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• VALERIO
Né le 18 décembre 1958 à Paris, Valério (de son vrai nom Patrick Bougis) passe son enfance en Italie, avant de se faire remarquer par Salvador Dali et Johnny Hallyday qui lui conseillent de se lancer dans la chanson. Doté d'un beau physique, il parvient à enregistrer plusieurs 45 tours, dont "Amore, mio amore (1978)", "Bravo chérie (1979)", "La moitié de mon coeur (1981)" et "Les filles de la Côte d'Azur (1986)". Le jeune Valério ne rencontre toutefois pas le succès escompté en France. Il se tourne alors vers l'Amérique latine où il reçoit là-bas des louanges. Sans que l'on sache vraiment le pourquoi du comment, Valério nous quitte prématurément le 28 mai 1988. Il n'a pas encore 30 ans…
• VAREL & BAILLY
Célèbre duo des années 40 et 50, André Varel (14 décembre 1908 - 16 avril 1983) et Charly Bailly (14 avril 1921 - 28 août 2010), tous deux paroliers et musiciens, se rencontrent en 1945 sur la Côte d'Azur. Ils décident d'unir leurs efforts pour former le duo Varel et Bailly. Les deux compères débutent leur carrière sur les scènes d'Afrique du Nord et font la connaissance de Joséphine Baker. Cette rencontre est décisive car Joséphine leur demande d'écrire des chansons qu'elle souhaite inclure dans le répertoire de sa prochaine rentrée parisienne. Varel et Bailly s'exécutent et, parallèlement, composent et chantent de nombreux succès, comme "L'orgue des amoureux", "Dans le vent", "La danse du blé", "Laissez-moi croire". Après s'être produit sur de nombreuses scènes et avoir passé dix-sept ans aux Etats-Unis, le duo ouvre un cabaret le long du Canal Saint-Martin à Paris. Cet établissement, surnommé "Le Peanuts" et faisant revivre le patrimoine de la chanson française, ferme ses portes en 1984, soit une année après le décès d'André Varel.
• VARNAY ROGER
Né le 15 mai 1922 à Livry Gargan, Roger Varnay écrit ses premières chansons à la fin des années 40 et remporte en 1949 le prix "Tino Rossi" grâce à sa chanson intitulée "Jeunes amours". Une année plus tard, il gagne le concours du "Million de la chanson" avec le titre "Banlieue". Par la suite, cet auteur aux quelque 250 textes se lie d'amitié avec des musiciens tels que Marcel Azzola et Emile Prud'homme. Il enregistre alors quelques titres, dont "L'accordéon de Marcel". Roger Varnay poursuit sa carrière principalement en tant que compositeur de chansons. Parmi ses plus grands succès, mentionnons "La petite Marie", "Verte campagne", "Les mirettes" et l'indétrônable "Marie-Vison". Tous ces succès ont été interprétés par les plus célèbres artistes de la chanson française, comme Jacqueline François, Tino Rossi, Marcel Amont, Annie Cordy et Bourvil. Cet auteur compositeur interprète, malheureusement trop peu médiatisé, meurt le 27 juillet 2007 à Paris.
• VENTURA RAY
Né le 16 avril 1908, Ray Ventura n'est autre que l'oncle de Sacha Distel. Influencé très jeune pas les grands orchestres de jazz américains, il décide à son tour de monter son propre orchestre. Véritable remède à la morosité ambiante due à la guerre, Ray Ventura impose un style musical jazzy. Les succès sont légion : "Ca vaut mieux que d'attraper la scarlatine", "Tout va très bien madame la Marquise", "Les chemises de l'archiduchesse", sans oublier "Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux" : « Qu'est-ce qu'on attend pour être heureux ? Qu'est-ce qu'on attend pour faire la fête… ». Pendant l'Occupation et afin de pouvoir librement continuer sa carrière, Ray Ventura s'exile en Amérique latine. Par la suite, il revient en France et se produit fréquemment sur scène avec ses Collégiens. Il meurt le 29 mars 1979 à Palma de Majorque.
• VERAN FLORENCE
Née en 1922 à Paris, Florence Véran (de son vrai nom Eliane Meyer) fréquente le conservatoire classique, avant de se lancer dans la composition de chansons. Elle écrit les paroles de "Gigi", titre chanté par André Claveau en 1950, puis compose la musique de "Je hais les dimanches", célèbre chanson interprétée par Juliette Gréco en 1951. Par la suite, Florence Véran compose des chansons pour de très nombreux artistes, comme "Le noyé assassiné (1952)" pour Philippe Clay, "On m'a donné une âme (1953)" pour Renée Lebas, "Les mots (1958)" pour Michèle Arnaud, "Ca te va bien (1958)" pour Lucienne Delyle. Parallèlement à cette pléthore de compositions, Florence Véran enregistre elle-même plusieurs disques et monte également sur scène. Elle chante "Mon amie Pierrot", "Oh quelle nuit", "Un impossible amour", "Mon ami le Brésilien". Cette compositrice et interprète nous quitte le 19 juillet 2006.
