 6 février 1998.


TOHAMA

Née le 18 novembre 1920 à Neuilly-sur-Seine, Tohama (de son vrai nom Nadia Atlmann), perd son père à l'âge de 12 ans et part avec sa mère à Bruxelles. Dans la capitale belge, Tohama chante dans de nouvelle revues, avant d'enregistrer entre 1941 et 1946 une quarantaine de 78 tours de chansons françaises et anglaises en compagnie des meilleurs orchestres belges. Grâce à sa voix claire et gaie et à son dynamisme enivrant, elle rencontre un succès grandissant en interprétant plusieurs chansons célèbres, dont "Oh Suzanna", "Ca s'fait pas" ou bien encore "Dis-moi oui, dis-moi non". Vedette internationale, Tohama effectue de nombreuses tournées à l'étranger et fréquente plusieurs salles parisiennes, dont "L'Olympia" et "Bobino". Le temps passant, elle se retire de la scène au début des années 70, avant de se présenter une dernière fois au public dans l'émission télévisée "La chance aux chansons" de Pascal Sevran. Elle nous quitte le 16 mai 1995.


TRANCHANT JEAN

Né le 4 février 1904, Jean Tranchant est un touche-à-tout. Après avoir étudié le droit puis les beaux-arts, avoir ouvert une boutique de décoration et conçu des affiches en dessinant le portrait de nombreuses vedettes, il se destine à la chanson grâce à Lucienne Boyer qui lui écrit "La Barque d'Yves" et "Les prénoms effacés". Aussi bien chanteur que compositeur, Jean Tranchant compose à son tour des chansons pour Germaine et Jean Sablon, ainsi que pour Lys Gauty. En 1935, il se produit pour la première fois sur scène et enthousiasme le public. Ses succès sont nombreux: "La balade du cordonnier (1936)", "Le petit hôtel (1938)", "Les jardins nous attendent (1941)". Jean Tranchant s'éteint le 8 avril 1972 à Paris.


TRENET CHARLES

Né le 18 mai 1913 à Narbonne, Charles Trenet quitte rapidement le département de l'Aude pour se rendre à Paris. Très jeune, il écrit des romans feuilleton, des poèmes et des chansons et fréquente les cabarets de jazz. Au début des années 30, il rencontre un certain Johnny Hess et tous deux forment un duo surnommé "Charles et Johnny". Son départ pour le service militaire en 1936 met fin à la collaboration entre les deux chanteurs. Charles Trenet se lance alors dans une carrière solo. Le public tombe immédiatement en admiration en reprenant les refrains de cet homme de génie: "Je chante", "Fleur bleue" ou "Boum" pour n'en citer que quelques-uns. Ses textes rythmés d'une mélodie souvent swing font fureur lors de la seconde guerre  mondiale. Trenet apporte un temps soit peu du baume au coeur à la triste réalité vécue durant la période de l'Occupation. Véritable bête de scène, Charles Trenet se produit dans un très grand nombre de salles mondiales. Les succès s'enchaînent: "Moi j'aime le music-hall", "Route Nationale 7", "A la porte du garage", sans oublier son titre international "La mer". A plus de 85 ans, il se produit encore sur scène mais sa santé précaire ne luit permet plus de rester debout. Il se produit ainsi assis sur une chaise. Le 19 février 2001, Charles Trenet quitte ce monde à la suite d'une attaque cérébrale. La France pleure l'un de ses plus grands poètes. Seule la ville de Narbonne n'aura jamais pardonné à son chanteur d'avoir quitté le Sud pour Paris...


TROIS BARS

Le groupe québécois des "Trois Bars", composé de Raymond Berthiaume, Roger Gravel et Fernand Thibault se forme au début des années 50 et se produit dans les pianos-bars. Leurs premiers titres intitulés "Mister Sandman" et "N'oublie jamais" connaissent un succès important. Par la suite, le trio reprend des chansons françaises et américaines à succès, telles que "Cerisier rose et pommier blanc", "C'est si bon" ou bien encore "Les feuilles mortes". A la suite du retrait de Raymond Berthiaume en 1959, le groupe des "Trois Bars" se dissout. Les trois hommes n'auront finalement collaboré qu'une dizaine d'années mais les chansons des "Trois Bars" restent encore aujourd'hui encrées dans la mémoire des Québécois.


TURCY ANDREE

Née en 1891 à Toulon, Andrée Turcy (de son vrai nom Andrée Turc) suit des cours de chant lyrique avant de faire ses débuts au cabaret à Lyon. En 1910, Félix Mayol, qui a acheté son propre cabaret rebaptisé "Concert-Mayol", la fait se produire dans son établissement. Fréquentant encore d'autres salles à la fois parisiennes, à la fois marseillaises, Andrée Turcy interprète des chansons à succès: "La chanson du cabanon", "Avec mon anisette", "Pourquoi je t'ai quitté". Lors de la seconde guerre mondiale, elle se réfugie en Algérie avant de retrouver son public à "l'Alcazar" de Marseille en 1950. Le triomphe est à nouveau au rendez-vous. Andrée Turcy nous quitte en 1974.