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ANNIVERSAIRES
MESSAGES & CHAT
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• TABET GEORGES
Né le 23 janvier 1905 à Alger, Georges Tabet n'a jamais suivi de leçons de piano mais cet autodidacte, alors âgé seulement de 18 ans, devient malgré tout chef d'orchestre d'un petit groupe musical surnommé "Red Hotters". Quelques années plus tard, il débarque à Paris et croise sur sa route un certain Jacques Pills. Tous deux décident de travailler ensemble et forment le célèbre duo Pills et Tabet, à partir de 1931. Plusieurs directeurs artistiques prédisent l'échec de ce duo qui a pour "adversaires", à cette même époque, Gilles et Julien. Mais Pills et Tabet parviennent à faire taire les rumeurs grâce à un triomphe : "Couchés dans le foin", chanson écrite par Mireille et Jean Nohain. D'autres succès suivent, dont "Aux îles Hawaï", "Un cabanon près de Toulon", "On n'a pas besoin de la lune". Pills et Tabet continuent leur collaboration jusqu'à ce que la guerre éclate. Par la suite, Georges Tabet se reconvertit en scénariste-dialoguiste pour le metteur en scène Gérard Oury. Après avoir exercé ce nouveau métier pendant près de trente ans, Tabet décède le 28 février 1984.
• TAYLOR VINCE
Né le 14 juillet 1939 à Londres, Vince Taylor débarque à la fin des années 40 avec sa famille aux Etats-Unis et se lance rapidement dans la chanson. Très influencé par Elvis Presley, il revient en Angleterre et fait semblant de passer pour un Américain afin d’assurer au mieux sa publicité. Vince Taylor enregistre son premier disque en 1958, accompagné par le groupe "The Playboys". Vêtu d’un costume noir et d’une grosse chaîne en or autour du cou, on le surnomme "L’archange noir du rock". Grâce au producteur Eddie Barclay, il grave de nombreux tubes d’Elvis Presley, Eddie Cochran, Chuck Berry et Little Richard. La plupart de ses disques sont en anglais mais on retrouve néanmoins quelques chansons en français, comme "Jour après jour" et "Tu changeras d’avis". Bien que très populaire dans les années 60, ses disques se vendent mal. Petit à petit, les patrons de salles et les maisons de disques se désintéressent à lui. Vince Taylor tombe alors en dépression et se retire avec sa famille à Lutry, dans la banlieue de Lausanne. Il y meurt le 27 août 1991 d’un cancer des os.
• THIFFAULT OSCAR
Né à Warwick au Québec en 1912, Oscar Thiffault travaille une grande partie de sa vie dans les chantiers, puis dans des usines de textiles, avant d’entamer dans les années 50 une carrière de chanteur. En 1954, il enregistre sans doute l’un de ses plus grands succès intitulé "Le rapide blanc", chanson inspirée de son propre vécu lorsqu’il travaillait à la construction d’un barrage d’Hydro-Québec au Rapide-Blanc. Cette chanson - qui sera par la suite reprise par de nombreux artistes tels que Colette Renard, Marcel Amont et Beau Dommage - rend Oscar Thiffault très populaire dans tout le Québec. Son répertoire est vaste est varié. Il interprète aussi bien des chansons traditionnelles comme "A la claire fontaine", qu’humoristiques comme "V’là l’Sputnik". Ami de Marcel Martel avec lequel il enregistre également plusieurs succès, et considéré comme digne successeur de La Bolduc, Oscar Thiffault nous quitte le 6 février 1998.
• TO BE THREE (2 BE 3)
Créé en 1996, le groupe "boys bands" français des 2 BE 3 est composé de trois amis d'enfance de la banlieue parisienne portant les noms de Filip Nikolic (1974-2009), Adel Kachermi (né en 1975) et Franck Delay (né en 1973). Le trio choisit le nom de 2 BE 3 en rapport avec le jeu de mots to be free signifiant "être libre" et to be three signifiant "être trois". Les trois jeunes hommes se font immédiatement connaître grâce au succès "Partir un jour" qui se vend à près d'un million d'exemplaires. D'autres titres voient le jour, dont "Toujours là pour toi", "Donne" et "La salsa". Les 2 BE 3 donnent également de nombreux concerts en France, Suisse et Belgique. Au début des années 2000, le groupe se sépare et les trois hommes entament des carrières individuelles au cinéma. L'un des trois boys bands, Filip Nikolic, est retrouvé mort à son domicile parisien le 16 septembre 2009, à la suite d'une crise cardiaque due selon toute vraisemblance à l'absorption de médicaments.