• VERLOR GABY
Née le 20 novembre 1921 à Roubaix, Gaby Verlor (de son vrai nom Gabrielle Vervaecke) se passionne très jeune pour la chanson. Alors qu’elle n’a que six ans, elle remporte un concours de chant avec le titre intitulé "Rose blanche" d’Aristide Bruant. Après avoir fréquenté le conservatoire, Gaby Verlor rencontre le chanteur Jean Davril, avec lequel elle forme un duo. Tous deux chantent d’énormes succès au début des années 50, dont "Ma p’tite amie et moi", "Pipo le vagabond", "Carillon d’amour", "Quand je pense à toi". Cette collaboration dure jusqu’en 1955, année de la disparition de Jean Davril à la suite d’un accident de voiture. Gaby Verlor continue alors une carrière solo, tout en écrivant des chansons pour de nombreux artistes, comme "Le petit bal perdu" et "Nous vieillirons ensemble" pour Bourvil, "Déshabillez-moi" pour Juliette Gréco, "Madame Robert" pour Nino Ferrer, "Que le temps passe vite" et "La rose rouge" pour Mouloudji. Cet auteur compositeur interprète nous quitte à Salmiech en avril 2005.
• VERVIL NICOLE
Née le 31 octobre 1920 à Paris, Nicole Vervil (de son vrai nom Thérèse Carpentier) est avant tout une comédienne avant d'être une chanteuse. C'est pourtant par un heureux hasard qu'elle débute dans la chanson. Agée de 17 ans, alors qu'elle a rendez-vous avec un professeur de théâtre, elle se trompe de porte et se retrouve chez un professeur de… chant. Ce dernier l'auditionne et lui avoue qu'elle a sans doute un avenir dans cet art. A partir de 1945, Nicole Vervil joue sur deux tableaux, à savoir la comédie et la chanson. Elle se produit dans plusieurs films, dont "Le petit baigneur", "Le gendarme se marie" et "Le gendarme en balade", aux côtés de Louis de Funès et de Michel Galabru. Son répertoire de chansons n'est pas en reste puisqu'elle interprète "Les heures sonnent", "Et c'est toujours la même rengaine", "La valse de la nuit", "La fontaine aux fées". Après avoir encore participé à plusieurs émissions de radio et de télévision, Nicole Vervil nous quitte le 26 février 2005.
• VIAN BORIS
Né le 10 mars 1920, Boris Vian est ingénieur diplômé et s'intéresse au jazz. Il consacre la majorité de son temps à jouer de la trompette et à écrire. Dès 1948, il côtoie le milieu intellectuel et artistique de Saint-Germain-des-Prés et propose à Henri Salvador de chanter l'une de ses chansons intitulée "C'est le Be-bop". Ce titre lance la carrière de Boris Vian. En 1955, il écrit "Le déserteur", interprété par Marcel Mouloudji. Cette chanson antimilitariste fait scandale et se retrouve immédiatement censurée puisqu'elle est diffusée en pleine guerre d'Algérie. Fin connaisseur de nouveaux talents, Jacques Canetti, directeur artistique, pousse Boris Vian à se produire sur scène. Le chanteur anarchiste interprète alors ses chansons dans les salles des Trois-Baudets et à la Fontaine des quatre saisons. Durant cette même année 55, il enregistre des succès incontournables, parmi lesquels "La complainte du progrès", "J'suis snob", "On n'est pas là pour se faire engueuler". Las, Boris Vian décède le 23 juin 1959 d'un arrêt cardiaque dû, sans doute, à une consommation excessive d'alcool. Il n'a pas 40 ans mais aura eu le temps d'écrire près de cinq cents chansons, interprétées à titre posthume par de très nombreux artistes, dont Juliette Gréco, Serge Reggiani et Bernard Lavilliers.
• VINCENT CLAUDE
Né en 1940 à Montréal, Claude Vincent (de son vrai nom Jean-Louis Sénécal), alors âgé de 17 ans, participe au concours d'amateurs du célèbre cabaret surnommé "Casa Loma", à Montréal. Plusieurs observateurs sont persuadés qu'il possède un talent certain. Et c'est justement à la fin des années 50, à peine âgé de 20 ans, que Claude Vincent enregistre ses premiers titres, dont "Plains-toi pas ti-gars", "Chaleur d'amour", "Pourquoi es-tu partie". Son répertoire musical est principalement constitué de romance légère, tout en abordant parfois les rythmes latins, tels rhumba, calypso et chacha. La chanson intitulée "Pourtant je l'aime" est sans doute son plus grand succès et est reprise par de nombreux artistes. Au milieu des années 60, Claude Vincent se retire petit à petit de la chanson pour se consacrer à son premier métier, à savoir animateur. Il présente même "le bulletin sportif" sur Radio-Canada à partir de 1978. Souffrant d'asthme et d'emphysème, il meurt le 23 mai 1998.



































