Célèbre
duo des années 40 et 50, André Varel (14 décembre 1908 - 16 juillet 1983) et
Charly Bailly (14 avril 1921), tous deux paroliers et musiciens, se
rencontrent en 1945 sur la Côte d'Azur. Ils décident d'unir leurs efforts
pour former le duo Varel et Bailly. Ils débutent leur carrière sur les
scènes d'Afrique du Nord et font la connaissance de Joséphine Baker. Cette
rencontre va être décisive pour eux car Joséphine va leur demander d'écrire
quelques chansons qu'elle souhaite inclure dans le répertoire de sa
prochaine rentrée parisienne. Varel et Bailly composent et chantent
d'innombrables succès: "L'orgue des amoureux", "Dans le vent", "La danse du
blé" ou bien encore "Laissez-moi croire". Après s'être produit sur de
nombreuses scènes et avoir passé 17 ans aux Etats-Unis, le duo ouvre un
cabaret le long du Canal Saint-Martin à Paris. Cet établissement, surnommé
"Le Peanuts", faisant revivre le patrimoine de la chanson française, ferme
ses portes en 1984, une année après le décès d'André Varel.
VENTURA RAY
Né
le 16 avril 1908, Ray Ventura n'est autre que l'oncle de Sacha Distel.
Influencé très jeune pas les grands orchestres de jazz américains, il décide
à son tour de monter son propre orchestre. Véritable remède à la morosité
ambiante dû à la guerre, Ray Ventura impose un style musical jazzy. Les
succès sont légion: "Ca vaut mieux que d'attraper la scarlatine", "Tout va
très bien madame la Marquise", "Les chemises de l'archiduchesse", sans
oublier "Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux". Pendant l'Occupation et
afin de pouvoir librement continuer sa carrière, Ray Ventura s'exile en
Amérique latine. Par la suite, il revient en France et se produit
fréquemment sur scène avec ses Collégiens. Il meurt le 29 mars 1979 à Palma
de Majorque.
VERVIL NICOLE
Née le
31 octobre 1920 à Paris, Nicole Vervil (de son vrai nom Thérèse Carpentier)
est avant tout une comédienne avant d'être une chanteuse. C'est pourtant par
un heureux hasard qu'elle débute dans la chanson. Agée de 17 ans, alors
qu'elle a rendez-vous avec un professeur de théâtre, elle se trompe de porte
et
se retrouve chez un... professeur de chant. Ce dernier l'auditionne et lui
avoue qu'elle a sans doute un avenir dans cet art. A partir de 1945, Nicole
Vervil va jouer sur deux tableaux: la comédie et la chanson. Nous la
retrouvons dans plusieurs films, dont "Le petit baigneur", "Le gendarme se
marie" et "Le gendarme en balade", aux côtés de Louis de Funès et de Michel
Galabru. Son répertoire de chansons n'est non plus pas en reste. Citons
parmi celui-ci "Les heures sonnent", "Et c'est toujours la même rengaine",
"La valse de la nuit" ou bien encore "La fontaine aux fées". Après avoir
encore participé à plusieurs émissions de radio et de télévision, Nicole
Vervil nous quitte le 26 février 2005.
VIAN BORIS
Né le 10 mars 1920, Boris Vian est ingénieur
diplômé et s'intéresse au jazz. Il consacre son temps à jouer de la
trompette et à l'écriture. Dès 1948, il côtoie le milieu intellectuel et
artistique de Saint-Germain-des-prés et propose à Henri Salvador de chanter
l'une de ses chansons. Le titre s'intitule "C'est le Be-bop" et cela lance
la carrière de Boris Vian. En 1955, il écrit la fameuse chanson "Le
déserteur" qui est interprétée par Marcel Mouloudji. Mais ce titre
antimilitariste est censuré puisque proposé en pleine guerre d'Algérie. Fin
connaisseur de nouveaux talents, Jacques Canetti, directeur artistique,
pousse Boris Vian à se produire sur scène. Le chanteur anarchiste interprète
alors ses chansons dans les salles des "Trois-Baudets" et "La Fontaine des
Quatre-Saisons". Durant cette même année
55, il enregistre des succès incontournables: "La complainte du progrès",
"J'suis snob", "On n'est pas là pour se faire engueuler". Malheureusement,
Boris Vian décède le 23 juin 1959 d'un arrêt cardiaque dû, sans doute, à une
consommation excessive d'alcool. Il n'a pas 40 ans mais aura eu tout de même
le temps d'écrire près de 500 chansons, interprétées à titre posthume par de
très nombreux artistes, dont Juliette Gréco, Magali Noël, Serge Reggiani et
Bernard Lavilliers.
VINCENT CLAUDE
Né en 1940 à Montréal, Claude Vincent (de son
vrai nom Jean-Louis Sénécal) alors âgé de 17 ans, participe au concours
d'amateurs du célèbre cabaret Casa Loma, à Montréal. Plusieurs observateurs
sont persuadés qu'il possède un talent certain. Et c'est justement à la fin
des années 50, à peine âgé de 20 ans, que Claude Vincent enregistre ses
premiers titres: "Plains-toi pas ti-gars", "Chaleur d'amour", "Pourquoi
es-tu partie". Son répertoire musical est principalement constitué de
romance légère, tout en abordant parfois les rythmes latins tels rhumba,
calypso, chacha. La chanson "Pourtant je l'aime" est sans doute son plus
grand succès et sera repris par de nombreux artistes. Au milieu des années
60, Claude Vincent se retire petit à petit de la chanson pour se consacrer à
son premier métier: animateur. Il présente même "le bulletin sportif" sur
Radio-Canada à partir de 1978. Souffrant d'asthme et d'emphyzème, il meurt
le 23 mai 1998.