• TOHAMA
Née le 18 novembre 1920 à Neuilly-sur-Seine, Tohama (de son vrai nom Nadia Atlmann) perd son père à l'âge de 12 ans et part avec sa mère à Bruxelles. Dans la capitale belge, elle chante dans de nouvelles revues, avant d'enregistrer entre 1941 et 1946 une quarantaine de 78 tours de chansons françaises et anglaises en compagnie des meilleurs orchestres belges. Grâce à sa voix claire et gaie, ainsi qu'à son dynamisme enivrant, elle rencontre un succès grandissant en interprétant plusieurs chansons célèbres, parmi lesquelles "Oh Suzanna", "Ca s'fait pas", "Dis-moi oui, dis-moi non". Vedette internationale, Tohama effectue de nombreuses tournées à l'étranger et fréquente plusieurs salles parisiennes, dont l'Olympia et Bobino. Le temps passant, elle se retire de la scène au début des années 70, avant de se présenter une dernière fois au public dans l'émission télévisée "La chance aux chansons" de Pascal Sevran. Elle nous quitte le 16 mai 1995.
• TOPALOFF PATRICK
Né le 30 décembre 1944, Patrick Topaloff participe en 1966 à un concours sur RMC afin de devenir animateur. Il y rencontre Jean-Pierre Foucault qui devient son meilleur ami. Une année plus tard, le jeune homme d'origine géorgienne et corse est engagé par Europe 1 où il anime plusieurs émissions, dont "Service de nuit", "Topaloff en liberté" et "A la soupe, à la soupe". En 1970, Claude François lui propose d'enregistrer un premier disque intitulé "Qu'i m'énerv'". Fort de ce succès, Patrick Topaloff grave un deuxième vinyle qui rencontre le triomphe : "J'ai bien mangé, j'ai bien bu". Après avoir entamé une carrière cinématographique au début des années 70, il renoue avec la gloire grâce au titre "Ali be good", reprise de la chanson "Johnny B. Goode" de Chuck Berry. D'autres titres entraînants suivent, parmi lesquels "Où est ma chemise" et la reprise de la chanson de Gaston Ouvrard intitulée "Je ne suis pas bien portant". Las, la renommée de Patrick Topaloff s'amenuise dans le courant des années 80. Ruiné par une pension alimentaire indexée sur les revenus du temps de sa gloire, il devient SDF. Quelque temps plus tard, il parvient néanmoins à refaire surface en montant sur scène. Sa pièce surnommée "Chérie noire" est un succès. Dès 2007, le sexagénaire collabore à la tournée "Age tendre et tête de bois", en compagnie entre autres de Frank Alamo, Richard Anthony et Michèle Torr. Le 7 mars 2010, Patrick Topaloff disparaît brutalement à Paris, foudroyé par un arrêt cardiaque. Son concert donné la veille fut son ultime représentation...
• TRANCHANT JEAN
Né le 4 février 1904, Jean Tranchant est un touche-à-tout. Après avoir étudié le droit puis les beaux-arts, avoir ouvert une boutique de décoration et conçu des affiches en dessinant le portrait de nombreuses vedettes, il se destine à la chanson grâce à Lucienne Boyer qui lui écrit "La barque d'Yves" et "Les prénoms effacés". Aussi bien chanteur que compositeur, Jean Tranchant écrit à son tour des chansons pour Germaine et Jean Sablon, ainsi que pour Lys Gauty. En 1935, il se produit pour la première fois sur scène et enthousiasme le public. Parmi ses nombreux succès, mentionnons "La balade du cordonnier (1936)", "Le petit hôtel (1938)" et "Les jardins nous attendent (1941)". Jean Tranchant s'éteint le 8 avril 1972 à Paris.
• TRENET CHARLES
Né le 18 mai 1913 à Narbonne, Charles Trenet quitte rapidement le département de l'Aude pour se rendre à Paris. Très jeune, il écrit des romans feuilleton, des poèmes, des chansons et fréquente les cabarets de jazz. Au début des années 30, il rencontre le Suisse Johnny Hess et tous deux forment le célèbre duo surnommé Charles et Johnny. Son départ pour le service militaire en 1936 met fin à la collaboration entre les deux chanteurs. Charles Trenet se lance alors dans une carrière solo. Le public tombe immédiatement en admiration en reprenant les refrains de cet homme de génie : "Je chante", "Fleur bleue", "Boum", "Vous êtes jolie", "Les oiseaux de Paris", "Papa pique". Ses textes rythmés d'une mélodie souvent swing font fureur lors de la seconde guerre mondiale. Trenet apporte du baume au coeur face à la triste réalité vécue durant la période de l'Occupation. Véritable bête de scène, il se produit dans un très grand nombre de salles du monde entier. Les succès s'enchaînent, parmi lesquels "Moi j'aime le music-hall", "Route Nationale 7", "A la porte du garage", sans oublier son titre international intitulé "La mer". A plus de 85 ans, il se produit encore sur scène mais sa santé précaire ne luit permet plus de rester debout. Il doit ainsi chanter assis sur une chaise. Charles Trenet quitte ce monde le 19 février 2001, à la suite d'une attaque cérébrale. La France pleure l'un de ses plus grands poètes. Seule la ville de Narbonne n'aura jamais pardonné à son chanteur d'avoir quitté le Sud pour Paris...
• TRIO LYRIQUE
Groupe formé à Montréal en 1932, le Trio Lyrique est composé du baryton Lionel Daunais (1901-1982), de la contralto Anna Malenfant (1902-1988) et du ténor Ludovic Huot. Le pianiste McIver réalise, quant à lui, tous les arrangements des premiers enregistrements du groupe. Le Trio Lyrique se fait connaître en 1933 grâce à une apparition dans l'émission radiophonique surnommée "Une heure avec vous". En 1940, Ludovic Huot, accaparé par sa carrière personnelle, est remplacé par le ténor Jules Jacob. Le Trio Lyrique, reformé, enregistre ses plus grands succès, dont "Aglaé", "La tourtière", "Monsieur le curé" et "Le petit chien de laine". A l'image du groupe vocal Quatuor Alouette, le Trio Lyrique cesse ses activités au milieu des années 60.
• TROIS BARS
Le groupe québécois des Trois Bars, composé de Raymond Berthiaume, Roger Gravel et Fernand Thibault, se forme au début des années 50. Tous trois se produisent dans les pianos-bars. Leurs deux premières chansons intitulées "Mister Sandman" et "N'oublie jamais" connaissent un succès important. Par la suite, le trio reprend des chansons françaises et américaines renommées, telles que "Cerisier rose et pommier blanc", "C'est si bon", "Les feuilles mortes". A la suite du retrait de Raymond Berthiaume en 1959, le groupe des Trois Bars se dissout. Les trois hommes n'auront finalement collaboré qu'une dizaine d'années mais leurs chansons restent encore ancrées dans la mémoire des Québécois.
• TROIS MENESTRELS
Groupe créé en 1955, les Trois Ménestrels sont composés de Ginette Sandrini (de son vrai nom Ginette Jenevein, née en 1927), Raymond de Rycker (1929-1995) et Jean-Louis Fenoglio (1924-1976). Le trio débute sa carrière en chantant à Paris pour les touristes et se fait rapidement remarquer par le découvreur de talents qui n'est autre que Jacques Canetti. Ce dernier propulse immédiatement le groupe sur la scène des Trois-Baudets et le triomphe est au rendez-vous. Interprétant des chansons dans un registre théâtral, les Trois Ménestrels remettent au goût du jour de nombreuses oeuvres d'artistes renommés, telles que "La balade des baladins" de Gilbert Bécaud et "Les coupeurs de bois" de Charles Trenet. Ne se contentant pas de simples récitals, ils proposent des spectacles où leur approche théâtrale fait merveille, comme dans "Deux chats et une souris" en 1965. Parmi leurs plus grands succès, mentionnons "Le petit enterrement" et "Poney mon ami". Les Trois Ménestrels poursuivent leur collaboration jusqu'en 1976, année de l'assassinat de Jean-Louis Fenoglio.
• TURCY ANDREE
Née le 12 mars 1891 à Toulon, Andrée Turcy (de son vrai nom Andrée Turc) suit des cours de chant lyrique avant de faire ses débuts dans un cabaret de Lyon. En 1910, Félix Mayol - qui a acheté son propre établissement rebaptisé Concert Mayol - la fait s'y produire. Fréquentant également d'autres salles aussi bien parisiennes que marseillaises, Andrée Turcy interprète des chansons à succès, dont "La chanson du cabanon", "Avec mon anisette", "Pourquoi je t'ai quitté". Lors de la seconde guerre mondiale, elle se réfugie en Algérie avant de retrouver son public à l'Alcazar de Marseille en 1950. Andrée Turcy meurt le 3 mai 1973.



































